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mardi 4 octobre 2016

Les jeunes sont très exigeants dans leurs attentes, et pas prêts aux sacrifices


Les réseaux sociaux sont devenus incontournables pour de nombreux jeunes. Image: Keystone


Les jeunes de 16 à 25 ans ne le cachent pas: ils veulent simplement être riches et célèbres, le tout sans la présence des étrangers de préférence. C'est en effet ce qui ressort du baromètre 2016 de la jeunesse établi par Credit Suisse.

Un peu plus de 1000 jeunes de 16 à 25 ans ont été interrogés aux États-Unis, au Brésil, à Singapour et en Suisse à cette occasion. La banque qualifie cette génération de «génération stress» car elle est toujours connectée. En Suisse, seuls 25% des jeunes se déconnectent «de temps en temps».

Ne renoncer à rien

Et surtout, les jeunes «ne veulent renoncer à rien: réussir professionnellement et concilier vie privée et vie professionnelle, être indépendant et travailler pour une multinationale, épargner moins mais devenir propriétaire», souligne Credit Suisse.

Ce sont les hommes qui rêvent d'une carrière de VIP tandis que les femmes privilégient l'accès à la propriété. Parmi les employeurs souhaités, Google arrive en tête, devant les CFF et Novartis. Les jeunes Suisses se montrent également les plus confiants pour leur avenir, même si l'optimisme a légèrement baissé par rapport à 2010.

Une jeunesse plus conservatrice?

Surprise: pour la jeunesse actuelle en Suisse, les réfugiés, les demandeurs d'asile et autres étrangers ou migrants sont un problème majeur. La protection de l'environnement, le chômage, la corruption ou le terrorisme sont moins prioritaires. En revanche, l'école de recrues ou un poste de travail dans une banque ont désormais une bonne image à leurs yeux.

Cette génération est une grande consommatrice de présence en ligne. Snapchat est l'application en vogue du moment, devant Youtube ou Instagram. Au détriment d'une certaine vie associative ou du sport dans certains cas.

Les réseaux sociaux permettent également un retour en grâce du politique mais les jeunes Suisses restent encore méfiants en comparaison internationale: ils ne sont qu'une moitié à croire que les entreprises et les partis vont ternir compte de ce que veulent vraiment les gens sur les réseaux sociaux. Ils sont même 70% à croire que les commentaires en ligne sont manipulés et déplorent en masse la présence de trolls et autres provocateurs.

Des médias en abondance

Les jeunes continuent de lire principalement les journaux gratuits, à raison de de deux tiers d'entre eux, alors qu'ils étaient encore trois quarts il y a six ans. Mais les jeunes qui s'informent rarement, ou pas du tout progressent, constate le Baromètre 2016.

Les jeunes restent fidèles aux titres mais privilégient toujours plus la version numérique au papier. En termes de confiance, ils préfèrent ainsi les médias classiques comme la RTS, la NZZ et le Tages-Anzeiger.