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lundi 23 avril 2018

Les Suisses plutôt optimistes avec leur avenir financier




Les Suisses appréhendent plutôt avec optimisme leur avenir financier. Ils sont un quart exactement à décrire leur profil en la matière comme "en pleine ascension", selon une étude de l'assureur Swiss Life.

La catégorie signifie que le Suisse moyen fait preuve d'un optimisme prononcé pour l’avenir, épargne et planifie, explique le groupe zurichois dans un commentaire publié lundi. Plus des deux tiers des personnes réputées "en pleine ascension" estiment que leur niveau de vie augmentera nettement d’ici à dix ans (moyenne suisse de 37%).

Toutefois, tempère Swiss Life, ce profil s'accompagne d'un regard rétrospectif plutôt mitigé sur sa propre situation financière passée.

"Sur le déclin"

A l’autre extrémité de l’échelle de confiance se trouve le profil "sur le déclin". Ce dernier concentre 12% de la population suisse. Dans ce profil, les trois quarts des personnes (76%) pensent que leur niveau de vie se dégradera nettement au cours des dix prochaines années (moyenne suisse de 27%).

Une comparaison des six profils financiers de Suisse selon des critères tels que l’âge, la région ou la formation fait apparaître globalement de grandes différences. De manière générale: plus les personnes interrogées sont âgées, plus elles se considèrent comme étant "sur le déclin".

Anciens plus pessimistes

Après 60 ans, le nombre de personnes "sur le déclin" augmente considérablement. Si 43% des 18 à 29 ans s’estiment "en pleine ascension", la proportion ne s’élève plus qu’à 8% chez les plus de 60 ans.

Swiss Life constate en outre une forte polarisation parmi les plus âgés: un petit tiers des plus de 60 ans se situe dans le profil "sur le déclin", tandis qu’un tiers de cette catégorie d’âge est optimiste en ce qui concerne l’évolution de ses finances.

En considérant les régions linguistiques, il apparaît qu’une proportion particulièrement élevée de Tessinois se sent financièrement dépendante et que les Romands, plus que les autres Suisses, ont un sentiment d’impuissance. Les Alémaniques se réjouissent pour leur part le plus de prendre leur retraite.

"Creux de la vague"

Le profil "dans le creux de la vague", qui estime se trouver à son point financier le plus bas, est le plus fréquent au Tessin, avec une part de 25%. En Suisse alémanique, la part se monte à 18%, alors qu'en Suisse romande elle atteint 22%.

Par contraste, près d’un Romand sur trois estime n’avoir que peu d’influence sur sa vie et son avenir (Suisse alémanique: un sur cinq, Tessin: près d’un sur quatre).

Les Tessinois se montrent en revanche positifs au sujet de leur espérance de vie: ils l’estiment à 83,7 ans, ce qui fait d’eux les Suisses pensant vivre le plus longtemps (Alémaniques: 81,9 ans, Romands: 79,8 ans).

Préparer sa vieillesse

Mais en ce qui concerne la préparation de sa propre vieillesse, l’image est différente: un Alémanique sur cinq s’en réjouit, contre moins d’un Romand et d’un Tessinois sur dix.

Dans son étude, Swiss Life a établi six profils financiers: "En pleine ascension", "sur le déclin", "dans le creux de la vague", "au zénith", "gagnant" et "constant". Les résultats se fondent une enquête effectuée dans toute la Suisse auprès de 1229 personnes, âgées de 18 à 75 ans.

Romands en tête des Suisses mis aux poursuites 

Selon des chiffres révélés par le «Sonntags Blick», près de 600'000 contribuables sont endettés auprès des impôts. En tête de liste des cantons les plus touchés, on trouve un trio romand: Neuchâtel (14,7% de contribuables mis aux poursuites), suivi de Genève (14,6%) et de Fribourg (12,6%). Les Vaudois sont en 7e position avec 5,9% et le Valais 13e (3,2%). Des pourcentages qui pourraient être encore plus élevés car selon les estimations, environ 3% de ces personnes échappent aux poursuites du fisc en contractant des petits crédits.

Spirale infernale

«Parmi les personnes surendettées dans le pays, environ 80% ont des dettes fiscales, explique le secrétaire général de Dettes Conseils Suisse, Sébastien Mercier. Alors que les autres impayés tendent à diminuer au fil des ans, les dettes fiscales augmentent.»

Effets pervers

Cette escalade provient notamment de l’effet pervers des saisies sur salaire en cas d’autres impayés que ceux dus aux fisc. Les montants facturés par l’administration fiscale ne sont en effet actuellement pas pris en compte lors de la détermination du montant retenu. Et c’est l’entrée dans une spirale dont il devient très difficile de sortir. Depuis plusieurs années, des associations, comme les Centres sociaux protestants, demandent aux politiques de réviser le calcul du minimum vital. Une autre solution pour éviter le problème serait de prélever les impôts à la source, un régime auquel sont déjà soumis les travailleurs frontaliers.

ATS