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lundi 24 juillet 2017

Madonna : la chanteuse disjonctée


Madonna et sa fille Lourdes
(N'ayez pas peur, c'est la vrai mais sans les artifices)


Madonna n’en rate jamais une. Vous vous souvenez certainement de son message, à l’occasion des élections régionales en France, sorti de son cerveau malade sur son compte Instagram : « Russie, Ukraine, Venezuela…, et maintenant la France ? #combattreleracisme #combattreladiscrimination #luttercontrelahaine #revolutionpourlamour. »

Ce texte était censé s’en prendre à Marine Le Pen et ce n’était d’ailleurs pas la première fois. Lors d’une précédente tournée, elle avait diffusé un portrait de celle-ci avec une croix gammée sur le visage. La présidente du FN avait porté plainte pour injure publique.

Si, pour la chanteuse disjonctée, Marine est une diablesse, le diable, lui, est américain, il est même président des États-Unis. Elle l’avait, lui aussi, insulté à l’occasion de la « Marche des femmes ». Donald Trump avait eu droit à un retentissant « F**** you » qu’avait pudiquement coupé la chaîne « bobo » CNN. Puis, s’adressant à la foule, elle avait balancé son message aphrodisiaque en appelant à la « révolution de l’amour » avant de conclure : « Bienvenue dans notre refus, en tant que femmes, d’accepter ce nouvel âge de la tyrannie, où les femmes non seulement sont en danger mais toutes les personnes marginalisées. »

Cette pasionaria de la bien-pensance avait, en 1987, lors d’un récital BCBG, lancé sa petite culotte dans le public. La légende raconte que Chirac l’aurait reçue. On comprend mieux son côté « pisse and love ». Elle avait, lors d’autres concerts, simulé une masturbation sur scène, un viol par des Blancs (heureusement, elle était sauvée par un Noir) puis, à Istanbul, elle avait osé montrer son sein, mais sur ce coup-là, Erdoğan n’était pas présent… En somme, il ne lui manque plus qu’à se produire dans un « peep-show » puis à tourner un film X. Malgré cette vulgarité ruisselante, elle n’en demeure pas moins le chouchou des médias car elle est la « madone » de l’antiracisme, affichant sans relâche sa haine des Blancs.

Or, la chanteuse américaine a obtenu de la justice le retrait, dans une vente aux enchères, d’une lettre que lui avait envoyée, en 1995, le rappeur Tupac Shakur. Qu’avait donc de corrosif cette missive pour que la reine des provocations érotiques veuille récupérer cette missive que lui avait subtilisée l’une de ses amies ? Simplement dans ce billet, daté de janvier 1995, Tupac avoue à Madonna, avec laquelle il avait alors une liaison secrète, qu’il l’a quittait notamment parce qu’elle était blanche : « Être vue avec un homme noir ne ferait aucun mal à ta carrière, au contraire, ça pourrait même te faire apparaître bien plus ouverte et passionnante », avait écrit Tupac Shakur (ouverte, elle l’était déjà). Il ajoutait : « Mais pour moi, au moins d’après l’idée que j’avais alors de mon “image”, ça serait revenu à laisser tomber la moitié des gens qui m’ont aidé à devenir ce que je pensais que j’étais. » Si vous n’avez pas tout compris, ceci faisait référence à son nouveau statut dans le monde du rap.

Ce qui est amusant, dans cette histoire, c’est que, malgré tous ses anathèmes contre l’homme blanc, pour ce rappeur « black », la chanteuse n’en restait pas moins une « visage pâle ». Il faut en convenir, pour lui, la « révolution de l’amour » n’avait pas la couleur de la star mais celle d’une Afro-Américaine.

Pauvre Madonna, elle crache sur l’homme blanc mais se fait larguer par l’homme noir.


J.-P. Fabre Bernadac