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jeudi 30 mars 2017

«En Guyane, on envoie des satellites mais nous sommes les derniers à avoir accès à internet»


Selon l'ancien gardien de but Bernard Lama, il sera difficile d'apaiser la colère des guyanais. - SOLAL/SIPA


L'ancien footballeur est retourné en Guyane, où il dirige une entreprise. Pour Les Echos, il analyse les raisons de la colère des habitants de la plus grande collectivité territoriale d'Outre-mer.

Surnommé Le Chat en raison de sa vitesse et de sa capacité à intercepter le ballon rond, il distribue aujourd'hui les coups de griffe. Après le LOSC, le PSG et l'équipe de France, Bernard Lama, l'ancien goal, est revenu sur ses terres guyanaises.

De retour depuis les débuts des années 2000, le gardien de but retraité s'est fait entrepreneur. En 2012, il a lancé Dilo, une usine de production d'eau minérale et de source. Deux ans plus tard, son entreprise produit un tiers de l'eau vendue en Guyane. Pour Les Echos, il analyse les raisons des grèves qui secouent la collectivité territoriale d'outre-mer depuis dix de jours.

La Guyane est secouée par d'importantes grèves. Dans quel contexte cette colère est-elle née ? Comment l'expliquez-vous  ?

La situation est très tendue depuis des années. Ces derniers temps, nous connaissons une montée de l'insécurité. En Guyane, on peut se faire attaquer dans la rue pour une chaîne en or. C'est au départ pour lutter contre cette insécurité qu'est né le collectif des 500 frères, mais il y a tellement d'autres problèmes qu'ils ont étendu leurs revendications.

En matière de santé notamment, nos hôpitaux sont surendettés et d'une qualité médiocre. Au fur et à mesure, ils sont devenus des mouroirs. On manque de soins mais aussi d'écoles.

Chez nous, 2.000 à 3.000 enfants ne sont pas scolarisés faute de classes et d'enseignants suffisants. Voilà des années que les pouvoirs publics anticipent une explosion démographique. Aujourd'hui nous sommes 250.000 habitants et aucune infrastructure n'a été adaptée à cette croissance.

Certaines zones du pays sont à peine desservies par des routes et encore moins par des réseaux de téléphonie. Avec l'agence spatiale à Kourou on envoie des satellites dans l'espace. Mais nous sommes les derniers à avoir accès à internet !

À cela s'ajoutent le chômage, de bas salaires et un coût de la vie nettement plus élevé qu'en métropole. En temps normal, les Guyanais sont pacifistes et recherchent toujours le consensus, ils ne s'opposent pas. Mais la colère qui s'exprime ces derniers jours est le fruit de dizaines d'années de frustrations.

La ministre des Outre-mer, Erika Bareigts, et le ministre de l'Intérieur, Matthias Fekl arriveront dans les prochaines heures pour trouver une issue à la crise, qu'attendez-vous d'eux ?

Les protagonistes ont déjà refusé de recevoir la délégation ministérielle envoyée le 27 mars. Le ministre de l'Intérieur est en route, c'est vrai, mais je ne suis pas certain qu'il soit bien accueilli. Le sentiment général, c'est que la République ignore la Guyane.

Depuis les années 1950, le pouvoir français a en quelque sorte "fonctionnarisé" les mentalités. Nous vivons sous la tutelle des aides, mais nous ne disposons d'aucun levier de développement économique alors que nous sommes un territoire riche. Nous avons de l'or, du pétrole, du boxite, du phosphore... On a une biodiversité incroyable mais nous n'avons rien pour exploiter toutes ces ressources. Même le tourisme ne peut pas se développer tant les billets d'avions sont coûteux. En moyenne, pour rejoindre Paris il faut débourser 800 euros aller-retour, contre 500 pour aller à la Réunion ou à la Guadeloupe.

Comment les politiques et la campagne pour l'élection présidentielle sont-ils perçus en Guyane ?

Comment pourrait-on avoir de l'estime pour ce qui est dit ? Nous avons été ignorés par plusieurs gouvernements, qu'ils soient de droite ou de gauche ne change rien à nos yeux. Que les grèves se déroulent pendant la campagne nous offre une plus grande visibilité, cela sensibilise les Français à notre cause mais on ne se fait pas d'illusions.

La mise en lumière du département, ça permet aussi de faire oublier toutes les affaires judiciaires qui collent à la peau des candidats. On n'a jamais vu une élection se passer comme ça et même en métropole les gens sont en colère. Forcément, il ne faut pas s'étonner que ça soit aussi le désordre dans les outres-mer. À Paris, à Nice... il y a les attentats. Chez nous la violence n'a pas une couleur religieuse mais elle est portée par le manque de moyens alloués à l'éducation au fort taux de chômage chez les jeunes.

Quelles sont les difficultés que l'on rencontre lorsque l'on dirige une entreprise en Guyane ?

Sur le plan administratif c'est aussi compliqué qu'en métropole. À Londres, il vous faut une journée top chrono pour monter une entreprise. En Guyane, il faut de l'argent et du temps.

Avec de bas salaires et de hauts prix, le marché guyanais n'est pas florissant et la concurrence y est rude. De grands groupes trustent les places et proposent des produits importés. Ils ne paient pas les mêmes taxes que les petites entreprises et peuvent donc faire baisser leur prix là où c'est impossible pour les producteurs locaux.

Mon entreprise, Dilo, compte 10 salariés et se porte bien mais ma chance, c'est qu'en créant la seule unité de production d'eau locale, les Guyanais se la sont appropriée. C'est un symbole d'identité collective. La difficulté pour les entreprises locales, c'est aussi de trouver du personnel qualifié. Les jeunes guyanais partent pour la métropole dès qu'ils en ont l'occasion, et fuite des cerveaux oblige, ils sont rares à revenir.

 Agathe Mercante

Présidentielle française : pourrir, divertir, ahurir !




La campagne présidentielle est prise en étau : doublement prisonnière du Léviathan judiciaire et du Léviathan médiatique.

Pour le système dominant, il n’y a pas d’alternance possible : ni au mondialisme, ni au libre-échangisme, ni à l’immigrationnisme, ni à la rupture avec les traditions et la décontraction.

Dans ces conditions, les élections ne sont qu’un simulacre.
Un simulacre que les oligarchies financières, médiatiques et judiciaires ont choisi de scénariser et de feuilletoniser.

En évacuant autant que faire se peut tout débat de fond.

Avec une méthode simple : pourrir, divertir, ahurir.

Pourrir : les médias mettent systématiquement en une des affaires à deux balles. À condition qu’elles concernent François Fillon ou Marine Le Pen (pour Macron, des questions à plusieurs millions ou plusieurs… milliards d’euros n’intéressent personne). L’objectif est double : salir et pousser ainsi les électeurs à s’abstenir ou à recourir à des « votes refuges » : cela tombe bien, les « petits » candidats – Lassalle, Dupont-Aignan, Asselineau ou Arnaud – chassent sur les terres de la France périphérique, la terra incognita du vote Macron.

Divertir : pour Macron, pas question de parler d’affaires (déclarations contradictoires sur son patrimoine, ISF, vente de SFR à Drahi, livraison d’Alstom aux intérêts US) mais on « peopolise ». Mimi Marchand, spécialiste des people, a rencontré le couple Macron lors d’un dîner organisé par Niel (groupe Le Monde) et sa compagne Delphine Arnault (LVMH, Les Échos, Le Parisien).

Et elle a pris en charge leur « storytelling » : le jeune premier et sa « cougar » font la une des magazines. Maillot Hawaï, polo et boxer-short sur Paris Match. En attendant Gala et les conseils minceur de Brigitte Macron. C’est beau, c’est émouvant et… cela évite de parler de choses sérieuses.
Ahurir et faire frémir : comme trois précautions valent mieux qu’une, les médias complètent le dispositif en promettant le chaos économique et social si Marine Le Pen était élue. Et appellent sans attendre à se rassembler autour du banquier Macron pour « faire barrage ».

Le rejet du système est tel et la méfiance envers les médias si grande que le succès de leur enfant chéri n’est, malgré tout, pas assuré. Reste, tout de même, une question : que pourraient faire de différent Marine Le Pen ou François Fillon sans remettre en cause le pouvoir judiciaire et le pouvoir médiatique qui sont sortis de leur lit ?

Comment rétablir la séparation des pouvoir ? Montesquieu, reviens ! Comment rétablir la liberté d’expression et retrouver le pluralisme dans les médias ?

On aimerait en entendre davantage, faute de quoi le vote présidentiel risquerait de ne pas changer grand-chose…

Jean-Yves Le Gallou
Ancien député européen, essayiste

Grand Fribourg: nouveau soutien à la fusion



Le conseil général de Fribourg soutient l'idée d'une fusion de communes du Grand Fribourg à la quasi-unanimité. A la fin janvier, l'exécutif de la Ville avait demandé, avec ceux de Corminboeuf, Givisiez et Marly, le lancement d'une telle procédure. Mercredi soir, par 64 voix et 2 abstentions, son parlement a appuyé ce qu'il considère comme le projet le plus important de la législature.

Le Conseil général de Fribourg n'a pas souhaité en revanche se prononcer sur le périmètre provisoire de ce futur centre cantonal fort. Par esprit d'ouverture, il estime qu’il faut laisser à toutes les communes motivées par ce projet le choix d’y participer ou non.

Liaison Marly–Matran: le bon marché est toujours trop cher


Le projet de liaison Marly–Matran, présenté dans vos colonnes du 25 mars, tient la route, sauf que l’indécision règne pour déterminer l’accrochage de cette voie sur la route cantonale Fribourg–Bulle. Les riverains de la route de Chésalles ne sauraient accepter qu’une solution: l’insertion de la route au virage de la Crausaz.

En effet, ce quartier en zone mixte (artisanat et habitat) est appelé à se développer et à devenir un lieu d’activités et de résidence, dans l’esprit du Marly Innovation Center (sur l’autre rive de la Gérine), mais à échelle plus humaine. Déjà maintenant, les artisans et les habitants des Fontanettes forment une communauté de vie dynamique qui ne saurait être étouffée par une route de pénétration de l’agglomération bruyante et surchargée.

Faute de comprendre cette identité, nos autorités devront, tôt ou tard, mettre en œuvre des mesures d’accompagnement plus coûteuses qu’un tracé intelligent d’évitement. Nul doute que les riverains se mobiliseront massivement pour imposer cette solution qui est celle du bon sens, même si elle est plus onéreuse au départ.

JEAN-BERNARD THÉVOZ

Bus lucernois à Fribourg


Un trolleybus lucernois, similaire à ceux qu'on peut apercevoir ces jours dans les rues de Fribourg. © vbl.ch


Depuis lundi et jusqu'à Pâques, quatre bus des transports publics lucernois roulent sur des lignes fribourgeoises. En cause: un nombre insuffisant de véhicules munis d'un moteur diesel, seuls capables de monter la route de Villars.

Surprise pour les usagers des Transports publics fribourgeois (TPF) qui empruntent la route de Villars. Au lieu du traditionnel trolleybus de couleurs bordeaux, ils doivent monter depuis lundi dans des véhicules bleus, loués aux transports lucernois.

En cause: des travaux qui empêchent les trolleybus de se connecter aux caténaires, et une montée trop importante pour les moteurs électriques d'appoint. «Ils n'arrivent pas à avaler la pente s'ils sont pleins, et, dans notre flotte, le nombre de véhicules munis de moteur diesel est insuffisant», explique Stéphane Berney, porte-parole des TPF.

«Dès la fête de Pâques, les quatre véhicules loués seront rendus, et ce sont des bus des Transports publics de Lugano qui prendront le relais jusqu'à la fin des travaux prévue le 31 mai», ajoute-t-il.

mercredi 29 mars 2017

DOCTEUR MACRON ET MISTER SYSTÈME




Manuel Valls a donc rallié Emmanuel Macron.

La réalité de la candidature Macron apparaît dès lors au grand jour : c’est une vaste entreprise de recyclage des sortants du système.

Manuel Valls dit ne pas accepter “la marginalisation de la gauche de gouvernement”. On entend plutôt qu’il n’accepte pas ‘la marginalisation du gouvernement de gauche” qu’il a dirigé avec Hollande.

L’arrivée de Manuel Valls confirme qu’Emmanuel Macron est devenu un simple rouage dans ce grand plan de sauvetage de la Hollandie. Sa candidature est manifestement sous la tutelle des sortants, sous la tutelle du système qui veut se recaser à tout prix.


Il a beau se démener à nous faire croire le contraire, s’il était élu en mai prochain, il est évident qu’Emmanuel Macron aurait à s’appuyer à l’Assemblée nationale sur une majorité de sortants. Il est aussi évident qu’il continuerait sans en changer une virgule la politique désastreuse menée ces dix dernières années, application stricte de la feuille de route de Bruxelles. On savait que la candidature d’Emmanuel Macron était la candidature du vide, on sait désormais qu’elle n’est que le paravent du système.

Je suis frappée par l’indécence du comportement de la classe politique française vis-à-vis de la démocratie. D’un côté ou d’un autre s’affiche le mépris pour le résultat des primaires pourtant présentées à l’époque comme le summum de la vie démocratique. A droite, la candidature de François Fillon a failli être remplacée par celle du perdant et elle reste aujourd’hui contestée de toute part. A gauche, le perdant de la primaire, Manuel Valls, qui s’était pourtant engagé à soutenir le gagnant, s’assoit désormais sur sa promesse et rejoint toute honte bue Emmanuel Macron.

On voit bien que pour le système, c’est toute la vie démocratique qui est sous tutelle : le seul objectif, en permanence, est de recaser les sortants, de garder les postes et les places. Du peuple on ne fait jamais aucun cas.

Tout cela est pitoyable et montre à quel point il est temps de tourner la page de la vieille politique.

Dans toute cette agitation politicienne, rien n’est sain, rien n’est sincère. Les Français rejetteront dans les semaines qui viennent ces tentatives désespérées d’un système aux abois. Ils se tourneront vers la seule candidature sincère dans cette élection, la seule qui s’appuie sur une vision et un projet clairs, c’est-à-dire ma candidature, celle que je porte au nom du peuple.


Marine Le Pen

Manuel Valls : une nouvelle preuve du «hollandisme» de Macron


Après Le Drian, voici Valls, encore un ministre de Hollande qui soutien Macron. Français ils serait peut-être temps de vous réveiller !


Réactions du monde politique français


"L'arrivée de Manuel Valls confirme qu'Emmanuel Macron est devenu un simple rouage dans ce grand plan de sauvetage de la Hollandie"
Marine Le Pen

L'ancien 1er ministre de Hollande votera donc pour l'ancien ministre de l'économie de Hollande. Macron n'est qu'une réincarnation !
Marion Le Pen

Zéro parole vis-à-vis des électeurs de la primaire. Et la confirmation que Macron c'est le Système, le bilan, la continuité.
Florian Philippot


Les socialistes qui ont abimé la France autour de Hollande voient en #Macron l'homme qui va maintenir le système.
Eric Ciotti 


Valls votera Macron ... choix logique! . Chaque jour, la supercherie Macron devient plus évidente. Dur réveil pour ceux qui le suivront !!
Thierry MARIANI


"Avec le soutien de Valls les choses sont claires : Macron est l'héritier du hollandisme"
Laurent Wauquiez


Avec le ralliement de Manuel Valls, il est clair désormais que le gouvernement Hollande joue les prolongations. Besoin d'alternance !
François Fillon

Un seul adjectif ce matin pour qualifier le comportement de Manuel Valls : minable
Karine Berger


Chacun sait désormais ce que vaut un engagement signé sur l'honneur d'un homme comme Manuel Valls : rien. Ce que vaut un homme sans honneur.
Arnaud Montebourg

Valls, baby Macron et Hollande, l'art du recyclage


En déclarant qu'il voterait pour le candidat d'En Marche !, l'ex-Premier ministre s'est attiré les huées de ses camarades socialistes. Pour la droite et le FN, ces propos confirment qu'Emmanuel Macron est l'héritier de François Hollande.

L’annonce par Manuel Valls de sa décision de voter Emmanuel Macron dès le premier tour de la présidentielle – confirmant des rumeurs relayées par la presse depuis plusieurs semaines – est loin d’avoir laissé la classe politique française indifférente.

En premier lieu, le leader d’En Marche a félicité l’ex-Premier ministre pour son soutien. Néanmoins, le candidat à la présidentielle a semblé tenir à se distancier de cet allié potentiellement embarrassant, en soulignant son attachement au «renouvellement des visages [et des] méthodes». Une manière de rappeler que son projet ne correspond pas à la simple poursuite du quinquennat Hollande.

Chez les socialistes non-vallsistes : colère et écœurement

Les réactions d’indignation et de dégoût ont fusé, à gauche, après la déclaration du 29 mars de Manuel Valls. L’ex-ministre de l’Economie et candidat malheureux à la primaire de la gauche, Arnaud Montebourg, s’est ainsi fendu d’un tweet particulièrement tranchant : «Chacun sait désormais ce que vaut un engagement signé sur l'honneur d'un homme comme Manuel Valls : rien.»

De même, dans une série de tweets passionnés, le membre du bureau national du Parti socialiste (PS) Gérad Filoche a qualifié Manuel Valls de «traître» et de «reître borné & parjure», et a appelé à son exclusion du parti.

Dans la même veine, le député socialiste des Bouches-du-Rhône Patrick Mennucci a dit de l’ex-chef du gouvernement qu’il faisait honte à sa famille politique, tandis que la députée des Hautes-Alpes (PS) Karine Berger a qualifié de «minable» le comportement de Manuel Valls.

«Manuel Valls, en trahissant sa famille politique, montre qu’il n’a peut-être jamais cru en sa famille politique», a de son côté estimé le député des Hauts-de-Seine Alexis Bachelay, soutien de Benoît Hamon, sur BFMTV.

Plus sobre, le chef du PS Jean-Christophe Cambadélis s’est dit attristé par cette nouvelle, et a appelé ses camarades au calme. «Notre candidat, après la primaire et la convention unanime des socialistes, est Benoît Hamon. Il doit représenter tous les socialistes, les radicaux et tous les écologistes», a-t-il également rappelé dans son communiqué, sans évoquer d’éventuelles sanctions contre Manuel Valls.

Quant à la principale victime des déclarations de Manuel Valls, le candidat du PS Benoît Hamon, il avait dénoncé dès le soir du 28 mars un «ralliement» en forme de tentative de «mise à mort», anticipant l’annonce de son ancien collègue au gouvernement.

A l'issue de cette dernière, le directeur de campagne de Benoît Hamon, Mathieu Hanotin, s’est félicité sur BFMTV que ce «feuilleton insupportable» prenne fin, décrivant le «dernier acte d'une tentative un peu minable de sabotage» de la campagne du vainqueur de la primaire.

Valls «fidèle à ses idées plutôt qu’à son parti» pour le porte-parole d’En Marche !

Du côté des partisans d’Emmanuel Macron, l’interprétation de la décision de Manuel Valls est évidemment tout autre. Le député socialiste et macroniste de l'Eure, François Loncle, a par exemple estimé sur BFMTV que l’ex-Premier ministre avait «plac[é] l’intérêt de la République au-dessus de toute considération». Pour le député, en effet, le candidat d’En Marche ! a plus de chance de contrecarrer un second tour Fillon-Le Pen que Benoît Hamon.

Le porte-parole d’En Marche !, Benjamin Griveaux, s'est quant à lui réjoui (sur BFMTV toujours) que Manuel Valls se soit montré «fidèle à ses idées plutôt qu’à son parti».

Pour la droite, une nouvelle preuve du «hollandisme» de Macron

Les Républicains ont réagi d’une seule voix aux déclarations de Manuel Valls : pour les responsables de droite, celles-ci confirment qu’Emmanuel Macron n’est autre que le perpétuateur du quinquennat Hollande. «Avec le ralliement de Manuel Valls, il est clair désormais que le gouvernement Hollande joue les prolongations. Besoin d'alternance !», a ainsi lancé le candidat de la droite à la présidentielle, François Fillon.

De même, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, a considéré que le vote annoncé de Manuel Valls pour le leader d’En Marche ! prouvait qu’Emmanuel Macron était bien «l’héritier du hollandisme».

Mépris des électeurs et pépertuation du système, pour le FN

Les cadres du Front national (FN) ont interprété plus ou moins de la même manière l’annonce de Manuel Valls. «Macron c’est le Système, le bilan, la continuité», a ainsi martelé sur Twitter Florian Philippot, tout en relevant le reniement par Manuel Valls de ses propres engagements.

«Macron n'est qu'une réincarnation [de François Hollande] !», a estimé Marion Maréchal-Le Pen…

… tandis que pour David Rachline, le candidat d’En Marche ! incarne le «système» et «tous ceux dont les Français ne veulent plus».

Enfin, Nicolas Bay, secrétaire général du FN, a souligné le «mépris du verdict des urnes» dont avait fait preuve Manuel Valls, en refusant de soutenir le vainqueur de la primaire, comme il l'avait pourtant promis.