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dimanche 23 juillet 2017

130'000 spectateurs se sont réunis pour la traditionnelle parade du Basel Tattoo



La traditionnelle parade du festival de musique militaire Basel Tattoo a attiré 130'000 spectateurs samedi dans la vieille ville de Bâle. Les Milices vaudoises et leurs 60 chevaux figuraient parmi la cinquantaine de formations suisses et internationales y participant.



Au total, plus de 2000 personnes ont pris part au cortège, ont indiqué les organisateurs dans un communiqué. Le 12e Basel Tattoo s'est ouvert vendredi soir sur le site de l'ancienne caserne de Bâle.

Plus de 180 cors des Alpes en choeur à Nendaz





Le festival de cors des Alpes de Nendaz a accueilli son traditionnel concert du dimanche à Tracouet. Plus de 180 musiciens suisses et internationaux ont entonné en chœur différentes compositions.

La manifestation a accueilli tout le week-end nombre d'animations folkloriques. Au programme: yodel, lutte suisse et bals populaires. Un concours a réuni des joueurs du monde entier, dont des groupes de Japonais et d'Américains.


«Les vaches dans les alpages sont bonnes pour le tourisme»


Pour les touristes, voir des vaches sur les alpages est une attraction.
(sommerzeit-der-film.ch)


Les Alpes et les vaches sont à la Suisse ce que la mer est à l’Italie et la tour Eiffel à Paris. L’économie alpestre se perpétue depuis des siècles et a évolué en permanence pour faire face à de nouvelles situations. Bien que le travail y soit pénible, l’agronome Felix Herzog estime qu’elle a certainement un avenir. Non seulement parce que les paysans sont attachés aux traditions alpestres, mais aussi en raison du large soutien dont elle jouit dans la population et les milieux politiques.

swissinfo.ch: Quelle est l’importance de l’économie alpestre pour l’agriculture en général?

Felix Herzog: Elle reste encore très importante pour l’économie de montagne. Les pâturages alpins et du Jura représentent en définitive environ un tiers de la surface agricole de Suisse. Nous avons à peu près un million d’hectares de surface agricole dite utile (en régions de plaine et de montagne) et un bon demi-million d’hectares de surface d’économie alpestre. Financièrement toutefois, elle a moins de poids parce que sa productivité est faible. La croissance du fourrage y est bien plus modeste qu’en plaine.

Les zones d'estivage sont représentées en vert.
(Office fédéral de l'agriculture)


swissinfo.ch: Pourquoi les paysans passent-ils l’été avec leurs bêtes sur l’alpage alors que la vie y est frugale et le travail pénible?

F.H.: Les pâturages et leur herbe constituent toujours la principale raison parce qu’ils permettent aux paysans de former de plus grands troupeaux. Un autre facteur qui relève aussi de la production est la santé des animaux.

swissinfo.ch: Mais il n’est pas toujours facile de trouver le personnel d’alpage adéquat...

F.H.: Le problème n’est pas nouveau. Il a toujours été difficile de trouver des gens pour ce boulot pénible. Certains des alpages qui emploient du personnel doivent chaque année constituer une nouvelle équipe et la former, ce qui est très éprouvant pour les responsables. Et évidemment, la qualité du travail en souffre aussi.

Le personnel est aussi difficile à trouver parce que c’est un job saisonnier. Vous avez un boulot pour trois mois, mais il faut aussi pouvoir travailler le reste de l’année. Pourtant, aussi bien en Suisse qu’à l’étranger, il y a des gens qui arrivent à s’organiser et qui le font volontiers.

swissinfo.ch: Que faudrait-il pour remédier à ce manque de personnel?

F.H.: L’infrastructure joue un rôle important. Je ne parle évidemment pas de maisons de vacances, mais au moins qu’il y ait de l’eau chaude et une pièce qui peut être chauffée. La reconnaissance par les responsables d’alpage est aussi importante, parce que le travail est dur et la responsabilité est lourde. Il y a évidemment aussi le salaire, qui n’est pas princier, mais suffit pour attirer certains travailleurs étrangers.

swissinfo.ch: Le nombre d’animaux dans les alpages et les surfaces exploitées diminuent. Pourquoi?

F.H. Il y a un peu moins d’animaux en estivage notamment parce qu’il y a toujours moins de petites exploitations agricoles de montagne. Un village qui en comptait auparavant de 10 à 15 n’en a maintenant plus que deux d’importance moyenne. Cela signifie aussi que la main-d’œuvre fait défaut pour entretenir les pâturages, ce qui nécessite un certain travail. Et s’il n’y a pas assez de main-d’œuvre, il est compréhensible qu’on exploite d’abord au mieux les surfaces de plaine les plus productives. Les régions marginales des Alpes viennent ensuite, si on a encore le temps.

swissinfo.ch: Est-ce que l’augmentation du nombre de vaches à haute productivité contribue également à la baisse des animaux qui estivent?

F.H.: Oui, ces vaches ne sont pas faites pour la montagne et le fourrage n’a pas les qualités dont elles ont besoin. Ce serait tout simplement de la cruauté et elles souffriraient de la faim. Ces vaches d’élite existent dans toutes les grandes races. Elles produisent environ 10'000 litres de lait par an alors que les vaches mixtes qui peuvent monter à l’alpage en donnent de 5 à 6000 litres.

swissinfo.ch: Est-ce que les fusions d’exploitation d’alpage ont un sens?

F.H.: Cette mutation structurelle n’est pas nouvelle et elle se produit également en plaine: des exploitants arrêtent, d’autres peuvent se développer. Toutefois, la topographie fixe certaines limites dans les régions de montagne et dans les Alpes. Si deux alpages sont séparés par un sommet, on ne peut que les exploiter séparément. Et les gens sont plutôt traditionalistes, ce qui peut bloquer certaines réunions.

swissinfo.ch: S’ils ne sont plus exploités, les pâturages alpins partent en friche. Y a-t-il des différences régionales?

F.H.: Au Tessin et aux Grisons, il y a déjà longtemps que des alpages sont abandonnés aux broussailles et à la friche. Les vallées du sud et du sud-est du pays sont principalement touchées, mais le Valais n’est pas épargné. Les Alpes du Nord sont moins affectées et le Jura ne l’est pas du tout. Les crêtes jurassiennes sont plus basses et moins escarpées, ce qui permet de les exploiter plus intensivement.

Des différences régionales se manifestent aussi dans les conditions de propriété: aux Grisons, il y a davantage d’alpages en consortage alors qu’en Suisse centrale et orientale, ce sont plutôt des alpages privés. Mais on trouve de tout: des troupeaux réunis pour lesquels la traite est cependant séparée. Des cabanes privées sur des pâturages communs. Il y a aussi les grands consortages de Suisse centrale issus de vieilles traditions ou encore les alpages familiaux classiques où tout est privé.

swissinfo.ch: Quelles sont les conséquences des friches sur la biodiversité?

F.H.: Une bonne partie des espèces sauvages qui dépendent de l’exploitation agricole des sols vivent dans les régions de montagne et une grande partie des surfaces protégées inventoriées sont situées dans des zones d’estivage, que ce soient des marais, des prairies ou des pâturages secs. Les espèces installées dans ces biotopes entretenus disparaissent, mais l’embroussaillement permet à d’autres de s’implanter. Mais ce ne sont généralement pas des espèces rares.

swissinfo.ch: Quelle influence le changement climatique a-t-il sur l’économie alpestre?

F.H.: Tous ceux avec qui nous avons parlé ont constaté que la saison de l’estivage commence une semaine plus tôt, que le fourrage pousse plus vite et que la végétation se développe plus rapidement, toutes choses qui ont une incidence positive sur la production. Mais les buissons et les arbres indésirables se développent aussi plus vite, ce qui est moins apprécié.

Il est aussi difficile de savoir exactement ce qui relève du changement climatique et ce qui résulte d’autres causes – par exemple les recommandations sur le fourrage ou, plus généralement, pour une meilleure exploitation des alpages. Autrement dit, le climat et la gestion ont tous deux évolué au cours des trente dernières années.

Les modèles climatiques prédisent que nous aurons à l’avenir dans toute la Suisse de plus longues périodes de sécheresse en été. Le fourrage poussera donc moins bien. Mais les pâturages alpestres seront moins touchés que les régions de plaine parce que le terrain y est plus diversifié, les précipitations plus locales et que des vallées ombragées permettront au fourrage de pousser. Les alpages pourraient donc jouer à l’avenir un rôle plus important dans la production.

swissinfo.ch: Dans quels domaines la politique doit-elle intervenir pour soutenir l’économie alpestre?

F.H. La politique fait déjà beaucoup. Ainsi, la Confédération a accru la contribution d’estivage pour la période 2014-2017. Et il y a maintenant aussi des paiements directs pour les surfaces dites de promotion de la biodiversité. Toutefois, on parle de nouveau d’une réduction pour les alpages de courte durée. Il est clair qu’une telle mesure rendrait l’exploitation alpestre bien moins intéressante.

swissinfo.ch: Les produits venant des alpages ont bonne réputation, mais ils sont chers. Comment réagissent les consommateurs?

F.H.: Nous avons constaté qu’ils sont prêts à mettre le prix pour les produits d’alpage qui bénéficient d’une très bonne image. On part de l’idée que les animaux ne mangent que de l’herbe et que le fromage est produit à la main et non de manière industrielle.



swissinfo.ch: Quelle est l’importance de l’économie alpestre pour le tourisme? 

F.H.: Le tourisme bénéficie des pâturages soignés, de l’entretien du paysage par les alpagistes et des vaches dans les alpages. De l’autre côté, les alpagistes profitent certainement de la possibilité de vendre leur fromage sur l’alpage. Une situation classique où tous deux sont gagnants. 

L’économie alpestre

Chaque été, environ 17'000 alpagistes montent dans les hauteurs pour trois mois environ d’estivage avec leurs bêtes, soit 400’000 vaches et veaux, 210’000 moutons ainsi que des chèvres, des chevaux, des ânes, des lamas et des alpagas. Un tiers des personnes travaillant dans les alpages viennent de l’étranger, surtout d’Allemagne, d’Autriche et d’Italie. Les vachers et les bergers touchent de 3 à 4000 francs net par mois. 

Les 4655 kilomètres carrés de pâturages dans les Alpes et le Jura représentent un tiers de la surface agricole utile de la Suisse. Les quelque 7000 exploitations d’alpage – tendance à la baisse – y génèrent chaque année 280 millions de francs de revenu, ce qui représente 11% du revenu des exploitations agricoles de Suisse.

Le roquet, la potiche et le fort en gueule


Le roquet
Individu hargneux, mais peu redoutable


« Je suis le chef », a poussé Jupiter dans un grand élan de désolidarisation d’avec son ex-bras droit militaire. Autoritarisme juvénile, abus d’autorité.

C’est le cri du cœur « Je suis le chef » du Président qui demande une exégèse. Quand quelqu’un, dans quelque fonction de direction que ce soit, est obligé de rappeler publiquement qu’il est le chef, cela signifie clairement qu’il ne l’est pas et ne le sera jamais. C’est un aveu et un constat d’impuissance. Grave pour un chef constitutionnel des armées qui s’est aussitôt réfugié dans ce qu’il sait faire de mieux : un événement de communication, prudent et fort peu héroïque.

Cela pose la question de fond de la légitimité du Président, élu à la faveur de circonstances pour le moins troubles par seulement 1/8 des Français, de la légitimité non pas constitutionnelle qu’on ne peut lui enlever, mais personnelle, de sa légitimité d’homme, de sa capacité à être chef.


Un chef, c’est l’homme qu’on suit parce qu’on l’admire et qu’on a entière confiance en lui, parce que sa compétence est la meilleure et la plus éprouvée, parce qu’il épouse étroitement la cause de ses subordonnés et se ferait lyncher plutôt que faillir, parce qu’on l’aime tout simplement. Un chef absorbe le stress, diffuse l’énergie, monte le premier à l’assaut quand il le juge indispensable, sans se poser de questions sur les conséquences dans sa carrière civile ou militaire, voire sur sa propre vie. En quelque sorte, un homme d’honneur.

Cela correspondait exactement au profil du général de Villiers et est tout le contraire du godelureau qui ose se proclamer Jupiter. Mais ce n’est plus lui qui tient la foudre dans ses mains parce que, pour le tout premier test sérieux, sans gourou communicant pour l’aider à jouer au chef, il a ruiné la confiance des militaires. Toutes ses gesticulations communicantes ultérieures n’y changeront plus rien.

Macron est un supérieur, pas un chef.



« De la peau du Lion l’Âne s’étant vêtu
Etait craint partout à la ronde,
Et bien qu’Animal sans vertu,
Il faisait trembler tout le monde.
Un petit bout d’oreille échappé par malheur
Découvrit la fourbe et l’erreur. »


Jean de La Fontaine


Elu depuis deux mois, Macron laisse, progressivement voir ce qu’il est, et d’actions en incidents, il semble bien en effet que le « petit bout d’oreille découvrit le fourbe et l’erreur ».

Il veut, dit-on, redonner du lustre à la fonction présidentielle.

Son attitude face au général de Villiers montre simplement qu’il manque d’élégance, voire de la plus élémentaire éducation qui sied à un chef d’État. Saint Jean bouche d’or, il souligne même qu’à ce niveau, il est indigne d’étaler ses différends sur la place publique. En effet, monsieur ! On ne vous le fait pas dire.

Quand un dirigeant se mue en « petit chef », c’est le symptôme de son incapacité à assumer les responsabilités relevant de son poste. Le premier talent d’un manager est de savoir choisir ses collaborateurs, de les animer et d’en tirer le meilleur.

À peine élu, il constitue son gouvernement. Moins d’un mois plus tard, il doit se séparer de quatre ministres majeurs (Justice, Armées, Europe et Territoires). Quel jugement !

Passent quelques semaines et il confirme le chef d’état-major des armées (CEMA). Il l’humilie moins de deux semaines plus tard et se fait ainsi claquer la porte au nez par ce grand militaire fidèle serviteur de la France.

Il se veut républicain.

Mais méprise ouvertement le Parlement devant lequel, répondant à sa convocation, le CEMA s’est exprimé. Le lui reprocher, c’est mépriser la souveraineté incarnée par la représentation nationale.

Ce jeune Président essaie, à l’évidence, de se servir des institutions alors que sa tâche serait de les servir.

Son prédécesseur se voulait normal mais s’est contenté d’être insuffisant ; lui se veut jupitérien mais semble se contenter d’être suffisant.

Qui osera lui rappeler qu’en tout domaine, l’enthousiasme et l’ambition n’ont jamais remplacé le talent, voire même qu’en politique, « une ambition dont on n’a pas le talent est un crime » 

Chateaubriand ! 


La potiche
Personne qui n'a qu'un rôle de représentation, sans pouvoir réel


Il ne faut pas oublier Florence Parly, qui n’y connaît évidemment rien en matière militaire et qui, la ministre (très mini !), n’a pas existé un seul instant dans le dossier De Villiers, ou la destitution du chef d’état-major des armées camouflée en démission.

La ministre en charge des armées et son cabinet sont restés à l’hôtel de Brienne après le déménagement du ministère au « Balardgone » en 2015.

La vidéo fait le tour sur les réseaux sociaux. Elle a certainement atteint les hauteurs élyséennes où réside celui qui se prend pour Jupiter – en fait, un Achille aux petits pieds. Cette vidéo montre l’imposante haie d’honneur constituée par les militaires du ministère des Armées, caserne Balard, pour saluer le départ du général de Villiers, mercredi soir. Moment d’émotion qui ne se commande pas – tout comme la confiance – au claquement de doigt comme on se l’imagine peut-être chez ceux qui ont une très vague idée de ce qu’est l’armée.

MERCI  !

Je ne crois pas, en effet, qu’il y ait eu une telle haie d’honneur pour le départ des précédents chefs d’état-major. Il s’est donc passé quelque chose. Quelque chose qui s’est déroulé sous les fenêtres du pouvoir. Quelque chose qui est plus que l’adieu à un chef prestigieux et respecté. Quelque chose qui dépasse même l’armée. Car, au fond, je me demande si ces applaudissements n’ont pas été ceux de millions de Français.

Jeudi, Emmanuel Macron visitait la base aérienne d’Istres, dans les Bouches-du-Rhône. Il était accompagné du ministre des Armées rappelons son nom au cas où : Florence Parly.

Une opération de communication pour essayer de rattraper le coup. Le Président revêt ensuite une combinaison de vol avant de monter dans le C-135 qui le ramène à Paris. Une bien belle photo pour l’album de Bibi. À bord de l’antique et rustique aéronef, dans son joli uniforme d’aviateur d’un jour, le Président se dit peut-être que la magie a opéré. D'après les sondages, ce n'est vraiment pas le cas.

On avait oublié l’écran en fond de scène avec la mention « Applaudissez ». La prochaine fois, il faudra y penser. Couvrant le chant des cigales, l’avion décolle pour les Champs-Élysées, dans un nuage de poussière et d’illusions perdues…


Le fort en gueule
 Personne qui parle fort, se vante avec une audace qui n'est souvent qu'apparente



Mais voilà que le pouvoir, comme s’il n’avait pas accepté les applaudissements unanimes à l’égard du général de Villiers et (presque) en même temps le tiède accueil d’Istres, en remet une couche par le truchement de Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement.

S’exprimant dans Le Figaro, probablement sur ordre, ce dernier vient de remettre en cause la loyauté même de l’ancien CEMA : « Le chef d’état-major a été déloyal dans sa communication, il a mis en scène sa démission. » « Il s’est comporté en poète revendicatif. » J’en passe et des meilleures.

Mais, au fait, qui est ce monsieur Castaner ? Quels sont ses faits d’armes ? Nous n’en avons relevé qu’un seul dans sa déjà trop longue carrière de politicien socialiste reconverti dans le macronisme.

« Ouvrez le ban. » Lecture de la citation : avoir capitulé en rase campagne de l’entre-deux-tours des élections régionales de 2015 en PACA, face à Marion Maréchal-Le Pen, contribuant ainsi à accélérer la débâcle de son parti en privant les électeurs de gauche de toute représentation pour six ans et livrant ainsi, par la même occasion, la PACA à un résistant d’opérette, j’ai nommé Christian Estrosi. « Fermez le ban. » La gloire, quoi !



Une telle attaque venant d’un tel héros n’est pas bien dangereuse. Disons que c’est l’éloge du vice à la vertu.

Egger Ph.

samedi 22 juillet 2017

Fermeture de route à Marly




En raison de travaux de réfection, la route de Fribourg sera fermée à la circulation entre le giratoire Marly-Centre et le giratoire Marly Jonction. Cette fermeture durera du lundi 24 juillet au mercredi 26 juillet.

La route de Fribourg sera fermée à la circulation entre le giratoire Marly-Centre et le giratoire Marly-Jonction, du lundi 24 juillet à 6h00 au mercredi 26 juillet à 6h00 pour cause de travaux de réfections. Une déviation sera mise en place. La fermeture de la route pourrait être reportée en cas de conditions météorologiques défavorables ou d’imprévus, communique la police cantonale de Fribourg.

Une solution pour ne plus tuer les poussins mâles?


En Suisse, une poule à deux fins - ponte et engraissement - existe déjà depuis 100 ans


Quand on se fait cuire un oeuf, on oublie souvent que la poule qui l'a pondu avait des frères. «Avait», car la plupart des coqs de races pondeuses sont tués après avoir fraîchement éclos. Un projet a été lancé il y a près de dix ans pour y mettre fin.

Une demi-douzaine d'exploitations participent à ce projet intitulé «Poule avec frère» de Kurt Brunner de l'Oberland zurichois. Elles vendent des abonnements pour 100 oeufs par an et un poulet - le frère de la poule - et tous les trois ans, une poule pondeuse ayant fait son temps et qui est destinée à un bouillon.

Kurt Brunner élève 500 coqs par an. Son but premier n'est ni la commercialisation ni la croissance, bien que les abonnements soient demandés. Ce qui lui importe, c'est de développer une alternative à l'industrie des oeufs et à l'élevage industriel des poules, explique le paysan qui produit selon les directives Demeter.

Il se procure ses poules pondeuses auprès d'un couvoir - encore en grande partie hybrides - et exige que le même nombre de «frères» soit livré. Autrement, ces derniers seraient tués dès le premier jour de leur vie.

Une nouvelle race

Mais Kurt Brunner veut créer son propre élevage. Avec des collègues, il tente de développer une nouvelle race, qui allie les deux.

En Suisse, une poule à deux fins - ponte et engraissement - existe d'ailleurs déjà depuis 100 ans: la poule helvétique, arborant les couleurs nationales, un plumage blanc immaculé assorti d'une crête rouge vif.

Il s'agit toutefois d'un animal pour les amoureux du genre, sans ambitions économiques, explique Philippe Ammann, vice-directeur de Pro Specie Rara. Les premiers standards déterminant son aspect ont été fixés en 1910. La poule suisse a connu son apogée entre les deux Guerres mondiales: cette volaille calme et familière était appréciée pour l'auto-approvisionnement.

Avec l'industrialisation de l'agriculture, elle a été reléguée au second plan. Actuellement, elle connaît un regain d'intérêt.

Beaucoup plus de temps

Il existe désormais entre 60 et 80 groupes d'élevage enregistrés, soit un coq avec une douzaine de poules. La poule suisse aurait du potentiel, si ses oeufs et sa chair au prix élevé trouvaient des acheteurs responsables, souligne Philippe Ammann.

Car avec 150 à 180 oeufs la première année, elles sont nettement moins rentables qu'une poule hybride et ses 300 oeufs. En revanche, elles pondent plus longtemps. L'éleveur et le boucher n'y trouvent pas non plus leur compte sur le marché conventionnel: «Par rapport à un hybride d'élevage, il faut quatre à cinq fois plus de temps à ces animaux avant d'être prêts à la consommation».

Un grand distributeur commercialise toutefois la poule à double usage, mais à petite échelle: depuis trois ans, Coop vend les oeufs - et la viande selon la saison - de ces poules. Actuellement, trois fermes bio y sont associées, une quatrième doit suivre, explique la porte-parole Andrea Bergmann.

Ces exploitations élèvent la nouvelle race de volaille Lohmann-Dual. Coop en est satisfaite, même si ces poules pondent moins que leurs congénères performantes et que les coqs prennent moins de poids que les races d'engraissement. Jusqu'ici, près de deux millions d'oeufs ont été vendus dans près de 90 succursales.

Pas la solution

En comparaison, les statistiques agricoles 2016 comptabilisent un cheptel de 3 millions de poules d'élevage et de ponte. Au total, la Suisse compte 10,9 millions de poules. L'éleveur Kurt Brunner compte également des poules Lohmann-Dual dans son cheptel. Mais l'élevage de ces poules allemandes ne le convainc pas. «Elle est la réponse rapide à une tendance actuelle. De plus, par son physique, elle n'arrive pas à atteindre correctement le perchoir».

Les poules dites à deux fins ne sont pas la solution, estime également le président de l'association des producteurs d'oeufs Gallosuisse. Elever des poules produisant moins que les hybrides pondeuses mais qui mangent tout autant n'a pas de sens, ni écologiquement ni économiquement.

Dans l'expectative

Kurt Brunner estime que pour la production d'oeufs, 2,5 millions de poussins mâles sont tués chaque année après l'éclosion et donnés comme nourriture aux zoos ou magasins d'animaux. «Les élever n'a pas de sens, vu les coûts pour les nourrir et la viande de peu de valeur». Et puis: «Le fait que le prix des oeufs n'a plus augmenté depuis la dernière guerre est dû aux performances des pondeuses hybrides».

Depuis des années, une solution est discutée pour éviter de tuer des poussins mâles: la reconnaissance du genre dans l'oeuf. Ceux d'où éclorait un mâle ne seraient plus couvés. «Mais rien n'est encore prêt» ajoute Jean Ulmann: «Nous sommes tous dans l'expectative».

ATS

Un escalier héliporté au Château d'Illens


Le jeudi 20 juillet 2017 au matin, un hélicoptère a survolé quatre fois les ruines du château pour y déposer les différentes parties d’un escalier en colimaçon dans la tourelle. Cette opération, qui a duré deux heures, fait partie des travaux de conservation du château.





L'escalier a été posé avec l'aide d'Heliswiss. © Alain Wicht