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dimanche 21 février 2016

La malbouffe: il faudra en payer le prix plus tard




“Nos horribles habitudes alimentaires vont mettre la nation en faillite”, s’inquiète Sarah Boseley dans le journal britannique The Guardian.

Dans le quartier londonien de Tower Hamlets, un enfant sur quatre est obèse à l’âge de 11 ans – et on comprend facilement pourquoi. Ce quartier abrite la rue surnommée « chicken-shop mile », une rue remplie de restaurants type fastfood servant du poulet frit, et l’on dénombre dans ce quartier 42 fois plus de fast-foods de ce type que de lycées.


Avec ce régime riche en matières grasses, graisses et boissons sucrées et pauvre en vitamines, les enfants du quartier sont à la fois en surpoids et mal nourris. Plus tard, ces mêmes enfants auront un risque accru de maladies cardiaques et de cancer.

C’est un problème non seulement pour eux, mais aussi pour nous tous, car ils devront être pris en charge par notre service national de santé financé par les contribuables, dit-elle. Déjà, plus de 65% de la population masculine anglaise est obèse. « Si, en tant que nation, nous continuons à nous alourdir, il faudra aussi alourdir les impôts requis pour maintenir à flot notre service de santé », a annoncé le directeur de NHS (National Health Service, le service national de santé en Angleterre), Simon Stevens.

La Grande-Bretagne dépense déjà plus en soins de santé liés à l’obésité que pour la police, les services de pompiers, les prisons et l’intégralité du système de justice pénale combinés. Il n’est plus suffisant d’avoir un système de santé qui traite simplement les maladies des personnes obèses. Le gouvernement doit agir en amont pour empêcher ces personnes de devenir obèses.