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jeudi 25 août 2016

Contrairement à ce que vous croyez; les soins médicaux en Suisse sont loin d'être de qualité




En comparaison internationale, la qualité des soins hospitaliers n'est que moyenne en Suisse, alors que les coûts de la santé sont parmi les plus élevés.

Constatant que les études comparatives basées sur les réponses des patients sont trop subjectives, le surveillant des prix s'est basé sur des données objectives de mortalité. Celles de l'OCDE partent de cas précis et mesurables, par exemple des taux de mortalité correspondant à la part de patients de plus de 45 ans admis à l'hôpital pour un infarctus aigu du myocarde et décédés dans les 30 jours suivants.

Un faible taux de mortalité atteste d'une bonne qualité des soins, écrit Monsieur Prix dans un rapport rendu public jeudi. Sur la base des données de l'année 2013, la Suisse se situe en milieu de classement par rapport aux autres pays. Elle présente des résultats similaires pour d'autres maladies et d'autres indicateurs, par exemple les complications post-opératoires.

S'agissant des coûts de la santé, la comparaison est plus évidente et la situation suisse ne constitue pas une surprise. La Suisse figure à la deuxième place du classement des pays de l'OCDE, derrière les Etats-Unis. Cette situation vaut tant pour les dépenses de santé par habitant que pour la croissance des dépenses par habitant ou la part des dépenses dans le PIB.

Potentiel d'amélioration

Fort de ces constats, le surveillant des prix note qu'il est important de mesurer la qualité. Les critiques à l'encontre des sites internet existants montrent que les évaluations de la qualité ne sont pas encore optimales et devraient être améliorées.

De même que pour la qualité des soins, il existe en la matière un potentiel d'amélioration. Monsieur Prix recommande dès lors de rendre rapidement obligatoire pour tous les hôpitaux et cabinets médicaux la participation aux évaluations de qualité.

Trop cher

Le fait que les coûts de santé soient élevés en Suisse tend à montrer que la qualité des soins n'a pas de lien, pour le moins direct, avec les coûts hospitaliers ou les dépenses de santé. Les importants coûts hospitaliers ne peuvent donc pas être directement justifiés par une grande qualité des soins. Et Monsieur Prix d'affirmer que «les tarifs des hôpitaux suisses sont trop élevés par rapport à la qualité des soins prodigués».

Le nouveau système de financement hospitalier en vigueur depuis début 2012, le SwissDRG, basé sur la facturation à la prestation, n'a apparemment pas répondu aux attentes. L'introduction d'une telle structure tarifaire nationale doit non seulement renforcer la concurrence des prix et rendre plus transparents le décompte et le calcul des coûts, mais aussi améliorer la qualité des prestations médicales.

Or les récentes études n'ont pas montré une influence sensible de ce nouveau système sur la qualité. La mise en place du système est récente, se défendent les divers partenaires. Une étude de santésuisse, une des faîtières des assureurs maladie a du reste montré en 2014 que les coûts de la santé avaient augmenté depuis l'introduction du système (DRG) des forfaits par cas, tandis que la santé financière des hôpitaux s'est améliorée.

ATS