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mercredi 29 mars 2017

Nicolas Fraisse, l'homme qui sort de son corps


“J’avais 7 ans. Ma maîtresse inscrivait au tableau une série d’additions. Tout à coup, je me suis retrouvé chez moi, et là, j’ai vu mes chiens”. Tel est le type d’expériences que Nicolas Fraisse vit régulièrement depuis son plus jeune âge. Le Français assure en effet qu’il est capable de réaliser des OBE (out of body experience), de “sortir de son corps”, et de se déplacer sans entraves, en esprit, dans son environnement.

Un jeune homme, dans la trentaine, à l’air sympathique. C’est l’image tout à fait normale que donne Nicolas Fraisse. Le Lyonnais était au centre de la soirée de présentation, le 30 septembre 2016, du livre Voyage aux confins de la conscience, de Sylvie Dethiollaz et Claude Charles Fourrier, les deux responsables de l’Institut suisse des sciences noétiques (ISSNOE), à Genève. L’ouvrage narre les dix ans d’études réalisées par l’institut sur les capacités extrasensorielles du jeune homme, avec des résultats impressionnants.

 


Un talent héréditaire?

En contraste de son apparence plutôt anodine, le récit de Nicolas Fraisse est surprenant. Devant l’audience d’environ 300 personnes, au théâtre de la Madeleine, à Genève, il raconte en détail des expériences qui pourraient paraître à beaucoup totalement insensées.

Nicolas Fraisse est né en 1982 dans un village de la Drôme, au sud-est de la France. Son milieu familial n’a rien d’extraordinaire. Il a un père employé municipal, qui aime chasser, pêcher et jardiner. Sa mère est infirmière. Seule sa grand-mère, de laquelle il est très proche, détone quelque peu. Catholique pratiquante, elle est très spirituelle et évolue dans un univers un peu mystique. Parce que les capacités extrasensorielles dont elle faisait preuve étaient autrefois taxées de sorcellerie, elle avait été rejetée par une partie de sa famille. C’est d’elle que Nicolas semble tenir ses dons hors normes. Sylvie Dethiollaz et Claude Charles Fourrier confirment qu’il n’est pas rare que dans une même famille plusieurs membres présentent ce type de capacités.

Après avoir été longtemps comptable à Lyon, Nicolas Fraisse est devenu infirmier. Il explique qu’au fur et à mesure de son évolution spirituel, il a souhaité s’engager davantage pour les autres.

Pas des hallucinations

“Je ne peux pas dire que ce soit vraiment ‘visuel’, c’est plutôt une sensation globale”, explique le jeune Français à propos de ses perceptions au cours d’une OBE. “Je sors par un mouvement vers l’avant (…) J’ai un léger sentiment de décalage…et puis je me retrouve instantanément ailleurs en train d’observer une scène…Mais je n’ai pas la sensation de me déplacer, ni celle d’avoir un corps…je n’ai d’ailleurs aucune influence sur la matière”.

Au cours de sa vie, Nicolas Fraisse a ainsi développé son aptitude à “sortir de son corps” pour aller explorer son environnement, voir ce que font ses amis, ce qui se passe à son travail, ou simplement s’échapper d’une situation ennuyeuse. Au fil du temps, il a réussi de mieux en mieux à contrôler ses “voyages”, qui au début se déclenchaient souvent indépendamment de sa volonté. Dans sa jeunesse, il a rapidement pu vérifier la véracité de ses “visions”, ce qui lui a permis d’exclure des hallucinations ou de quelconques problèmes psychiques. A part à sa grand-mère, il n’en parlait cependant pas autour de lui, par crainte d’être incompris.

Télépathie et vision à distance

Il a rencontré l’équipe d’ISSNOE en 2006, à Martigues, lors d’une rencontre internationale sur les expériences de mort imminente (EMI), également un sujet d’études de l’institut genevois. A l’époque, Sylvie Dethiollaz et Claude Charles Fourrier y cherchaient des expérienceurs d’OBE. Nicolas, qui était venu “un peu par hasard” à l’événement, s’est proposé. Après une série de tests préliminaires, ISSNOE l’a déterminé comme un sujet adéquat pour ses recherches, notamment eu égard à sa stabilité psychologique.

Dix ans de tests en tous genres vont ensuite amener à des résultats étonnants, ainsi qu’à l’établissement d’un véritable lien d’amitié entre les trois personnes.

Le travail permettra à Nicolas d’apprivoiser ses expériences et de mieux vivre les angoisses et questionnements qui les accompagnent. Il a pu perfectionner ses OBE et développer d’autres types de facultés extrasensorielles, telles que la télépathie, la vision à distance (remote viewing, en anglais), ou encore le “channelling”, la capacité de recevoir des informations d’une source “extra-dimensionnelle”.