CHU DE CHE / JE SUIS D'ICI / ICH BIN VON HIER !

lundi 17 juillet 2017

Une étude américaine place la Suisse dans le top des pays les moins «paresseux»



Les Suisses sont-ils des fainéants? Bien au contraire, indique une étude publiée cette semaine par l’Université américaine de Stanford, qui établit le lien entre taux d’activité physique et obésité. Leur recherche se base sur un critère étonnant: le nombre de pas comptabilisé par un smartphone!

Pour cela, les scientifiques ont analysé les données de 717 527 personnes dans 111 pays sur une période de trois mois. Les champions incontestés sont les habitants de Hongkong, avec environ 6880 pas par jour. La Suisse n’est pas loin derrière avec une moyenne située entre 5500 et 6000 pas par jour. Et se retrouve seizième du classement mondial. Parmi les mauvais élèves, l’Indonésie et l’Arabie saoudite, avec moins de 3500 pas par jour.

En dehors de l’aspect quantitatif de l’étude, les auteurs pointent d’autres éléments cruciaux. Au final, ce n’est pas le nombre de pas qui compte mais «l’inégalité des activités»: la différence entre les plus «actifs» et les plus «paresseux» se surimpose à l’inégalité de richesse. Plus l’inégalité d’activité est importante, plus le taux d’obésité est élevé. «La Suède montre l’un des plus petits écarts entre l’activité des personnes riches et celle des personnes pauvres. Elle révèle aussi l’un des taux d’obésité les plus bas», explique Tim Althoff, l’un des auteurs de l’étude. Autre indication surprenante: l’inégalité d’activité peut être expliquée par la différence entre les femmes et les hommes. Dans les pays à faible inégalité et faible taux d’obésité, hommes et femmes sont actifs à des degrés similaires.

Mais dans les pays à forte inégalité, les femmes sont moins souvent actives. Par exemple, en Arabie saoudite, les femmes restent plus souvent à la maison, travaillent et sortent moins que les hommes. Ceci se répercute sur le taux d’obésité. «L’activité des femmes diminue de manière plus spectaculaire que chez les hommes, indique Jure Leskovec, autre membre de l’équipe. Quand l’inégalité d’activité est plus élevée, c’est souvent l’activité physique des femmes qui diminue drastiquement. Du coup, l’obésité est plus susceptible de toucher les femmes.»

Comment remédier à un manque d’activité et contribuer à la lutte contre l’obésité? En concevant plus de villes piétonnes, répondent les chercheurs. En comparant plusieurs villes américaines, l’équipe a découvert que des villes plus adaptées aux piétons, comme New York ou San Francisco, ont une aptitude à la marche plus élevée et un taux d’obésité plus bas.