mardi 15 décembre 2015

Chemise Edelweiss : les écoliers s'expriment sur les faits


«Nous ne voulions provoquer personne»

Cette photo a été publiée sur Facebook avant que les médias ne se saisissent de l'affaire. (photo: Facebook)


Selon «Blick», qui cite des élèves de l'école en question, l'affaire edelweiss aurait été déclenchée par un événement qui s'est produit il y a quelques semaines. Selon le quotidien, des inconnus ont dessiné le drapeau du Kosovo sur le mur de la cage d'escalier de l'établissement scolaire. Le dessin a par la suite été recouvert d'un drapeau suisse. Le recteur Patrick Perenzin confirme cette information. Reste que selon les dix écoliers concernés, cette affaire n'a rien à voir avec leur motivation à porter une chemise edelweiss en cours.

L'affaire des chemises à edelweiss était sur toutes les lèvres, lundi matin dans le préau de l'école Berg de Gossau (ZH). La semaine dernière, une enseignante de l'établissement scolaire avait prié dix de ses élèves – arborant la tenue patriotique – d'aller se rhabiller. Les jeunes, qui sont en 3e année d'école secondaire, étaient arrivés en classe vêtus d’une chemise à edelweiss. La vue de cet habit typiquement suisse avait fortement déplu à leur prof.

«Nous ne voulions provoquer personne. Nous l'avons fait pour nous», raconte l'un d'entre eux. «Le soir avant le fameux jour, on s'est demandé si quelqu'un allait remarquer notre action. On n'aurait jamais cru que les réactions allaient être si vives.» Selon l'ado, c'est une discussion menée au sein d'une assemblée d'élèves qui a incité le groupe de jeunes à venir en cours vêtu de la sorte. L'assemblée aurait débattu au sujet d'une éventuelle interdiction de la chemise à edelweiss.

Un autre écolier explique que leur action a non seulement choqué l'enseignante en question, mais aussi leurs camarades: «Notre classe est divisée. Certains nous soutiennent, d'autres pas.» L'ado souligne néanmoins qu'il n'y a jamais eu de problème avec des élèves issus des Balkans, contrairement à ce qu'avait rapporté dimanche la «SonntagsZeitung». «Nous voulions simplement montrer que nous sommes fiers de notre pays.»

Afin de calmer les tensions, les écoliers affirment ne plus vouloir porter de telles chemises pendant un moment. «Mais un jour, nous les porterons à nouveau», précisent-ils.