CHU DE CHE / JE SUIS D'ICI / ICH BIN VON HIER !

dimanche 15 novembre 2015

L’infiltration terroriste parmi les réfugiés


Ueli Maurer veut rétablir les contrôles aux frontières

Le ministre UDC de la Défense réagit au carnage en attaquant  les accords de Schengen et Dublin «qui ne fonctionnement manifestement plus»



La sécurité en Europe ne pourra pas être améliorée sans recours à au moins certaines des méthodes que les Etats-Unis ont adoptées dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001: davantage de surveillance, de collecte des données personnelles sur le web, de logiciels espions, de contrôles de police.

Alors que pour Jean-Claude Juncker président de la Commission européenne : «Il n'y a pas lieu de revoir la politique des réfugiés», notre responsable de la Défense et du renseignement, le conseiller fédéral UDC Ueli Maurer, lui, veut rétablir les contrôles aux frontières. Et renforcer les effectifs des gardes-frontières. «Schengen et Dublin ne fonctionnent manifestement plus», lance-t-il. Le ministre note cependant que ses services n’ont pas d’indices laissant penser que la Suisse serait concrètement menacée. «Le danger a cependant tendance à augmenter», explique-t-il.

En matière de sécurité, «les autorités examinent tout ce qui est possible», sans pouvoir bien entendu passer au crible toute l’existence passée d’un requérant, et sans pouvoir garantir qu’il ne se radicalisera pas après son arrivée en Suisse.

Certaines personnes affirmaient, qu’une infiltration terroriste parmi les réfugiés était un fantasme, inventé par des personnes qui voulaient faire peur aux Européens : cette filière serait trop risquée, trop lente et peu efficace. Ils risquent bien de devoir revoir leurs version s’il se confirme que le passeport syrien retrouvé à proximité d’un des kamikazes de Saint-Denis appartient bien au terroriste.

Le journal Libération, qu’on ne peut soupçonner de complaisance pour des personnalités comme Marine Le Pen ou Christian Estrosi, rapporte que, selon Nikos Toskas, ministre délégué à la Protection des citoyens, ce passeport a bien été enregistré par les autorités grecques, le 3 octobre, sur l’île de Leros, conformément aux règles de l’Union européenne. Son détenteur faisait partie d’un groupe de soixante-dix migrants, principalement syriens.

On peut comprendre que les autorités françaises approfondissent leur enquête avant de confirmer son propos. Par précaution d’abord : elles doivent s’assurer que ce passeport n’a pas été dérobé – bien qu’un vol paraisse peu probable. Ensuite, parce que, si c’était avéré, cela donnerait raison à ceux qui émettent l’hypothèse d’infiltrations et les débats sur l’accueil des migrants seraient relancés. Ainsi serait révélé au grand jour l’angélisme de certains ou, pire, leur aveuglement.

Egger Ph.