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lundi 28 mai 2018

Déménagement possible pour la Prison centrale


La Prison centrale de la Planche-Inférieure



La Prison centrale, destinée à la détention avant jugement, pourrait bien quitter la Planche-Inférieure. Le Conseil d’Etat approuve en effet un postulat émanant de la Commission de justice du Grand Conseil, demandant d’étudier cette option.

Dans sa réponse, le Gouvernement indique qu’un groupe de travail a d’ores et déjà été mis en place pour «examiner les différentes solutions envisageables, en termes de localisations et de conceptions», ajoutant qu’il est «plus rationnel de construire une nouvelle prison fonctionnelle dans un endroit adapté plutôt que de mettre aux normes, par le biais d’une lourde rénovation, un établissement vétuste situé dans un milieu urbain».

«En acceptant le postulat, le Conseil d’Etat prend l’option d’un déplacement de la Prison centrale à moyen terme», confirme Didier Page, porte-parole de la Direction de la sécurité et de la justice. Mais, pour le moment, difficile de dire quelle option sera retenue. «Toutes les portes sont ouvertes», indique Didier Page. A noter que ce débat fait notamment suite à l’évasion de l’assassin présumé de Frasses en septembre dernier. Au final, il reviendra au Grand Conseil d’accepter ou non le postulat.

Nouvelle prison préférable à une rénovation 

Mais dans une perspective un peu plus lointaine, le Conseil d’Etat est toujours d'avis que la question du remplacement de la Prison centrale se poserait à terme. «Il est plus rationnel de construire une nouvelle prison fonctionnelle dans un endroit adapté plutôt que de mettre aux normes, par le biais d’une lourde rénovation, un établissement vétuste situé dans un milieu urbain», a soutenu le Gouvernement.

L'unité thérapeutique attendra 

Dans le cadre de la planification pénitentiaire 2016-2026, le Conseil d’Etat a rappelé deux grands projets en matière pénitentiaire: l'extension de Bellechasse pour permettre une séparation des régimes de détention par bâtiment et la création d’une unité thérapeutique de 60 places. Mais, sur la base des recommandations d'un expert, le Conseil d'Etat soutient que «le remplacement des places de détention à la Prison centrale est devenu prioritaire par rapport à la construction d’une unité thérapeutique». Les autorités fribourgeoises ont constitué un groupe de travail« pour examiner les différentes solutions envisageables, en termes de localisations et de conceptions».
Toutefois, au stade actuel, la Direction de la sécurité et de la justice se dit plutôt favorable à accentuer ses contacts avec les autres cantons du concordat latin. Fribourg compte ainsi sur la collaboration intercantonale pour trouver une solution à certains de ses «besoins les plus urgents».