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dimanche 29 juin 2014

Europe : et si David Cameron avait raison ?


La désignation de Juncker montre que le Parlement est désormais l'institution dominante de l'Union européenne. Pour le meilleur ou pour le pire ?

David Cameron, farouche opposant du "fédéraliste" Jean-Claude Juncker.
 © BERTRAND LANGLOIS / AFP 


Le vendredi 27 juin 2014, le Conseil européen se rangeait aux injonctions du Parlement récemment élu et désignait Jean-Claude Juncker comme futur président de la Commission. Le subtil équilibre du triangle institutionnel européen (Conseil, Commission, Parlement) était ainsi sérieusement modifié au profit du Parlement. C'est désormais le Parlement qui apparaît comme le poids lourd de ce fameux triangle.

David Cameron malmené, isolé, vilipendé par une partie de la presse d'outre-Manche, mais soutenu par son opinion publique déclare : "C'est un jour sombre pour l'Europe, cela risque d'affaiblir les Parlements nationaux." Le Premier ministre britannique tente en fait de résoudre la quadrature du cercle : maintenir son pays dans l'UE malgré une irrésistible poussée des eurosceptiques, voire des europhobes. Il a promis d'organiser un référendum sur le sujet en 2017 après avoir, espère-t-il, obtenu des changements substantiels dans le fonctionnement de l'Union. Faute d'avoir pu barrer la route à sa bête noire Juncker, il va tenter de tirer profit de sa défaite pour conquérir quelque poste influent à la Commission.

Au-delà de ses problèmes de politique intérieure, David Cameron soulève une question de fond : le Parlement doit-il être le maître du jeu européen ? Le traité de Lisbonne lui donne des prérogatives accrues. Le Parlement a aujourd'hui un pouvoir de codécision avec le conseil des ministres. Une quarantaine de domaines supplémentaires entrent dans son champ de compétence notamment en matière d'immigration, de coopération judiciaire, de politique commerciale.

Une sorte de coup de force

Surtout, l'article 9 D du traité stipule que le Conseil propose le nom du futur président de la Commission "en tenant compte des résultats des élections au Parlement européen". Une petite phrase sibylline que le Parlement s'est empressé d'interpréter à son profit.

"C'est en fait une affaire très étrange", commente, avec un sens aigu de l'euphémisme, un diplomate très au fait des méandres de la politique européenne. Car personne n'avait en fait anticipé cette sorte de coup de force du Parlement. D'autant que Jean-Claude Junker n'était pas le candidat idéal. Initialement, Angela Merkel était très réticente et disait, en privé, qu'elle ne voulait pas de l'ancien Premier ministre luxembourgeois. François Hollande soutenait le social-démocrate Martin Schultz. Le PPE (centre droit) ne disposait que d'une courte majorité relative. Quant à David Cameron, il avait érigé ce fédéraliste convaincu en tête de Turc. Mais voilà : les quatre principaux groupes du Parlement (PPE, Socialistes, Verts et Libéraux) ont saisi l'opportunité de prendre le pouvoir et se sont engouffrés dans la brèche en soutenant Juncker. Le Conseil a dû, bon gré, mal gré, s'incliner.

A priori, on devrait se féliciter de cette victoire de la démocratie : le Parlement est la seule institution européenne élue au suffrage direct, même si le taux de participation souvent très faible sème un doute sur sa réelle légitimité. Mais l'Europe s'est jusqu'à présent construite sur la base d'une coopération entre les États qui lui délèguent des pans de souveraineté. Les nations demeurent le point d'ancrage politique et identitaire.

Vous pouvez être fier d'être Suisse !



Honte d'être suisse? Quelle drôle d'idée! Je reste pour ma part fier du fonctionnement de nos institutions. 

Peu d'Etats, pour ne pas dire aucun sur la planète, soumettent leurs gouvernants à de tels exercices d'humilité et de remises en question. L'Europe et aucun de ses membres n'a sur ce plan de leçons à nous donner. Le verdict populaire est un fait incontournable de la démocratie. C'est sans doute pour respecter si peu ce principe que les institutions politiques finissent par se dévaloriser aux yeux des gens. 

En 1992, on nous avait annoncé les pires catastrophes, elles ne sont pas survenues. 

Le peuple suisse est adulte et sait bien qu'en politique rien n'est tout noir ou tout blanc. 

Les anathèmes contre la Suisse ne mangent pas de pain. 

Je suis patriote, et je préfère de loin la vision d’Hubert Reeves ou des astronautes à toute théorie trop particulariste. Mais j’admets aussi que je suis issu d’une région localisée, et que cette région vaut le coup. 

Notre démocratie avancée a produit un pays formidable où il fait relativement bon vivre. Je ne me culpabiliserai pas de cela. N’est-ce pas un souhait général que de vivre le mieux possible? Pourquoi casserait-on ceux qui tentent d’y arriver? Pourquoi porterais-je le blâme sur toutes les générations qui se sont succédées pour que la Suisse soit un pays paisible et agréable? 

Bien sûr il y a des points faibles. Bien sûr des profiteurs et des salauds comme partout. Une justice qui dysfonctionne parfois. Des politiques qui n’ont pas de vision ni d’audace. 

N’étant pas un nanti, vivant jour après jour pour gagner ma vie, je ne me sens pas responsable des salauds. 

Que ce soit pour la vie intérieure du pays comme pour sa place internationale, je suis fier d’être Suisse, ou satisfait, car fier étant utilisé ici par rapport à la possibilité d’en avoir honte.

Egger Ph.

Chaude ambiance de Hollandie


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L’histoire se passe dans une école suisse à la frontière française, l’institutrice dit qu’elle est fan de l’équipe de France et demande aux autre fans de l’équipe de France de lever la main.

 Pour faire comme la jolie institutrice, tous les élèves lèvent alors la main, sauf une.

« Bah alors, petite Emilie, tu n’es pas fan de l’équipe de France? » demande l’institutrice.
« Non. » répond Emilie, « Je suis fan de l’équipe suisse! » .
« Ah bon? » demande l’institutrice, « Et pourquoi? » .
« Parce que mes parents sont fans de l’équipe suisse, donc je suis fan de l’équipe suisse. » répond la petite fille.

L’institutrice veut donner une leçon à la fille et dit « Et si tes parents étaient des imbéciles, tu serais quoi? » .
Là, la petite Emilie répond « Je serais fan de l’équipe de France! » .

Egger Ph.

RDC: 68 éléphants du parc national de Garamba tués en deux mois




Près de 4% des pachydermes du parc naturel de Garamba à l’Est de la République Démocratique du Congo ont été tués par des braconniers en deux mois. C’est la substance d’un communiqué rendu officiel le 12 juin courant par l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICC) et le réseau African Parks, co-gestionnaires du parc.

« En dépit d’une intensification des efforts contre les braconniers », le massacre des éléphants s’est accéléré depuis mi-mai, s’indigne le communiqué. Qui ajoute qu’au moins neuf éléphants « ont été tués par balles à partir d’un hélicoptère », et que les gardes du parc ont dû subir des tirs de grenades lancées par des braconniers soudanais. Ces derniers ont emporté dans leur sale besogne, les cerveaux, défenses et les parties génitales des éléphants. Pour la direction du parc, « la situation est extrêmement grave : le parc est attaqué sur tous les fronts ».

Ceux-ci ont identifié quatre types de braconniers : les rebelles ougandais de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Koni, les groupes armés du Soudan du Sud, les braconniers chassant à bord d’hélicoptères et des déserteurs de l’armée congolaise.

En rappel, le parc national de la Garamba est inscrit depuis la décennie 1990 sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité en péril.

samedi 28 juin 2014

28 juin 1914 : L’attentat de Sarajevo ou l’histoire d’un incroyable concours de circonstance


Les causes de la 1ère guerre mondiale 

1) Le choc des impérialismes

Au 19eme siècle, les deux plus grandes puissances mondiales, la Grande-Bretagne et la France qui disposent des plus grands empires coloniaux vont se heurter à une puissance continentale montante, l'Allemagne, unifiée depuis 1870. Cette dernière qui a battu la France en 1870-1871, se méfie de l'esprit revanchard des français et, presque sans colonie, se trouve à l'étroit dans son corset continental.

Des crises internationales, entre la France et l'Allemagne vont émailler le début du 20eme siècle, à Tanger, en 1905 et à Agadir, en 1911, annonçant des lendemains funestes.

2) Le système d'alliance: Triple Entente contre Triplice

Les états européens ont fait des alliances diplomatiques militaires pour se protéger de leurs voisins.

L'Allemagne de Bismarck signe un traité avec l'Autriche-Hongrie, en 1879, la Duplice, puis, obtiendra les faveurs de la jeune Italie, en 1882, ce qui se traduira par la Triplice.

La France, elle, signera un traité d'alliance avec la Russie en 1893, et avec la Grande-Bretagne, en 1904, fondant la Triple Entente.



Le mécanisme des alliances, comme un effet "domino", va provoquer l'embrasement généralisé, cet été 1914

3) L'étincelle de Sarajevo

L’attentat contre l’héritier du trône austro-hongrois à Sarajevo, le 28 juin 1914, eut des conséquences dramatiques puisqu’il conduisit l’Europe, puis le monde, à la guerre.

L’archiduc François Ferdinand et son épouse quittent l’Hôtel de ville, cinq minutes avant leur assassinat - DR


Ce 28 juin 1914, l’archiduc fête ses quatorze ans de mariage avec la duchesse de Hohenberg, née Sophie Chotek de Chotkowa et Wognin. Un mariage d’amour qui obligea François-Ferdinand à accepter que son épouse ne soit pas associée au trône et que leurs enfants ne puissent être dynastes. Une situation que l’archiduc vit comme une injure.


Malgré les rumeurs de complots, François Ferdinand veut profiter de sa visite à Sarajevo pour apparaître publiquement avec son épouse qui, une fois n’est pas coutume, pourra bénéficier des honneurs que l’étiquette de la Maison impériale et royale ne lui permet pas de recevoir à la cour. Mais la duchesse de Hohenberg ne peut recevoir les honneurs militaires. Le retrait des troupes est donc ordonné, le couple ne bénéficie alors d’aucune protection de l’armée.

Parallèlement, Gavrilo Princip, 19 ans, un jeune étudiant nationaliste serbe bosniaque, fait le voyage pour la capitale de Bosnie-Herzégovine. Son objectif ? Perpétrer un attentat contre l’archiduc François Ferdinand.


Coupé Gräf & Stift du lieutenant-colonel Franz von Harrach, 
dans lequel s'installe le couple impérial dont il est pour la circonstance le garde du corps.



Dans la matinée du 28 juin, l’archiduc et sa femme s’installent à bord d’un petit cortège de voitures découvertes pour se rendre à l’Hôtel de ville. Toute la ville est couverte de drapeaux Le convoi longe la rivière Miljacka, qui traverse la ville, et s’arrête brièvement devant l’immeuble de la poste où des enfants leur remettent un télégramme.

Tous proches, Gavrilo Princip et ses camarades sont disséminés parmi les badauds. Trois complices de Princip, paralysés par la peur, laissent passer le cortège sans réagir. Mais un quatrième, Nedeljko Cabrinovic, lance une grenade en direction du convoi. Mais l’engin explose après le passage du véhicule princier. Nedeljko Cabrinovic est aussitôt appréhendé et l’archiduc se renseigne brièvement sur le sort des quelques blessés dans l’explosion.

Arrivé à l’Hôtel de Ville, moins d’un kilomètre plus loin, l’archiduc, énervé, interrompt le discours de bienvenue du maire. « Je suis venu vous rendre visite et on lance des grenades sur moi ! », lui lance François Ferdinand.

Manu militari, il remonte dans sa voiture et annonce son intention de se rendre à l’hôpital pour visiter les blessés. La sécurité n’est pas renforcée.

Le convoi princier repart mais le conducteur se trompe de chemin. Il s’arrête, veut faire machine arrière et crée un bouchon. Le cortège est alors complètement immobilisé. Par hasard, le couple se trouve alors à portée de tir de Gavrilo Princip au moment où le jeune homme et ses camarades cherchent à s’éloigner discrètement.

Gavrilo Princip, pour qui le principal mobile de l'attentat est la « vengeance pour toutes les souffrances que l'Autriche fait endurer au peuple », s'était rendu dans une boutique des environs pour s'acheter un sandwich (parce qu'il s'était résigné, ou alors parce qu'il avait cru à tort que l'archiduc était mort dans l'explosion), et il aperçut, peu avant 11h00 du matin, la voiture de François-Ferdinand qui passait près du pont Latin, le prince voulant obtenir lui-même des nouvelles de l'officier blessé. Princip rattrapa la voiture, puis tira deux fois : la première balle traversa le bord de la voiture et atteignit la duchesse de Hohenberg à l’abdomen. La seconde balle atteignit l'archiduc dans le cou. Tous deux furent conduits à la résidence du gouverneur, où ils moururent de leurs blessures quinze minutes plus tard.

Princip tenta de se suicider, d'abord en ingérant le cyanure, puis avec son pistolet. Comme Nedeljko Čabrinović, il vomit le poison (ce qui fit penser à la police que le groupe s'était fait vendre un poison beaucoup trop faible ou ce qu'ils croyaient être du cyanure) ; le pistolet lui fut arraché des mains par un groupe de badauds avant qu'il ait eu le temps de s'en servir.


Gavrilo Princip



L’arrestation de Gavrilo Princip - DR


Le décès de François Ferdinand et de son épouse est constaté quinze minutes plus tard.


Le complot de Apis

Jeune Bosnie, un groupe de jeunes anarchistes musulmans de nationalité serbe et croate, était équipé de modèles de pistolets de 1910, issus de la FN Herstal, et de bombes fournies par la Main Noire, une société secrète soutenue par les services secrets serbes et qui avait déjà fomenté un attentat (non mis à exécution) contre l'empereur François-Joseph en 1910.

La Main Noire était dirigée par le responsable des services secrets serbes, le colonel Dragutin Dimitrijević. Son nom dans l'organisation était Apis. Bien que liée au gouvernement serbe, la Main Noire dispose d'une autonomie énorme au sein du gouvernement serbe. Elle est un État dans l'État. L'armement du groupe de Princip n'est connu que de Apis.

Mais, malgré toutes les précautions de Apis, le président du conseil serbe, Nikola Pašić, apprend la préparation de l'attentat grâce à Protić, le ministre de l'intérieur. Il fait alors demander une enquête sur Apis, et, avec Protić, tente d'arrêter la mission du groupe de Princip. Tentative plus que difficile en effet, le président serbe ne connaissant absolument pas les réseaux de Jeune Bosnie. Il prend malgré tout contact avec les Serbes de Bosnie et demande à son ministre, Dušan Stefanović, le ministre de la guerre, de stopper les activités des services de renseignements serbes qui seraient selon lui une menace pour le gouvernement de Serbie. Il n'est pas clairement établi s'ils vont avertir le gouvernement austro-hongrois, mais il est sûr que l'ambassadeur serbe à Vienne, Jovan Jovanović, parle du groupe de Princip à Léon Von Bilinski, le ministre des finances et gouverneur de Bosnie, sans que l'on sache s'il s'agit d'une initiative individuelle ou d'une demande du gouvernement serbe d'informer Vienne.

Le degré d'implication de la Main Noire est contesté. Certains estiment que c'est cette organisation qui fut responsable de l'attaque et que les membres de Jeune Bosnie n'étaient que les exécutants. D'autres considèrent que Jeune Bosnie était idéologiquement très éloignée de la Main Noire et était si peu expérimentée que la Main Noire était persuadée que le complot n'aurait jamais réussi. Cependant, la plupart sont d'accord pour dire que la Main Noire a fourni les armes et le cyanure aux assassins.

Des liens directs entre le gouvernement serbe et l'action du groupe de Princip n'ont jamais été prouvés. Il existe en fait des indices qui laissent penser que le gouvernement serbe a tenté, de bonne foi, d'étouffer les menaces terroristes en Bosnie, puisqu'il évitait de susciter la colère du gouvernement austro-hongrois, après le contrecoup des guerres balkaniques. Selon une autre théorie, l'Okhrana aurait participé à l'attentat avec la Main Noire.

Les relations entre l'Autriche-Hongrie et la Serbie en 1914 étaient bonnes, le Premier ministre serbe, Nikola Pašić tenant particulièrement à ce bon voisinage, ce qui lui était reproché par les partisans d'une ligne plus dure panslave hostile à la présence autrichienne dans les Balkans. Ainsi les Russes et les Serbes voyaient d'un mauvais œil le slavophilisme de l’archiduc François-Ferdinand qui pourrait octroyer aux Bosniaques les même droits qu'aux Autrichiens et aux Hongrois.

Un attentat aux ramifications troubles

Tout commence à Belgrade, capitale de la Serbie, où le chef des services de renseignements, le colonel Dimitrievitch, manipule une organisation secrète terroriste, La Main noire. Celle-ci prône la réunion de tous les Slaves du Sud (on dit aussi Yougoslaves) autour de la Serbie, principal état slave des Balkans. A l'étranger, elle encourage des mouvements politiques comme celui, resté mystérieux, dont fait partie Princip.

L'assassin et ses complices sont des jeunes gens pauvres originaires de Bosnie-Herzégovine. Cette ancienne province ottomane, dont Sarajevo est la capitale, était devenue un protectorat de Vienne avant d'être formellement annexée par l'Autriche-Hongrie le 5 octobre 1908.

Pour faire avancer la cause yougoslave, Princip et cinq amis, dont un Bosniaque musulman, projettent de leur propre initiative d'assassiner un haut fonctionnaire autrichien. Apprenant l'arrivée à Sarajevo de l'héritier du vieil empereur d'Autriche François-Joseph 1er (84 ans), ils se disent qu'il fera encore mieux l'affaire.

L'archiduc (51 ans) visite Sarajevo en qualité d'inspecteur général des forces militaires.

Une première alerte a lieu le matin quand une bombe tombe près du cortège officiel. Elle rebondit sur la capote de la voiture de l'archiduc et blesse un officier de la voiture qui suit. Son auteur, Gabrinovitch, est arrêté. Un peu plus tard, l'archiduc et son épouse se rendent à l'hôpital pour visiter le blessé mais leur chauffeur se trompe d'itinéraire et dans une ruelle, doit ralentir pour prendre un virage.

Princip, qui se trouve opportunément à proximité, joue le tout pour le tout et tire deux coups de revolver sur la voiture. L'archiduchesse est tuée sur le coup. François-Ferdinand décède au bout de dix minutes. L'assassin est arrêté et rejoint en prison son ami ainsi que plusieurs complices présumés.



La mort tragique de l'archiduc François-Ferdinand de Habsbourg et de son épouse Sophie Chotek, duchesse de Hohenberg, émeut l'opinion publique européenne, même si les victimes n'étaient guère connues et encore moins populaires. L'empereur François-Joseph 1er les appréciait moins que quiconque.

Les policiers autrichiens montrent d'emblée un lien entre les assassins et la Serbie. Il apparaît dès lors raisonnable à l'ensemble des chancelleries européennes que Vienne punisse celle-ci. Personne n'imagine qu'un conflit local entre le prestigieux empire des Habsbourg et la Serbie archaïque puisse déraper...

La situation dérape

Le vieil empereur François-Joseph 1er ne veut à aucun prix de complications. La dynastie des Habsbourg a tout à y perdre de même que les Hongrois de l'empire, qui doivent faire face aux revendications des autres minorités : Tchèques, Polonais, Serbes, Italiens, Roumains... Mais le comte Berchtold, ministre austro-hongrois des Affaires étrangères, est impatient quant à lui d'en finir avec l'agitation serbe et, le 4 juillet, sitôt acquises les preuves de l'implication serbe dans l'attentat de Sarajevo, il envoie un émissaire à Berlin pour obtenir l'appui de l'empereur allemand Guillaume II...

Une entrevue à Potsdam avec le chancelier Allemand Theobald von Bethmann Hollweg assura les partisans de la guerre du soutien Allemand et, au cours du Conseil de la Couronne du 7 juillet 1914, l'Autriche-Hongrie posa un ultimatum. Seul, le comte Tisza s'y opposa. Le lendemain, 8 juillet 1914, il rédigea une lettre qui prévenait ainsi l'Empereur : « Une attaque contre la Serbie amènerait très vraisemblablement l'intervention de la Russie et une guerre mondiale s'ensuivrait ».

L'un des points de cet ultimatum était particulièrement irréalisable, si bien que la Serbie ne put accepter l'ensemble des conditions.

Le 25 juillet 1914, soutenu par la Russie, le gouvernement serbe refuse la participation de policiers autrichiens à l'enquête sur le territoire serbe. Les relations diplomatiques entre les deux États sont rompues.

Le 28 juillet 1914, soutenue par l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie déclare une guerre « préventive » à la Serbie, ce qui, par le jeu des alliances, mènera à la Première Guerre mondiale. L'Europe s'engage alors dans quatre années de guerre.

Dans la Wiener Zeitung du 29 juillet 1914, l'Empereur et Roi François-Joseph déclare à ses sujets : « J'ai tout examiné et tout pesé ; c'est la conscience tranquille que je m'engage sur le chemin que m'indique mon devoir »

Malgré cette déclaration officielle toujours chargée de rassurer les peuples, d'autres sources affirment que l'empereur octogénaire aurait signé la déclaration de guerre en disant : « Une guerre préventive, c'est comme un suicide par peur de la mort ».

Par ailleurs, suivant la tradition, François-Joseph aurait demandé au pape Pie X de bénir ses armées. Le Saint-Père lui aurait répondu : « Je ne bénis que la paix ».

Tous les membres du complot furent condamnés à l'emprisonnement, sauf Danilo Ilić, qui fut pendu, étant le seul majeur (en Autriche-Hongrie, la peine de mort ne pouvait être appliquée qu'à des condamnés ayant au moins 21 ans). Čabrinović mourut de la tuberculose en prison. Princip succombe également à une tuberculose contractée dans sa cellule le 28 avril 1918.

La statue de Gavrilo Princip érigée à Sarajevo

Les Serbes de Bosnie ont inauguré vendredi dans l’est de Sarajevo une statue de Gavrilo Princip, l’étudiant nationaliste qui a assassiné le 28 juin 1914 l’archiduc François-Ferdinand, héritier de la double monarchie austro-hongroise, un attentat lourd de conséquences puisqu’il engendra la Première Guerre mondiale.

La statue en bronze de deux mètres de haut a été dévoilée par le représentant serbe au sein de la présidence tripartite de Bosnie, Nebojsa Radmanovic.

Cette oeuvre architecturale semble cependant éveiller des fantômes de discordes de leur léthargie.

Ainsi, le centenaire de l’attentat sera émaillé samedi dans la capitale par un concert de l’Orchestre philharmonique de Vienne, qui sera boycotté par les dirigeants de la Serbie et ceux des Serbes de Bosnie.

Si les Serbes considèrent comme un héros national Gavrilo Princip, un Serbe de Bosnie âgé de 19 ans au moment de l’attentat, Croates et musulmans l’assimilent sans concession à un terroriste dont le geste fou entraîna quatre années d’une guerre éprouvante avec plus de dix millions de morts.

"Le meurtre d'un tyran" pour Emir Kusturica 

Mais les dirigeants serbes de Bosnie et de Serbie ont décidé d'organiser un tout autre événement à Visegrad, en Bosnie orientale. Ils ont décidé de rendre un hommage au "héros" Gavrilo Princip. Il y a deux ans, au moment de l'annonce des commémorations européennes de Sarajevo, les dirigeants serbes avaient dénoncé une approche "révisionniste" de l'histoire qui fait de Princip un "terroriste" et des Serbes les responsables de la Guerre.

Ils se réuniront donc à Andricgrad, une cité néo-médiévale édifiée au coeur de Visegrad au cours des trois dernières années. Le célèbre cinéaste serbe Emir Kusturica, maître de cérémonie, participera aux festivités: selon lui, l'assassinat de l'archiduc d'Autriche n'était pas "un acte terroriste", mais "le meurtre d'un tyran".

Un héritage contesté 

Cette mémoire différenciée trouve son explication dans l'histoire, indique France 24. Depuis cent ans, à l'angle de la rue où l'attentat a eu lieu, les monuments ont souvent été remplacés, en fonction des nombreux régimes politiques qu'a connu la ville de Sarajevo. En 1917, les portraits du couple princier y avaient été affichés. A la fin de la guerre, le régime serbe les avait retirés.

En 1930, c'est cette fois une plaque en hommage à Gavrilo Princip qui avait été apposée. Après la seconde guerre mondiale, le régime de Tito avait même installé les empreintes de ses pieds, raconte France 24. Enfin, en 1992, en pleine guerre de Bosnie, elles avaient été retirées. Cent ans après, l'héritage de Gavrilo Princip est donc toujours très contesté: la dispute ne semble pas prête de s'arrêter.

Les éditions de «La Liberté» de 1914



«La Liberté» publie le 28 juin 2014 les pages de son édition du 29 juin 1914 qui annonçait l'assassinat de l'Archiduc d'Autriche-Hongrie François-Ferdinand. Les unes de fin juillet et début août, contenant les déclarations de guerre et de mobilisation, sont aussi mises à disposition.

«Nous engageons le public à garder son calme dans les graves éventualités qui surviennent. Que Dieu protège la Suisse et inspire à nos soldats de faire courageusement leur devoir.» Ces mots ouvraient «La Liberté» du 31 juillet 1914. Cette même édition annonçait le début de la guerre en Europe.

Le lendemain, le 1er août, la mobilisation de l'armée Suisse et l'assassinat de Jaurès étaient dans les colonnes du journal. Le 3 août, le quotidien ouvrait sur un constat terrifiant: «L'Europe a marché rapidement vers le cataclysme que toutes les grandes puissances redoutaient sans qu'aucune eût la volonté de s'y soustraire.»

Cinq pages des archives de 1914 sont proposées ci-dessous en téléchargement au format PDF.


Egger Ph.

Le gamin qui voulait nettoyer les océans


Il y a trois ans, Boyan s'est mis en tête de débarrasser le Pacifique de ses déchets. Une étude de faisabilité, qui vient d'être publiée, lui donne raison.

La solution proposée par Boyan pourrait permettre une extraction des déchets plastiques 33 fois moins chère. 


Plus de trois millions. C'est, en kilomètres carrés, la quantité alarmante de déchets qui flottent dans le Pacifique nord, au large des côtes américaines. Les scientifiques parlent d'un "septième continent", où le plastique est six fois plus important que le plancton. Et le pire, c'est qu'il existe quatre autres zones de ce type. On les appelle les "gyres océaniques", sortes de tourbillons géants favorisant l'amoncellement des détritus.

Si plusieurs expéditions ont été menées pour observer et quantifier le phénomène depuis sa découverte par l'océanographe Charles Moore en 1997, aucun remède efficace n'a jusqu'alors été trouvé. Aucun ? Peut-être pas exactement... Aujourd'hui, une centaine d'experts s'activent autour d'un projet à l'ambition révolutionnaire. Celui de Boyan Slat, un génie néerlandais d'à peine dix-neuf ans. Il y a trois ans, il a abandonné ses études en aérospatiale pour se consacrer exclusivement à sa fondation, The Ocean Cleanup. Objectif : vider la "grande poubelle du Pacifique" de la moitié de ses déchets (soit 70 000 tonnes) en dix ans.

Une extraction plus rapide et moins chère

Le déclic, Boyan l'a eu à l'âge de seize ans. "J'étais en vacances en Grèce pour faire de la plongée, raconte-t-il. Dans l'eau, j'ai été désespéré de rencontrer plus de déchets plastiques que de poissons." Obsédé par sa triste découverte, il revient chez lui avec l'idée de "sauver les océans". Rien de moins. Au lycée, un projet étudiant lui permet d'exposer une première fois son idée, inédite. "Les méthodes traditionnelles utilisent des filets, qui causent du tort à la vie sous-marine. Mon idée, c'est d'exploiter les courants pour attraper et concentrer les déchets au sein d'une plateforme alimentée à l'énergie solaire. J'aime d'ailleurs le terme révolution, car il a un double sens ici : en plus de n'avoir jamais été expérimenté, le système utilise les courants et leur force rotative."

Le dispositif, composé de tuyaux et de bouées reliés à des panneaux profonds de 3 mètres, permettrait une extraction 7 900 fois plus rapide et 33 fois moins chère que les méthodes conventionnelles. C'est du moins ce qu'avancent Boyan et son équipe, composée d'une centaine d'experts, de scientifiques et de chercheurs. Seul au départ, le jeune homme se consacre exclusivement à son projet et à sa fondation depuis 2012. "J'ai eu des doutes, et ma famille également, concède-t-il. Tout est allé lentement, peut-être trop à mon goût. Puis, un jour, les médias ont commencé à s'intéresser à moi. Dès lors, j'ai reçu plusieurs centaines de mails par jour et n'ai eu aucun mal à former une équipe pour franchir l'étape de la simple réflexion."

Le spot de présentation du projet



Deux millions de dollars à récolter 

Enfant, Boyan préférait déjà Discovery Channel aux dessins animés. Aujourd'hui, celui qui vit encore chez ses parents dédie plus de quatre-vingt-dix heures par semaine au développement de son idée. Une étude de faisabilité de plus de cinq cents pages, publiée sur son site, est d'ailleurs venue valider ses efforts il y a peu. "Cela a été un énorme soulagement, témoigne-t-il. C'est un vrai gage de crédibilité." Pour autant, il n'a pas encore réussi à dissiper tous les doutes le concernant. Quelques scientifiques considèrent encore son travail comme trop ambitieux, risqué et incomplet. "Je ne peux pas régler tous les problèmes, répond-il. Mais cette solution est viable des points de vue de la santé, de l'économie et de l'environnement. Ce dont on aurait besoin avant tout, c'est d'empêcher que ce plastique n'aille dans l'océan."

Pour observer le dispositif en action, il faudra attendre encore quelques années. Au moins jusqu'en 2020. En attendant, Boyan Slat intensifie son engagement et prépare un dispositif pilote, qui devrait être installé dans les "trois ou quatre ans à venir." Il a, dans cette optique, lancé une campagne de levée de fonds sur le Web. Objectif : récolter deux millions de dollars en cent jours. Démesuré ? Pas tant que ça. Une vingtaine de jours seulement après sa mise en ligne, il a presque atteint la moitié de son objectif. "Je suis vraiment confiant, assure-t-il. Nous n'avons plus rien à prouver désormais. Grâce à l'étude de faisabilité, tout le monde sait que ce projet est réalisable."

Yann Soudé 

La mairie de Moscou se trompe de graine et plante du cannabis en ville


La mairie de Moscou vient de faire la bourde du siècle : en voulant planter du gazon près d'unestation de métro, il se sont retrouvés avec des plants de cannabis à la place.



Voilà un epic fail qui devrait ravir les consommateurs de marijuana : la mairie de Moscou a eu un petit soucis au moment d’effectuer quelques travaux d'aménagement et a vu des plants de cannabis émerger au lieu du gazon initialement prévu.

Ce sont les autorités qui ont découvert pas moins de 230 plants de cannabis au sud de Moscou près de la station de métro Borissovo. A cet endroit devaient être effectués des travaux d'aménagement et les employés de la mairie avait initialement planté du gazon. Mais à la place du gazon ce sont les plans de cannabis qui sont apparus. Les autorités tentent maintenant de savoir comment ces graines sont arrivées là-bas.

Le semis contenait peut-être déjà des graines de cannabis

Deux hypothèses sont privilégiées par le service fédéral de contrôle des narcotiques : soit les graines de cannabis se trouvaient déjà dans le semis utilisé et elles ont donné naissance à ces plants de cannabis au lieu du gazon prévu, ou bien ce sont des consommateurs qui ont profité de l'occasion pour planter leur graines à l'insu des employés de la mairie.

En tout cas les autorités en charge de la lutte contre la drogue ont dû s'essayer à l'horticulture pour faire disparaître ces plantes indésirables. Une histoire insolite qui a poussé la journaliste de la chaîne de télévision russe Russia Today à déclarer : Ces choses là n'arrivent qu'à Moscou. Cette fois ce sont les autorités qui ont été prises au dépourvu : la semaine dernière, un anglais s'était fait saisir ses 18 pieds de cannabis après avoir appelé la police par erreur.


Le Royaume-Uni proche d'une sortie de l'Europe ?


La presse britannique estimait samedi que le pays était près de quitter l'UE après la désignation de Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission européenne.

Le premier ministre britannique David Cameron a estimé que la désignation du Luxembourgeois Jean-Claude Juncker était un «jour sombre pour l'Europe». (photo: Reuters/Pascal Rossignol)


La presse britannique, inquiète, estimait samedi que le pays était près de quitter l'Union européenne après l'échec du Premier ministre David Cameron, qui n'a pas réussi à faire barrage à la désignation de Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission européenne.

Mais les opinions sont divisées quant à savoir qui est à blâmer, de M. Cameron ou de Bruxelles, pour la difficulté de convaincre les Britanniques de rester dans l'Union européenne si un référendum se tenait en 2017.

Référendum en 2017

M. Cameron s'est engagé à organiser un référendum sur l'appartenance de son pays à l'UE en 2017 s'il est réélu l'an prochain.

«Une marche de plus vers la sortie de l'Europe», écrit le «Daily Telegraph», le grand quotidien conservateur.

Le Daily Mail, eurosceptique, enfonce le clou en déclarant que «Cameron le perdant est le Rooney de l'Europe», en référence à Wayne Rooney, l'attaquant de Manchester, dont l'équipe n'a pas dépassé le premier tour au Mondial de football au Brésil.

The Times de Rupert Murdoch partage la même constatation à sa Une : «Le Royaume-Uni proche de la sortie de l'UE». Mais le pays s'avère ainsi mieux loti dans un «splendide isolement» et Cameron a «renforcé la position de la Grande-Bretagne en maintenant une robuste opposition» et ses chances de remporter les élections l'an prochain.

Un «moment dangereux»

Le pro-UE Independant évoque «une défaite, un désastre». «Ce splendide isolement n'est pas la manière d'engranger des arguments en faveur de l'UE», souligne le quotidien.

Le Guardian (gauche) déclare également que «le Royaume Uni est proche d'une sortie de l'UE après l'élection de Junker. Alors que le Sun, patriotique, écrit, «Cam, nous sommes en guerre avec l'UE».

Enfin le Financial Times analyse qu'il s'agit d'un «changement de pouvoir historique au sein de l'UE» et d'un «moment dangereux pour les relations du Royaume-Uni avec l'Europe».

vendredi 27 juin 2014

L’île d’Ogoz au coeur d'un nouveau livre


Bernard Gasser a souhaité rédiger un bouquin «sérieux» mais vivant et rempli d’anecdotes. © Charly Rappo


Elle est la «perle» du lac de la Gruyère. Elle semble familière et pourtant son histoire reste méconnue. Elle? C’est l’île d’Ogoz, phare majeur du pays de Fribourg. Suisses et touristes la découvrent en franchissant le viaduc autoroutier de l’A12 qui domine les deux tours médiévales de l’île et sa chapelle.

Une sélection de photos de l'île

Depuis quelques jours, un livre retrace de manière complète l’histoire et l’actualité d’Ogoz. Né d’une initiative lancée par l’Association île d’Ogoz, qui se charge de la préservation et de la mise en valeur du site depuis 1996, l’ouvrage a été dévoilé mardi soir lors d’un vernissage sur l’île.

Cette publication, intitulée «Ogoz, de la cité à l’île», est l’œuvre de Bernard Gasser, enseignant au CO de Jolimont, à Fribourg. Plusieurs personnes ont également contribué à sa conception et à sa relecture, à commencer par Gilles Bourgarel, du Service archéologique de l’Etat de Fribourg, qui en a assuré la validité scientifique.

Le livre de Bernard Gasser rappelle notamment que le lac de la Gruyère, créé artificiellement en 1948, a profondément modifié le paysage de toute la région. «Les mentalités même en sont influencées. Beaucoup d’anciens qui ont vécu le tournant des années 1947-1948 ne sont plus. Mais leur esprit demeure chez leurs successeurs, porteurs à leur tour des souvenirs attachés aux terres et aux fermes englouties», note-t-il.

Didactique, richement documenté et illustré, le travail de l’historien se veut tout public. «Les textes imprimés sur fonds colorés sont pour les gens pressés», glisse l’auteur, qui est l’un des rédacteurs des futurs moyens d’enseignement romand en histoire. L’Association île d’Ogoz a choisi d’autoéditer ce livre. Tiré à 1500 exemplaires, il est disponible sur le site internet de l’association.

Flora Berset

jeudi 26 juin 2014

Shaqiri a sonné la révolte, La Suisse en 8èmes !


Bravo à toute l'équipe de Suisse

Le Corcovado était avec nous !

Manaus n'a pas été le tombeau de la Suisse. Victorieuse 3-0 du Honduras sur un triplé de Xherdan Shaqiri au coeur de l'Amazonie, elle demeure encore en course dans cette Coupe du monde 2014 délirante.

Défier l'Argentine de Messi

La prochaine étape la mènera vers un huitième de finale contre l'Argentine mardi 1er juillet à Sao Paolo. Même si, sur le papier, ses chances de succès sont infimes en raison de l'excellence de la forme de Lionel Messi, rien ne peut interdire à la Suisse de rêver à l'impossible exploit.

C'est là toute la magie du football et de cette Coupe du monde au Brésil qui, depuis quinze jours, provoque le désespoir de bien des pronostiqueurs. Fort heureusement, un nouveau séisme ne s'est pas produit à Maracana avec une victoire de l'Equateur devant la France qui aurait considérablement compliqué la tâche de l'équipe de Suisse.

Un immense Shaqiri



Si les critiques l'énervent comme il l'a avoué, elles ont l'immense mérite de l'inspirer. A Manaus, on a enfin retrouvé le Xherdan Shaqiri des grands jours. Positionné dans l'axe en soutien direct de Josip Drmic, le joueur du Bayern Munich a cette fois pleinement répondu à toutes les attentes. Après avoir failli frapper à la 3e minute déjà sur un centre de Drmic, Shaqiri a trouvé l'ouverture à la 6e minute sur une frappe enroulée dont il a le secret. A la 31e, il était à la conclusion d'une rupture imparable initiée par Inler et Drmic. Et enfin à la 71e, il signait le triplé sur un nouveau caviar de Drmic.

Drmic a fait le job

Titularisé à nouveau à la pointe de l'attaque, Josip Drmic a pleinement justifié la confiance du sélectionneur. Dévoreur d'espace, l'ancien joueur du FC Zurich s'est régalé devant le Honduras. L'espoir qu'il puisse également exprimer ses qualités devant les Argentins n'a rien d'utopique. Aligné pour sa part pour la première fois dans cette Coupe du monde, Fabian Schär n'a pas été poussé dans ses derniers retranchements en raison de la faiblesse de l'opposition. Le sentiment toutefois est que cette défense suisse, malgré ce "clean sheet", demeure très fragile.



En menant 2-0 après une grosse demi-heure de jeu, la Suisse pouvait même nourrir l'ambition de se qualifier sans bénéficier du concours de la France. Une ambition qui s'est matérialisée avec le 3-0 de Shaqiri. Face à des Honduriens condamnés à faire le jeu mais incapables de se procurer la moindre occasion avant la 52e minute et un sauvetage sur la ligne de Rodriguez devant Bengston, la Suisse jouait sur du velours.

Cinq jours après le scénario catastrophe de Salvador devant la France, Ottmar Hitzfeld n'avait peut-être osé imaginer un début de match aussi favorable pour ses couleurs. Le sélectionneur aurait pu perdre une grande partie de son aura à Manaus. Avec cette victoire, il peut faire taire désormais toutes les critiques.

La discipline collective a payé


«XS» n'a pas été le seul à prendre ses responsabilités. Le capitaine Inler a ainsi montré un tout autre esprit que face à la France. Le demi régulateur a donné diverses impulsions déterminantes, dont celle qui a mené au 0-2. A la peine depuis le début du Mondial, Lichtsteiner a lui aussi ressuscité. La latéral s'est rappelé à ses tâches défensives tout en apportant une intéressante contribution offensive. Quant à Benaglio, il s'est érigé en mur devant les assauts de la Bicolor, dégoûtant Najar (78e) et Bengtson (80e).

Si elle a rassuré tant par son état d’esprit que par un jeu retrouvé, la Nati n’a pas toujours convaincu sur le plan défensif. La charnière centrale composée de Schär et de Djourou a trop souvent été prise en défaut. Face à l’Argentine de Messi, il s’agira de resserrer les boulons pour réaliser l'exploit et vivre le rêve d’un quart de finale

13 tirs cadrés

L’équipe suisse a tiré 16 fois au but face au Honduras, cadrant à 13 reprises. Un taux de précision exceptionnel à ce niveau. Sur ces 13 envois, 7 ont été sauvés par Noel Valladares, le gardien hondurien. Trois ont été bloqués par les défenseurs et... trois ont fini au fond des filets par la grâce du pied gauche de Xherdan Shaqiri.


Et soudain, Fribourg chavire de bonheur

Oublié, le camouflet infligé par les Français:l’heure est à la joie devant les écrans géants de Saint-Léonard. © Vincent Murith/La Liberté


Quelque 1500 spectateurs ont suivi le match Honduras-Suisse mercredi soir dans la fan zone de Saint-Léonard. Dans une chaude ambiance, même si celle-ci a mis du temps à se dessiner. Reportage (+ photos) au cœur des supporters.


Nos photos des fans réunis à Saint-Léonard 


Drapeaux rouges à croix blanche flottants au vent, cris de joie, cor des Alpes, applaudissements, klaxons… Les 1500 spectateurs (estimation des organisateurs) massés sur l’esplanade de Saint-Léonard, à Fribourg, se déchaînent, au coup de sifflet final de Suisse-Honduras, hier soir sur le coup 23h50. Toutes les émotions ressortent d’un bloc. Il faut dire qu’elles ont été longtemps contenues.


Témoin le début de la rencontre. L’écran géant a beau être magnifique, le match est crispant, malgré l’ouverture du score rapide par Shaqiri, le héros de la soirée. Le public applaudit, encourage, mais cela reste timide. Comme s’il n’osait pas encore croire à la qualification.

Au fil des minutes, toutefois, les supporters helvétiques se détendent. Au deuxième but, c’est une explosion de joie. L’assistance se lève comme un seul homme, les quatre joueurs de Fribourg-Gottéron, assis au deuxième rang, en tête. Cette fois, la Suisse a son ticket pour les huitièmes de finale, plus personne n’en doute. «Nous allons gagner, mais sans la manière. Enfin, pas vraiment», analysent Maxime Gobet et Thierry Roch, deux collégiens âgés de 18 ans.


Oublié Benzema et ses accélérations fulgurantes, oublié Giroud et ses ravageurs coups de tête (et de pied), l’équipe suisse mène et l’ambiance monte d’un cran. Chaque attaque helvétique donne lieu à des «oh» ou des «ah» d’admiration. «Je ne suis pas vraiment foot, mais c’est très sympa. C’est la Suisse, c’est la Coupe du monde. Et ce soir, ça se passe bien. C’est cool», sourit Sophie 25 ans. A peine ébranlée, en ce début de seconde mi-temps, par une action très dangereuse des Honduriens. Qui sera suivie par quelques moments difficiles.


«Qu’est-ce qu’ils fichent. Gardez vos ballons plus longtemps», peste un spectateur. Lorsque, soudain, Shaqiri marque son troisième but de la soirée. Saint-Léonard chavire de bonheur, le bal des klaxons débute. Il se poursuivra dans les rues de la capitale cantonale.

François Mauron

mardi 24 juin 2014

La légende selon le Puy du Fou


Fabuleux spectacle parmi d’autres: des chevaliers en armure qui tentent, sur leurs destriers, de percer «le secret de la lance»… © DR


Le parc à thème de Vendée se trouve loin, très loin d’ici. Avec ses spectacles, sa nature, sa Cinéscénie et son esprit, il mérite pourtant le déplacement.

L’article que vous êtes en train de lire, qu’on soit bien d’accord, n’est pas un publireportage. Ah! non, parce que je connais votre esprit tordu. Si machin vante ce truc-là, vous vous direz, c’est parce qu’il a été invité, nourri, choyé. Voilà donc monsieur le journaliste qui, en retour, remercie la maison en écrivant des salades. Arrêtez. J’ai payé l’entrée, le repas, tout. Et le Puy du Fou m’a tant émerveillé, l’autre week-end, que j’aurais été prêt à tout payer à double!

Si c’est loin la Vendée? Très loin d’ici. Dix heures de route pour se rendre là-bas, dans l’ouest de la France, mais aucune importance. La «colline aux hêtres» - l’étymologie du Puy du Fou - vaut le déplacement. L’endroit est enchanteur, sinon enchanté par des magiciens vendéens. Ils vous ont une de ces imaginations, ceux-là!

Une insolente réussite

Les gens du parc, les Puyfolais, se donnent sans compter pour réconcilier le public avec l’histoire et en particulier les Français avec la leur. Ils le font si bien, depuis des années, que le Puy du Fou casse tout. Elu plus beau parc à thème du monde en 2012 et meilleur parc européen en 2013, il est aujourd’hui le deuxième lieu de loisirs le plus fréquenté de France. Son développement artistique, technologique et hôtelier, ses spectacles qu’il exporte en Angleterre, aux Pays-Bas et en Russie, ses innombrables activités, ainsi que les chiffres témoignant de sa insolente réussite, tout ça donne le vertige. Mais laissons tomber les chiffres.

Le Puy du Fou est né en 1978 grâce à Philippe de Villiers, alors jeune député du coin, qui, à défaut d’argent, avait l’idée saugrenue de créer un spectacle grand public devant une ruine de château perdue au milieu de nulle part.


La ruine, trente-six ans plus tard, a des allures de royaume. Malgré son immensité, pourtant, le Puy du Fou garde une magie intacte. Il s’agit d’un endroit où souffle un esprit et où, du coup, on se sent bien. Y compris quand, comme moi, on fuit les parcs d’attractions. Ici pas de voum-voum qui vous mettent cul par-dessus tête, pas de milliers de gens qui vous marchent sur les pieds.

Place à la nature, omniprésente, majestueuse, à une variété infinie de plantes et à beaucoup d’animaux. Le vivant règne en maître même dans les les spectacles présentés du matin au soir aux quatre coins du parc.

Tous ces tableaux vivants se dressent comme d’éclatants menhirs plantés dans la mémoire des hommes. On est surpris par leur ampleur et bientôt abasourdis d’admiration. Comment de tels spectacles sont-ils possibles? On se frotte les yeux pour y croire.



Arthur marche sur l’eau

Il y a le roi Arthur qui marche sur l’eau, la Table ronde qui se met à voler, des chevaliers en armure et à cheval, des Vikings qui attaquent un village médiéval, un drakkar qui surgit des entrailles de la mer, des donjons qui se renversent. Il y a des aigles et des vautours qui tombent du ciel pour venir frôler votre crâne, des mousquetaires qui ferraillent, un Mozart qui pianote dans la nuit sur des orgues de feu, les fauves d’un Colisée romain qui jettent des regards gourmands à des chrétiens.



Il y a mille autres choses encore à voir, d’un village du XVIIe siècle au château Renaissance, du fort de l’An Mil en passant au Bourg 1900.

Le plus émouvant, là-dedans, c’est que le texte et la musique classique - ouh, les gros mots! - sont de la partie. Le Puy raconte la légende des siècles en y mettant le verbe. Y compris celui de Jean de La Fontaine, qui a un jardin où ses fables s’animent et la voix de Depardieu. Dans d’autres tableaux, on entend Philippe Noiret, Jean Piat, Michel Duchaussoy. Les meilleurs sont là.

Reste le plus beau: la Cinéscénie. Les soirs d’été, avec ses 1400 acteurs et bénévoles de la région, sa scène large comme le canton d’Uri et tous ses artifices, cette fresque illustre l’histoire du vaillant peuple vendéen du Moyen Age à la Première Guerre mondiale, à travers le destin d’une famille. Cette chanson de geste fait partie des choses qu’il faut avoir vues une fois dans sa vie.



Elle submerge d’émotion, à chaque fois, les 14 000 spectateurs assis dans les gradins. Là aussi, c’est écrit. Par Philippe de Villiers, l’auteur du spectacle, qui sait manier la plume. Et n’est guère sectaire. Le parc qu’il a créé s’adresse, aujourd’hui, à tout le monde. Même si on est de gauche, contrairement à de Villiers, on ne peut que s’incliner. Tout surprend et envoûte, au Puy du Fou, jusque dans les moindres détails.

Partant pour dix heures de route?

***

Un maestro fribourgeois chez les puyfolais

Rien que ça! Jérôme Kuhn a dirigé le Prague Symphonic Ensemble, l’an dernier au Puy du Fou, dans un spectacle dont les représentations ont attiré 90 000 spectateurs. Il y a de quoi rouler les mécaniques. Or le maestro fribourgeois, en décembre, se contente de rouler. Les trajets entre la Suisse et la Vendée, ça le connaît. Kuhn est le Fribourgeois du Puy et le complice musical de Nicolas de Villiers, grand manitou artistique du lieu. «A mon arrivée là-bas, les gens ont été frappés de m’entendre parler le français. Quand ils ont réalisé qu’un Suisse ne s’exprimait pas forcément en allemand, ce fut le déclic!», raconte Jérôme. Plus forts en histoire de France, ces Vendéens, qu’en géographie suisse…

N’empêche, grâce à Kuhn, un petit air fribourgeois flotte sur le Puy du Fou. Avec Le Canard Chipeau, qu’il dirige, et le chœur de l’Ensemble vocal de Villars-sur-Glâne, le chef a enregistré des chants qui accompagnent plusieurs spectacles. Quant à une des chansons du spectacle de cape et d’épée «Mousquetaire de Richelieu», visible en ce moment, elle est interprétée par Natascha Monney (19 ans), élève singinoise de la classe de musique de Kuhn…

Ce dernier a aussi présenté aux Puyfolais le compositeur jurassien Nathan Stornetta, qui l’ont enrôlé. «Notre travail pour le Puy a un côté laboratoire où se mêlent recherches et contraintes, bouillonnement artistique et rigueur professionnelle», dit Jérôme. Là où il entre en scène, depuis 2013, c’est en décembre pour diriger, entre des chameaux qui passent et des anges qui volent, l’orchestre du «Mystère de Noël». Cette féerie a lieu au Grand Carrousel, salle géante qui possède le plus grand rideau rouge du monde. «A notre première représentation, j’ai été surpris de voir tant de monde. On aurait dit un match de foot!» Et l’ambiance? «Idem! Il n’y a pas eu une seule fois où les 3000 spectateurs ne se sont pas levés, à la fin, pour acclamer les artistes. Lorsqu’on a vécu ça et que les représentations sont terminées, vient le contrecoup. Il y a quelques jours où on a du mal à redescendre sur terre…»

Pascal Bertschy

Plusieurs séisme importants en une journée


Séisme de magnitude 7,2 au large des Iles Kermadec en Nouvelle Zélande

Un important séisme d'une magnitude de 7,2 a frappé mardi au large des Iles Kermadec en Nouvelle Zélande, a annoncé lundi l'Institut américain de géologie (USGS) précisant qu'il n'y a pas de menace de tsunami.
   
Le séisme a eu lieu à 7h19 locales (19h19 GMT lundi) et était situé à 73 kilomètres au  sud-est de l'Ile Raoul, selon l'USGS. L'épicentre s'est situé à une profondeur de 30 kilomètres.

Séisme de magnitude 8 au large de l'Alaska

Un important séisme de magnitude 8 a eu lieu lundi au large de l'Alaska, a annoncé l'Institut américain de géologie (USGS). Une alerte au tsunami a été émise pour l'Alaska et la côte du Canada, ont indiqué les météorologues américains.
   
Le tremblement de terre s'est produit à 20h53 GMT à 24 kilomètres au sud-est de l'île Little Sitkin, en Alaska, un Etat américain situé au nord-ouest du Canada, selon l'USGS. L'épicentre se trouvait à une profondeur de 114,4 kilomètres.

Le professeur Gilles-Eric Séralini publie une nouvelle étude qui accuse encore une fois Monsanto




Le professeur français Gilles-Eric Séralini a annoncé mardi une nouvelle publication de son étude controversée sur les effets toxiques sur les rats d'un maïs OGM et de l'herbicide Roundup, cette fois-ci dans la revue Environmental Sciences Europe.
 
Cette étude avait été publiée à l'origine en 2012 dans une autre revue, Food and Chemical Toxicology, qui l'avait ensuite retirée, ne la jugeant pas assez probante en raison de sa méthodologie. Légèrement remanié dans sa forme, le nouvel article s'appuie toutefois sur la même étude sur les rats, qui a donné lieu à de nombreux débats scientifiques. Il pointe "la toxicité du Roundup et ses impacts sur les organes de détoxification du corps, le foie et les reins ainsi que sa capacité à perturber le système hormonal à très faible dose", a souligné l'association Criigen, dont est membre le Pr Séralini.

"Discussion rationelle"

"Des observations similaires ont été faites sur les OGM, notamment du fait des résidus de pesticides, mais aussi à cause de modifications génétiques", a ajouté le Criigen (Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique). Winfried Schröder, éditeur pour la revue Environmental Sciences Europe, indique dans un communiqué souhaiter en republiant cet article, "permettre une discussion rationnelle" sur ces travaux. "Le seul objectif est de permettre la transparence scientifique et, sur cette base, une discussion qui ne cherche pas à cacher, mais bien à se concentrer sur ces controverses méthodologiques nécessaires", ajoute-t-il.

"Open source"

Cette publication se fait en "open source", ce qui fait que les données sont enaccès libre pour l'ensemble de la "communauté scientifique", "ce que l'industrie s'est toujours refusée de faire au nom du secret industriel ou de la propriété intellectuelle", souligne le Criigen. Publiées en 2012, les conclusions de l'étude du professeur Séralini sur les effets sur les rats du maïs NK603 et de l'herbicide Roundup fabriqué par Mosanto, avaient été rejetées par l'Agence européenne de sécurité des aliments (Efsa) et l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) en France.

Méthodologie

Mais elles ont nourri un débat d'une ampleur inédite sur les protocoles utilisés pour tester les OGM. Les agences sanitaires française et européenne avaient notamment recommandé que soient conduites des études sur les effets à long terme de la consommation d'OGM, quasiment inexistantes aujourd'hui. La revue Food and chemical toxicology (groupe Elsevier), qui l'avait publiée, a retiré l'article en novembre dernier en mettant en cause la méthodologie (nombre et type de rats utilisés). Le professeur Séralini avait relié cette décision de retrait à l'arrivée dans le comité éditorial de la revue de Richard Goodman, "un biologiste qui a travaillé plusieurs années chez Monsanto".

Cinq questions brûlantes avant Suisse-Honduras


1.Ottmar Hitzfeld va-t-il disputer son dernier match?

Si son soixantième match à la tête de l'équipe de Suisse sera son dernier, sa fin de carrière d'Ottmar Hitzfeld sera marquée d'une tache indélébile.

Deuxième entraîneur à avoir gagné la Ligue des Champions à la tête de deux clubs (Bayern Munich et Borussia Dortmund), Ottmar Hitzfeld pourrait devenir le premier de l'histoire à connaître deux éliminations successives en phase de poules de la Coupe du monde après avoir pourtant à chaque fois remporté le match initial.

2.Fabian Schär va-t-il être titulaire?

Un tel scénario bien improbable s'explique en partie par un coaching défaillant. En Afrique du Sud, l'Allemand avait commis l'erreur de modifier le onze de départ qui avait battu l'Espagne pour la rencontre contre le Chili. Au Brésil, c'est l'architecture de sa liste des vingt-trois qui fait débat. Pourquoi avoir sélectionné un Fabian Schär qui souffre apparemment toujours de ses genoux ? Pourquoi avoir laissé à la maison un Pajtim Kasami qui avait si bien personnifié le culot de la sélection en automne, une sélection considérée comme «la plus talentueuse du football suisse» ?

Vendredi à Salvador, la Suisse a concédé la «mère de toutes les défaites», ce 5-2 contre la France après avoir - il ne faudra jamais l'oublier - été menée 5-0. Une défaite due à la fois aux défaillances individuelles, à la faillite des leaders et à un déficit physique qui est patent même si l'on nous répète que l'équipe de Suisse «a travaillé avec une intensité incroyable à Weggis». Dans cette Coupe du monde où cela part dans tous les sens à une vitesse folle, nos joueurs, à l'image de Gökhan Inler et de Valon Behrami, donnent l'impression d'être à l'arrêt.

3. La Nati va-t-elle supporter la chaleur?

Mercredi à Manaus dans une rencontre qui se jouera à 16h00 locales avec une température qui devrait dépasser les 30 degrés et une humidité extrême, les Suisses devront trouver l'ouverture face à la formation la moins «flashy» du tournoi. Le Honduras mise essentiellement sur un engagement physique de tous les instants. Sa charnière centrale est composée de deux hommes, Figueroa et Bernardez, qui sont de véritables «tueurs à gage».

Toutefois, les Honduriens savent également jouer au football avec notamment l'apport de joueurs qui avaient éliminé l'Espagne il y a deux ans aux Jeux de Londres. L'élément le plus dangereux est le demi gauche Roger Espinoza (Wigan) qui obligera très certainement Stephan Lichtsteiner à ne pas oublier de défendre.

4. Va-t-on revivre le même scénario qu'en 2010?

Il y a quatre ans à Bloemfontein, le Honduras avait sauvé son honneur en cueillant un point à la Suisse (0-0) après ses défaites contre le Chili et l'Espagne. Battus 3-0 par la France et 2-1 par l'Equateur, les Honduriens conservent un mince espoir de qualification. Ils doivent battre la Suisse en soignant leur goal average et espérer que l'Equateur s'incline devant la France. Malgré cette possibilité, on voit mal les Honduriens monter à l'abordage dans la touffeur de Manaus. Toutefois, on rappellera que la Suisse avait été plutôt bien payée à Bloemfontein. Diego Benaglio, auteur de plusieurs parades, avait été son meilleur homme.

5. La France va-t-elle gagner contre l'Equateur?

Dans un scénario idéal - victoire de la France à Maracana devant l'Equateur -, un nul suffira au bonheur de l'équipe de Suisse. Même si elle est éliminée au coup d'envoi de cette troisième et dernière journée, la Suisse possède vraiment les meilleures cartes dans son duel à distance avec l'Equateur. Si elle le remporte, elle aura droit alors à ce huitième de finale à Sao Paolo du 1er juillet contre l'Argentine de Lionel Messi. Même si comme l'affirme avec raison l'ancien international Karl Odermatt dans sa chronique dans la «Basler Zeitung» que «rien ne sera plus comme avant après le match contre la France», l'espoir d'un impossible exploit s'éveillera à nouveau dans tout le pays.

Les trains remplacés par des bus entre Fribourg et Payerne


Les voyageurs circulant entre Fribourg et Payerne devront prendre le bus au lieu du train cet été. Les CFF ont mis en place cette solution de remplacement pendant la fermeture de la ligne prévue du 7 juillet au 22 août pour cause de travaux.



Ces bus auront une cadence à la demi-heure, soit à peu près deux bus pour un train, selon un communiqué publié mardi. «Les temps de parcours sont prolongés d’une vingtaine de minutes environ», précisent les CFF. Entre Payerne et Yverdon-les-Bains, les trains circulent selon l’horaire.

Cette mesure intervient dans le cadre de la deuxième étape des travaux pour le RER fribourgeois. En décembre, ce dernier verra ses trains passer à une cadence à la demi-heure entre Fribourg et Yverdon-les-Bains.

Plusieurs chantiers sont en cours pour procéder aux adaptations nécessaires. Le chantier permet d’effectuer les travaux de gros-œuvre (creuse de passages inférieurs, construction des quais) des gares de Léchelles, Corcelles Sud et Grolley notamment. Des renouvellements de voies et de lignes de contact sont aussi au programme.

La fermeture provisoire de la ligne jusqu'à Payerne vise à concentrer les travaux lourds en période de faible affluence, tout en évitant des travaux de nuit supplémentaires.

Des affiches sont disposées dans les gares pour informer les voyageurs et l’horaire en ligne est mis à jour. Des annonces sont diffusées par haut-parleur. Une brochure est disponible dans les gares de la région et sur www.cff.ch/fribourg. Des informations sont disponibles auprès des canaux suivants:

•Information automatique sur le trafic ferroviaire tél. 166 (CHF 0.50 par appel et par minute), 24 heures sur 24
•Rail Service 0900 300 300 (CHF 1.19/min depuis le réseau fixe suisse), 24 heures sur 24
•www.cff.ch/fribourg  et www.cff.ch/166

Caisse unique: les Suisses diraient oui à l'initiative


BRAVO !

Les personnes interrogées ont également émis un avis positif concernant le dossier de patient électronique. 
© Keystone


Si les Suisses devaient voter maintenant sur la caisse unique, l'initiative populaire, soumise au verdict des Suisses le 28 septembre, serait acceptée, révèle un sondage du Moniteur de la santé 2014 publié mardi. Quelque 49% des citoyens voteraient favorablement, contre 38% négativement.

Au moment du sondage, seules 29% des personnes interrogées ont déclaré vouloir se rendre certainement aux urnes. Par rapport à l'année précédente, le oui à l'initiative populaire «Pour une caisse publique d'assurance-maladie» perd 16 points, alors que le non en gagne 10, indique le Moniteur de la santé 2014, mené par gfs.bern sur mandat de l'association des entreprises pharmaceutiques Interpharma.

La LAMal satisfait

Le degré de satisfaction du système de santé tel qu'il est régi par l'actuelle loi sur l'assurance maladie (LAMal) a encore dépassé celui de l'année dernière. En 2014, 81% des sondés sont positifs ou plutôt positifs, contre 76% en 2013. Seuls 10% tirent un bilan plutôt négatif. En 2011, ce rapport était encore de 55% contre 35%, précise Interpharma.

Les personnes interrogées ont également émis un avis positif concernant le dossier de patient électronique. Pour la première fois, 69% sont favorables à son introduction et 26% y sont opposés. Toutefois, ils veulent, à 85%, avoir leur mot à dire au sujet de l'utilisation des données relatives à leur santé.

En début juin, le Conseil des Etats a donné son aval au dossier électronique du patient, par 37 voix sans opposition. Le National doit encore se prononcer.

L'enquête conduite par gfs.berne a été réalisée auprès de 1210. La marge d'erreur se situe à plus ou moins 2,5 points.

Les Suisses ont consommé une quantité record de fromage Raclette Suisse en 2013




Les ventes aux ménages ont progressé de 4%, passant de 9190 à 9516 tonnes en une année et confirmant la hausse de 8% l'année précédente. Cela s'explique notamment par les températures très basses de l'hiver et du printemps 2013.

La production annuelle sous la marque Raclette Suisse a également augmenté de 4% en 2013, à 13'110 tonnes, a indiqué l'Association Raclette Suisse mardi dans un communiqué. La hausse de la consommation s'explique par une météo très froide mais aussi par le renforcement d'une campagne de publicité, précise l'association. Les exportations sont aussi en hausse avec 1597 tonnes vendues en 2013 ( 12%).

Depuis son lancement en 1994, Raclette Suisse a augmenté de près de 50% son volume des ventes aux ménages. Elles sont passées de 6454 à 9516 tonnes, a encore précisé l'association.

lundi 23 juin 2014

Sans abeilles, nos magasins seraient vides


Une campagne américaine rend attentif au problème de la disparition des abeilles dans le monde. Sans elles, nous devrions faire une croix sur un grand nombre d'aliments.

En 2013, les employés d'une filiale du Massachusetts ont enlevé des rayons tous les fruits et légumes qui n'existeraient plus sans les abeilles. Voici un rayon normal....

Et voici le rayon sans les articles qu'on doit aux abeilles. Au total, 237 produits ont quitté les étalages, soit 52% de l'assortiment

Actuellement, nos rayons sont pleins de produits laitiers

Mais sans abeilles, il n'y aurait plus assez de plantes pour nourrir les vaches laitières et plus assez de fruits pour donner du goût aux yaourts et aux glaces


Après les cochons et les vaches, les abeilles sont le troisième animal - plus précisément insecte - le plus important pour l'agriculture. Elles pollinisent près de 80% des plantes utilisées par le secteur et jouent donc un rôle important dans l'approvisionnement en nourriture. En cas de disparition, nous devrions ainsi faire une croix sur près d'un tiers de ce que nous mangeons au quotidien, en particulier sur les aliments qualifiés de sains.

237 produits en moins

Une campagne américaine, menée par la chaîne de supermarchés bio Whole Foods, montre l'étendue des dégâts que cela causerait. Les employés d'un magasin du Massachusetts se sont amusés à retirer des rayons tous les aliments que n'existeraient plus sans les abeilles et autres insectes pollinisateurs. Au total, 237 produits ont quitté les étalages, soit 52% de l'assortiment. Et encore: ce sont les chiffres de l'an dernier, lorsque l'exercice ne portait que sur les fruits et légumes.

Cette année, Whole Foods a étendu son opération aux produits laitiers. Car sans les abeilles, il n'y aurait pas assez de plantes pour nourrir les vaches laitières et plus assez de fruits pour donner du goût aux yaourts et aux glaces.

Probablement victimes des pesticides

La peur d'une disparition totale des abeilles n'est pas infondée. On a recensé, ces dernières années, la mort de colonies entières à travers le monde, particulièrement durant les mois d'hiver. Et le phénomène a pris beaucoup d'ampleur. Si la cause exacte n'est pas encore connue, les experts penchent pour la combinaison de plusieurs facteurs tels que les pesticides, les parasites et les virus.

Aucun remède miracle n'a encore été trouvé mais l'Union européenne a tout de même décidé, en décembre dernier, de limiter l'utilisation de trois pesticides considérés comme dangereux pour ces insectes. La Suisse a suivi cette recommandation. Le Conseil fédéral compte par ailleurs mettre sur pied un plan d'action d'ici 2016 pour protéger les abeilles.

Une citation d'Albert Einstein semble bien résumer la situation, même si elle est un peu exagérée: «Plus d'abeilles, plus de pollinisation, plus de plantes, plus d'hommes.»

Le citrate de tofacitinib, remède contre la calvitie ?


Atteint d'une pelade universelle, maladie l'ayant rendu chauve, Kyle Rhodes a pu recouvrer une importante masse de cheveux grâce à un médicament contre l'arthrite.

Atteint d'une pelade universelle, l'Américain de 25 ans n'avait plus de poils sur le corps. 


Kyle Rhodes présentait des poils uniquement sur les zones de sa peau atteintes par le psoriasis


Après deux mois de traitement, les cheveux progressent et le psoriasis se réduit


Cinq mois après le début de sa thérapie, le patient présente des cheveux sur presque la totalité du crâne. 
Le psoriasis devient insignifiant


Huit mois plus tard, les cheveux de Kyle Rhodes ont totalement repoussé



Il n'avait plus un poil sur le corps depuis sept ans. Atteint d'alopécie universalis, Kyle Rhodes, un Américain de 25 ans, n'aurait jamais pu espérer ce que les chercheurs de l'Université de Yale, au Connecticut, ont rendu possible: une belle quantité de cheveux blonds.

Le remède miracle? Un médicament contre l'arthrite. Du citrate de tofacitinib, pour être plus exacte. Après huit mois de traitement, la repousse est totale au niveau des sourcils, des cils, des poils sur le visage, sous les aisselles et sur le pubis. Seuls les bras et les jambes de Kyle Rhodes ne présentent pas de pilosité développée, puisque le patient n'a jamais eu beaucoup de poils sur ces parties du corps.

Un premier succès prometteur

C'est en allant chez le dermatologue pour une autre maladie, le psoriasis, que l'Américain s'est vu proposer un tel traitement: les seuls poils qu'ils possédaient se trouvaient sur les plaques créées par la maladie. Les chercheurs de Yale se sont dit que soigner les deux en même temps devait être possible.

Le traitement, d'après les scientifiques, est le premier du genre à être testé et à réussir contre la maladie rare qu'est l'alopécie universalis. «La meilleure science disponible suggérait que ça devrait marcher. Et ça a fonctionné» a affirmé, ravi, le docteur Brett A. King, professeur assistant en dermatologie à l'Université de Yale et auteur de l'étude publiée sur le sujet, sur le site de l'école.

Publiée le 18 juin, l'analyse est disponible en ligne sur le «Journal of Investigative Dermatology».