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mardi 29 mars 2016

Le parc Marineland d'Antibes attaqué en justice


Le site est pointé du doigt pour sa mauvaise gestion à la suite des intempéries qui l’ont ravagé début octobre, après lesquelles plusieurs animaux avaient péri.





Le sort des orques en captivité n’a pas fini d’émouvoir les foules. Actuellement, c’est le Marineland d’Antibes qui est sous le feu des critiques. Celui-ci a rouvert lundi 21 mars après une longue période de fermeture : en effet, après de violentes inondations début octobre 2015, le site avait subi de nombreuses dévastations ayant des répercussions sur les animaux vivant dans le parc.

Une semaine après les intempéries, le Marineland avait en particulier annoncé la mort d’une orque de 19 ans, Valentin – mais aussi des raies, des poissons... Le parc était depuis fermé au public.

Réouverture mouvementée

Or la réouverture du site a été accompagnée de vives protestations d’associations, pointant la maltraitance dont sont victimes au quotidien les animaux du parc, l'insuffisance des installations, leur mauvais entretien…

Une semaine après sa réouverture, l'association écologiste Sea Shepherd attaque le parc en justice, sur le sujet de la maltraitance animale mais également celui de la pollution volontaire. Marineland se défend de telles accusations, arguant que le bien-être animal fait partie de ses préoccupations premières.

Prise de conscience de la population

Des générations ont été sensibilisées depuis 1993 et le film « Sauvez Willy », histoire d’amitié entre une orque mâle, nommée Willy et un petit garçon. Car bien qu’ils soient nés et élevés en captivité, les orques n’en restent pas moins des animaux sauvages. Récemment, dans un registre plus dramatique, « De rouille et d’os » l’a rappelé : dans ce film de Jacques Audiart, l’héroïne incarnée par Marion Cotillard se fait amputer des deux jambes à la suite d’un accident avec une orque. Le documentaire « Balckfish » en 2013 qui dénonce les conditions de vie en captivité des orques, avait également fait grand bruit.

D’une façon générale, le bien-être animal est de plus en plus souvent questionné au cœur de nos sociétés modernes ; en témoigne par exemple la récente fermeture de l’abattoir d’Alès après la divulgation d’une vidéo soulignant les mauvais traitements infligés aux animaux.


Egger Ph.