JE SUIS D'ICI !

vendredi 23 juin 2017

Brigue accueille la 30e Fête fédérale de yodel


L'affiche de la 30e Fête fédérale de Yodel à Brigue. [DR]


La 30e Fête fédérale de yodel prend ses quartiers dès le 22 juin à Brigue (VS). La manifestation réunira 10'000 yodleurs, joueurs de cor des Alpes, lanceurs de drapeaux et plus de 200'000 spectateurs.

La Fête fédérale de yodel se déroule tous les trois ans. Les organisateurs travaillent depuis quatre ans à la mise sur pied de la manifestation. Il a fallu ériger 24 tentes et cabanes de fêtes pour ériger un village du jodel qui propose 7000 places assises.

Toutes les facettes du folklore suisse

La fête débute jeudi soir par un forum suivi d'un concert. Chants, cor des Alpes, lancer de drapeaux, toutes les facettes du folklore suisse seront de la partie. Avec quelques éléments plus modernes du jodel, précisent les organisateurs, pour montrer que la culture suisse est vivante et la rapprocher davantage du public. Le cortège du dimanche, qui verra défiler tous les groupes présents, s'annonce comme un événement incontournable.

Un budget de plus de 5 millions de francs

Les organisateurs veulent utiliser cette fête fédérale pour mieux faire connaître ce pan du folklore suisse. Et ils ne manquent pas de moyens. Ils ont réuni un budget de 5,5 millions de francs dont 3 millions apportés par des sponsors de la région.



ATS

En Suisse, l'embellie conjoncturelle se poursuit


La prévision de croissance de la consommation des ménages a été portée à 1,2%, 
alors que celle des collectivités publiques a été ramenée à 1,3%. 
(Crédits: Keystone)


La conjoncture helvétique voit son horizon s'éclaircir, dans le sillage de la reprise économique au niveau global. Les prix ont repris une dynamique ascendante, mais le chômage risque de se maintenir au niveau actuel, estime le Centre de recherches conjoncturelles de l'EPF Zurich (KOF) dans son point de situation estival publié vendredi.

Toutes catégories confondues, les économistes zurichois tablent désormais pour l'année en cours sur une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 1,3%, légèrement inférieure aux 1,5% formulés en mars. Les prévisions pour 2018 en revanche ont été revues à la hausse (+2,1%), contre 1,9% attendus précédemment, pour autant que le contexte reste stable.

La révision à la baisse des prévisions pour 2017 est à mettre sur le compte de la faiblesse conjoncturelle observée au cours du 1er trimestre. Toutefois l'évolution présente et future est jugée plus positive que lors du dernier pointage, assurent les spécialistes du KOF.

Les entreprises exportatrices en particulier devraient profiter du récent relâchement du franc ainsi que de la conjoncture internationale favorable. Pour les prochains mois, l'institut zurichois pronostique un cours à 1,09 CHF/EUR. Les expectatives en matière d'envois vers l'étranger ont été revues en nette hausse pour l'année en cours (+2,9%, après +2,0%) mais à la baisse pour l'année prochaine (+3,3%, après +3,7%).

La prévision de croissance de la consommation des ménages a été portée à 1,2% (1,0%), alors que celle des collectivités publiques a été ramenée à 1,3% (1,5%). Les investissements dans les biens d'équipement devraient rester faibles pour l'année en cours (-0,2% après -0,9%) avant de revenir péniblement en territoire positif (+0,2%). Les prévisions d'investissements de construction ont été revues à la hausse pour 2017 (+1,2%, après +1,1%) mais à la baisse pour 2018 (+2,2% après +2,3%).

Le niveau des prix est attendu en hausse de 0,3% en 2017, puis en 2018. L'évolution est toutefois si ténue que les économistes zurichois jugent improbable un resserrement de la politique monétaire, dans la mesure où cela se traduirait par l'impossibilité pour la Banque nationale suisse (BNS) de réduire ses réserves de devises.

Les taux à court terme ne devraient donc pas changer, et ceux à long terme que de façon minime.

Pour ce qui est de la situation du marché du travail, le KOF a revu légèrement à la baisse ses estimations, tablant sur un taux de chômage (Seco) de 3,2% pour l'année en cours et celle à venir, contre 3,3% précédemment. Le taux de chômage selon la définition du Bureau international du travail (BIT) est quant à lui attendu à 4,9% en 2017 et à 4,8% en 2018.

Google lance un moteur de recherche d’emploi : Google for Jobs





Le géant américain Google étend un peu plus ses domaines de compétence en se lançant dans la recherche d’emploi.

LinkedIn a du souci à se faire avec l’arrivée de «Google for Jobs», lancé ce mardi, un agrégateur d’offre d’emplois avec pour objectif de rendre la recherche d’emploi «plus simple et plus efficace». La firme de Mountain View va ainsi centraliser les annonces publiées sur une vingtaine de site tiers tels que Facebook, Glassdoor, CarrerBuilder,… Il redirigera ensuite l’utilisateur vers le site ayant publié l’offre d’emploi en premier.

Nick Zakrasek, directeur de produit en charge du projet chez Google, explique que pour les demandeurs, «la recherche d'un emploi peut prendre du temps. Et se tenir au courant des nouvelles offres publiées tout au long de la journée peut devenir impossible». Un problème que Google se verrait bien régler, en envoyant par mail des alertes selon les critères établis par les utilisateurs. «Chaque individu a un ensemble unique de préférences et il ne faut qu'une seule personne pour remplir ce poste.» explique Nick Zakrasek à TechCrunch.

Intelligence artificielle

Le moteur de recherche utilisera ensuite une technique d’intelligence artificielle pour détecter d’autres postes proches mais avec des intitulés différents. Selon The Verge, de grandes entreprises ont piloté le programme et ont remarqué une hausse de 18% des candidatures reçues, comme le rappelle le directeur Général de Google, Sundar Pichai.

Mais le géant américain arrive avec un train de retard sur son concurrent principal : la plateforme LinkedIn, rachetée en 2016 par Microsoft. De même, Facebook propose depuis février un onglet «Emploi» pour les pages des entreprises. Mais Google dispose d’un avantage de taille : c’est le moteur de recherche le plus utilisé au monde.

Ce «Google for Jobs» n’est d’ailleurs pas la première tentative d’entrer sur le terrain de la recherche d’emploi. En avril dernier, «Google Hire», un moteur de recherche de CV destiné aux entreprises, avait été lancé dans la plus grande discrétion.

jeudi 22 juin 2017

Giflée dans un bus parce qu’elle portait un short pendant le Ramadan

Une jeune femme de 21 ans a été agressée dans un bus d’Istanbul le 14 juin dernier par un homme lui reprochant de porter un short pendant la période du Ramadan.

Sur les images de vidéosurveillance publiées sur YouTube, on peut voir Aselina Melisa Saglam assise dans le fond du bus lorsqu’un homme assis derrière elle se lève à l’approche de son arrêt. Passant devant la jeune femme, il lui assène une gifle, lui demandant si «elle n’avait pas honte de s’habiller de cette façon pendant le Ramadan». La victime se lève rapidement et tente de le retenir mais l’homme l’attrape et la repousse violemment dans le véhicule avant de descendre.

Ce n’est qu’après, alors que la jeune femme s’effondre en pleurs dans le bus, que d’autres passagers semblent réagir.

 


Relâché quelques heures après son arrestation

Outre les images choquantes, la réaction de la justice turque soulève également la polémique. Car trois jours après les faits, l’agresseur a été interpellé mais il a été rapidement relâché après avoir livré son témoignage à la police.

Aselina Melisa Saglam a donc déposé une requête auprès du procureur pour que l’homme soit de nouveau arrêté. «Je ne cherche pas à discréditer le Ramadan, l’Islam ou diffamer la religion. Cette personne m’a attaquée, m’a harcelée et m’a frappée. Tout le monde dans le bus a regardé, même le conducteur, mais personne n’est intervenu», a-t-elle expliqué auprès de la presse turque. «Mon unique souhait c’est qu’une punition appropriée et dissuasive soit donnée à l’agresseur», a-t-elle ajouté.

Son avocate a de son côté souligné qu’un tel incident ne devait pas être considéré comme «ordinaire», dénonçant la «mentalité» qui court actuellement «dans les rues».

La Suisse, dernier bastion des frais d’itinérance



Les Européens en voyage qui ont l’intention d’utiliser leur téléphone portable en Suisse pourraient vouloir reconsidérer leur décision – et commencer à diffuser un hashtag comme #DontCallMeInSwitzerland («ne m’appelez pas en Suisse»).

Depuis une semaine maintenant, les 28 pays de l’UE et ceux de l’Espace Économique Européen (Islande, Liechtenstein et Norvège) ont supprimé les frais d’itinérance («roaming» en bon français) pour les téléphones mobiles. En vertu des nouvelles règles, les utilisateurs de ces pays peuvent donc partout téléphoner, surfer sur internet ou envoyer des messages «comme à la maison».

La Suisse, qui n’est membre ni de l’UE ni de l’EEE, ne participe pas à cet accord. Les utilisateurs de mobile helvétiques, comme les voyageurs européens qui passent par la Suisse se voient donc encore facturer des frais d’itinérance. Voici en bref ce qu’il faut savoir:

Comment on en est arrivé là

De nombreux Européens avaient l’habitude d’éteindre leurs téléphones portables quand ils étaient en voyage. Il y a plus de dix ans, la Commission européenne a commencé à travailler sur la réduction des frais d’itinérance pour le consommateur. En 2013, elle a proposé la réglementation qui supprime ces frais, finalement entrée en vigueur le 15 juin 2017.

Les Suisses payaient bien plus que leurs voisins européens pour utiliser leur mobile à l’étranger. Déjà avant la décision de les abolir, les pays de l’UE avaient adopté des plafonds contraignants pour les prix de l’itinérance entre opérateurs. Depuis 2009, ces prix ont baissé constamment, de 49 centimes à la minute pour les appels et de 1 euro par mégabit pour les données, jusqu’à zéro aujourd’hui.

Rien de cela en Suisse. En moyenne, en 2015, un client de téléphonie mobile helvétique qui recevait un appel alors qu’il se trouvait ailleurs en Europe payait environ 25 centimes par minute s’il avait un contrat et même 50 centimes avec un système à prépaiement, selon les données de l’Office fédéral de la communication. A noter par contre que le coût des transferts de données en itinérance a lui considérablement baissé, de son maximum de 4 francs 50 par méga en 2010 à 10 centimes en moyenne par méga en 2015, taxes non comprises.

Les opérateurs suisses Swisscom, Salt (nouveau nom d’Orange suisse) et Sunrise, qui dominent le marché, ont gagné des centaines de millions de francs par année avec ces frais d’itinérance facturés aux clients qui utilisent leur mobile hors du pays.

Les choses bougent quand même

Pour anticiper la réglementation européenne, Swisscom a baissé dès avril ses tarifs d’itinérance internationale dans une mesure qui, dit l’opérateur, «les place dans certains cas plus bas que les prix des opérateurs européens». Swisscom a également placé 26 pays en zone tarifaire bon marché, où, dit-il, ses prix sont jusqu’à 80% plus bas pour certaines destinations.

Mais le géant suisse n’est pas le seul. Ainsi, le Britannique Vodafone, deuxième opérateur mondial, a carrément laissé tomber les frais d’itinérance dans 40 pays, dont la Suisse.

A Berne, deux interventions parlementaires contre les frais d’itinérance ont été déposées à la dernière session.

Mais dans le débat politique sur le plafonnement des tarifs téléphoniques, les élus pourraient ne pas aimer l’idée de poser des limites à ce que les opérateurs téléphoniques peuvent offrir à leurs clients dans un contrat.

En attendant, les experts conseillent aux gens qui voyagent d’Allemagne en Italie de désactiver l’itinérance des données quand ils traversent la Suisse. En hiver, ceci pourrait désavantager le pays comme destination touristique, si les skieurs sur les pistes françaises ou autrichiennes peuvent téléphoner, poster et surfer sans frais supplémentaires. De plus, les touristes suisses sur les plages d’Europe pourraient se sentir discriminés s’ils ne peuvent pas passer des appels illimités ou partager autant de photos qu’ils le veulent.

Obstacles législatifs

Stephan Netzle, président de la Commission fédérale de la Communication (ComCom), doute que les prix de l’itinérance baissent en Suisse. Dans une interview au quotidien zurichois «Tages-Anzeiger», il a dit la semaine dernière ne voir aucune raison pour que l’UE exclue la Suisse du système «comme à la maison»

«Les citoyens de l’UE auraient intérêt à pouvoir téléphoner meilleur marché quand ils sont en vacances en Suisse, estime Stephan Netzle. L’itinérance n’est qu’un des nombreux dossiers sur lesquels nous voulons négocier avec l’UE. Ce n’est pas la première priorité».

Mais les opérateurs européens ont fait de la résistance, explique le président de la ComCom, car «ils ont un intérêt à pouvoir encore faire payer les opérateurs suisses si des clients [suisses] utilisent leur réseau [européen]».

John Heilprin

Le fossé financier entre les patrons et employés s'est encore creusé


La tendance se retrouve dans toutes les branches, selon Travail.Suisse


Les écarts de revenus ne cessent d'augmenter en Suisse. Entre 2011 et 2016, les rémunérations des patrons ont augmenté en moyenne de 17%, contre 3,4% pour les salariés, selon la 13e enquête de Travail.Suisse sur les salaires des dirigeants. Entre 2015 et 2016, les indemnités des directeurs généraux (CEO) ont affiché une hausse moyenne de 5%, souligne jeudi l'organisation faîtière dans son étude. Et les inégalités se creusent: en 2011, l'écart salarial moyen dans les entreprises était de 1:45, contre 1:51, l'année passée.

Cette tendance n'est pas seulement marquée par les grandes entreprises actives dans la finance et la pharma, elle se retrouve dans toutes les branches, selon Travail.Suisse. A titre d'exemple, l'organisation cite le patron du groupe chimique bâlois Lonza, Richard Ridinger, qui a gagné 76 fois plus que le plus bas salaire de sa firme. Idem pour le CEO de la société bâloise Valora, Michael Müller, qui a perçu une rémunération 59 fois supérieure à celle du plus bas salaire.

Davantage de femmes

Selon Travail.Suisse, l'adoption de la loi sur les rémunérations abusives, l'initiative Minder, en 2013 n'a pas permis de contenir les écarts salariaux. Pour y parvenir, l'organisation exige notamment une révision efficace du droit de la société anonyme. Elle demande aussi plus de transparence fiscale pour les hauts revenus et un débat politique sur une contribution de solidarité.

Dans le cadre de son étude, l'organisme de défense des salariés a aussi examiné la part de femmes dans les directions des groupes et les conseils d'administration. Si le quota de femmes a doublé au cours des dix dernières années au sein des conseils d'administration, le nombre de femmes aux postes de direction n'atteint que 6%.

Pour parvenir à de telles conclusions, Travail.Suisse a interrogé 27 entreprises helvétiques. L'organisation mène chaque année son enquête sur les salaires depuis 2004.

ATS

Les oiseaux réagissent plus que les autres animaux aux drones


Les drones évoluent dans l'espace aérien inférieur, c'est-à-dire là où les oiseaux n'étaient pas dérangés jusqu'à présent (image symbolique). © Marcel Burkhardt/Vogelwarte Sempach


Les oiseaux réagissent généralement plus fortement aux drones que les autres animaux. Des différences existent toutefois entre les espèces. C'est la conclusion d'une étude menée par la Station ornithologique de Sempach (LU).

L'utilisation de drones est toujours plus courante. Le problème est qu'ils évoluent dans l'espace aérien inférieur, où les oiseaux n'étaient normalement pas dérangés jusqu'à présent, souligne la Station ornithologique suisse.

L'étude montre que certaines espèces de volatiles se montrent seulement plus attentives à proximité d'un drone, alors que d'autres prennent la fuite même lorsque l'engin est très éloigné. Certains oiseaux semblent même ne pas réagir, comme les oiseaux nicheurs, qui quittent rarement leur nid. Cela ne signifie pas qu'ils ne ressentent pas de stress, notent les chercheurs.

Plusieurs facteurs conditionnent la réaction des volatiles. Si le drone s'approche directement de l'oiseau, celui-ci prendra généralement la fuite. Les drones à essence déclenchent davantage de réactions que les engins électriques. Les grands oiseaux réagissent davantage que les petits et les nuées fuient plus vite que les oiseaux seuls ou en petits groupes.

Recommandations

Sur la base de cette étude, publiée dans la revue spécialisée PLOS One, la Station ornithologique formule des recommandations. Il s'agit notamment de ne pas décoller ou atterrir près d'un oiseau et d'éviter des manoeuvres à proximité et de ne jamais diriger l'appareil directement sur un oiseau. Il faut aussi éviter de survoler des réserves naturelles et de rester au minimum à 200 mètres de ces zones.

Les perturbations provoquées par les drones ou les dérangements en général peuvent avoir des conséquences qu'il faut prendre au sérieux, souligne la Station ornithologique. Des oiseaux peuvent interrompre leur nidification ou renoncer à nidifier. Dans des cas extrêmes, un oiseau ou un autre animal régulièrement forcé de fuir risque de mourir d'épuisement.

ATS