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mardi 20 juin 2017

Les touristes à Bali consommeraient souvent, sans le savoir, de la viande de chien


Selon des informations révélées par la chaîne australienne ABC, les touristes en visite à Bali consommeraient souvent, sans le savoir, de la viande de chien.

C’est la découverte qu’a faite Luke, un enquêteur de l'association Animals Australia, qui s’est fait passer pour un reporter féru de gastronomie balinaise pendant quatre mois. Ce dernier a infiltré le réseau de viande de chien pour découvrir ses sombres dessous, avant de confier les images dont il a été témoin à ABC.

Chaque année, 70.000 chiens seraient ainsi tués sur l’île indonésienne, principalement pour fournir des chaînes de restauration destinées aux touristes. Les vendeurs de rue distribuent également des brochettes de viande de chien, et mentent sans vergogne aux vacanciers, leur affirmant que ce qu’ils consomment est à base de poulet.

Si la consommation de viande de chien n’est pas illégale en Indonésie, l'enquêteur a mis en évidence des méthodes d’abattage particulièrement cruelles et illicites. «La prise des animaux était incroyablement agressive», a témoigné Luke, sous couvert d’anonymat. «Les chiens criaient et se débattaient tandis que les liens les étranglaient. Certains tentaient de mordre les liens pour se libérer, mais ils étaient muselés et leurs tentatives étaient vaines».

Une viande potentiellement dangereuse

Une autre méthode des chasseurs de chiens consiste à farcir des morceaux de poisson avec du cyanure afin de les tuer rapidement. La viande de ces chiens, morts après avoir absorbé un poison si toxique, est potentiellement dangereuse pour les êtres humains. Mais les acteurs de ce commerce sont peu regardants sur la provenance des animaux, allant parfois jusqu'à capturer leurs proies dans certaines zones infestées par la rage. Depuis 2015, révèle la chaîne australienne, vingt personnes sont d'ailleurs mortes de cette maladie à Bali.

Animals Australia a invité les touristes australiens, qui sont plus d’un million à se rendre à Bali chaque année, à arrêter ce commerce cruel et dangereux. «Il ne s’agit pas de blâmer qui que ce soit. Il s’agit de cruauté inutile qui expose la population humaine à des risques sanitaires, qui génère une cruauté choquante envers les animaux et outrepasse les lois balinaises», a déclaré Lyn White, directrice de campagne de l'association.