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samedi 17 novembre 2018

Deux classes relais pour enfants turbulents en école primaire



Que faire lorsque toutes les solutions habituelles, telles que cours de soutien ou unité mobile, n'ont rien donné? S'il est dur de répondre avec certitude, il est néanmoins certain que maintenir un élève dans une classe, alors qu'il présente de graves difficultés comportementales peut nuire tant à l'enfant concerné qu'à ses camarades.

Face à cette problématique, le canton de Fribourg vient de se doter de deux classes relais (l'une francophone et l'autre germanophone), pouvant accueillir jusqu'à dix élèves âgés de 5 à 12 ans. «S'il existait déjà quelque chose de semblable au niveau des cycles d'orientation, ce n'était pas le cas pour les petits scolarisés à l'école primaire», explique Marianne Meyer Genilloud, conseillère scientifique et responsable de l'information à la Direction de l'instruction publique, de la culture et du sport.

Présentées vendredi en conférence de presse, ces nouvelles classes ouvriront officiellement lundi. «Pour l'instant, nous avons déjà deux élèves et un troisième suivra très rapidement. L'idée est que l'enclassement se fasse progressivement. En tout, nous avons détecté quelque 25 cas sur l'ensemble du canton susceptibles d'intégrer les classes relais», détaille Marianne Meyer Genilloud.

Physiquement, les classes se trouvent en ville de Fribourg, à la route des Bonnesfontaines, dans les locaux d'une ancienne école privée. «Pour ce qui est des déplacements, nous chercherons des solutions au cas par cas. Par exemple, nous pourront faire appel à la fondation PassePartout», souligne la conseillère.

Sur place, les enfants seront encadrés par une équipe pluridisciplinaire, composée d'enseignants, d'éducateurs et de psychologues. Quant à la durée de la mesure, qui sera décidée par un inspecteur scolaire et ne nécessitant pas l'accord des parents, elle est en principe de quatre mois (renouvelable une fois). «L'idée est que l'enfant puisse réintégrer ensuite l'école de son quartier ou de son village, sans être une menace pour ses camarades ou le bon déroulement des cours.»

Si la répartition des coûts de ce programme entre le Canton et les communes sera fixée au printemps, le budget pour l'année 2019 est de 550'000 francs. «Cela comprend notamment la location des locaux, ainsi que quatre équivalents plein temps», conclut Marianne Meyer Genilloud.