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vendredi 23 juin 2017

En Suisse, l'embellie conjoncturelle se poursuit


La prévision de croissance de la consommation des ménages a été portée à 1,2%, 
alors que celle des collectivités publiques a été ramenée à 1,3%. 
(Crédits: Keystone)


La conjoncture helvétique voit son horizon s'éclaircir, dans le sillage de la reprise économique au niveau global. Les prix ont repris une dynamique ascendante, mais le chômage risque de se maintenir au niveau actuel, estime le Centre de recherches conjoncturelles de l'EPF Zurich (KOF) dans son point de situation estival publié vendredi.

Toutes catégories confondues, les économistes zurichois tablent désormais pour l'année en cours sur une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 1,3%, légèrement inférieure aux 1,5% formulés en mars. Les prévisions pour 2018 en revanche ont été revues à la hausse (+2,1%), contre 1,9% attendus précédemment, pour autant que le contexte reste stable.

La révision à la baisse des prévisions pour 2017 est à mettre sur le compte de la faiblesse conjoncturelle observée au cours du 1er trimestre. Toutefois l'évolution présente et future est jugée plus positive que lors du dernier pointage, assurent les spécialistes du KOF.

Les entreprises exportatrices en particulier devraient profiter du récent relâchement du franc ainsi que de la conjoncture internationale favorable. Pour les prochains mois, l'institut zurichois pronostique un cours à 1,09 CHF/EUR. Les expectatives en matière d'envois vers l'étranger ont été revues en nette hausse pour l'année en cours (+2,9%, après +2,0%) mais à la baisse pour l'année prochaine (+3,3%, après +3,7%).

La prévision de croissance de la consommation des ménages a été portée à 1,2% (1,0%), alors que celle des collectivités publiques a été ramenée à 1,3% (1,5%). Les investissements dans les biens d'équipement devraient rester faibles pour l'année en cours (-0,2% après -0,9%) avant de revenir péniblement en territoire positif (+0,2%). Les prévisions d'investissements de construction ont été revues à la hausse pour 2017 (+1,2%, après +1,1%) mais à la baisse pour 2018 (+2,2% après +2,3%).

Le niveau des prix est attendu en hausse de 0,3% en 2017, puis en 2018. L'évolution est toutefois si ténue que les économistes zurichois jugent improbable un resserrement de la politique monétaire, dans la mesure où cela se traduirait par l'impossibilité pour la Banque nationale suisse (BNS) de réduire ses réserves de devises.

Les taux à court terme ne devraient donc pas changer, et ceux à long terme que de façon minime.

Pour ce qui est de la situation du marché du travail, le KOF a revu légèrement à la baisse ses estimations, tablant sur un taux de chômage (Seco) de 3,2% pour l'année en cours et celle à venir, contre 3,3% précédemment. Le taux de chômage selon la définition du Bureau international du travail (BIT) est quant à lui attendu à 4,9% en 2017 et à 4,8% en 2018.