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samedi 31 octobre 2009

Les fêtes chrétiennes

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Janvier
Epiphanie : le mot signifie « manifestation » en grec. C’est, pour les chrétiens, la fête qui honore Jésus comme enfant-Dieu . On commémore aussi l’adoration des Rois mages .

Les Rois mages sont, selon la tradition, venus à Bethléem guidés par une étoile . Au sens grec, ce sont des astrologues ou des magiciens orientaux . Ils apportent de l’or, de l’encens et de la myrrhe ( résine odorante) .

Gaspar, Melchior et Balthazar sont les noms qu’on leur a donnés au Xe siècle. Plus tard, on a considéré qu’ils représentaient les trois continents .

Aujourd’hui cette fête est symbolisée par la galette des rois partagée en famille et avec des amis.

Mars
Carême : le mot vient du latin populaire « quaresimo » qui vient lui-même du latin : « quadragesima » qui signifie quarantaine. Il a été établi environ au IIIe siècle de notre ère.

C’est la période de 40 ou 46 jours pendant laquelle les Chrétiens (catholiques et orthodoxes) se préparent à la Semaine Sainte : pour cela, ils font pénitence et jeûne, pour expier leurs péchés.

Ils doivent aussi faire l’aumône, et consacrer du temps à la prière et à la réflexion.

Mais le jeûne n’était pas toujours respecté de façon draconienne : on pouvait obtenir des dispenses ( femmes enceintes, malades par exemple ou travailleurs).

Au début du Carême, le soir du mercredi des Cendres, dans les maisons, on nettoyait la batterie de cuisine, on ne devait pas utiliser de graisse jusqu’à Pâques.

La période du Carême est coupée en 2 : le jeudi de la 3e semaine est la mi-Carême, c’est une journée où l’on s’amuse.

Les œufs de Pâques marquent le retour à l’alimentation carnée puisqu’ils sont exclus des menus de Carême. Ce n’est qu’avec Pâques que se clôt l’époque carnavalesque de l’année.
Nous avons gardé l’expression : « face de Carême », ce qui signifie une figure blême, triste.

Avril,
le cycle de Pâques
Le dimanche des Rameaux : on célèbre l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem durant laquelle la foule a agité des branches de palmiers. Aujourd’hui des rameaux, branches de buis ou d’olivier sont bénis et accrochés au crucifix dans les maisons ou sur les tombes .

Le Jeudi Saint rappelle la Cène , « repas du soir » . C’est le dernier repas de Jésus avec les apôtres le jeudi soir, à la veille de Pessah, la Pâque juive, commémorant la sortie d’Egypte des Hébreux .

Vendredi Saint : mise en croix de Jésus sur la colline du Golgotha à Jérusalem . C’est la traduction du mot hébreu golgotha en latin que a donné notre « calvaire » . L’image de la crucifixion est omniprésente dans l’iconographie européenne . Par exemple , dans le tableau de Rubens qui se trouve au musée des Augustins à Toulouse, "Le Christ entre les deux larrons", le peintre a placé au-dessus de la tête de Jésus, un écriteau portant les initiales INRI, Iesus Nazarenus Rex Iudaeorum, Jésus roi des Juifs . Deux voleurs suppliciés encadrent le calvaire.

Deux femmes et un homme, en plus du soldat romain, assistent à la scène, Marie, Marie-Madelaine et Jean, le disciple préféré.

Dans l’Antiquité, se couvrir de cendres est signe de deuil et de pénitence. Ce rite a été conservé par les premiers chrétiens : l’évêque répandait de la cendre sur les fidèles.

Le mercredi des Cendres est le premier jour du Carême. Chaque fidèle se marquait au front d’une tache de cendres, pour montrer que l’homme n’est que poussière.

Dans certaines régions du Sud-Ouest, a lieu le « bufoli » ou « souffle-au-cul », comme le rappelle une Miséricorde de Villefranche de Rouergue.

Les jeunes se mettaient en procession les uns derrière les autres, chacun soufflant, en chantant, dans le derrière du précédent. Tout en marchant et en chantant, ils jetaient de la farine sur les spectateurs.

Actuellement, le fait de jeter de la farine sur les passants ou les spectateurs rappelle les Cendres d’autrefois : mais qui s’en souvient ?

Pâques : c’est la principale fête chrétienne. En effet, elle célèbre la Résurrection de Jésus-Christ qui est au cœur de la foi des chrétiens. Le concile de Latran avait rendu obligatoire de se confesser et de communier à ce moment-là . La date de Pâques a été fixée par le concile de Nicée en 325 au premier dimanche de la pleine lune qui suit l’équinoxe de printemps. C’est donc une fête mobile qui se fluctue entre le 22 mars et le 25 avril.

Aujourd’hui, la cérémonie religieuse est suivie d’un repas familial où on consomme traditionnellement de l’agneau . On y offre des œufs et des cloches en chocolat. Dans l’Est et en Europe centrale, on décore les maisons et les lieux publics avec des œufs multicolores.

Mai
Ascension : commémore la montée de Jésus au ciel, 40 jours après Pâques .

Juin
Pentecôte : 50 jours après Pâques, les Évangiles racontent qu’un souffle divin appelé Saint-Esprit est descendu sur les apôtres et qu’ils purent parler dans toutes les langues .

Août
Assomption : célèbre la montée de la Vierge au Ciel.

Novembre
Toussaint et la fête des morts : on confond très souvent la fête de tous les saints, le 1er novembre et la fête des morts, le 2.

Des coutumes déjà vieilles montrent que la tendance à faire de la Toussaint une fête des morts était plus ancienne que le Concordat qui ne garda pas le 2 novembre comme jour férié.

C’est la visite aux tombes qui est le rite prédominant, observé massivement quelle que soit la confession, et même en l’absence de confession.

La décision de fixer le 2 novembre comme jour des morts remonterait à Cluny et aurait été établi par l’abbé Odilon entre 998 et 1048.

Ce n’est pas une fête liturgique au même titre que la Toussaint. Elle demeure plutôt une coutume, une tradition qui trouve son origine dans la spiritualité monastique médiévale et ses rites dans le désir de fleurir ses tombes au moins une fois l’an.

Décembre

Avent : moment à partir duquel on se prépare à fêter Noël.

Noël : le 25 décembre, c’est la fête solennelle de la naissance de Jésus

La date en a été fixée tardivement au IVe siècle. Le jour de la naissance de Jésus étant inconnu, l’Eglise a finalement choisi cette date car elle coïncide avec le solstice d’hiver, moment où les jours commencent à s’allonger, et qui était l’occasion de grandes fêtes païennes.

Noël est devenue la fête chrétienne la plus populaire. La coutume s’est répandue de représenter le nouveau-né dans une grotte à Bethléem, entouré de Marie sa mère, de Joseph, des bergers, du bœuf , de l’ âne et des Rois mages (crèches vivantes ou statuettes comme les santons de Provence). Une messe est célébrée à minuit pour rassembler les croyants, suivie de deux autres dans la journée.

Noël est aujourd’hui une grande fête familiale centrée sur les enfants. Traditionnellement, on mange de la dinde et on échange des cadeaux.

Le Père Noël est une invention tardive venue des Etats-Unis.
C’est un poème de Clement Clarke Moore publié dans un journal new-yorkais en 1823 qui a lancé le personnage. Il le décrit comme un lutin qui se déplace dans un traîneau tiré par huit rennes et dépose des cadeaux dans les cheminées. Santa Claus, le père Noël est inspiré par saint Nicolas, évêque d’Asie mineure du IV siècle, très fêté dans l’Europe de tradition germanique le 6 décembre. Il a été popularisé par l’illustrateur Thomas Nast qui a dessiné son costume rouge et a fixé sa résidence au pôle Nord. Puis le dessinateur Haddon Sundblom, travaillant pour Coca-Cola, a fixé, dans les années trente, son apparence «humaine» actuelle de grand - père jovial .

L’origine du sapin de Noël est mal connue. Il serait apparu en Alsace au XVIe siècle . La coutume s’est ensuite développée en Allemagne, en Autriche et en France . L’illumination du sapin avec des petites bougies de cire est une tradition qui s’est vraiment implantée en Allemagne et en Europe de l’Est au début du XIXe siècle. On ne dressait le sapin que le 24 décembre à cause des risques d’incendie. A New-york, en 1882, on illumina le premier sapin à l’electricité . La production industrielle de guirlandes électriques permit de d’étaler la période d’illumination des sapins au fur à mesure des progrès de l’électrification .

La Bible chrétienne
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Egger Ph.

Les fêtes juives

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Missan
Pessah/ Pâques : commémore la sortie d’Egypte, en mars ou avril.
Les Prémices : après Pessah, c'est la fête des récoltes printanières.

Siwan
Shavuot/ Pentecôte/ fête des 7 semaines : c'est une autre fête des récoltes, 7 semaines après Pessah. Elle rappelle la promulgation de la Torah (Loi) sur le mont Sinaï (mai-juin).

Av
le 9 av : c'est un jour de jeûne et de deuil pour commémorer la destruction du Temple, en 70 ap.JC..

Tishri
L’année commence à l’automne par des « jours austères » , Rosh Hashana et Yom Kippour :

Rosh Hashana
Nouvel An/ Trompettes : le moment où l’on rend des comptes à Dieu. C'est le début de l’année en hébreu.

Elle a lieu le premier du mois de Tishri, septembre ou octobre. Elle commémore la création du monde et célèbre Dieu, Juge suprême. Cette fête est aussi appelée Jour du Jugement car chaque croyant est appelé à faire un examen de conscience en espérant le pardon de Dieu. Les prières, à la synagogue, sont scandées par les sonneries du shofar, corne de bélier. Le soir , on se congratule, on mange des friandises préparées pour l’occasion et on partage un repas.

Yom Kippour
Le jour du Grand Pardon : le jour le plus saint du calendrier juif.C’est le jour de la purification, le Sabbat des Sabbats, jour de jeûne, d’expiation, de pardon. Le Yom Kippour marque la fin d’une période de 40 jours (commencée le 1er Elul) de repentir, rappelant la pénitence des enfants d’Israël tandis que Moïse recevait les secondes Tables de la Loi, puis redescendait du Sinaï.

C'est la plus solennelle des fêtes religieuses, célébrée le 10 du mois de Tishri. On doit observer un jeûne absolu et ne pas travailler, même si Kippour tombe un jour de semaine . La confession des fautes entre amis et leur pardon mutuel sont des moments importants de cette journée consacrée à la prière. La rupture du jeûne est marquée par un grand repas .

Sukkot
les Tabernacles : c'est la fête de la moisson. On remercie Dieu pour sa bonté envers les Hébreux pendant leurs 40 années d' errance entre l’Egypte et la terre d’Israël. C’est la fête des Tentes (ou des Tabernacles, ou des Cabanes). Elle commémore le séjour du peuple hébreu dans le désert et dure 7 jours. On construit symboliquement une cabane, en plein air ; on y prend ses repas. La semaine se termine par la fête de la clôture et de la réjouissance de la Loi. On promène dans la synagogue les rouleaux de la Loi.

C’est l’une des trois fêtes de pèlerinage, avec Pessah et la fête des 7 semaines.
Simchat Torah/ la joie de la loi : célèbre le don de la Loi, correspondant aux 5 premiers livres de la Bible hébraïque.

La Torah (Bible hébraïque)
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Egger Ph.

Les principales fêtes musulmanes

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Muharram
Le nouvel an/ jour de l’Hégire : le nouvel an islamique célèbre le départ de Mohammed de la Mecque pour Médine, en 622.

Rabi I
La naissance du prophète : pendant le mois de Rabi I on célèbre la naissance de Mohammed en 570 et toute sa vie.

Chabân
Laila Al- Bar’h/ la nuit du pardon : les musulmans se pardonnent mutuellement tous leurs griefs pour se préparer au Ramadan

Ramadan
Le ramadan : neuvième mois lunaire du calendrier islamique, c’est un mois de jeûne, une des institutions les plus populaires de l’Islam. C’est un mois sacré parce que le Coran a été révélé ce mois-là. Le jeûne pendant la journée est absolu, ni liquides , ni aliments solides. Le jeûne du Ramadan est un des cinq piliers de l’Islam. Il permet à la fois de montrer sa maîtrise de soi pour Dieu , d’accepter la faim en union avec les pauvres et de souder la communauté. C’est une mois commémoratif où l’enseignement religieux et les prières spéciales, le soir, à la mosquée, sont particulièrement importants.

La fin de la journée de jeûne, au coucher du soleil, donne lieu à des fêtes. Le jeûne recommence au lever du soleil.

'Id- Al- Fitr (ci-dessous) marque la rupture du jeûne.
Lailat al qadr/ la nuit du destin : célébration de la révélation du Coran à Mohammed.

Chawwal
‘Id al-Fitr/Petite Fête : c’est la fin du Ramadan, une grande explosion de joie. Après la prière tôt à la mosquée, la famille, les voisins, les amis échangent des cadeaux et partagent des repas festifs. Dans de nombreux pays musulmans, les croyants se rendent au cimetière sur la tombe de leurs proches.

Dhoul-Hijja
C’est le mois du pèlerinage (hajj) à la Mecque.
‘Id al-Adha/ la fête du sacrifice : elle dure 4 jours, est célébrée dans le monde entier et indique la fin du pèlerinage à la Mecque ; on sacrifie des animaux et on donne la viande aux pauvres.

Le Coran
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Egger Ph.

La fête des morts (2 novembre)

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La fête des morts est un rituel pratiqué dans de nombreuses cultures et religions, qui consacrent souvent un ou plusieurs jours fériés à la commémoration des défunts.

La fête de Qing Ming, Qingmingjie, au début du mois d'avril, est essentiellement consacrée à la visite et au nettoyage des tombes familiales.

La fête des fantômes, Zhongyuanjie, le 15e jour du septième mois lunaire, est pour sa part consacrée aux "esprits orphelins et fantômes sauvages", auxquels sont offerts des repas réconfortants et des cérémonies pour leur délivrance.

Lors de la fête népalaise de Gai Jatra (« fête des vaches »), chaque famille qui a perdu un de ses membres l'année précédente construit un « gai » constitué de branches de bambou, de décorations en papier, de vêtements et de portraits du défunt.

Lors de Chuseok, la fête des récoltes, le quinzième jour du huitième mois du calendrier lunaire coréen, les familles retournent sur la terre de leurs ancêtres et célèbrent une messe anniversaire en leur honneur.

Le festival O-Bon a lieu du 13 au 15 juillet dans la partie orientale du Japon et du 13 au 15 août dans la partie occidentale.

Dans la tradition chrétienne, le 2 novembre correspond à une célébration des morts par des messes, en particulier pour les défunts de l'année écoulée. La messe a une valeur de purification des péchés véniels pour atteindre la vision béatifique.

Cette fête est un rituel païen, survivance de rites plus anciens dont le plus célèbre est Samain, fête celtique célébrée à la même époque de l'année mais qui avait disparu avec la religion druidique. Ce rituel païen fut graduellement incorporé aux habitudes de l'Église. Les fêtes se déroulaient uniquement dans des emplacements prévus à cet effet. Par exemple, la "Plaza del Pais", qui est la place centrale de la ville de Moska, a accueilli plus d'une centaine de fêtes païennes.

Ce rituel païen a un rapport avec les mythologies de tous les peuples anciens, elles-mêmes reliées aux événements du déluge. Cet événement est célébré non seulement par des peuples plus ou moins liés entre eux, mais par d'autres qui sont séparés par un océan et par les siècles. Toutes ces nations célèbrent cette fête le même jour où, selon le récit de Moïse, le déluge commença, à savoir le 17e jour du second mois, période qui correspond au début de notre mois de novembre.

Cette fête, célébrée par les païens qui rejetaient Dieu, débutait par une cérémonie honorant la mémoire des âmes que Dieu détruisit aux jours de Noé en raison de leur méchanceté

Pour l'Église catholique romaine, le 2 novembre est le jour de la commémoration des fidèles défunts. Dans les pays catholiques, ce jour est traditionnellement consacré à une visite familiale au cimetière et à l'entretien des tombes.

En France, ce jour est le 2 novembre dans les faits, mais le 2 novembre n'est pas un jour férié, alors que le 1er novembre (jour de la Toussaint) en est un. C'est donc plutôt le 1er novembre que les Français consacrent à la visite des tombes de leurs proches, d'où une confusion fréquente entre la Toussaint et la commémoration des défunts. Il est courant de fleurir la tombe avec un pot de chrysanthèmes, la fleur la plus achetée ce jour-là.

Au Mexique, lors du Día de Muertos, cette visite rituelle est très festive, avec des offrandes de bonbons, de têtes de mort en sucre ou de tequila. Les Mexicains vont dans les cimetières, mangent sur les tombes, dansent, chantent. Ce n'est pas un jour triste pour eux. Ils confectionnent des autels dans leurs maisons et mettent des bougies dans leurs habitations pour montrer aux morts quel chemin il faut suivre.

La fête des morts, rite universel, est commémorée le 2 novembre par l'ensemble du monde catholique. Cette célébration de l'église catholique a des origines païennes comme la plupart des fêtes religieuses célébrées de nos jours. Un des rituels païens les plus anciens relatif à la fête des morts est Samain. Cette coutume est d'origine celtique. Ce rite, célébrée par les païens rejetant l'autorité divine, commençait par des prières honorant la mémoire des âmes disparues, prises par Dieu. Le déluge a fixé la date de cet événement, il commença le 17ème jour du second mois, période qui correspond au début du mois de novembre de notre calendrier actuel. Célébrée dans le monde entier par des peuples aux coutumes différentes, séparés par les océans et les montagnes, mais aussi par les siècles, la fête des morts est universelle. Le culte païen disparu avec l'arrivée des rites druidiques puis fut progressivement réhabilité par l'église catholique pour devenir le culte que nous connaissons. Cette dernière en a définitivement fixé la date au 2 novembre. Ce jour sert donc à saluer les âmes des fidèles défunts et en particulier ceux qui sont décédés dans l'année écoulée.

L'église catholique romaine purifier ce jour les âmes des morts de leurs pêchés pour leur permettre le repos éternel. On confond souvent la fête des morts avec la Toussaint qui est célébrée le 1er novembre. La toussaint est une fête célébrant tous les Saints du panthéon catholique. En effet cette commémoration n'est pas chrétienne, les protestants ne fêtent pas la Toussaint.

L'amalgame entre le 1er novembre et le 2 novembre vient du fait que ce jour étant férié il est plus simple pour les croyants ( et les non croyants) de se rendre au cimetière ce jour là pour fleurir, entretenir les tombes et aussi prier les personnes disparus. La tradition veut que l'on fleurisse les tombes des personnes disparues avec des chrysanthèmes, la fleur la plus achetée en cette période de l'année. Cette fête est l'occasion pour de nombreuses nations de faire la fête tout en respectant les âmes des personnes défuntes. Au Mexique, El día de los Muertos, est un jour de festivité et de joie. Les mexicains profitent de cette commémoration de la fête des morts pour chanter, danser et s'amuser. Les offrandes sont des têtes de morts en sucre, des bonbons et de la tequila. Ce peuple très croyant se réunis ce jour pour montrer aux morts le chemin à suivre vers leur dernière demeure, le paradis, en allumant dans toutes les maisons et les cimetières des petites bougies. Les pays anglo-saxons fêtent aussi à leur manière la fête des morts à travers Halloween.

Les enfants sont alors invités à faire du porte à porte en scandant le célèbre « trick or treat » pour réclamer des offrandes à la population afin d'apaiser l'âme des disparus. Ainsi, la fête des morts est célébrée dans le monde entier de manière plus ou moins festives selon les traditions, les coutumes et les mentalités des peuples. Les rites ne cessent de changer au fil des siècles. Peut être que la fête des morts continuera d'évoluer pour devenir un jour une grande fête mondiale, célébrée de façon homogène par tous les peuples.
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Egger Ph.

Toussaint (1er novembre)

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La Toussaint est une fête catholique, célébrée le 1er novembre, au cours de laquelle sont honorés l'ensemble des saints reconnus par l'Église catholique romaine. La Toussaint précède d'un jour la fête des morts, dont la solennité a été officiellement fixée au 2 novembre deux siècles après la création de la Toussaint.

Au Ve siècle, les moines qui évangélisaient l'Irlande, la Grande-Bretagne et la Gaule se trouvèrent confrontés à la fête religieuse de Samain, au début du mois de novembre actuel, qui marquait le début de la moitié sombre de l'année. Pendant les jours de Samain, le monde des vivants communiquait avec celui des dieux sur le plan symbolique. Cette fête était l'occasion de rituels druidiques, de banquets et de beuveries. Ces rituels, profondément ancrés dans la civilisation rurale, perdurèrent bien après la christianisation des populations.

Après la transformation du Panthéon de Rome en sanctuaire chrétien, le pape Boniface IV le consacra à la Mère de Dieu et à tous les saints martyrs. Une « fête de tous les martyrs » fut alors célébrée le 13 mai. Vers 830, le pape Grégoire IV transféra cette fête au 1er novembre, en l'étendant à « tous les saints ». Sur son conseil, l'empereur Louis le Pieux institua la fête de tous les saints sur tout le territoire de l'empire carolingien.

Cette fête se fonde sur des textes bibliques comme, entre autres, l'Apocalypse de saint Jean (Apoc., 7,2-14), la première lettre de saint Jean (ch.3) et l'évangile selon saint Mathieu (ch 5, 1-12). Elle est dédiée à Tous les Saints, c'est-à-dire à l'ensemble des personnes que l'Église reconnaît dignes d'un culte du fait de leur vie exemplaire et de leur proximité avec le divin.

Elle ne doit pas être confondue avec la Commémoration des fidèles défunts, fêtée le lendemain. Cette dernière est un héritage des lectures monastiques du « rouleau des défunts » : la mention des frères d'une abbaye ou d'un ordre au jour anniversaire de leur décès, inauguré par Odilon, en l'abbaye de Cluny au XIe siècle.

Cependant, du fait que la Toussaint, contrairement au 2 novembre, est un jour férié l'usage est établi de commémorer les morts le 1er novembre au lieu du 2, comme le témoigne la tradition multi-séculaire de chandelles et bougies allumées dans les cimetières et, depuis le XIXe siècle, le fleurissement des tombes à la Toussaint (évènement particulièrement bien représenté dans le tableau "La Toussaint" du peintre Émile Friant).

La construction de dizaines de lanternes des morts (pour certaines de véritables ouvrages de maçonnerie) dans diverses localités de France (principalement dans le Massif central et terres adjacentes, ainsi qu'en Bretagne), s'il ne peut être envisagé comme la survivance d'un culte celtique aux ancêtres, témoigne de l'attrait de ces formes cultuelles auprès des contemporains.

La Toussaint est une fête catholique, en l'honneur de tous les saints du panthéon catholique, et non une fête chrétienne. Les protestants ne fêtent pas la Toussaint : ils sont allergiques aux saints ! ils ont ce terme en horreur, par réaction contre le catholicisme, qu'il s'agisse des Saint Pierre, Paul ou Jacques, de la Sainte Vierge ou du Saint Père, ou encore de la sainte croix, le saint suaire et autres saintes reliques...

Au IVe siècle, l'église grecque décide de fêter les martyrs chrétiens. à l'origine, les premiers saints, après les apôtres, étaient des martyrs, morts pour leur foi. Cette fête est célébrée le premier dimanche après la Pentecôte dans l'église orthodoxe.

Au VIIe siècle, l'église catholique fait du Panthéon de Rome une église dédiée à Sainte-Marie des martyrs. Ainsi, au culte des divinités romaines se substitue le culte des saints catholiques. C'est à cette occasion que la fête de la Toussaint est instituée. à l'origine, elle est célébrée en mai. On l'a ensuite déplacée au 1er novembre. Pour des raisons pratiques, selon Jacques de Voragine (voir ci-dessous).

Le 1er novembre, c'est aussi le jour de l'an celte et s'oppose au 1er mai.

La Toussaint, c'est la fête des saints et non la fête des morts ! Celle-ci a lieu le 2 novembre. Cependant, parce que la Toussaint est un jour férié, il est plus facile de se rendre au cimetière ce jour-là !

L'origine de la Toussaint selon Jacques de Voragine

Jacques de Voragine (en latin Jacobus de Varagine) est originaire de Varazze, en Ligurie (sur la côte, à 50 km à l'ouest de Gênes). Il est archevêque de Gênes. Il écrit au XIIIe siècle la Légende dorée (en latin Legenda aurea). Ce livre raconte la vie des saints illustres et connaît un grand succès pendant le Moyen Âge. Il regorge de miracles et de faits surnaturels tel qu'on pouvait le concevoir à cette époque : le Moyen Âge baigne dans le merveilleux...

La fête de la Toussaint a été instituée pour quatre objets :
en premier lieu, pour commémorer la consécration d'un temple,
en second lieu pour suppléer à des omissions;
en troisième lieu pour expier nos négligences,
en quatrième lieu pour nous faciliter l'accomplissement de nos vœux.

1° Voici d'abord l'histoire de la consécration du temple. Les Romains devenus maîtres du monde, avaient construit un temple énorme, au milieu duquel ils avaient placé leur idole; et tout à l'entour étaient les idoles de toutes les provinces conquises la face tournée vers l'idole des Romains. (...) Mais bientôt ce temple ne suffit pas aux Romains, qui construisirent pour chaque dieu un temple particulier. Et comme tous les dieux ne ne pouvaient pas avoir un temple à eux dans la ville, les Romains, pour mieux étaler leur folie, construisirent en l'honneur de tous les dieux un temple plus admirable encore que les autres, et l'appelèrent le Panthéon, ce qui signifie le temple de tous les dieux. Pour tromper le peuple, les prêtres des idoles lui racontèrent que la déesse Cybèle, qu'ils appelaient la mère de tous les dieux, leur était apparue ; et cette déesse leur aurait dit que, si Rome voulait remporter la victoire sur toutes les nations, on eût à élever, à tous les dieux ses fils, un temple magnifique. Ce temple fut construit sur une base circulaire, afin de symboliser l'éternité des dieux. (...)

Or, sous le règne de l'empereur Phocas, lorsque depuis longtemps déjà Rome était devenue chrétienne, le pape Boniface, quatrième successeur de Saint Grégoire, obtint de l'empereur le susdit temple, le débarrassa de toutes ses idoles, et, le 3 mai de l'année 605, le consacra à la Vierge Marie et à tous les martyrs: d'où il reçut le nom de Sainte-Marie aux Martyrs. (...)

Plus tard, encore, un pape nommé Grégoire transporta au 1er novembre la date de la fête anniversaire de cette consécration: car à cette fête les fidèles venaient en foule, pour rendre hommage aux saints martyrs, et le pape jugea meilleur que la fête fut célébrée à un moment de l'année où les vendanges et les moissons étaient faites, les pèlerins pouvaient plus facilement trouver à se nourrir. En même temps, ce pape décréta qu'on célébrerait, ce jour là, dans l'Eglise tout entière, non seulement l'anniversaire de cette consécration, mais la mémoire de tous les saints. Et ainsi ce temple, qui avait été construit pour toutes les idoles, se trouve aujourd'hui consacré à tous les saints.

2° La fête de la Toussaint a été instituée pour suppléer à des omissions: car il y a beaucoup de saints que nous oublions, et qui non seulement n'ont pas de fête propre, mais qui ne se trouvent même pas commémorés dans nos prières. c'est en effet chose impossible que nous célébrions séparément la fête de tous les saints, tant à cause de leur innombrable quantité que de notre faiblesse et du manque de temps.

3° La fête de la Toussaint a été instituée pour expier des négligences. car bien que nous ne célébrions la fête que de peu de saints, encore négligeons-nous souvent ceux-là même, par ignorance ou par paresse. Et c'est de ce péché que nous pouvons nous délivrer en célébrant d'une façon générale tous les saints, le jour de la Toussaint. (...)

4° Enfin la fête de la Toussaint a été instituée pour nous faciliter l'obtention de nos vœux. De même que nous honorons en ce jour tous les saints, de même nous leur demandons d'intercéder, tous ensemble, pour nous, de façon à nous faire avoir plus facilement la miséricorde de Dieu. Les saints peuvent, en effet intercéder pour nous par leurs mérites et par leur affection : par leur mérite en ce que le surplus de leurs bonnes œuvres s'emploie à compenser nos fautes; par leur affection en ce qu'ils demandent à Dieu que nos vœux se réalisent, chose qu'ils ne font, cependant, que quand ils savent que cela ne contrarie pas la volonté de Dieu.

Et que, dans ce jour, tous les saints se joignent pour intercéder en notre faveur, c'est ce que prouve une vision qui eut lieu l'année qui suivit l'institution de cette fête. le jour de la Toussaint de cette année-là, le gardien de l'église de saint Pierre, après avoir pieusement fait le tour de tous les autels et imploré les suffrages de tous les saints, s'assoupit un moment devant l'autel de saint Pierre. Il fut alors ravi en extase et vit le Roi des Rois assis sur son trône, avec tous les anges autour de lui. Puis vint la Vierge des Vierges, avec un diadème de feu autour de la tête, et suivie de la foule innombrable des vierges. (...)

Puis l'ange conduisit le gardien dans un autre lieu, où il lui montra des personnes des deux sexes, dont les unes étaient vêtues d'or, ou assises à des tables somptueuses, tandis que d'autres, nues et misérables, mendiaient du secours. Et l'ange dit au gardien: "Ce lieu est le Purgatoire. Les âmes que tu vois dans l'abondance sont celles qu'assistent copieusement les suffrages de leurs amis; les âmes de ces mendiants sont celles de personnes qui n'ont point d'amis, au ciel ni sur la terre, pour s'occuper d'elles."

Et l'ange ordonna au gardien de rapporter tout cela au souverain pontife, afin que, après la fête de la Toussaint, il instituât la fête des Ames, c'est-à-dire une fête où, du moins, des suffrages communs s'élèveraient au ciel en faveur de ceux qui n'avaient personne pour adresser en leur faveur des suffrages particuliers.
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Egger Ph.

Fête de la Réformation (31 octobre)

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Le 31 octobre 1517, le moine augustin Martin Luther, docteur en théologie, affichait sur la porte de la chapelle du château de Wittenberg, en Saxe, afin qu'elles y soient lues le lendemain par les dignitaires qui viendraient à la messe de la Toussaint, 95 thèses portant sur la vente des indulgences. Il y mettait en cause cette vente de « parts de Paradis » contre espèces sonnantes, mais aussi plus largement la capacité de l'Église à s'interposer entre le croyant et Dieu. C'est le début du sola gratia qui trouvera sa pleine expression dans les grands écrits réformateurs de 1520 : le croyant est sauvé par la mort du Christ sans considération de ses propres mérites ou de ceux d'autres croyants.

Traditionnellement, cet événement est considéré comme le point de départ de la Réforme, dite aussi Réformation, qui donnera naissance au protestantisme.

Il est parfois célébré, dans les Églises luthéro-réformées, soit le jour même, soit le dimanche qui le suit.
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Egger Ph.

Halloween (nuit du 31 octobre au 1er novembre)

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L'Halloween est une fête folklorique traditionnelle à laquelle certains attribuent une lointaine origine celtique. Pendant la protohistoire celtique, existait une fête religieuse - Samain en Irlande, Samonios en Gaule –, qui se déroulait sous l’autorité des druides, pendant sept jours (le jour de Samain lui-même et trois jours avant et trois jours après). « C’est une fête de fermeture de l’année écoulée et d’ouverture de l’année à venir. Le temps de Samain est celui du Sid brièvement confondu avec celui de l'humanité.» C’est la période de possibles rencontres mythiques entre certains hommes et les dieux des Tuatha Dé Danann. La civilisation celtique (et la religion et les fêtes druidiques) a disparu d’Irlande au Ve siècle, avec l'évangélisation hagiographique de saint Patrick. La fête chrétienne de la Toussaint, à laquelle est adossée Halloween, n’a été instituée qu’au IXe siècle par le pape Grégoire IV. L’abondante littérature irlandaise médiévale, élaborée par les clercs entre le VIIIe et le XIIe, ne mentionne que la fête sacrée de Samain.

L’étymologie appartient strictement à la langue anglaise, sans aucun rapport avec le gaélique ou toute autre langue celtique. Son nom actuel est une altération de All Hallow Even, qui signifie littéralement le soir de tous les saints du paradis, c'est-à-dire la veille de la fête chrétienne de la Toussaint (hallow est une forme archaïque du mot anglais holy qui signifie : saint, even est une forme usuelle qui a formé evening (soir)). L'orthographe Hallowe’en est encore parfois utilisé au Canada et au Royaume-Uni.

La fête folklorique d’Halloween a été, pour finir, importée sur le continent nord-américain par les immigrants catholiques britanniques.

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L’Halloween (en Amérique du Nord, avec un déterminant) ou Halloween (sans article, forme utilisée en France) est une fête qui se déroule dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre. Elle est fêtée principalement en Irlande, au Canada, en Australie, en Grande-Bretagne et aux États-Unis. La tradition la plus connue veut que les enfants se déguisent avec des costumes qui font peur ou qui font rire (fantômes, sorcières, monstres,vampires, etc.) et aillent sonner aux portes en demandant aux adultes, souvent eux-mêmes déguisés, des bonbons, des fruits ou de l'argent avec la formule : Trick or treat! (« Des bonbons ou un mauvais sort ! ») ou simplement « Halloween ! ». D'autres activités incluent des bals masqués, le visionnement de films d'horreur, la visite de maisons « hantées », etc.

L'Halloween est une fête folklorique anglo-saxonne, à laquelle certains prêtent une origine celtique, basée sur la concomitance calendaire du 1er novembre, période de l'antique fête religieuse celtique de Samain. Cette tradition a été transportée en Amérique du Nord au XIXe siècle par les Irlandais, les Écossais et autres immigrants.

Le principal symbole de l'Halloween est la citrouille, remplacée quelquefois par un potiron, issu de la légende irlandaise de Jack-o'-lantern : on le découpe pour y dessiner, en creux, un visage, puis on place une bougie en son centre.

À l’origine, le symbole d’Halloween était un navet contenant une bougie pour commémorer la légende de Jack-o'-lantern (Jack à la lanterne), condamné à errer éternellement dans l'obscurité entre l'enfer et le paradis en s'éclairant d'un tison posé dans un navet. Le navet fut progressivement remplacé par une citrouille, elle-même remplacée quelquefois par un potiron ou un autre légume : on le découpe pour y dessiner, en creux, un visage grimaçant, puis on place une bougie en son centre. Même s'il y a une tradition des Îles Britanniques consistant à sculpter une lanterne à partir d'un rutabaga, d'une betterave fourragère ou d'un navet, la pratique fut associé à l'Halloween en Amérique du Nord, où la citrouille était plus large et plus facile à sculpter.

L'imagerie qui entoure l'Halloween est largement un amalgame de la saison de l'Halloween elle-même (saison où les nuits deviennent de plus en plus longues par rapport au jour), d'un siècle ou presque de représentations artistiques (notamment dans les films américains, et une volonté mercantile de commercialiser ce qui a rapport au sombre et au mystérieux. Ceci implique généralement la mort, la magie ou des monstres mythiques. Les personnages couramment associés à l'Halloween sont les fantômes, les goules, les sorcières, les vampires, les chauves-souris, les hiboux, les corbeaux, les vautours, les maisons hantées, des personnages à tête de citrouille, les chats noirs, les araignées, les gobelins, les zombis, les momies, les squelettes, les loup-garous et les démons. Surtout en Amérique du Nord, le symbolisme est inspiré par les classiques du cinéma d'horreur, avec des personnages comme Dracula, le monstre de Frankenstein, le Loup-Garou et la momie. Les maisons sont souvent décorées avec ces symboles.

L'orange et le noir sont les deux couleurs traditionnellement associées à l'Halloween. Dans les produits et les images plus récentes, on retrouve aussi du mauve, du vert et du rouge. L'usage de ces couleurs est, en partie, dû à leur usage dans les publicités ayant rapport à cette fête depuis plus d'un siècle

L'événement principal de la fête est le « passage de l'Halloween » durant lequel des enfants déguisés vont de porte en porte pour réclamer des friandises. Les petits anglophones crient « Trick or treat ! », qui signifie « Des bonbons ou un mauvais tour ! ». En ce sens, Halloween fut d'abord connue sous le nom de « Soirée des tours » dans les premières régions du Québec où elle se diffusa, parmi lesquelles la Gaspésie où plusieurs Irlandais et Jersais s'installèrent au XIXe siècle. Même si cela ressemble à une tradition plus ancienne en provenance d'Écosse et d'Irlande, la collecte rituelle de l'Halloween apparaît seulement au début du XXe siècle siècle en Amérique du Nord, et s'est peut-être développée indépendamment. Les habitants de la maison, eux-mêmes souvent déguisés, donnent des friandises, des barres de chocolat, et parfois même des boissons gazeuses. Certaines personnes utilisent des effets sonores et de la fumée pour ajouter à l'ambiance.

La collecte pour l'UNICEF est devenue une tradition durant l'Halloween en Amérique du Nord. Débutant en 1950 comme événement local dans une banlieue de Philadelphie, le programme consiste en la distribution de petites boîtes aux écoliers, avec lesquelles ils peuvent solliciter des dons en visitant les maisons. On estime que les enfants ont amassé plus de 119 millions de dollars américains pour l'UNICEF depuis le début du programme. En 2006, l'UNICEF retira ces boîtes dans certaines parties du monde, citant des problèmes administratifs et de sécurité.

Le jeu de la pomme, qui consiste à attraper une pomme dans une bassine en se servant uniquement de sa bouche

Une tradition qui a survécu jusqu'à nos jours en Irlande est la cuisson (ou l'achat) d'un barmbrack (báirín breac en irlandais), un gâteau aux fruits léger. Un anneau est placé dans le gâteau avant la cuisson. On dit que quiconque trouve l'anneau va trouver le véritable amour durant l'année.

La citrouille n'a pas seulement un aspect décoratif. On en mange les graines rôties et on en utilise la chair pour faire de la tarte, de la confiture ou du pain.

D'autres aliments sont associés à la fête, tels que le Báirín Breac et Colcannon (en Irlande), le bonfire toffee (au Royaume-Uni), le Toffee Apple (en Australie; en Grande-Bretagne à la place des pommes d'amour), le cidre chaud, le blé d'Inde rôti, les beignets, et le popcorn. Les enfants mangent aussi (le plus important) des friandises.

En Angleterre, l'Halloween était autrefois appelée « la nuit du casse-noisettes » ou « la nuit de la pomme croquante ». Les familles réunies autour du feu racontaient des histoires tout en mangeant des noisettes et des pommes. Ce jour-là, les pauvres recevaient des gâteaux appelés « les gâteaux de l’esprit »

Halloween n'existait pas en Belgique jusqu'il y a peu. La formule trick or treat est adaptée en « des bonbons ou des coups de bâton », « des bonbons ou un frisson » ou plus couramment « des bonbons ou la vie ».

Au Canada, la fête d'Halloween est largement célébrée. Le 31 octobre, le soir venu, les enfants revêtent des costumes de toutes sortes, amusants ou effrayants, et envahissent les rues pour frapper à chaque porte et demander des friandises. Les foyers qui participent à la fête ornent le pas de leur porte d'une citrouille illuminée ou branchent simplement les décorations pour indiquer que les enfants y sont les bienvenus. Depuis quelques années, cette fête a pris de l'ampleur et donne lieu à de multiples activités pour petits et grands. La fête suscite aussi un engouement croissant pour la création de véritables décors d'horreur devant certaines maisons.

Au Québec, la coutume qui s'est progressivement répandue partout remonte tout au plus aux années 1920-1930 et a probablement commencé dans la région de Montréal à l'initiative des Québécois anglophones. Il fallut néanmoins attendre les années 1960-70 pour qu'elle s'impose réellement dans les régions à grande majorité francophone, comme le Bas-Saint-Laurent.

Dans certains villages du Nouveau-Brunswick, c'était le curé qui décidait quand avait lieu l'Halloween, notamment à Notre-Dame-des-Érables.

Par ses manifestations, l'Halloween s'apparente à celle du Mardi gras, ou de la Mi-Carême, qui donnait lieu, dans certaines régions du pays, à des déguisements et à la collecte de bonbons, notamment au Goulet, au Nouveau-Brunswick, et à Saint-Antoine-de-l'Isle-aux-Grues, au Québec

L'Halloween n'est presque pas célébré dans les Caraïbes. Dans certaines régions des Antilles britanniques, il y a des célébrations en l'honneur de la Nuit de Guy Fawkes qui ont lieu aux environs de l'Halloween.

Sur l'île de Bonaire, les enfants d'une ville se rassemblent en groupe, et contrairement aux autres endroits du monde, ils passent l'Halloween dans les confiseries, au lieu de faire du porte-à-porte.

L'Écosse, ayant une langue et une culture gaéliques communes avec l’Irlande, célèbre la fête de Samhain depuis des siècles. Robert Burns fit un portrait des différentes coutumes dans son poème Hallowe'en (1785).

L'Halloween, connu en Gaélique écossais sous le nom de Oidhche Shamhna, consiste principalement en des enfants déguisés (souvent en sorcière ou en fantôme) faisant du porte-à-porte et offrant des divertissement variés. Si la performance est appréciée, les enfants sont récompensés avec des bonbons, des fruits ou un peu d’argent. Il n’y a pas de tradition du trick or treat écossaise.

En Écosse, le folklore, incluant l'Halloween, est centré sur la croyance envers les fées. Les enfants se costument et transportent une Neepy Candle, un visage diabolique gravé dans un rutabaga (neep en anglais) évidé, éclairé de l’intérieur, pour effrayer les mauvaises fées.

Un jeu d’enfants populaire durant cette soirée est celui où l’on doit attraper une pomme dans un bac d’eau en utilisant seulement sa bouche. Un autre jeu consiste à essayer de manger, en ayant les yeux bandés, un pain enrobé de mélasse pendant au plafond par une ficelle

À la suite d'une famine, les coutumes et les pratiques se déplacèrent, avec l'émigration irlandaise de 1646 à 1648, vers les États-Unis. C'est à la fin du XIXe siècle qu'elle y devient une source de festivité avec les déguisements et les décorations tournant autour des têtes de morts, fantômes, squelettes, sorcières. Les enfants déguisés en sorcières ou en fantômes défilent dans les rues en frappant aux portes et en revendiquant des petits cadeaux (des bonbons) sous menace de malédiction en cas de refus. La coutume du trick or treat, qui signifie « tu paies ou tu as un sort », est apparue aux États-Unis dans les années 1930

L'Halloween est une fête très populaire en Irlande et est connue sous le nom Gaélique Oíche Shamhna (littéralement la nuit de la fin de l'été), et est célébrée depuis des siècles. Dans la nuit de l'Halloween, les enfants et les adultes se déguisent en créatures maléfiques (fantômes, zombies, sorcières, goblins), des grands feux sont allumés et des feux d'artifices sont tirés partout dans le pays.

Cette fête n'ayant aucun lien avec le shintoïsme ni avec le bouddhisme, les Japonais ne célèbrent traditionnellement pas Halloween. Cependant l'événement gagne en popularité et on trouve maintenant beaucoup de décorations et de déguisements dans les magasins.

L'Halloween n'a jamais été célébré à Malte jusqu'à tout récemment, où sa popularité a augmenté à cause du grand nombre de bals costumés organisés le soir d'Halloween, surtout courus par les adolescents et les jeunes adultes. Il n'y a pratiquement personne qui distribue des bonbons ou qui passe dans les maisons

La célébration de l'Halloween en Roumanie est liée au mythe de Dracula. Des bals costumés sont organisés en Transylvanie mais surtout dans la ville de Sighişoara. On considère en effet que l'esprit de Dracula vit dans cette ville parce qu'elle fut le théâtre de plusieurs chasses aux sorcières. Celle-ci sont recréées, de nos jours, par des acteurs le soir du 31 octobre.

À l'île de Man, le 31 octobre est la fête de Hop-tu-Naa

Dans plusieurs pays ne célébrant traditionnellement pas Halloween, son introduction a suscité une opposition plus ou moins forte. Certaines voix se sont élevées pour dénoncer une américanisation croissante du monde, ou pour craindre que les fêtes religieuses autour du 31 octobre, comme la Toussaint, ne soient balayées par cette fête.

En France, la fête a connu un succès important mais passager autour de l'an 2000. Au début, Halloween n'était célébrée que dans les milieux anglo-saxons. La célébration de cette fête se développait lentement mais restait peu répandue. Tout change en 1997, lorsque l'opérateur téléphonique France Telecom lance un téléphone mobile de couleur orange baptisé Olaween. Une importante campagne publicitaire (8000 citrouilles furent distribuées au Trocadéro), associée à d'autres initiatives commerciales (en particulier les deux parcs à thème de Disneyland Paris) donne à cette fête une visibilité médiatique instantanée. Dès 1998, elle est adoptée par les commerçants et certains médias, la fête tombant dans la période creuse d'avant Noël.

Rapidement, certains Français critiquent cette importation d'Halloween en la dénonçant comme une opération marketing. Néanmoins les magasins se remplirent d'articles dédiés (costumes, citrouilles, bonbons), la vogue culminant autour de l'an 2000. Elle s'impose alors en France en moins de quatre ans comme la troisième fête commerciale de l'année, juste derrière Noël et le jour de l'an.

Mais assez rapidement, la fête s'essouffle. Les rayons des supermarchés français sont moins fournis en objets destinés aux célébrations d'Halloween. Dès 2006 de nombreux médias comme L'Express et 20 minutes font état de ce désamour pour la fête.

La pure logique commerciale et la survente médiatique de la fête en France sont mises en avant pour expliquer ce rapide retour de balancier. Halloween a aussi beaucoup souffert de vives oppositions politiques ou religieuses, la fête entrant en concurrence avec la Toussaint.

En 2008, cette relative désaffection apparait à peu près générale : pas de décoration dans les rues, peu de publicité à la radio ou la télévision et d'articles dans les magasins.réf. à confirmer : Seulement quelques enfants espèrent une réelle progression de cette fête mais pour le reste « Halloween est devenue une fête complètement dépassée ». S'il y a encore moyen de fêter Halloween en France, la fête est devenue bien discrète.

Halloween, fête païenne est aussi proche de deux fêtes célébrées par les catholiques, la Toussaint (le 1er novembre) et la fête des morts (le 2 novembre), ce qui a fait réagir L'Église catholique en France. Elle a constaté qu'avec Halloween une population non chrétienne s'intéresse au sens de la mort. Pour rappeler le sens de la Toussaint catholique, le diocèse de Paris a instauré, depuis 2002, une manifestation festive baptisée, en anglais approximatif, Holy wins (qu'on pourrait traduire par « ce qui est saint est victorieux »). Des centaines de personnes y participent chaque année. Une étude du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (CREDOC), commandée par la Chambre syndicale nationale des arts funéraires et datée de 2005, fait apparaître en parallèle une récente augmentation du succès commercial de la fête de la Toussaint. Au mois d'octobre, les confiseurs vendent leurs bonbons en indice 130 contre 100 les autres mois, ce qui montre bien le succès de la fête, du point de vue des confiseurs tout du moins. D'après le directeur du Crédoc même, « le chiffre d’affaires de la fête d’Halloween en France n’a jamais dépassé celui des fleuristes pour la Toussaint »

En Allemagne et en France, le 31 octobre est la fête de la réforme. L'Église évangélique y distribue des bonbons à l'effigie de Martin Luther pour décourager les enfants à célébrer l'Halloween. Selon l'évêque de Hanovre, il est « absurde de célébrer l'Halloween, Martin Luther ayant libéré les protestants de la peur des démons et des sorcières ».

En Équateur, le président Rafael Correa a demandé, en 2007, aux fonctionnaires de ne pas célébrer l'Halloween car, selon lui, le gouvernement équatorien est nationaliste et la population doit célébrer les fêtes locales.

En Russie, le Kremlin et l'Église orthodoxe tentent de freiner la popularité grandissante de l'Halloween. Il est maintenant interdit de la célébrer dans les écoles de Moscou.

Au Venezuela, le président Hugo Chavez a déjà affirmé que l'Halloween répandait la terreur et qu'il fallait que la population résiste à l'envahissement de la culture américaine

La fête ayant lieu le soir, certaines règles de sécurité sont conseillées. Ainsi, il est recommandé de porter des maquillages au lieu de masques afin de ne pas obstruer la vue et traverser aux intersections, etc. Pourtant, à chaque fête d'Halloween, il y a des rumeurs persistantes selon lesquelles des gens introduiraient du poison ou des objets dangereux (lames, aiguilles) dans les bonbons. Une légende urbaine raconte même que certain enfants auraient mangé des jouets qui gonflent dans l'eau en guise de bonbons. Certains postes de police organisent même une inspection gratuite des friandises. Il n'y a en fait jamais eu de véritable cas d'empoisonnement ou de blessure, la plupart étant des canulars ou ayant été commis par la propre famille des enfants. On continue pourtant de voir chaque année des reportages avertissant les gens du danger. Certains parents vont même jusqu'à suivre leurs enfants dans leur collectes, et les obligent à se déplacer en auto, même pour de courtes distances. À Churchill, au Manitoba, un périmètre de sécurité est établi à l'aide d'automobiles munies de gyrophares pour permettre au enfants de passer l'Halloween à l'abri des ours polaires, qui peuvent parfois se promener dans la ville à la tombée de la nuit.

Aux États-Unis, dans l'état du Michigan et à certains endroits des Maritimes canadiennes, certaines personnes prennent très à cœur l'aspect « mauvais coups » de la fête. Il y a des actes de vandalisme tels que le toilet papering (acte de dérouler des rouleaux de papier toilette dans les arbres ou sur la voie publique) ou l'incendie de voitures. À certains endroits, les policiers se laissent lancer des œufs dans l'espoir de réduire le vandalisme.

Il est conseillé de fournir aux enfants un repas copieux afin qu'ils consomment moins de sucreries ou de donner des fruits au lieu de bonbons

Des mouvements occultes et sataniques, nés au 19e siècle, et toujours présents aujourd'hui, ont récupéré la Samhain en l'intégrant dans leurs pratiques occultes, comme le chamanisme, la communication avec les défunts (appelées channelling ou spiritisme) et les facultés médiumniques (voyance, clairaudiance, divination, etc.). "La nuit du 31 octobre est devenue ainsi le nouvel an des mouvements de sorcellerie (Wicca) fêtant l'entrée dans les ténèbres". Pour certains, il est donc préférable de ne pas valoriser une fête qui comporte, encore aujourd'hui, de nombreuses ramifications occultes[

Au Canada, l'usage français veut que l'on mette le déterminant l’ (exemple : « C’est l'Halloween! »), contrairement à l'usage en France où l'on emploie « Halloween » sans déterminant, comme dans les pays anglophones. D'après l'Office québécois de la langue française, « en dépit de la majuscule qui caractérise en typographie les noms de fêtes civiles ou religieuses, ce terme est parfois attesté avec une minuscule. D'autre part, même si le mot est d'origine étrangère, l'« h » initial est muet, ce qui entraîne son élision, par exemple dans l'expression “des bonbons d'Halloween”. »

L'Halloween n'est pas célébrée traditionnellement en Chine, mais il existe une fête proche, la Fête des fantômes.

Halloween tire son origine d’une fête celtique, la Samain (Samhuin), qui marquait le1er jour de l’année celtique. Celle-ci était divisée en 2 cycles de 6 mois. La Samain se célébrait le 1er novembre. Mais les Celtes comptaient en nuits et non en jours, de sorte que la célébration devait commencer le 31 octobre au soir. D’après leur philosophie, l’être est issu du non être, et la lumière naît des ténèbres, ce qui explique aussi pourquoi l’année celtique commençait par l’hiver.

Etymologie

Halloween, soir sacré, serait la contraction de All Hallows’Eve, littéralement la veille de la Toussaint (All Hallows’day en anglais). En effet, Halloween vient d’une fête celtique qui avait lieu la nuit précédent la Toussaint, qui n’est elle-même qu’une tentative de transformation de cette fête, sous la pression du christianisme. Autrement dit, Halloween serait une façon de maintenir vivante la fête païenne sous un verni chrétien.


Le nouvel an celtique

Halloween est aujourd’hui une fête très populaire aux USA. Mais elle est à l’origine une fête européenne, la Samain. D’abord très vivace chez les Gaulois, cette fête aurait continué à se développer en Irlande, en Ecosse et au Pays de Galles, tandis que la culture celte s’amenuisait en Gaule. Elle a été importée en Amérique au milieu du XIXe siècle par les émigrés irlandais, fuyant la famine, ainsi que par les Gallois et Ecossais.

La Samain signifie réunion et fin de l’été. Chez les Celtes, la fête de la Samain correspondait à la première nuit de la nouvelle année. Elle marquait le début du cycle hivernal, celui de la lutte entre les ténèbres et la lumière. En effet, l’hiver avait pour les sociétés paysannes traditionnelles un caractère ambigu et inquiétant, et était une période d’inactivité. De plus, ces sociétés craignaient que le soleil (le dieu Been dans la mythologie celtique) ne revienne pas. Le cycle hivernal se terminait par la Beltare ou Beltaine, le 1er mai, qui marquait donc la victoire de la lumière sur les ténèbres.

Au cours de la nuit de la Samain, les Celtes suivaient un cérémonial rigoureux afin de s’assurer de la bonne année à venir. Les druides allumaient un feu sacré sur l’autel afin d’honorer Been, le dieu du soleil, pour l’inciter à revenir. Ce feu servait aussi à chasser les mauvais esprits. Ensuite, chaque famille recevait une braise de ce feu avec laquelle elle allumait un nouveau feu protecteur dans son âtre, qui devrait brûler jusqu’à l’automne suivant.

La fête s’étendait sur plusieurs jours et des festins étaient préparés. Le 1er jour était consacré à la mémoire des héros, le second à la mémoire des défunts et les suivants aux réjouissances populaires.

La fête de la Samain est le symbole du début de toute chose et de tous les événements cosmiques. Marquant à la fois la fin et le début de l’année, cette fête se situe en quelque sorte hors du temps. Elle a une fonction d’intermédiaire entre les mondes humains et divins, ainsi que entre les vivants et les morts. D’après la mythologie celtique, il existe une vie après la mort. Pendant cette nuit, les esprits des trépassés pouvaient revenir dans leur demeure terrestre et les vivants essayaient de les accueillir au mieux. Par exemple, on leur laissait une place autour de la table ou près du feu …Mais l’ouverture des portes de l’autre monde permettait aussi l’intrusion d’esprits maléfiques. Ce deuxième aspect a surtout pris de l’importance sous l’influence du christianisme, avec les idées d’enfer et de purgatoire. Dès lors, la mort devint effrayante. Si les âmes reviennent, c’est qu’elles n’ont pas accédé au Paradis et sont donc des âmes damnées ou libérées du purgatoire. Selon la légende, ces âmes damnées parcouraient la nuit de la Samain dans des cortèges, des cohortes infernales appelées « Hellequin » (Train d’enfer), probablement à cause de la déesse Hel liée au monde souterrain.

A l’origine, la Samain était également intimement liée au cycle des saisons et des récoltes et on y remerciait le soleil pour les moissons.

Des célébrations assez similaires existaient en Egypte et au Mexique, au cours desquelles on célébrait la mort du soleil.

Les divers monstres d’Halloween

La fête de la Samain marquait le début de l’hiver et donc la lutte entre le soleil et les ténèbres. La force des ténèbres était représentée par une série d’esprits plus ou moins maléfiques. C’est là l’origine des divers monstres associés à Halloween, même si certaines figures, comme celle de la sorcière, sont relativement récentes.

Les squelettes ont certainement pour origine les reliques de Saints vénérées le jour de la Toussaint.


Masques et déguisements

Les masques et les déguisements avaient pour fonction de faire peur aux esprits ou de les apaiser en leur ressemblant, voire de s’identifier à eux afin de s’en protéger.


Citrouille

Au moment de la Samain, on vidait des navets ou des betteraves pour les tailler en forme de tête de mort, que l’on plaçait au bord des routes ou vers les cimetières. Dans l'imaginaire allemand, la rave était associée au diable car, en tant que plantes du sol, on imaginait qu’elle reliait le monde souterrain, celui des morts, au monde des vivants. Les Irlandais émigrés aux Etats-Unis adoptèrent plutôt les citrouilles, car elles y sont plus abondantes. La coutume des navets, raves ou citrouilles évidées avait pour but d’effrayer les esprits. Mais elle est aussi liée à la légende de Jack O’Lantern, un homme obligé d’errer sur terre après sa mort car ni Dieu, ni le Diable ne voulaient de lui. Les citrouilles illuminées dans la nuit permettrait à Jack de retrouver son chemin. Jack O’Lantern a d’ailleurs donné son nom à une variété de citrouilles.


L’histoire de Jack O’Lantern

Jack était un ivrogne et un joueur de cartes, et le diable aurait tenté d’avoir son âme. Il existe deux versions de cette histoire. Selon la première, il battut le diable aux cartes et, en échange, lui arracha la promesse de ne jamais aller en enfer. Selon la seconde, le diable vint le chercher et Jack demanda la faveur de boire un dernier verre avant de le suivre. Le diable se transforma en une pièce de 6 pence pour qu’il paie sa consommation, il la jeta dans une tirelire dont l’ouverture était en forme de croix et ne libéra le Malin qu’en échange d’une année de vie supplémentaire. Après un an, le diable revint le chercher et Jack demanda cette fois la faveur de manger une dernière pomme. Tandis que le diable l’aidait à grimper sur un pommier, il tailla une croix sur le tronc. Roulé une fois de plus, le diable s’en alla . Quand il vint à mourir, Jack alla aux portes du paradis, dont Saint-Pierre le chassa. Il alla ensuite voir le diable qui, effrayé, ne voulu pas de lui en enfer. Jack obtint cependant une braise du diable, qu’il introduisit dans une citrouille évidée, afin de guider sa marche dans les ténèbres.


Trick or threat

La coutume du trick or threat, qui signifie « tu paies ou tu as un sort », est apparue aux Etats-Unis dans les années 30. Il s’agit de la formule traditionnelle que prononcent les enfants déguisés en frappant aux portes. Le sort correspond à l’idée d’une farce, mais il renvoie aussi aux dieux malins dans la mythologie anglo-saxonne. En s’identifiant à eux par leur déguisement, les enfants contribueraient à perpétuer les activités tumultueuses de ces dieux…
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Egger Ph.

jeudi 29 octobre 2009

le porc (cochon)

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Le porc (du latin porcus) qui se dit aussi cochon domestique (Sus scrofa domesticus) ou cochon des villes est un mammifère domestique omnivore de la famille des porcins, ou suidés proche du sanglier avec lequel il peut se croiser.

La femelle adulte est la truie, la jeune femelle élevée pour la reproduction est une cochette, le mâle est le verrat et le jeune cochon (avant le sevrage) s’appelle porcelet, cochonnet, goret (ou cochon de lait dans l’assiette), le jeune porc sevré se nomme nourrain (ou nourrin).

Le terme désigne aussi la viande fournie par cet animal qui est la viande la plus consommée dans le monde et en Europe. La production se concentre dans trois zones : l’Europe (y compris la Russie), l’Asie (notamment la Chine) et l’Amérique du Nord (le Canada - l'un des plus grands producteurs, avec notamment le Québec - et les États-Unis). La Chine avec 46 millions de tonnes (2003) produit presque la moitié du total mondial.

L’étymologie du mot « cochon » est incertaine. La plupart des termes servant à décrire ou à désigner le porc sont d’origine latine. Mais le mot cochon, quant à lui, ne vient ni du latin, ni des langues germaniques ou celtes. Il apparaît en français vers le XIe siècle et devient courant dès le XIIIe siècle. Mais à cette époque, il désigne surtout le porcelet et principalement dans les parlers de langue d'oïl. Il ne prend son sens actuel et se répand dans toutes les régions françaises qu’à partir de la fin du XVIIe siècle.

C’est au début de l’ère tertiaire que le porc apparaît en Asie Mineure et dans la région du Turkestan. Il colonise ensuite toute l’Asie avant d’élire domicile en Afrique et en Europe.

Bien qu’il lui fût longtemps affilié au sanglier en raison de leur ressemblance, le porc ne descend pas de celui-ci, mais du cochon sauvage. En effet, d’après les zoologues, il y a bien eu séparation dès la préhistoire entre les ancêtres du sanglier et ceux du porc domestiques.

Dans les Mabinogi, légendes bretonnes très anciennes, peut être du VIème siècle, mis par écrit par les Gallois au XIIIème siècle, ces animaux apparaissent comme un nouvel animal exotique et sont à l'origine d'une guerre entre deux tribus bretonnes (de Grande Bretagne).

Le cochon domestique possède 38 chromosomes. Le sanglier n'en détient que 36, suite à une fusion ancestrale. Leur descendance commune est fertile. L'hybride est appelé cochonglier ou sanglochon. Les hybrides de première génération possèdent 37 chromosomes. Ensuite ils peuvent avoir 36, 37 ou 38 chromosomes. L'hybridation est fréquente dans les régions d'élevage de cochons en plein air ou bien lorsque la population sauvage a été reconstituée par des femelles de cochons domestiques saillies par un sanglier mâle, ainsi le sanglier corse est génétiquement très proche du cochon domestique. Cette pratique est habituelle en période de guerre.

L'animal au poids le plus important connu est chinois : il pèse une tonne.

La viande de porc se prête à la préparation de nombreux mets ; marinée ou non, elle peut être rôtie, grillée, braisée, poêlée, et constitue la base de nombreuses charcuteries. En France, il existe d'ailleurs un adage selon lequel tout est bon dans le cochon.

Traditionnellement, la viande de porc doit être cuite « à cœur » (très cuite) car une longue cuisson tue les vers parasites qui peuvent être présents dans les muscles de l'animal :

le Taenia solium, l'un des « vers solitaires » provoquant des tæniases avec douleurs abdominales, nausées ou encore troubles de l'appétit ;
la Trichine provoquant la Trichinose, maladie qui peut aller (dans certains cas) jusqu'à provoquer le décès de la personne infectée.

Le porc infecté par ces parasites est appelé « ladre » depuis le XVIe siècle.

L'amélioration des conditions d'élevage industriel et des contrôles sanitaires font qu'il est possible, au XIXe siècle et dans certains pays, de manger de la viande de porc rosée, pour autant que la température interne de cuisson ait atteint 70 ° C, ce qui implique idéalement l'utilisation d'un thermomètre de cuisine.

Le porc fournit également sa graisse, le saindoux, largement utilisé en cuisine. Ses soies servent à la fabrication de pinceaux et de brosses. Sa peau fournit un cuir utilisé pour la fabrication de vêtements, de doublure de chaussures et d’articles de maroquinerie variés.

Au XIIe siècle, les porcs, clochette accrochée au cou, divaguent dans les rues de Paris et en nettoient les immondices. L'un d'eux cause, le 13 octobre 1131, la chute et la mort de Philippe, fils ainé et héritier du roi Louis VI le Gros. Suite à cet accident, un édit royal interdit la divagation des cochons. Les seuls cochons qui échappent à l'interdit sont ceux des confréries de moines Antonins. Saint Antoine l'ermite est donc souvent identifié par sa proximité avec un cochon

Les restes d'aliments, les détritus de cuisine, les résidus de la fabrication de bière familiale ont fait partie, des siècles durant, de l'alimentation donnée aux porcs.

Le cochon est aussi utilisé pour son flair dans la recherche des truffes.

Les cochons sont très intelligents et plus facilement adaptables que la plupart des chiens. Les cochons vietnamiens sont souvent utilisés comme animaux de compagnie dans de nombreux pays. Les cochons peuvent faire leurs besoins dans une litière comme les chats, mais ils apprennent très vite à faire leur besoin dans le jardin si nécessaire. Cependant, leur astuce naturelle les rend farceurs et la maison devra être adaptée en conséquence : ils parviennent rapidement à ouvrir toutes les portes !

Le cochon, même "nain" devient vite un animal envahissant si on n'y prend garde et son adoption doit être réfléchie en conséquence.

Sa constitution anatomique et biologique proche de l’homme et sa facilité d’élevage ont fait que le cochon est utilisé en recherche médicale et dans des applications thérapeutiques : chirurgie cardiaque, production d’insuline, héparine (anticoagulant).

La peau du cochon est très proche de celle de l'homme, c'est la seule qui puisse, avec celle de l'homme, recevoir des coups de soleil. Elle est utilisée pour le traitement des grands brûlés.

Sa domestication remonte probablement vers VIIe millénaire av. J.-C.. Il a été domestiqué bien après les ovins et les bovins car incapable de transhumer et donc de suivre des groupes humains nomades. Sa domestication correspond donc à la sédentarisation des hommes et à l’apparition de l’agriculture. Elle débute probablement en Asie Mineure et est attestée à l’Âge du bronze chez les Égyptiens et les mésopotamiens. Sa facilité d’élevage et de reproduction, l’abondance de sa viande vont rendre son expansion très rapide à travers l’Asie et l’Europe. Pour les peuples sémites dont les Juifs et de nombreux peuples africains, le porc a été considéré comme impur, car se nourrissant principalement des déchets laissés par l'homme. Les Juifs et les musulmans, conformément à leurs textes religieux, ne mangeaient que des animaux ruminants aux sabots divisés, comme les bovins et les agneaux.

C’est au contact de l’homme que sa morphologie évolue considérablement. Passant du statut d’animal sauvage à celui d’animal domestiqué et n’ayant plus besoin de chasser pour survivre, il devient plus petit, ses dents s’écourtent, son groin s’affine et sa peau noire s’éclaircit pour lui donner au fil des siècles la teinte rosée qu’on lui connaît aujourd’hui.

En raison de la forte demande, le grand porc blanc a presque complètement évincé le porc laineux au XXe siècle.

Au XVIIIe siècle, dans les campagnes, la viande fraîche, rôtie ou bouillie, n'apparaissait sur les tables, que lors des grandes occasions, fêtes religieuses ou évènements familiaux, dont le plus gastronomique était « les noces ». L'apport carné le plus courant était à base de viande de porc, salée ou fumée avec lard et saindoux lesquels apportaient un intéressant apport en énergie aux paysans et ouvriers.

La mise à mort du cochon, était un des grands moments de la vie des villages ruraux et une occasion de convivialité festive. Pour beaucoup, la plus grande fête de l'année était « le jour où l'on tue le cochon ». Toute la famille et même les voisins, à charge de revanche, étaient mobilisés pour l'occasion, les enfants étaient dispensés d'école. La mise à mort était opéré par un homme de la maisonnée ou par un spécialiste des environs ; certains d'entre eux étaient renommés pour leur tour de main et pour la qualité des préparations qu'ils fabriquaient. Le sacrificateur opére de bon matin, de préférence par une journée sèche et froide. Les hommes de la maison préparent une grande chaudière d'eau bouillante et une grande table, alors que les femmes préparent les récipients, les torchons, le sel et les épices. Le goret est égorgé d'un coup de couteau coupant la carotide. Tenue par les hommes les plus costauds l'animal pousse des cris perçants qui ne cessent qu'avec sa mort. Le sang est précieusement recueilli dans une terrine et brassé pour éviter la coagulation, puis le porc est nettoyé, découpé et les cochonnailles (boudin, saucisses, saucissons, jambons, noix, etc...) sont préparées.

L'élevage porcin se développa particulièrement en France, en Allemagne et en Angleterre au cours du XIXe siècle pour ravitailler en viande et à bas prix les villes industrielles. La viande de porc, accompagnée de pommes de terre, devint la base de la nourriture populaire d'autant plus qu'elle répondait au goût des consommateurs, alors que les peuples méditerranéens étaient plutôt amateurs de viande de mouton. La viande rouge bovine était chère et devint un luxe non accessible aux bourses modestes. Le plat de cochonnaille apprêté de multiple façon (pommes de terres, choux, choucroute, haricots blancs, pommes) devint le menu le plus courant.

En 1789, la France passe d'une production de 4 millions de porcs a une production de 6,3 millions en 1880 à comparer aux 15 millions de 2001 essentiellement fournis par les porcheries industrielles. Certaines régions se spécialisent dans l'engraissement (Bretagne, Savoie, etc.) alors que certains départements, appelés « naisseurs », se spécialisent dans la fourniture de porcelets destinés à l'engraissement (Puy-de-Dôme, Ain, Loire, Allier, Nièvre, Saône-et-Loire). L'ancienne race gauloise de couleur noire est peu à peu évincée par les gros cochons blancs anglais « Large White », arrivant rapidement à leur poids de vente (entre 100 et 150 kilos). L'élevage de porc est alors très rémunérateur; juste avant la Première Guerre mondiale, un éleveur produisant 140-160 porcs annuellement, avait un bénéfice annuel net de 6 à 8 000 francs-or, soit 4 à 5 fois le salaire moyen annuel d'un ouvrier spécialisé des usines (1 530 francs, soit 4 700 euros).

La production mondiale de porcs est en 2003 d’environ 955,5 millions d’animaux, produits en Asie 577,2 millions, en Europe 198,8 millions, en Amérique du Nord 93,5 millions, en Amérique du Sud 59,5 millions et en Afrique-Océanie (Australie principalement) 27,5 millions.

La production mondiale est en progression constante et l’on estime à +15% son accroissement à l’échéance de 2012.

Elle est en perte de vitesse dans certains pays occidentaux qui connaissent une forte offre due à la concurrence donnée par des pays à main-d’œuvre à bas coût.

Traditionnellement, chaque foyer de paysans élevait quelques porcs pour son alimentation et ces porcs traînaient librement aux abords de la ferme. Ils se nourrissaient souvent seuls, avec ce qu’ils pouvaient trouver en fouinant la terre avec leur groin, à la recherche de vers, de racines et de détritus en tous genres. Les naissances avaient lieu au printemps, ce qui permettait de les engraisser à l’automne avec les glands et les châtaignes.

La conduite des porcs en plein air consiste à élever des porcs toute l’année à l’extérieur sur une prairie et à les loger dans des cabanes adaptées. Un treillis lourd constitue l’enceinte extérieure du site de production, un couvert végétal résistant assure la couverture du sol, des abreuvoirs adaptés fournissent l’eau potable et des zones ombragées limitent les effets néfastes des chaleurs excessives.

En élevage, les truies sont séparées, par stade physiologique et par bande, avec des clôtures électriques. La prairie est divisée en parcs de gestation et de maternité dont le nombre est fonction de la taille de l’élevage et du type de conduite en bandes. Les cabanes sont posées à même le sol.

Les porcelets sont classiquement sevrés à 28 jours d’âge (en mode de production biologique ils le sont plus tard). À ce stade, ils peuvent rejoindre le mode de production en porcherie ou poursuivre leur vie au grand air pour 6 semaines de post-sevrage et 4 mois d’engraissement. Au sevrage, les truies bouclées au groin sont transférées en bâtiment d’insémination. Elles passent ainsi toute leur vie à l’extérieur, sauf durant la courte période qui va du sevrage des porcelets au diagnostic de gestation.

Engraissés en plein air, les porcelets sont logés dans des cabanes adaptées et ont accès librement à une prairie. Des exigences de production particulières sont dictées par le cahier des charges de la filière à laquelle les porcs sont destinés. Une attention spécifique est accordée à la mise à jeun. Ils sont abattus à un poids généralement plus élevé que dans la filière classique.

L'élevage intensif consiste à regrouper les porcs dans des bâtiments appelés « engraissement » munis de grandes pièces avec plusieurs cases. Ces pièces sont chauffées par les porcs eux-mêmes sauf pour les jeunes porcelets qui nécessitent un chauffage d'appoint généralement un « thermobile ». Pour garder la température suivant l'age des cochons (Généralement de 27° pour les plus jeunes à 21° pour ceux en fin d'engraissement), on utilise des ventilateurs rejetant le surplus d'air chaud. Ceux-ci sont régulés par différents moyens.

Concernant l'alimentation, les deux types de méthodes les plus souvent employés sont l'alimentation par soupe ou l'alimentation par aliments secs. Ces derniers sont utilisés pour les porcelets après sevrage puis ensuite vient la soupe pour l'engraissement intensif.

Le bien-être animal dans les élevages de porcs est régi dans l'Union européenne par la directive du conseil 91/630/EEC, transposée en droit français par l'arrêté ministériel du 16 janvier 2003 établissant les normes minimales relatives à la protection des porcs. Ces réglementations prévoient qu'un porc de plus 110 kg dispose de 1 m² de surface d'élevage, un porcelet de 0,15 m². Pour éviter que les porcs se mutilent entre eux, en particulier la queue, cette dernière peut être coupée et les dents (appelés coins) des jeunes porcelets meulées ou coupées. De même les porcelets mâles peuvent être castrés, mais toutefois la technique du déchirement est proscrite. Ces opérations sont autorisées sans anesthésie pour les porcelets de moins de 7 jours.

Contrairement, à ce que la majorité des gens pense l’ancêtre du cochon n’est pas le sanglier. Il descend du cochon sauvage qui fut domestiqué par les Chinois en l’an 4900 av. J-C et son élevage commença en 1500 av. J-C. Le cochon est un mammifère non ruminant, omnivore, qui appartient à la famille des suidés, regroupant; le sanglier, le pécari et le phacochère. Qu’ont-ils tous en commun ??? La forme de leur museau, leur queue enroulée et les soies raides qui recouvrent leur corps.
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A Rome, les écrivains ne parlent que de bons plats cuisinés à partir du cochon. Quelle était la recette préférée des romains ??? Il s’agissait du Porcus trojanus ou porc farci à la manière du cheval de Troie. La farce était composée de poivre, de grives, de diverses volailles, de tétines et de vulves de truies, de jaunes d’œufs et de hachis de viande poivrée… Les Romains avaient, bien sûr une préférence pour ces vulves et ces tétines farcies qui étaient leur sujet de querelle favori, étant de savoir si une jeune femelle n’ayant pas eu beaucoup de portées était préférable à une truie qui a souvent mis bas.

Dans la mythologie celte le cochon était magique, ainsi paré de nombreux pouvoirs. Il sert d’attribut aux dieux et aux déesses. Il a aussi un pouvoir spirituel impénétrable que les hommes cherchent à posséder à tout prix sans y parvenir. Le cochon sait également guérir les maladies. Sa venue sur terre est d’essence surnaturelle car ce sont les fées qui l’offrirent aux hommes en signe d’abondance. La preuve en était que le cochon se promenait toujours près des chênes ces arbres sacrés pour les Celtes. On le voit également en compagnie des vénérables druides. L’un des surnoms de Mercure, un dieu important dans la mythologie gauloise était Moccus, ce qui veut dire porc en langue celtique.
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L'allure du cochon évolua quelque peu au Moyen Age sa couleur était du brun au noir, mais peu à peu elle s'éclaircit à partir du 18ème siècle pour atteindre une teinte rose ou blanche. Le cochon mangeait à cette époque des racines, des truffes, des champignons, des baies, des noix, des glands et même parfois des petits animaux. En ville, il jouait le rôle d'éboueur et mangeait volontiers des déchets et des ordures venant des marchés et des foires. On fit même construire des murs assez hauts pour empêcher les cochons de déterrer les cadavres dans les cimetières. Comme les cochons vagabondaient seuls et sans surveillance, il arrivait parfois malheureusement que des petits enfants se fassent dévorer par un cochon très affamé. En 1266 à l'abbaye de Ste-Geneviève, un porc fut brûlé vif pour y avoir dévoré un enfant.
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Le cochon entra dans la religion en figurant aux côtés de Saint-Antoine. D'origine noble, ce jeune chrétien avait fait le voeu de devenir ermite et se retira dans le désert. Il dut subir l'assaut d'horribles tentations qu'il repoussa néanmoins victorieusement. L'esprit du mal qui le tenta prit plusieurs formes notamment celle d'un cochon. Mais Saint-Antoine ne succomba pas, rendant ainsi au cochon sa paisible nature. Saint-Antoine fit donc du cochon son fidèle compagnon. Dans l'art moyenâgeux, dans les tableaux de Brueghel, de Bosch, de Véronèse et du Tintoret on retrouve plusieurs animaux terrifiants aux pouvoirs démoniaques qui se vautraient dans le péché. Le cochon y représentait l'incarnation même de la cupidité.
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Un cochon changea l'histoire en 1131

Ce jour là, rue St-Jean, à Paris, le fils aîné du roi Louis VI dit le Gros, se promenait sur sa fière monture, lorsqu'un cochon se précipita contre son cheval. Le jeune cavalier tomba et sa chute fut mortelle. Son frère cadet devint donc le successeur et le futur louis VII de la France. En ce temps, au Moyen Age, le cochon circulait librement dans les rues et pillait tout sur son passage.

On ne faisait guère de distinctions entre un être humain et une bête. Donc l'animal jugé coupable devait être puni de la même façon qu'un criminel ou un voleur (Comme si un animal était doué de raison !). Comment le cochon changea le cours de l'histoire ??? C'est à partir de cette chute mortelle que le roi signa un édit interdisant la circulation des porcs dans la rue de la ville. Les seuls qui échappèrent à cet édit, furent les cochons de Saint-Antoine, considérés comme émanant d'un ordre divin et en aucun cas des créatures envoyées par Satan. Ces cochons portaient une clochette autour du cou et une entaille à l'oreille afin de les reconnaître parmi les autres.
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En l'an 1440, le comte d'Oetlingen décida de s'emparer de Nördlingen (Allemagne), une ville impériale bien fortifiée à l'époque. Pour y arriver il avait fait soudoyer les gardiens de la porte de Löpsingen pour que ceux-ci ne verrouillent pas les battants de la porte durant la nuit. Le soir même une certaine Madame Dauser, femme d'un tisserand de Loden, sortit de chez elle pour aller chercher une choppe de bière à son mari. Elle s'aperçut qu'un cochon se grattait la peau contre la porte de la ville. Celle-ci était entrouverte, et le cochon s'en fut pour se régaler des bonnes herbes qui poussaient en dehors de la ville. La bonne femme oublia la bière de son mari et se mit à courir le cochon tout en criant : " Hé, mon vieux, hé ! (So Gsell So) " Intrigués par ce bruit insolite les voisins accoururent, virent les portes de la ville ouvertes et sonnèrent l'alarme. Les portes de la ville furent fermées et bien verrouillées. Le comte d'Oetlingen dut s'en retourner bredouille. C'est ainsi que la ville de Nördlingen fut sauvée par un cochon. En l'honneur de cet événement mémorable, chaque soir et même aujourd'hui, le gardien de la ville du haut de la tour de l'église Saint-George crie : "So Gsell so !" dans les quatre coins de la ville.

C'est également au Moyen Age qu'on retrouve les premières foires au cochon (s'appelait foire au lard à cette époque). Les parvis de Notre-Dame en étaient le lieu du mardi Saint au jeudi. C'est également le début des corporations et des réglementations de toutes sortes. Aujourd'hui, l'héritage direct de cette antique tradition est "la foire à la brocante et au jambon" qui se tient en mars et en octobre à Chatou dans les Yvelines (France).
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En 1493, Christophe Colomb avait apporté à Haïti huit cochons dont les descendants furent ensuite introduits par d'autres conquérants sur le continent Américain, où ils prospérèrent rapidement. Plus tard, au XVII ème siècle, les colons en amenèrent avec eux qu'ils laissèrent vagabonder librement dans les bois. Régulièrement ils en attrapaient et les abattaient pour ce nourrir en viande, en lard, en cuire et en soies. Aujourd'hui, la majorité des porcs sauvages de l'Amérique descendent en partie de ces porcs domestiques rendus à la liberté et progressivement redevenus sauvages.
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C'est avec une grande injustice que l'on a donné au cochon une réputation d'animal sale et stupide. Après les primates et le dauphin, le cochon est l'un des mammifères les plus intelligents au monde. Il est tout à fait capable de s'attacher à l'homme de façon très affectueuse et fidèle tel un chien. Ce qui en fait un très bon compagnon.

Le cochon a une capacité olfactive exceptionnelle, ce qui en fait un chercheur de truffes hors pair (Il s'agit d'un champignon rare qui pousse en France essentiellement dans la Provence 80% et le Périgord 20%. Il est très prisé pour son goût, et aussi très cher). Le porc sait découvrir ce champignon jusqu'à six mètres de profondeur sous terre sans difficulté. En Angleterre, au début du siècle, on a même quelquefois utilisé le cochon à la chasse à la place des chiens à cause de son extraordinaire odorat.
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Le cochon est une aide précieuse pour la médecine d'aujourd'hui, depuis les transplantations cardiaques jusqu'aux greffes de la peau pour les grands brûlés. En raison de leurs similitudes biochimiques avec l'être humain, l'industrie pharmaceutique exploite leurs glandes pituitaires, leurs hormones thyroïdiennes, leur insuline ou leur héparine.

Le cochon possède tout un éventail de signaux vocaux qui n'ont pas tous été encore élucidés, avec lesquels il exprime ses besoins et ses émotions. La truie possède un instinct maternel très fort. Elle est une mère attentionnée et vigilante. Après la mise bas, elle reste auprès de ses petits pendant deux semaines pour leurs donner la tétée, quitte à très peu s'alimenter elle-même. Pendant deux mois, les porcelets ne quitteront par leur mère. Et celle-ci s'interposera entre eux et tous les dangers possibles, aussi bien une oie qu'une automobile.
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En français, le terme de porc, ou de cochon, est fréquemment invoqué, et de nombreuses connotations lui sont associées

Le porc est, pour certaines cultures, le symbole de la goinfrerie et de la saleté (à tort pour la saleté, car élevé dans des conditions de vie lui permettant d’être propre, le porc l’est autant que tout ongulé). Il faut signaler cependant que le porc, n’ayant pas de glandes sudoripares, a besoin par temps chaud de se « vautrer » dans la boue pour abaisser sa température corporelle.

Dans le bouddhisme tibétain, le porc représente l’ignorance, avidya, responsable de toute la misère du monde.

Durant un temps, le porc a également donné son nom à l'épidémie de grippe A (H1N1) de 2009, alors appelée « grippe porcine ».

Pour les peuples sino-vietnamiens, le porc est au contraire un symbole de prospérité et d’abondance. Le calendrier zodiacal chinois comporte une année du cochon (亥 hài : 12e des 12 rameaux terrestres [porc]) : Les natifs de ce signe sont dits patients, fondamentalement équilibrés et bien disposés envers leur prochain.

Symbole d’abondance, le cochon est traditionnellement représenté sous forme de tirelire.

On peut également citer Pierre Magnan : « Le cochon est l’animal le plus proche de l’homme. Il le nourrit mais il lui en laisse tout le remords. On peut avoir la conscience tranquille après avoir occis un agneau ou un veau, mais jamais un cochon. Chaque soir, quand apparaît sur la soupe épaisse la couenne du lard, c’est comme si le cochon de l’année venait vous parler de sa gentillesse. »

De nombreux personnages de dessin animé et de bande dessinée sont des cochons : Porky Pig l'ami bègue de Daffy Duck, Miss Piggy la cochonne amoureuse de la grenouille Kermit dans le Muppet Show, Porcinet le copain de Winnie l’Ourson, Les Trois petits cochons, etc.

Le porc est interdit à la consommation dans les religions juive, musulmane et certaines confessions protestantes d’origine américaine. Les autres confessions chrétiennes se fondent sur un verset du Nouveau Testament suggérant que l'interdit alimentaire ne les concerne pas pour lever cette interdiction toujours professée dans l'Ancien Testament.

Plusieurs hypothèses pour expliquer cet interdit ont été évoquées:

pour la religion juive le porc est symbole d'hypocrisie car il est le seul animal à avoir le sabot fendu mais à ne pas ruminer. Au premier abord il apparaît comme pur mais est en fait impur.

D'une manière générale, le judaïsme traditionnel considère avec méfiance tout ce qui est hybride.
le porc se nourrissant essentiellement de la même chose que les hommes, élever des porcs pour ceux qui pouvaient s’en offrir n’était pas bien vu quand la nourriture était rare pour la population. Les moutons ne posaient pas quant à eux de concurrence écologique avec les humains. Le porc se contente souvent cependant de déchets impropres à la consommation humaine qu’il permet de valoriser ;
les effets de différents parasites comme le ver solitaire ou ténia avaient pu être remarqués chez les populations consommatrices de porc (mais le bœuf transmet aussi bien le ténia) ;
comme le chien, le porc est considéré comme animal impur dans nombre de religions par sa possibilité de se nourrir de cadavres d’autres animaux ou d’humains. Le risque de voir des chiens ou des porcs déterrer des cadavres est probablement à l’origine de la pratique des enclos mortuaires entourés de murets, pour protéger les tombes ;
sa peau rose, son absence de poils, sa proximité anatomique avec le corps humain concourent à en faire un animal évoquant l'Homme ; manger du porc reviendrait donc à manger de la chair humaine ;
le porc symbolise parfois la gloutonnerie et la saleté ;
les pieds fourchus du porc le mettraient en relation avec la représentation imagée du diable dans les dessins à partir du Moyen Âge. Il est à noter que ces dessins se rapprochent plus du bouc qui était la moitié inférieure du satyre de la mythologie gréco-romaine, ou de la représentation imagée du diable qui en fait un bouc dressé, beaucoup plus contemporaine. L’argument est alors démenti puisque le bouc ne fait pas, lui, partie des espèces interdites, et que le critère de pieds fourchus pour décrire ces espèces souffre de nombreux contre-exemples dans les deux sens ;
l’argument de « mauvaise conservation du porc dans les pays chauds » semble plus discutable, dans la mesure où un copieux salage arrête net tout développement bactérien dans la viande de porc, et où toute viande, même en pays tempérés, ne saurait être conservée sans précaution.
Salomon Reinach propose une explication totémique: le porc serait le totem des ancêtres des Hébreux, et serait donc devenu tabou.

Le musée vivant du cochon, situé à Chambonas dans la département de l’Ardèche, est exclusivement consacré à tout ce qui tourne autour du cochon : mythologie, arts populaires, cinéma, objets divers et variés. Il présente aussi une mini-ferme avec des animaux miniatures.
Le porc est l'attribut de saint Antoine dans l'iconographie chrétienne à partir du XIVe siècle.

Le cochon n'est pas sale !!! Il compte parmi les animaux les plus propres de la ferme. Quand il le peut, il fait ses besoins toujours au même endroit, et si possible éloigné de sa bauge. Oui, le cochon se roule dans la boue. Il le fait seulement lorsque qu'il n'a pas d'eau claire à sa disposition. Pourquoi alors, le cochon se roule dans la boue ? Du fait qu'il ne possède pas de glandes sudoripares, le cochon doit trouver lui même un moyen de rafraîchir son corps. Aussi faut-il souvent le mouiller par temps chaud. C'est indispensable à sa survie !!! Quand il n'a pas le choix, le cochon ira jusqu'à se rouler dans ses propres excréments.

Le cochon n'est pas goinfre !!! Mais à cause de sa corpulence et se sa masse musculaire, il a besoin d'absorber une grande quantité d'eau, de protéines et de glucides pour rester en bonne santé. Il aime manger les céréales, l'herbe, les racines, les morceaux de viandes, les fruits et les légumes. Les glandes olfactives et les bourgeons gustatifs du cochon créent en lui de solides préférences alimentaires. Quel gourmet !!!
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Halte à toutes les idées reçues ! La viande de porc n'est pas grasse, au contraire. Avec son apport calorique moyen voisin de celui de la volaille (entre 105 et 135 kcal/100 g selon le morceau) et surtout avec sa teneur en graisses minime (3 g/100 g en moyenne), le porc entre parfaitement dans le cadre d'une alimentation légère et équilibrée. La chair du cochon n'est pas marbrée, les graisses sont bien visibles et donc faciles à retirer. Notez que les lipides de la viande de porc sont en grande partie constitués d'acides gras insaturés (à hauteur de 60 % comme le poulet). Ces bonnes graisses contribuent à prévenir l'apparition des maladies cardio-vasculaires.Méfiance toutefois du côté des charcuteries qui sont, elles, jusqu'à 3 fois plus riches. Mais puisqu'on les consomme en général de façon modérée, aucune raison de se priver de trois tranches de saucisson ou d'une bonne tartine de rillettes !
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Par ailleurs, la viande de porc est très riche en protéines d'excellente qualité. A titre d'exemple, imaginez qu'un morceau de 150 g suffit à couvrir 50 % des apports quotidiens d'un adulte de 70 kg !Sachez, en outre, que sa teneur en fer, nécessaire à la production de globules rouges, se situe entre celle du boeuf et celle du poulet. Autant dire que le porc est un véritable allié pour la forme et le tonus. En ce qui concerne les vitamines, ce sont celles du groupe B qui sont très bien représentées. Un morceau de filet de 100 g couvre 60 % des besoins en vitamine B1, celle-là même qui contribue notamment au bon fonctionnement du système neuro-musculaire. Enfin, quelque soit le morceau, le cochon fournit une belle quantité de zinc (entre 1,5 et 4 mg/100 g) qui renforce les défenses de l'organisme ainsi qu'une teneur non négligeable en sélénium. Ce dernier est un anti-oxydant puissant qui protège les cellules contre les attaques des radicaux libres.
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Sa domestication a débuté 7000 ans avant J-C très naturellement puisqu'il suivait les hommes, se nourissant de leurs déchets. De là est certainement née sa mauvaise réputation, qui lui a valu une image d'impureté auprès de certaines religions.Au 19ème siècle, le souci d'améliorer les races apparaît. En parallèle, on souhaite accroître la production de viande porcine. L'élevage intensif et ses affres prend forme. Mais depuis le milieu du 20ème siècle, l'élevage rationnel a repris cours, grâce notamment, chez nous, à un programme national de conservation de races locales lancé en 1981 par le Ministère de l'Agriculture. Les porcs sont désormais nourris de produits nobles (blé, orge, maïs, soja...) et leur viande, grâce à des avancées génétiques est de 30 à 50 % moins grasse qu'une trentaine d'années auparavant.On recense pas moins de 350 espèces de porc à travers le monde. Parmi elles figurent les races locales françaises : le porc limousin, le gascon, le basque, le blanc de l'ouest et le porc de Bayeux. L'essentiel de la production est toutefois fournit par trois races européennes :
- Le Large White
- Le Landrace
- Le Piétrain
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Egger Ph.