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mercredi 20 janvier 2016

« 62 personnes possèdent autant que 3,5 milliards réunies »


L’ONG britannique Oxfam révèle que « 62 personnes (dont 53 hommes) disposeraient d’une richesse égale à celle de la moitié la plus pauvre de la planète, soit 3,5 milliards d’individus ». Une petite troupe qui a vu sa fortune progresser de plus de 500 milliards depuis 2010. Ce sont les grands bénéficiaires de la mondialisation qui s’est traduite, dit François Lenglet, par « une augmentation des revenus du capital plus forte que celle du travail ». C’est simple : « La mondialisation permet aux plus fortunés de choisir les investissements les plus rentables dans le monde, alors que dans le même temps elle met en concurrence les travailleurs, au profit de ceux qui sont payés le moins. Elle fait donc grimper les revenus des riches, et fait baisser ceux des non-qualifiés. » CQFD. Et même si la mondialisation a également permis de sortir 1 milliard de Terriens de la grande pauvreté (particulièrement en Asie et en Afrique), il est clair qu’elle profite aux mieux pourvus.

Au passage, Oxfam estime à 7.600 milliards de dollars les richesses « évaporées » dans les paradis fiscaux pour échapper à toute taxation. Un souci que n’ont évidemment pas les petits enfants dans les mines de cobalt.

56 % des transactions boursières se font de façon totalement automatique, et ce pourcentage croît chaque jour. Le temps moyen de détention des actions est de quelques millisecondes.

Des voix critiques s’élèvent contre les méthodes de calcul d’Oxfam, notamment celle qui consiste à raisonner sur « le patrimoine net, c’est-à-dire les actifs détenus moins les dettes ». On accuse aussi Oxfam d’aimer les coups médiatiques. Quoi qu’il en soit, il est des chiffres qui impressionnent, et que nul ne contexte.

Ainsi ceux-là, publiés par Les Échos : les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) sont en train de grignoter la planète. Si l’on « compare les GAFA aux acteurs de l’économie traditionnelle, les quatre sociétés réunies devraient peser cette année autant qu’un pays comme la Thaïlande ». Et au rythme où elles engraissent, elles pourraient, dès 2020, « être… la première puissance économique mondiale ». Plus rigolo encore : « En juillet 2014, la capitalisation boursière des quatre entreprises était inférieure de 300 milliards de dollars à celle des sociétés du CAC 40. Un an plus tard, elle était… supérieure de 200 milliards. »

Marie Delarue