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mercredi 30 septembre 2015

La déchéance d'Angela Merkel


Je n’ai pu m’empêcher, ces derniers jours, de poser un regard ironique sur la situation de chaos qui règne en Europe.

Angela Merkel, que la gauche médiatique s’empressait de béatifier, a dû revenir sur ses promesses, dans la panique et l’improvisation. Après avoir annoncé que les frontières de son pays étaient grandes ouvertes à tous les gens venus d’Afrique et d’Asie qui voulaient venir, elle a dû prendre une décision inverse et fermer les frontières de l’Allemagne.

Les arrivants se sont faits, d’un seul coup, trop nombreux. Ils ont trop demandé. Des désordres ont commencé à éclater, les gares d’arrivée se sont mises à ressembler à des lieux insalubres du tiers-monde.

Sainte Angela a dû poser les pieds sur terre, avant que les dégâts ne soient irréversibles.

Merkel a découvert que les petits musulmans ne pourront pas si facilement remplacer les enfants blonds que les femmes allemandes ne font plus.

Des petits musulmans, venus d’un Proche-Orient où l’on s’étripe volontiers ou d’une Afrique où l’on ne fait pas mieux, a-t-elle semblé découvrir d’un seul coup.

Des gens venus parce que les assistances sociales sont généreuses, a-t-elle semblé découvrir au même instant, ne permettront pas obligatoirement des gains de productivité mirifiques.

Je ne doute pas, pour autant, que, dès qu’elle en aura l’opportunité, elle renouvellera l’appel : elle veut vraiment, je pense, que l’Allemagne soit le pays où se pratiquera en premier le grand remplacement promis à toute l’Europe.

Hollande, qui suivait la ligne Merkel, et qui avait envoyé des émissaires à Munich pour ramener de futurs nouveaux Français bien sous tous rapports, car priant vers La Mecque, s’est plié à la volte-face de Merkel, et, dès que celle-ci reviendra à sa position initiale, il continuera à suivre la ligne.

Pour diluer sa responsabilité, Merkel a appelé à une réunion européenne destinée à mettre en place des quotas d’accueil obligatoire, et à forcer la main des autres pays de l’Union : la réunion s’est achevée par un échec.

Merkel et Hollande ont dû voir la réalité en face : il y a des dirigeants en Europe qui comprennent que davantage de musulmans et d’assistés en Europe, ce n’est pas nécessairement un atout.

Sans doute ces dirigeants n’ont-ils pas vu les reportages diffusés en Allemagne et en France, où on répète que tous ces jeunes hommes qui arrivent sont médecins, avocats, professeurs ou ingénieurs. Apparemment, ils raisonnent plutôt comme Viktor Orban, qui n’est pas un cas isolé et a, sur ce plan, de nombreux équivalents.

L’Europe centrale, dès lors, se hérisse de barbelés et de cordons militaires. Schengen se porte très mal. L’Union elle-même ne va pas bien du tout. Il est aisé d’anticiper que tout cela aura des conséquences politiques, en Allemagne, en France, ailleurs, et si Merkel et Hollande insistent, les conséquences seront plus lourdes encore.

Dois-je le dire ? Ce qui se passe était très prévisible.

Merkel n’a pas prévu. Hollande non plus. Ils ont été aveugles et débordés. Merkel a montré son vrai visage. Hollande a montré, une fois de plus, qui il était.

La gauche médiatique a, elle, montré, une fois encore, sa xénophilie multiculturaliste et anti-occidentale et son aveuglement.

Dois-je l’ajouter ? L’appel d’air venu de Merkel (et, accessoirement, de Hollande) va continuer à faire son effet et à se diffuser. La vague qui se porte à l’assaut de l’Europe ne va pas retomber. Barbelés et cordons militaires ne vont pas disparaître de sitôt.

Dois-je l’ajouter aussi ? Si les dirigeants allemands et français n’avaient pas applaudi quand Obama a retiré toutes les troupes américaines d’Irak ; soutenu ensuite les « rebelles » en Syrie ; défini l’État Islamique, alors embryonnaire, comme une équipe d’amateurs ; voulu, après la chute de Ben Ali et de Mouba­rak, celle de Kadhafi, la situation serait différente.

Ils ont voulu les causes. Ils ont les effets. Un président des États-Unis avait énoncé un projet stratégique destiné à éviter tout ce qui est en train de se passer, et qui découle de la guerre déclarée par l’islam radical au monde occidental. Il s’appelait George Walker Bush. Les dirigeants européens l’ont détesté. Ils ont à la Maison Blanche un homme à leur goût. Ils goûtent. Tous ceux qui vivent en Europe doivent déguster, hélas…

Guy Millière