Chu de che / Je suis d'ici / Sono di qui / Ich bin von hier !

dimanche 21 octobre 2018

La folle histoire de la tour Eiffel




Lorsque la société de Gustave Eiffel a construit le monument le plus reconnaissable de Paris pour la Foire mondiale de 1889, beaucoup ont considéré le massif bâtiment de fer avec scepticisme. Aujourd’hui, la tour Eiffel, qui continue de jouer un rôle important dans les émissions de télévision et de radio, est considérée comme une merveille architecturale et attire plus de visiteurs que toute autre attraction touristique payante dans le monde.

La tour Eiffel est une tour en treillis de fer forgé du Champ-de-Mars à Paris. Il porte le nom de l’ingénieur Gustave Eiffel, dont la société a conçu et construit la tour. Construit de 1887 à 1889 pour accueillir l’Exposition universelle de 1889, il a été critiqué à l’origine par certains des plus grands artistes et intellectuels français, mais il est devenu une icône culturelle de la France et l’une des structures les plus reconnaissables au monde. La tour Eiffel est le monument payant le plus visité au monde avec plus de 6 millions de visiteurs en 2017.

La tour fait 324 mètres de haut, à peu près à la même hauteur qu’un bâtiment de 81 étages et est la plus haute structure de Paris. Sa base est carrée et mesure 125 mètres de côté. Au cours de sa construction, la tour Eiffel a dépassé le monument de Washington pour devenir la plus haute structure artificielle du monde, titre qu’elle a conservé pendant 41 ans jusqu’à l’achèvement du Chrysler Building à New York en 1930. En dehors des émetteurs, la tour Eiffel est la deuxième plus haute structure de France après le viaduc de Millau. Elle pèse 10'000 tonnes

La tour a trois niveaux pour les visiteurs, avec des restaurants aux premier et deuxième niveaux. La plate-forme du niveau supérieur se trouve à 276 m du sol, et c’est la plus haute plate-forme d’observation accessible au public dans l’Union européenne. Des billets peuvent être achetés pour monter par des escaliers ou pour monter aux premiers et deuxièmes niveaux. La montée du niveau du sol au premier niveau est de plus de 300 marches, tout comme la montée du premier niveau au second. Bien qu’il y ait un escalier au niveau supérieur, il est généralement accessible uniquement par ascenseur. Un ascenseur de la tour parcourt une distance totale de 103'000 km par an. Elle compte 108 étages et 1'710 marches.

Les origines de la tour Eiffel

En 1889, Paris a accueilli une exposition universelle à l’occasion du centenaire de la Révolution française. Plus d’une centaine d’artistes ont soumis des propositions pour un monument à construire sur le Champ-de-Mars, situé au centre de Paris, et servir d’entrée à l’exposition. La commission a été attribuée à Eiffel & cie, une société de conseil et de construction appartenant au célèbre constructeur de ponts, architecte et expert en métaux, Alexandre-Gustave Eiffel.

Bien qu’Eiffel reçoive souvent tout le mérite pour le monument qui porte son nom, il s’agit de l’un de ses employés, un ingénieur en structures nommé Maurice Koechlin, qui a proposé et peaufiné le concept. Plusieurs années plus tôt, les deux avaient aussi collaboré à la conception de l’armature métallique de la Statue de la Liberté. Selon les rumeurs, Eiffel aurait rejeté le plan initial de Koechlin pour la tour, lui demandant d’ajouter de nouvelles fioritures. La conception finale prévoyait plus de 18 000 pièces de fonte et 2,5 millions de rivets et 5 milliards de lumières.

Plusieurs centaines de travailleurs ont passé deux ans à assembler le cadre de la tour en treillis emblématique, qui, lors de son inauguration en mars 1889, mesurait près de 300 mètres de hauteur. En 1957, une antenne a été ajoutée pour augmenter la hauteur de la structure de 24 mètres, rendant alors la tour Eiffel plus haute que le Chrysler Building, mais pas plus que l’Empire State Building, qui avait dépassé son voisin en 1931.

Des millions de visiteurs, pendant et après la Foire mondiale, se sont émerveillés devant la nouvelle merveille architecturale de Paris. Cependant, tous les habitants de la ville n’étaient pas aussi enthousiastes. Beaucoup de Parisiens craignaient que la structure ne soit pas saine ou la considèrent comme une pollution visuelle. Le romancier Guy de Maupassant, par exemple, aurait tellement détesté la tour qu’il déjeunait souvent au restaurant à sa base, le seul point de vue où il pouvait complètement éviter de voir la silhouette menaçante de la tour.

La tour Eiffel, le trésor de Paris

Initialement conçue comme une exposition temporaire, la tour Eiffel a été quasiment démontée et démolie en 1909. Les autorités municipales ont décidé de la sauver après avoir reconnu sa valeur en tant que station radiotélégraphique. Plusieurs années plus tard, pendant la Première Guerre mondiale, la tour Eiffel avait aidé à intercepter les communications radio ennemies et à relayer les alertes Zeppelin. Elle a échappé à la destruction une deuxième fois pendant la Seconde Guerre mondiale puisqu’Hitler a initialement ordonné la démolition du symbole le plus cher de la ville, mais le commandement n’a jamais été exécuté.

Au fil des ans, la tour Eiffel a été le théâtre de nombreuses cascades, manifestations cérémonielles et même d’expériences scientifiques. En 1911, par exemple, le physicien allemand Theodor Wulf a utilisé un électromètre pour détecter des niveaux de rayonnement plus élevés à son sommet qu’à sa base, en observant les effets de ce qu’on appelle maintenant les rayons cosmiques. La tour Eiffel a également inspiré plus de 30 répliques et structures similaires dans différentes villes du monde.

Andy Rakotondrabe

Le prix d'un passeport suisse varie de 500 à 3000 francs


Moins «cher» à Lausanne qu'à Fribourg !



Devenir citoyen suisse a un prix, et ce dernier varie fortement selon le lieu de résidence. Monsieur Prix a décidé de se pencher sur les fortes disparités entre cantons dans les coûts facturés aux candidats à la naturalisation suisse, rapporte Le Matin Dimanche.

More Information

«Nous avons déjà entamé une étude», explique dans le journal Beat Niederhausen, suppléant du surveillant des prix. «Nous avons demandé les montants aux capitales de chaque canton. Nous regarderons ensuite quelles sont les procédures et les raisons de telles différences», ajoute-t-il. Selon la loi, les émoluments doivent couvrir uniquement les frais.

A Fribourg, qui a les émoluments les plus élevés en Suisse romande, il faut compter entre 1800 et 3000 francs pour obtenir la nationalité suisse, alors qu'à Lausanne, qui se trouve à l'opposé, la procédure coûte entre 550 et 850 francs. Fribourg justifie le montant élevé par un nombre de candidats au passeport suisse plus faible. La capitale vaudoise applique, quant à elle, un forfait fixe pour chaque candidat.

«Un plafond devrait être fixé»

Ces différences interpellent les élus interrogés par le journal dominical. Avant l'harmonisation entrée en vigueur en 2006, les communes pouvaient fixer librement le prix de la procédure. Cette dernière pouvait alors coûter plusieurs dizaines de milliers de francs. «Des montants élevés peuvent dissuader de se naturaliser. Dans l’idéal, un plafond devrait être fixé. Les procédures sont toujours plus exigeantes alors si en plus les coûts sont importants, rien n’est fait pour favoriser la naturalisation des étrangers», estime la conseillère nationale Valérie Piller Carrard (PS/FR).

Le conseiller national UDC Jean-Luc Addor (VS) dénonce les faibles montants: «Le dumping pratiqué par les Vaudois est une option fausse. Je ne partage pas ce choix politique de brader le passeport suisse.» Avant d'ajouter: «Il n’y a plus besoin de faire du tourisme de naturalisation ou d’être riche. Je suis pour une politique stricte mais qui doit être une question d’intégration et non d’argent.»

ATS

samedi 20 octobre 2018

Vous cherchez un emploi en Suisse ?


Suivez les conseils des grandes entreprises

Les expatriés en Suisse ont un revenu annuel moyen de $202,865 (CHF202,516), selon HSBC.
(Keystone)


Les lecteurs de swissinfo.ch, plate-forme en dix langues, viennent du monde entier. Pas étonnant donc que l'une des questions reçues les plus récurrentes soit la suivante: «Comment puis-je trouver un emploi en Suisse?»

Le pays alpin abrite des milliers d'entreprises multinationales étrangères et suisses. Nombre d’entre elles offrent des perspectives intéressantes aux professionnels multilingues et ouverts sur le monde.

Nous avons demandé à quelques grandes multinationales helvétiques, qui couvrent un large éventail de secteurs, ce qu'elles recherchent chez un candidat. Les réponses ont permis de dégager des tendances claires, mais aussi des mises en garde intéressantes.

Profil correspondant

Nestlé, Roche, Glencore, ABB ou LafargeHolcim: ces grands noms de l’industrie suisse peuvent faire bonne impression sur votre carte de visite, mais ne perdez pas votre temps si vous ne possédez pas les compétences et l'expertise requises. Les recruteurs de ces cinq entreprises soulignent, en premier lieu, l'importance de répondre aux exigences techniques du poste mis au concours. Être en phase avec les valeurs et les perspectives de développement de la société vient en deuxième position. Les multinationales veulent embaucher des personnes qui saisissent leur mission et peuvent évoluer avec elles.

«Chez Roche en Suisse, nous employons quelque 14 000 personnes dans plus de 140 secteurs différents. La diversité des qualités professionnelles et personnelles que nous visons est donc grande», déclare Wiebke Bräuer, responsable du recrutement de nouveaux talents au sein du géant pharmaceutique bâlois. «De manière générale, nous recherchons des personnes qui partagent les valeurs de l'entreprise et présentent un potentiel de développement en vue de futures évolutions de carrière.»

Comprendre ce que fait une entreprise peut être aussi important que la façon dont elle l’effectue. La multinationale helvético-suédoise ABB, active dans les domaines de la robotique et de l'automatisation industrielle, a développé un modèle de compétences sophistiqué, basé sur des valeurs correspondant aux qualités recherchées chez tous ses employés. Celles-ci vont de l'innovation au professionnalisme, en passant par la rapidité et l'orientation client. Chaque candidat est évalué en fonction de cette matrice. 

Un monde en plein bouleversement

«En tant que leader technologique dans un monde en plein bouleversement, nous recherchons également, en tout candidat, la résilience, un esprit de partenariat, une facilité d'apprentissage, la capacité à travailler avec, à travers et dans des mondes virtuels, ainsi que des connaissances numériques», précise Prasad Swaminathan, responsable des talents et des apprentis chez ABB. L'entreprise compte 135 000 employés de 162 nationalités, pour la plupart des cols blancs, même si elle dénombrait environ 270 sites de production en juin 2018.

L'accent est également mis sur le savoir-faire numérique chez le cimentier LafargeHolcim, qui emploie 81 960 personnes à travers le monde, dont près de 2000 en Suisse. «Nous recherchons des personnes qui font preuve d’intégrité, d’esprit d'entreprise, de collaboration et de compétences dans le secteur numérique, tout en se concentrant sur les résultats», indique Cláudio Nagib Calçada, responsable de la gestion des talents au sein du groupe franco-suisse.



Les bases

Le format de votre CV importe moins que sa clarté. Si vous postulez à un poste de niveau débutant ou junior, les sociétés examineront de près vos études, vos diplômes et vos loisirs. Pour les postes de direction, une plus grande importance est accordée aux expériences professionnelles précédentes ainsi qu'aux compétences en management et en leadership. Dans le cas d’une fonction internationale, la capacité du candidat à s'adapter à une nouvelle culture et à travailler dans un environnement multiculturel est prise en compte. De même que la plus-value qu’il peut apporter à l’entreprise et qui le distingue des candidats locaux.

«Tout consiste à décrire et à résumer votre carrière d'une manière qui suscite la curiosité du recruteur afin que celui-ci prenne son téléphone et vous invite à un premier entretien», pointe M. Calçada.

Pour impressionner vos patrons potentiels, mieux vaut avoir de bonnes relations avec vos anciens employeurs, bien que les entreprises multinationales accordent une importance variable aux références et aux lettres de recommandation. Chez LafargeHolcim, ces deux éléments sont importants. Roche se soucie plus de l'expérience, mais peut exiger un «certificat de bonne conduite» pour certains postes. De son côté, Nestlé prend systématiquement en compte les lettres de référence dans les dernières étapes du processus de recrutement. En revanche, le géant alimentaire vaudois examine rarement les candidatures spontanées. Cela ne doit pas vous dissuader de tenter votre chance dans les autres multinationales. Certaines conservent au moins votre CV dans leurs dossiers.

L'entretien: être prêt et soi-même

Félicitations! Vous avez décroché l'entretien. Si vous ne vivez pas en Suisse, il y a fort à parier que le premier échange aura lieu par téléphone ou par Skype. Mais, pour garantir des conditions équitables, la plupart des multinationales proposeront au candidat, quel que soit son lieu de résidence, la possibilité d'une entrevue en personne au cours de l'étape finale du processus d'embauche. Un petit conseil? Soyez prêt et vous-même. Les experts sont unanimes sur ce point. Profitez de la discussion pour poser vos propres questions et, surtout, ne tâtonnez pas sur celle-ci: «Que savez-vous de l’entreprise?».

«Cette dernière peut sembler simple et logique, mais vous seriez surpris de voir combien de candidats ne sont pas capables d’y répondre correctement», relève Gerda Schwindt, responsable des ressources humaines chez Glencore. Cette multinationale, dont le siège se trouve à Baar dans le canton de Zoug, est active dans le négoce de matières premières.

«Informez-vous sur qui nous sommes et ce que nous faisons. Quand la question viendra, vous pourrez ainsi rappeler plus que ceci: Glencore a été fondé en 1974 par Marc Rich.»

Les apprentis en force

Gerda Schwindt a fait face à des candidats, évoluant dans différents secteurs, mal préparés – qu’ils soient au début ou à un stade plus avancé de leur carrière.

En revanche, les jeunes de 15 à 16 ans qui aspirent à une place d’apprentissage chez Glencore se sont montrés généralement très bien préparés aux entretiens, tout comme les diplômés de l'enseignement supérieur impatients de trouver un poste de travail. Le groupe zougois n'engage pas de traders issus d'autres entreprises, préférant former les siens.

Les experts accordent également de l’importance aux motivations qui poussent à un changement de carrière ainsi qu’à la capacité à travailler dans une structure non hiérarchique. «Chez Glencore, vous ne pouvez pas gravir les échelons comme c’est le cas dans le secteur financier», indique Gerda Schwindt. «Notre structure organisationnelle est très mince et extrêmement plate. Vous devez donc trouver un intérêt à développer le poste avec l'entreprise.»

Alors, comment vous préparer? Pour commencer, faites une recherche approfondie sur la société. De plus, soyez au clair sur les tâches spécifiques au poste en question et sur la manière dont vous pouvez vous intégrer au sein de l'entreprise.

«Effectuez des recherches approfondies sur l'entreprise et préparez-vous à utiliser ces connaissances pendant toute la durée de l'entretien et pas seulement dans une seule déclaration», souligne Cláudio Nagib Calçada, de LafargeHolcim. «Apprenez à écouter votre interlocuteur et à vous écouter vous-même. Décryptez le langage corporel. Soyez vous-même.»

«Un conseil simple, mais utile, est de lire attentivement le descriptif du poste», note Inge Gratzer, responsable des relations médias chez Nestlé, qui emploie en Suisse plus de 10 000 personnes d’une centaine de nationalités différentes. «Il est vivement recommandé de se familiariser avec l'entreprise, ses valeurs et son histoire.»

Prasad Swaminathan, d'ABB, invite les candidats à comprendre où et comment, dans leur fonction, ils peuvent s’intégrer dans la stratégie et la structure de l'entreprise. «Procédez à une auto-évaluation honnête des raisons pour lesquelles vous pensez être un bon candidat à ce poste.»

Langues indispensables, expérience internationale un plus
Les compétences linguistiques constituent un atout si vous souhaitez travailler dans une multinationale. Il en va de même pour l'expérience internationale. L’espéranto n'ayant jamais décollé, la plupart des multinationales ont fait de l'anglais leur langue de travail, en particulier à leur siège international.

Les autres langues sont valorisées selon les responsabilités et le cadre de travail. En Suisse, le français et l'allemand sont essentiels pour les employés qui occupent des fonctions opérationnelles ou un poste dans les ressources humaines. La volonté de travailler avec d'autres cultures l'est également.

«Cet aspect est essentiel, que nous embauchions à un niveau junior ou senior», précise Gerda Schwindt, de Glencore. «Même si une personne travaille au niveau local, nous devons nous assurer qu'elle est dotée d’un esprit international et d’une certaine ouverture pour travailler avec d'autres cultures.»

Un consensus existe sur ce point: «La plupart du temps, les compétences linguistiques sont essentielles, tandis que l'expérience internationale dépend davantage des exigences de chaque poste», fait remarquer Inge Gratzer, de Nestlé.

Selon Prasad Swaminathan, d’ABB, le fait d'avoir des compétences linguistiques facilite la capacité de collaborer à l'échelle internationale et offre à l'employeur la possibilité de transférer les collaborateurs vers de nouvelles régions géographiques au besoin.

«De manière générale, une expérience internationale est considérée comme positive, car elle sous-tend une sensibilité culturelle, la capacité de travailler dans des contextes divers et certaine flexibilité», ajoute-t-il.

Dominique Soguel

Comment les CFF comptent offrir l’accès à internet dans les trains


La nouvelle app FreeSurf CFF pour se connecter gratuitement à internet à bord des trains (Source: CFF)


Il n’y aura finalement pas de Wi-Fi dans les trains suisses. Mais les CFF vont tester l’année prochaine une autre solution pour donner gratuitement l’accès à internet à leurs usagers. Pour cela 900 émetteurs beacon seront installés dans les 44 trains InterCity pour localiser les smartphones des voyageurs qui auront installé l’application FreeSurf CFF (à laquelle ils pourront s’inscrire à l’aide de leur numéro de téléphone). A travers celle-ci, ils seront invités à confirmer qu’ils désirent utiliser l’accès gratuit à Internet. Une validation leur sera alors envoyée leur indiquant qu’ils peuvent désormais surfer gratuitement.

Partenariats avec les opérateurs

Pour offrir ce service, les Chemins de fer fédéraux s’appuient sur la bonne couverture 3G/4G et bientôt 5G sur les lignes ferroviaires (97% aujourd’hui, 99% prévus pour 2020) et des partenariats établis avec Salt et Sunrise. En 2019, les abonnés de ces deux opérateurs pourront participer au projet pilote qui concernera les lignes InterCity IC5 (Zurich – Genève, Saint-Gall – Lausanne) et IC51 (Bâle – Bienne). «Des discussions sont en cours avec d’autres opérateurs de téléphonie mobile, notamment Swisscom», précise le communiqué de l’entreprise ferroviaire qui compte proposer cet accès gratuit à Internet dans tous les trains grandes lignes à partir de 2020, si le test est concluant.

Cette solution mobile a été préférée à l’installation de routeurs Wi-Fi qui supporteraient difficilement la demande des nombreux voyageurs désireux de se connecter. «La solution visée offrira aux clients une connexion Internet plus rapide et plus fluide à bord des trains, avec une plus grande largeur de bande que le WLAN», détaille la société fédérale. Et pour améliorer l’accès au réseau, 94% des trains seront dotés d’amplificateurs de signal et «des vitres traitées au laser présentant une meilleure perméabilité aux ondes seront installées.»

Un peu de Wi-Fi quand même

Pour les voyageurs ne disposant d’une carte SIM suisse (les touristes par exemples), «une solution hotspot mobile sera également testée», indiquent les CFF. Et un hotspot n’est pas autre chose qu’une borne Wi-Fi. Comment l’entreprise va-t-elle empêcher les possesseurs d’une carte SIM suisse de s’y connecter? Et ces points d’accès seront-ils capables d’assumer la charge non seulement des touristes mais aussi de tous les voyageurs qui veulent se connecter avec leur laptop (non doté d’une carte sim)? L’histoire ne le dit pas.

L’opérateur ferroviaire a aussi retenu la solution Wi-Fi (routeurs WLAN) dans les trains internationaux qui, en circulant à l’étranger, traversent des zones mal couvertes par les réseaux mobiles. Les connexions de ce type devraient arriver à bord des trains Giruno et ETR 610 fin 2019, puis dans les TGV Lyria l’année suivante.

«Le Petit Prince» est à l'honneur de la 8e édition du spectacle «Rendez-vous Bundesplatz»



19.10 au 24.11.2018




La 8e édition du spectacle son et lumière «Rendez-vous Bundesplatz» débute vendredi. Elle met à l'honneur «Le Petit Prince» d'Antoine de Saint-Exupéry. Nouveauté cette année, les malvoyants pourront suivre le spectacle en audiodescription grâce à une application.

Jeudi, lors de la répétition générale, les organisateurs s'activaient pour régler les derniers détails. Le public pourra officiellement découvrir le spectacle, qui dure 25 minutes et est gratuit, dès vendredi et jusqu'au 24 novembre.

L'histoire du petit prince sera projetée, sous une forme légèrement abrégée, sur la façade du Palais fédéral tous les jours à 19h00 et 20h30. Des séances supplémentaires sont programmées du jeudi au samedi à 21h30.

Une oeuvre universelle

«Le Petit Prince» a été choisi pour les valeurs «d'amour, d'amitié et d'humanité» qu'il transmet, avait expliqué en septembre Brigitte Roux, de la société Starlight Events, l'organisatrice et productrice du spectacle. Ce dernier sera aussi l'occasion de fêter le 75e anniversaire de la parution de ce conte mondialement connu.

Vendues à 80 millions d'exemplaires traduits en plus de 360 langues et dialectes, l'histoire ne peut être réinventée, mais elle peut être réinterprétée, a déclaré devant les médias Sabine Weissinger, responsable artistique. La version présentée à Berne suit pour l'essentiel l'ordre des chapitres.

Elle fait la part belle aux images et aux sons. Les dialogues y sont réduits au minimum, tous en français.

Audiodescription

Cette année les aveugles et les malvoyants pourront suivre le spectacle en audiodescription. Cette dernière a été mise sur pied par la plate-forme Blind Power en collaboration avec des associations de malvoyants, indique la plateforme dans un communiqué.

Pour accéder à l'audiodescription, les aveugles et les malvoyants devront installer l'application «Greta» sur leur smartphone et télécharger le fichier relatif au spectacle «Rendez-vous Bundesplatz». Une fois sur la Place fédérale, il suffit de mettre des écouteurs et d'ouvrir l'application. Elle synchronise automatiquement l'audiodescription avec le film projeté.

Spectacle bilingue

Une version en allemand et une en français sont proposées. Blind Power précise toutefois qu'elle ne peut garantir que la version française soit disponible pour la première représentation, mais elle le sera au plus tard lundi.

«Rendez-vous Bundesplatz» avait attiré plus de 440'000 spectateurs l'an dernier, une affluence semblable à celle des éditions précédentes. Intitulé «Reset», le show avait célébré les 500 ans de la Réforme.


ATS