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mardi 23 mai 2017

Roger Moore; James Bond à l'humour inoubliable


A Deborah, Geoffrey et Christian 

James Bond, Amicalement Vôtre, Le Saint... 
(un immense acteur à l'humour inimitable)


En 1999, Roger Moore est fait commandeur de l'Ordre de l'Empire britannique, et le 14 juin 2003, il est anobli comme chevalier commandeur de l'Ordre de l'Empire britannique.

Le 11 octobre 2007, il obtient enfin son étoile sur Hollywood Boulevard (2 350e étoile).

Le 28 octobre 2008, il est fait Commandeur des Arts et des Lettres par la ministre française de la Culture Christine Albanel.

Le 12 juin 2012, l'Ambassadors Club de Monaco lui dédie le titre d'Ambassadeur de bonne volonté, remis notamment par le prince Albert II.




La saga James Bond est en deuil. L'acteur britannique Roger Moore, inoubliable interprète de l'agent 007, est décédé ce mardi en Suisse à l'âge de 89 ans après avoir affronté un cancer.

Né d'un père agent de police, Roger Moore arrête ses études en 1943. Il décide alors de se servir de son physique avantageux pour faire de la figuration (César et Cléopatre , 1945). En parallèle, il prend des cours à la Royal Academy of Dramatic Art à Londres.

Puis, en 1953, il part aux Etats-Unis où il passe d'abord un peu de temps à Brodway, mais se rend rapidement à Hollywood. En 1956, après des débuts peu remarqués comme dans La dernière fois que j'ai vu Paris (1954) ou encore Mélodie interrompue (1955), il se lance dans une série télévisée produite par la Columbia: en effet il jouera dans trente neuf épisodes d'Ivanhoé en 2 ans. Et comme les producteurs de cinéma qui l'engagent (Twentieth Century Fox) le cantonnent trop à des rôles historiques (Diane de Poitiers , 1956, L'Enlèvement des Sabines , 1961) qui ne lui conviennent pas particulièrement, il continue les téléfilms et signe avec la Warner en 1958 pour Maverick. En 1962 c'est l'apogée de sa carrière télé avec Le Saint où il incarne le personnage principal, Simon Templar. C'est grâce à cette série que Roger Moore devient enfin populaire et se construit une véritable notoriété. En 1970 sa carrière est marqué par son rôle dans Amicalement vôtre.

Après un bref passage dans la production, avec A touch of class et Night Watch , il remplace Sean Connery dans la célèbre série James Bond 007 de Albert R. Broccoli et Harry Saltman, les producteurs de la série. C'est à ce moment précis que débute pour Roger Moore une grande carrière dans le cinéma. En 1973 il tourne son premier James Bond: Vivre et laisser mourir de Guy Hamilton. On remarque vite que Moore donne une autre figure au célèbre espion : plus aristocratique, il apporte quelque chose de différent à son personnage. Entre temps, il fera Gold (1974). Il enchaîne sur L'Homme au pistolet d'or (1974).

Entre 1978 et 1981 comme Les Oies Sauvages(1978), Les Loups de la haute mer (1979), Bons baisers d'Athènes (1979), Le Commando de sa Majesté (1980) et L'Equipée du connonball (1981). Ensuite il reprend de plus belle avec L'espion qui m'aimait (1977), Rien que pour vos yeux (1981), Octopussy (1983), Jamais plus jamais (1983). Enfin après Dangereusement votre (1985), Roger Moore cédera sa place à Timothy Dalton. Avant de mettre un point final à sa carrière d'acteur, il apparaît dans Bed and Breackfast (1989), (1990), ou encore Feu, Glace et Dynamite, Spice world le film et un épisode de la série Alias.

Le comédien ne parvient toutefois pas à s'arrêter. Il est notamment un guest de luxe dans le téléfilm Le Saint, mis en scène par Simon West. Le britannique prête aussi son timbre au personnage de Tab Lazenby dans Comme chiens et chats - La revanche de Kitty Galore. Le légendaire acteur s'adonne de plus en plus à l'exercice du doublage en donnant de la voix pour des films d'animation comme Astrid Silverlock et Troll Hunters.


Ivanhoé dans la série télévisée Ivanhoé (1958-1959)


Simon Templar dans la série télévisée Le Saint (1962-1969)
 


Brett Sinclair, un lord dandy dans la série télévisée Amicalement vôtre (1971-1972)


James Bond succédant à Sean Connery et George Lazenby dans la série de films d'EON Productions (1973-1985). Il est à ce jour l'acteur qui a tenu le plus grand nombre de fois le rôle de l'agent 007 à égalité avec Sean Connery.


Egger Ph.

lundi 22 mai 2017

Ici, c'est Fribourg






Egger Ph.

Ecalex acceptée par le peuple fribourgeois




Les Fribourgeois ont dit oui à la loi révisée sur l’Etablissement cantonal d’assurance des bâtiments (Ecalex). Le résultat est resté longtemps indécis, mais le oui l'a finalement emporté (52,95% des voix).

La nouvelle loi sur l’assurance immobilière, la prévention, les secours en matière de feu et d’éléments naturels (Ecalex) est acceptée par la population fribourgeoise. Celle-ci a dit oui ce dimanche à 52,95%.

La Suisse se tourne vers le futur




Les citoyens helvétiques acceptent à plus de 58,2% la nouvelle loi sur l'énergie qui vise à remplacer progressivement le nucléaire par des énergies renouvelables. Selon les résultats définitifs de la chancellerie fédérale, la participation s'est élevée 42,3%, un chiffre dans la moyenne des deux dernières année. Le projet de révision de la loi sur l'énergie constitue le résultat d'un long processus engagé après l'accident nucléaire de Fukushima, provoqué par le gigantesque tsunami au Japon en mars 2011. La loi vise à promouvoir les énergies renouvelables comme l'hydraulique, le solaire, la géothermie et la biomasse.

Quelques semaines après la catastrophe de Fukushima, la Confédération, qui compte cinq réacteurs nucléaires produisant environ un tiers de l'électricité du pays, avait décidé de sortir du nucléaire vers 2034, tout en indiquant que cette date restait théorique. Les autorités avaient précisé que les centrales devraient vraisemblablement être débranchées après environ 50 ans, voire 60 ans, d'exploitation.

Le premier volet de cette stratégie vise notamment à réduire la consommation d'énergie. Elle fixe entre autres des valeurs indicatives de consommation énergétique moyenne par personne et par année: à savoir, par rapport au niveau de l'an 2000, une réduction de 16% d'ici à 2020 et de 43% d'ici à 2035. Elle interdit également la construction de nouvelles centrales nucléaires. Les centrales existantes pourront toutefois rester en service aussi longtemps que leur sûreté sera garantie.

"Pour tous les écologistes, qu'ils soient politisés ou non, c'est un jour historique dans le pays", a déclaré la députée des Verts, Adèle Thorens Goumaz, à la télévision suisse RTS.

"La Suisse va entrer dans le 21e siècle énergétique, ce sera un signal fort", a-t-elle dit. Seul l'UDC, combattait la nouvelle loi.

Le député socialiste Mathias Reynard a salué à la RTS l'issue du référendum, soulignant que c'est un "compromis très suisse qui a gagné aujourd'hui" car la loi signe "la sortie du nucléaire" sans fixer "une date très claire".

Le premier volet de cette stratégie qui entrera en vigueur l'an prochain,vise notamment à réduire la consommation d'énergie. Elle fixe entre autres des valeurs indicatives de consommation énergétique moyenne par personne et par année: à savoir, par rapport au niveau de l'an 2000, une réduction de 16% d'ici à 2020 et de 43% d'ici à 2035.

Selon l'Office fédéral de l'énergie, la consommation individuelle d'énergie a déjà baissé de 14,5% depuis 2000.

La loi interdit la construction de nouvelles centrales nucléaires. Les centrales existantes pourront toutefois rester en service aussi longtemps que leur sûreté sera garantie.

La centrale Mühleberg définitivement désaffectée

Une chose est sure: mise en service en 1972, la centrale de Mühleberg sera définitivement déconnectée du réseau  fin 2019, avait annoncé BKW Energie en 2015.

Ce programme avait déjà été accepté par le Parlement l'automne passé, mais l'UDC avait lancé avec succès un référendum contre la nouvelle loi, estimant que la mise en oeuvre du texte entraînerait des coûts élevés, menacerait l'approvisionnement énergétique et défigurerait le paysage avec la multiplication des éoliennes et les panneaux solaires.

D'après l'UDC, la transformation de l'ensemble du système énergétique inscrite dans la nouvelle loi va coûter quelque 200 milliards de francs jusqu'en 2050. Pour un ménage de quatre personnes, cela représente, selon ce même parti, 3200 francs suisses par an de frais et d'impôts supplémentaires.

"Payer 3200 francs de plus ... pour une douche froide?", a ironisé ainsi l'UDC dans ses affiches électorales.

Le gouvernement estime de son côté qu'un ménage de quatre personnes ayant une consommation électrique moyenne devra payer 40 francs par an de plus qu'aujourd'hui. Il souligne par ailleurs que ce surcoût pourra être compensé par une meilleure efficacité énergétique, avec par exemple une réduction des frais de chauffage.

Il considère aussi que le développement des énergies renouvelables permettra de soutenir l'économie et l'emploi en Suisse.

Les points-clés de la stratégie énergétique 2050

Le paquet énergétique adopté en septembre 2016 par le Parlement est axé sur la réduction de la consommation d'énergie et le soutien aux énergies renouvelables. En voici les principaux points:

Nucléaire:

Nouvelles centrales: leur construction sera interdite. Centrales existantes: leur durée de vie ne sera pas limitée. Beznau I fonctionne depuis 48 ans, Beznau II 46 ans, Gösgen 38 ans, Leibstadt 33 ans et Mühlberg 45 ans. L'exploitant de cette dernière, les BKW, a décidé de la débrancher en 2019 pour raison économique.

Energies renouvelables:

Objectifs: la production d'électricité issue des énergies vertes devra atteindre au moins 11'400 gigawatts (GW) d'ici 2035, contre 3000 GW actuellement. Sur les 60'000 GW utilisés en Suisse annuellement, 25'000 sont produits par le nucléaire et 37'000 par l'hydraulique.

Soutien: les énergies renouvelables sont encouragées depuis 2009 grâce à la rétribution à prix coûtant (RPC). Elle sera remplacée par un système de prime à l'injection. Les producteurs vendront l'électricité directement sur le marché. Le montant de la rétribution, aujourd'hui fixe, variera afin de pousser les producteurs à injecter le courant lorsque la demande est forte. Ce soutien prendra fin six ans après l'entrée en vigueur de la loi.

Contributions d'investissement: elles sont prévues pour les producteurs qui ne reçoivent pas la RPC et varient pour chaque type de production. Ces contributions seront stoppées en 2031Financement: un an après l'entrée en vigueur de la loi, les consommateurs devront payer jusqu'à 2,3 centimes par kWh pour soutenir la production de courant vert, rapportant 1,3 milliard de francs par an. La taxe d'incitation est actuellement plafonnée à 1,5 centime.

Intérêt national: l'utilisation des énergies renouvelables est déclarée d'intérêt national, sur le même pied que les intérêts de protection de la nature. Cela doit permettre de pouvoir construire des éoliennes ou des centrales hydrauliques dans des sites protégés.

Plaintes: afin de construire plus rapidement des centrales vertes, les moyens de recours seront limités. Ils pourront être déposés jusqu'au Tribunal fédéral uniquement pour trancher une question de principe.

Soutien à la force hydraulique:

Encouragement de nouvelles installations: une limite inférieure pour recevoir la prime d'injection est désormais fixée. Elle exclut les centrales de moins de 1 mégawatt (MG).

Soutien aux installations existantes: introduction d'une prime pour la grande hydraulique. Les entreprises concernées devraient recevoir une prime maximale de 1 ct/kWh hors TVA pour l'électricité vendue sur le marché en deçà du prix de revient. L'aide sera financée par un maximum de 0,2 ct/kWh à partir du fonds alimenté par le supplément sur le réseau. Ce soutien sera limité à 6 ans.

Réduction de la consommation d'énergie:

Objectifs: la consommation moyenne finale d'énergie par personne et par an devra reculer par rapport à l'an 2000 de 16% d'ici 2020 et de 43% d'ici 2035. La consommation d'électricité devrait baisser de 3% d'ici 2020 et de 13% d'ici 2035.

Bâtiments: l'enveloppe destinée à l'assainissement énergétique des bâtiments (programme bâtiments) passera de 300 à 450 millions de francs. Le tiers de cet argent devra aussi servir à la diminution de la consommation d'électricité durant les mois d'hiver.

Impôts: les propriétaires pourront déduire les coûts de démolition ainsi que de rénovation de leur bâtiment. Cette mesure doit les inciter à améliorer l'efficacité énergétique des vieux bâtiments. Ce coup de pouce s'étalera sur deux ans.

Transports: les émissions de CO2 des voitures neuves devront être ramenées à 95 grammes d'ici à fin 2020 comme le prescrit l'UE. Les camionnettes de livraison et les tracteurs à sellette légers seront nouvellement aussi soumis à des objectifs. Les quantités de CO2 émises en trop coûteront entre 5,50 francs et 152 francs le gramme émis par kilomètre.

Electricité: Le Conseil fédéral pourra obliger les gestionnaires de réseau à installer des systèmes de mesure intelligents.

Les conditions de travail se sont dégradées en Suisse




La Suisse descend de son piédestal européen en matière de conditions de travail, qui ont perdu de leur attrait entre 2005 et 2015. Les syndicats dénoncent une flexibilisation à sens unique.

La situation concernant les contraintes physiques au travail semble dans l'ensemble se dégrader, a indiqué lundi le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco). La Suisse perd ainsi la position de tête qu'elle avait occupée en 2005 par rapport aux 34 autres pays européens pris en compte dans la 6e Enquête sur les conditions de travail en Europe en 2015, et se rapproche de la moyenne européenne.

Beaucoup plus répétitif

La contrainte physique la plus fréquente en 2015 est l'exécution de mouvements répétitifs de la main ou du bras. Près des deux tiers des personnes interrogées rapportent qu'elles doivent réaliser de tels mouvements pendant au moins le quart de leur temps de travail. C'est près de 50% de plus que dix ans plus tôt.

Seules les contraintes liées aux bruits forts, à la respiration de fumées et vapeurs ainsi que le tabagisme passif sont moins fréquentes en Suisse qu'en Europe. Il semble que les entreprises helvétiques réduisent ces risques en limitant le temps d'exposition de chaque personne, selon le Seco.

La part de salariés qualifiant leur santé physique de bonne ou très bonne est supérieure à la moyenne européenne de dix points environ en Suisse. Soit près de 90% de l'ensemble des actifs, et 80% des plus de 55 ans.

Perte de responsabilité, pas d'estime

La Suisse perd également de sa superbe s'agissant des conditions psychiques de travail. Ainsi de manière générale, les salariés ont toujours moins prise sur leur travail, alors que leurs collègues européens maintiennent leurs conditions stables. Les Suisses semblent avoir perdu en responsabilisation et en indépendance dans la conception des tâches et de l'organisation du travail, au profit du respect des normes de qualité. Près d'un tiers des salariés en 2015 - contre moins d'un quart dix ans plus tôt - jugent que leur travail implique des tâches monotones. Là encore, la Suisse a perdu la position de tête qu'elle occupait en 2005, pour s'aligner sur la moyenne européenne.


A sens unique

«Les travailleurs sont toujours plus le jouet d'intérêts économiques à court terme», dénonce l'Union syndicale suisse. A l'image de Travail.Suisse et d'Unia, l'USS constate qu'entre 2005 et 2015, la part de salariés pouvant décider de leurs horaires a clairement fondu, alors même que les exigences de flexibilité de la part des patrons a crû.

Cette flexibilisation s'effectue unilatéralement aux dépens des salariés qui subissent en plus la pression de devoir être atteignables en permanence, écrit Unia. Et le syndicat de juger alarmant le taux d'épuisement des employés, notamment en sachant que les Suisses travaillent déjà en moyenne hebdomadaire trois heures de plus que leurs homologues européens, soit près de 42 heures.

Plus d'un tiers des travailleurs indiquent en effet dans l'enquête se sentir le plus souvent, voire toujours, épuisés en fin de journée. Or la santé des personnes ne parvenant pas à récupérer la nuit est sérieusement menacée, selon Unia.

Gros retard suisse

Ces tendances sont jugées «dangereuses» par l'USS. A fortiori parce que, selon une autre étude, seulement 42,5% des entreprises en Suisse évaluent régulièrement les risques, par exemple sur le stress au travail. Au Royaume-Uni ou au Danemark, elles sont plus de 90% à le faire, la moyenne européenne étant de 74%.



Conséquence de ce retard en Suisse, des mesures de prévention des maladies dues au stress ne sont donc que très rarement prises, regrettent les syndicats. Dans ce contexte, le projet parlementaire visant notamment à abroger l'obligation d'enregistrer, et donc de contrôler, le temps de travail est jugé par les syndicats comme un véritable démontage de la protection des salariés qui relève du cynisme vu les chiffres alarmants relevés par l'enquête.

Bonnes directions

Ce nivellement n'empêche pas les Suisses de se sentir généralement bien à leur travail, notamment parce qu'ils estiment à plus de 75% que leur entreprise sait motiver ses collaborateurs à donner le meilleur d'eux-mêmes. La Suisse reste ainsi au-dessus de la moyenne européenne. Elle demeure aussi nettement en tête, avec près de 10 points de plus que la moyenne, s'agissant de la conformité du revenu aux attentes ou de la reconnaissance de son travail.

Ces deux résultats mettent en exergue deux points forts des conditions de travail en Suisse, estime le Seco. L'enquête est réalisée tous les cinq ans depuis 1990 par la Fondation Eurofound, la dernière fois en 2015, auprès de 43'000 personnes actives, dont 1006 représentatives des actifs en Suisse.

Les syndicats dénoncent une flexibilisation à sens unique

Les centrales syndicales ont réagi comme un seul homme lundi matin à la publication par le Seco de la 6e Enquête européenne sur les conditions de travail. Elles dénoncent en particulier une flexibilisation à sens unique et mettent en garde contre de nouvelles velléités parlementaires de déréglementer.

«Les travailleurs sont toujours plus le jouet d'intérêts économiques à court terme», dénonce l'Union syndicale suisse. A l'image de Travail.Suisse et d'Unia, l'USS constate qu'entre 2005 et 2015, la part de salariés pouvant décider de leurs horaires a clairement fondu, alors même que les exigences de flexibilité de la part des patrons a crû.

Alors qu'ils constatent un net recul de la participation et de l'autonomie des travailleurs, les syndicats relèvent que le Seco lui-même invite, dans son analyse, à ne pas confondre la liberté des employés d'aménager leurs horaires avec les exigences patronales en matière de flexibilité. Cela tout en sachant que les Suisses travaillent déjà en moyenne hebdomadaire trois heures de plus que leurs homologues européens, soit près de 42 heures.

Cette flexibilisation s'effectue unilatéralement aux dépens des salariés qui subissent en plus la pression de devoir être atteignables en permanence, écrit Unia. Et le syndicat de juger alarmant le taux d'épuisement des employés. Ils sont en effet plus d'un tiers dans l'enquête à indiquer se sentir le plus souvent voire toujours épuisés en fin de journée. Or la santé des personnes ne parvenant pas à récupérer la nuit est sérieusement menacée, selon Unia.

Ces tendances sont jugées «dangereuses» par l'USS. A fortiori parce que, selon une autre étude, seulement 42,5% des entreprises en Suisse évaluent régulièrement les risques, par exemple sur le stress au travail. Au Royaume-Uni ou au Danemark, elles sont plus de 90% à le faire, la moyenne européenne étant de 74%.

Conséquence, d'après les syndicats, de ce gros retard en Suisse, des mesures de prévention ne sont donc que très rarement prises pour, par exemple, prévenir des maladies dues au stress. Des exemples étrangers montrent pourtant que de telles mesures sont simples et efficaces: le groupe Volkswagen a notamment introduit l'interdiction d'envoyer des courriels durant la nuit, note l'USS.

Et les trois maisons syndicales d'attaquer les initiatives PDC et PLR aux Chambres fédérales visant notamment à abroger l'obligation d'enregistrer, et donc de contrôler, le temps de travail. Un véritable démontage de la protection des salariés qui relève du cynisme vu les chiffres alarmants relevés par l'enquête.

Cyberattaque: "La Suisse a 20 ans de retard"


"La Confédération ne possède pas d'expertise technologique qui permette d'anticiper de nouvelles failles", 
souligne Edouard Bugnion.
IMAGE D'ILLUSTRATION KEYSTONE


Malgré son réservoir d'experts, la Suisse est très en retard en matière de réflexion sur les cyberattaques, estime Edouard Bugnion, le vice-président pour les systèmes d'information de l'EPFL.

Après les cyberattaques de la semaine passée, la Suisse s'en sort avec plus de peur que de mal. Mais l'appel pour des mesures se renforce. "La Suisse a vingt ans de retard", selon Edouard Bugnion, vice-président pour les systèmes d'information de l'EPFL.

Le virus WannaCry a infecté plus de 200'000 ordinateurs dans 150 pays le weekend dernier, dont seulement 200 en Suisse, selon la Centrale d'enregistrement et d'analyse pour la sûreté de l'information de la Confédération, MELANI. Notre pays reste malgré tout vulnérable.

Jeudi, au lendemain d'une deuxième attaque informatique massive, le Conseil fédéral a toutefois refusé la création d'un office fédéral de cybersécurité. Le Parlement devra encore se prononcer.

"Cette décision n'est pas visionnaire", critique le chercheur de l'EPFL dans une interview au Matin Dimanche. Elle dénote de l'attitude avant tout réactive de la Suisse face aux menaces de cyberattaques.

Mieux anticiper

Actuellement, lorsqu'il y a une alerte, l'administration est dépendante de solutions commerciales. "La Confédération ne possède pas d'expertise technologique qui permette d'anticiper de nouvelles failles", souligne Edouard Bugnion. Or pour se défendre et garantir son indépendance, il faut comprendre les fondements scientifiques du problème.

"Aucune réflexion n'est menée pour anticiper ces problèmes malgré le réservoir de personnes compétentes dont dispose notre pays", regrette-t-il. Swissgrid, la société nationale exploitante et propriétaire du réseau électrique, soulève également ce problème. Elle souhaite que MELANI mette à disposition plus de capacité pour une alerte précoce, confirme à l'ats son porte-parole Patrick Mauron, interrogé par la NZZ am Sonntag.

Pour M. Bugnion, il est urgent que la Suisse participe à la recherche et l'innovation dans ce domaine. Les Etats-Unis, Israël ou la Russie sont à la pointe. L'Allemagne elle vient de créer un centre de cybersécurité à Saarbrück (D).

Obligation de signaler

Swissgrid propose d'ancrer dans la loi des mesures pour mieux les protéger contre le piratage informatique. "La cybercriminalité a depuis longtemps atteint les exploitants d'infrastructures critiques", fait valoir Patrick Mauron.

Les incidents de sécurité devraient être obligatoirement signalés, estime celui-ci. Selon M. Mauron, les normes minimales contraignantes sont également des mesures nécessaires dans les secteurs critiques.

ATS

Un millésime 2016 exceptionnel pour la Ville de Fribourg



La Ville de Fribourg a dégagé un bénéfice de 7,1 millions de francs en 2016, en forte hausse et malgré plusieurs millions de provisions. Elle a profité d'une augmentation exceptionnelle de ses revenus fiscaux.

Le résultat de l'an passé est très supérieur à celui des comptes 2015, qui était de 389'000 francs. Il surpasse également de loin le budget 2016, qui prévoyait un bénéfice de 154'000 francs.

Cette bonne performance résulte principalement de recettes fiscales extraordinaires, issues des impôts sur les bénéfices des entreprises et des impôts sur les gains immobiliers. Ces revenus étant caractérisés par une certaine volatilité, le Conseil communal reste prudent pour la suite, dit-il dans un rapport annuel publié lundi.

Provisions volontaires

Dans le détail, les charges ont atteint 238,9 millions de francs et les revenus 246 millions. Les dépenses brutes d'investissements se sont fixées à 37,6 millions.

L'exécutif souligne que le bénéfice aurait même atteint 11,1 millions s'il n'avait pas effectué quelques réserves et provisions volontaires. Celles-ci sont destinées notamment aux sites pollués, ainsi qu'à la politique foncière active.

ATS