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dimanche 9 juillet 2017

Selon E. Macron, la lutte contre le terrorisme et la lutte contre le réchauffement climatique sont liés


Youston, Youston on n'a un problème !
Un sérieux problème !



Macron a choisi sa communication : plus d’interviews du 14 Juillet, plus de réponses aux journalistes qui souhaitaient l’entendre sur le financement olé olé de sa petite virée à Las Vegas en 2016, quand il était ministre mais en même temps en campagne. On a compris que les affaires, de simples « péripéties du quotidien », c’était juste pour la droite, et juste bon à gagner une élection. Mais qu’on ne vienne pas le chercher avec Bayrou, Ferrand ou Pénicaud, qui était chargée d’organiser le financement de ce déplacement.

En revanche, Macron mise sur la transformation de son parti LREM en « média ». N’était-ce, d’ailleurs, pas déjà cela, ce mouvement ? Un pur produit de communication ? Et il réserve ses interventions pour les réseaux sociaux : le portrait nous a été balancé ainsi et, évidemment, notre Président, comme il l’avait fait à Taormine, communique avec nous par tweets lors des sommets internationaux.

Celui de Hambourg, qui restera dans les mémoires comme le signe que Mme Merkel est incapable d’accueillir le G20 sans vider la ville de la moitié de ses habitants ni pouvoir empêcher une véritable émeute d’extrême gauche qui a ravagé le centre-ville, a donc acté la position isolationniste des États-Unis sur le climat. «Je ne désespère jamais de convaincre (Trump), je pense que c'est un devoir compte-tenu de la fonction qui est la mienne et un trait de caractère», a martelé Emmanuel Macron.

Et, comme on ne change pas une drogue ou un médicament qui produit d’aussi bons effets sur le patient, Macron a remis ça.

«On ne peut pas prétendre lutter efficacement contre le terrorisme si l'on n'a pas une action résolue contre le réchauffement climatique», a-t-il déclaré. Selon lui, «tout est lié» et les déséquilibres environnementaux, sociaux et politiques sont imbriqués.

E.Macron n'a cependant pas précisé quelle était la nature exacte du lien entre le réchauffement climatique et les récents attentats islamistes perpétrés en Europe. Faut-il y voir l'une des manifestations de cette «pensée complexe» qui caractériserait, selon ses proches, le président de la République ?

Il n’a même pas introduit sa signature, son petit clin d’œil, son « en même temps ».

Car, évidemment, Merah, c’était ça : il fait de plus en plus chaud à Toulouse, c’est bien connu. Molenbeek, Belgique : là aussi, ça se réchauffe. Et puis, regardez les dates : 14 juillet à Nice, c’est clair, c’est le réchauffement. Et le père Hamel, à sa messe de 9 h du matin, il devait aussi faire trop chaud fin juillet.

Arrêtez de conduire, de polluer, vous comprenez, ça les excite, les terroristes !

Notre Président est décidément un grand intellectuel : réussir à réintroduire la théorie des climats de Montesquieu dans le contexte géopolitique du terrorisme islamiste au XXIe siècle, c’est un tour de force qui doit laisser plus d’un étudiant de Sciences Po admiratif.

Dernière minute : Macron a annoncé un nouveau sommet sur le climat à Paris le 12 décembre : une mini-COP, ça peut pas faire de mal. Surtout s’il devait y avoir des attentats islamistes dans les prochains mois… Avec ces températures, on ne sait jamais… Et, donc, une piqûre de rappel, dans la relative fraîcheur de décembre, ça fera du bien. Bien vu !

Dominique Monthus