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dimanche 27 septembre 2015

«Soit Jeannot Krecké ment, soit c'est Juncker qui a menti au Parlement»


L'affaire concerne le rapport, réalisé en 1997 par Jeannot Krecké (futur ministre de l’Économie et du Commerce extérieur), au sujet de la fraude fiscale. Dans ce rapport figurait, selon son auteur, une page confidentielle sur les tax rulings qui avait été remise avec le document au Premier ministre de l'époque, Jean-Claude Juncker. Or, l'actuel président de la commission européenne a affirmé, le 17 septembre devant une commission spéciale du Parlement européen («taxe»), qu'il n'a jamais été en possession de cette page.

Ce samedi, le journal allemand Spiegel Online revient sur cette histoire et reprend une information, déjà donnée par Paperjam, qui semble pourtant confirmer qu'un exemplaire du rapport Krecké, avec la page sur les avantages fiscaux concédés aux grandes entreprises, avait été remise dès 1997 à Jean-Claude Juncker comme à Lucien Lux (LSAP). «Je peux confirmer qu’en avril 1997, j’ai transmis à Monsieur Juncker une version officielle ainsi qu’une version privée de mon rapport», avance du reste Jeannot Krecké au Spiegel Online.

Devant la commission il y a quelques jours, Juncker a encore indiqué n'avoir eu connaissance de cette page confidentielle qu'en 2014. «Soit Jeannot Krecké ment, soit c'est Juncker qui a menti au Parlement», a déclaré le député allemand, membre de la commission, Fabio de Masi. «Je demande instamment à Jean-Claude Juncker de comparaître à nouveau devant le comité» s'agace de son côté un autre eurodéputé, Michael Theurer (FDP). «Il doit expliquer ces contradictions» glisse encore Markus Ferber (CDU). Selon le Spiegel Online, l'entourage de Jean-Claude Juncker n'a pas souhaité réagir.