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mercredi 16 août 2017

Karim Ouchikh : "Il faut que la pétition « EUROPE - STOP INVASION » atteigne le million de signatures ! "


Karim Ouchikh
Avocat au barreau de Paris
Président du SIEL


Karim Ouchikh explique l’originalité de la pétition qu’il vient de lancer avec Renaud Camus au niveau européen. Il appelle les citoyens qui souhaitent s’opposer à une migratoire décidée sans leur accord à se mobiliser et à entrer en résistance.

D’ores et déjà la mobilisation de la société civile a permis de faire bouger les lignes en Italie, en Libye et au sein de plusieurs gouvernements européens.




Pour signez la pétition, cliquez sur l'image

Egger Ph.

L’edelweiss, une fleur aussi rare qu’emblématique


















Pour les randonneurs, tomber sur une fleur edelweiss est une chance. Ses représentations sont, elles, omniprésentes dans le marketing touristique de la Suisse et des autres pays alpins.

La surface feutrée de poils blancs laineux de ses pétales et de ses feuilles permet à l’edelweiss de survivre à l'air sec et aux rayons ultraviolets qui enveloppent les régions alpines. La fleur a longtemps été utilisée pour la médecine traditionnelle et les cosmétiques. L’edelweiss est également un symbole souvent utilisé par les clubs alpins, l'armée et le tourisme.

Cette fleur de montagne fait partie de la famille des marguerites et des tournesols. Elle pousse également dans l'Himalaya, en Chine et en Sibérie. Sa dénomination scientifique - Leontopodium alpinum - signifie pattes de lion. Mais en Suisse, la fleur a failli disparaitre sous les assauts de ses admirateurs. Depuis les années 1970, l’edelweiss est classée comme espèce protégée.

En musique

Ceux qui ont vu le film La Mélodie du bonheur/The Sound of Music (1965) se souviennent peut-être du capitaine Georg von Trapp, joué par l'acteur canadien Christopher Plummer. Celui-ci chante à la guitare une ritournelle consacrée à la petite fleur :

Edelweiss, Edelweiss
Every morning you greet me.
Small and white, clean and bright
You look happy to meet me.
Blossom of snow may you bloom and grow,
Bloom and grow forever.
Edelweiss, Edelweiss
Bless my homeland forever





Floraison: juillet à août

Localisation : sur les roches calcaires, 1700-3400 mètres d’altitude au-dessus du niveau de la mer

Conservation: protégé dans les 15 cantons suisses où elle pousse


Susan Misicka
Ester Unterfinger
swissinfo.ch

Lex Weber en Valais : la catastrophe annoncée par certains politiciens et promoteurs n'a jamais eu lieu


Les entreprises de construction se seraient tournées vers des chantiers situés dans la plaine, selon l'AVE. 
(Photo: Keystone)


En 2012, certains annonçaient une catastrophe et des centaines d'emplois perdus en cas d'acceptation de la loi. Cinq ans plus tard, les chiffres racontent une autre histoire. Pour la première fois depuis 2011, le taux de chômage global du canton est inférieur à la moyenne nationale. La construction n'échappe pas à la tendance et affiche aussi un taux de chômage en repli. En juillet, le nombre de chômeurs dans la construction a diminué de 16% par rapport à juillet 2016.

«Le choc n'a pas eu lieu», admet Serge Métrailler, directeur de l'Association valaisanne des entrepreneurs (AVE). Pourtant, si les perspectives sont positives sur le front du chômage, l'Etat du Valais attend un taux de chômage de 3,2% en 2017 et de 3,1% en 2018, elles le sont moins du côté des entreprises.

La masse salariale des entreprises du gros oeuvre est en recul. Entre 2014 et 2015, elle a diminué de 1,6%. La baisse s'est encore accentuée entre 2015 et 2014 pour atteindre 2,4%, annonce M. Métrailler. «Et le chômage n'a jamais été aussi bas, je ne peux pas l'expliquer», peut-être que certains chômeurs ont quitté le canton, avance-t-il.

Serge Métrailler constate un gros essor de la construction dans la plaine du Rhône, au point que la menace serait plutôt la surchauffe. Il semble que beaucoup d'entreprises de construction actives dans les stations se sont tournées vers des chantiers de plaine, avec un certain succès. Mais ce n'est pas le cas pour la totalité des entreprises. «Dans certaines vallées, il n'y a vraiment plus rien», estime M. Métrailler.

Un constat que fait aussi le président de la Chambre immobilière valaisanne Paul-André Roux. Dans les stations, «le marché est à plat». Il en veut pour preuve les seules ventes aux étrangers. Il y a quelques années, le Valais devait solliciter les contingents inutilisés d'autres cantons pour satisfaire la demande.

L'an dernier, le Valais a utilisé 80 unités de ventes aux étrangers sur son contingent de 330, précise M. Roux. «Plus rien ne se vend et personne n'ose rien entreprendre». La faute à l'insécurité juridique, que les oppositions de l'association Helvetia Nostra contribuent à attiser.

Il s'agit d'oppositions dirigées contre les personnes soupçonnées de vouloir contourner la loi, précise l'avocat de l'association Pierre Chiffelle. Et l'avocat de citer Verbier en exemple: 3000 habitants, 300 logements sur le marché et la commune délivre des autorisations de construire, «une situation absurde», estime l'avocat.

Pourtant, l'avocat se défend de vouloir empêcher les gens de vivre. Il y a les personnes de bonne foi, qui veulent réellement bâtir une résidence principale, «dans ces cas-là, on accepte», précise M. Chiffelle. Les oppositions sont déposées lorsqu'il y a un doute sur l'affectation. D'ailleurs, le nombre d'oppositions a aussi diminué.

Depuis la date de la votation le 11 mars 2012, Helvetia Nostra a déposé plus de 2000 oppositions contre des projets de constructions en Valais. Mais depuis l'entrée en vigueur de la loi en janvier 2016, seules 200 oppositions ont été formulées, indique Helvetia Nostra.

ATS

L'Espagne n'en finit plus de décevoir avec son tourisme d'abrutis


Un delphineau a perdu la vie après que des touristes aient joué avec lui sur une plage espagnole

Palette d'abrutis qui ne connaissent rien aux cétacés


Un bébé dauphin mort sur la plage de Mojacar dans le sud-est de l'Espagne après que des baigneurs ont joué avec lui suscitait l'indignation mercredi dans le pays.

Le dauphin, une petite femelle, s'était échoué samedi sur cette plage très touristique sur la Méditerranée et était entouré de centaines de curieux quand les secouristes ont réussi à l'approcher, selon l'ONG Equinac.

«Se jeter sur eux pour les prendre en photo et les toucher leur cause un choc très fort qui accélère un arrêt cardio-respiratoire, ce qui s'est finalement produit», affirme l'association.

L'association, chargée du sauvetage de cétacés dans la région, a publié sur Facebook des photos de baigneurs jouant avec l'animal encore dans l'eau, certains lui bouchant involontairement l'orifice par lequel il respire.

Mais Equinac précise que le jeune animal était déjà pratiquement condamné. La femelle «s'est échouée parce qu'elle était malade ou a perdu sa mère, sans laquelle elle ne peut survivre», dit-elle.

La nouvelle suscitait l'indignation sur les réseaux sociaux: «Si tu vas à la plage, laisse la stupidité à la maison» ou «Vous vous êtes aussi pris des selfies une fois qu'il était mort?», commentaient des usagers sur Twitter.

Le parti espagnol contre la maltraitance animale (Pacma) avait lui dénoncé dans un article partagé plus de 4'800 fois sur Facebook le «harcèlement des baigneurs» envers l'animal.

AFP

Les catholiques fribourgeois souhaitent des messes plus courtes




Des messes plus courtes, plus joyeuses et plus animées: telles sont les attentes des catholiques fribourgeois révélées par une enquête menée par l'Eglise du canton.

Le Vicariat épiscopal de l’Eglise catholique de Fribourg a lancé l'automne dernier une enquête intitulée "L’Eglise, ça change quoi?" pour mieux comprendre les perceptions et les attentes à l'égard de l'Eglise des catholiques fribourgeois.

Résultat: les sondés souhaitent des messes plus courtes, plus joyeuses et animées.

Même si cette étude menée auprès de 1500 personnes n’a rien de scientifique, car les catholiques croyants et pratiquants sont surreprésentés, la démarche est plutôt courageuse pour l'Eglise catholique fribourgeoise.

Critiques acerbes

Certaines critiques sont en effet acerbes. L'Eglise est souvent perçue par les fidèles comme peu ou pas proche des réalités de la vie. A leurs yeux, les prêtres doivent davantage s'ouvrir aux femmes, aux divorcés et aux homosexuels.

Mais dans un contexte marqué par une diminution de pratiquants, le Vicariat épiscopal de l’Eglise catholique fribourgeoise dispose de pistes pour dynamiser son action et son image tout en collant au plus près des préoccupations contemporaines des fidèles.

Fabrice Gaudiano

Le taux de chômage au plus bas depuis 1975 au Royaume-Uni


A tous ceux qui disaient que le Royaume-Uni allait devenir un enfer après sa sortie de l'Europe...

Le Royaume-Uni rejoint la Norvège, la Suisse et l'Islande; les 3 pays ayant la plus solide économie en Europe et ne faisant pas partie de la zone Euro, à méditer pour les autres...😋




Très bons chiffres de l'emploi au Royaume-Uni. Le taux de chômage est tombé à la fin du deuxième trimestre à 4,4%, du jamais vu depuis 1975 ! Autre bonne nouvelle, les salaires ont progressé plus vite qu'attendu, même si compte tenu de la vigueur de l'inflation, les salaires réels affichent une baisse de 0,5% sur un an. Le salaire hebdomadaire moyen a augmenté de 2,1% (hors bonus) contre +2% de consensus et +2% sur les trois mois clos fin mai. Le salaire hebdomadaire moyen (bonus compris) a également progressé de 2,1% contre +1,9% de consensus.

Le nombre de personnes demandant des allocations chômage a par ailleurs reculé de 4.200 en juillet contre une hausse de 3.500 un mois plus tôt et une augmentation de 3.700 attendue.

Le Schoenberg à Fribourg, cosmopolite et vivant


Le quartier du Schoenberg compte près de 10 000 habitants. Le pont de la Poya, inauguré en 2014, relie le quartier à l’agglomération fribourgeoise.
Image: JEAN-PAUL GUINNARD


«J’aime beaucoup vivre ici. Il y a des gens de partout. C’est tranquille. Parfait pour moi.» Alfredo Bridon Duvergel fait partie depuis une dizaine d’années des heureux habitants du Schoenberg, à Fribourg. Attablé sur une terrasse de la route Saint-Barthélemy, ce musicien cubain de 64 ans salue tous les passants.

Le patron du tea-room a des origines turques, la serveuse un accent des Balkans. «Ici, une majorité des clients parlent suisse allemand», nous précise-t-elle, en français, en apportant la bière d’Alfredo. Ce quartier de la rive droite de la Sarine abrite près de 10'000 habitants, soit le quart de la population de la cité.



D’une rue à l’autre, l’architecture fait écho à cette réalité bigarrée. De grandes barres d’immeubles dominent des villas entourées de pelouses bien entretenues. Quelques propriétés cossues se cachent derrière des arbres. Route de la Heitera, une ferme témoigne du temps, pas si lointain, où cette colline était en rase campagne. Le Schoenberg ne s’est développé qu’à partir des années 1920 avec la construction du pont de Zaehringen, qui le relie à la ville (lire ci-dessous). «Paraît qu’il y avait un ruisseau qui passait juste ici», relate le patron de la Brasserie La Chope, Karim Perroulaz, en désignant la route de Tavel, l’une des artères principales du quartier. Aujourd’hui encore, les champs de maïs et de blé sont à deux pas

Réputation tenace

Depuis le 12 octobre 2014, c’est un autre ouvrage d’art qui transforme la vie du Schoenberg. Le pont de la Poya, bâti pour 200 millions de francs au-dessus de la Sarine, le rattache à l’agglomération fribourgeoise. Il offre une vue splendide sur la vieille ville, ce qui en fait un but de promenade fort apprécié. Mais surtout il facilite grandement l’accès et la circulation. «Avant, il fallait passer par la rue de Morat, la cathédrale et le quartier du Bourg, rappelle Karim Perroulaz. Aujourd’hui, les grands centres commerciaux sont à trois minutes, l’autoroute à cinq. C’est un pur bonheur.» Les transports publics en bénéficient aussi, puisque seuls les bus et les taxis peuvent encore emprunter le pont de Zaehringen, libéré du trafic automobile. «Les gens n'ont plus d’excuse pour ne pas venir nous voir», sourit le tenancier de la Chope.

«Les autorités nous oublient. Il n’y a pratiquement rien pour les jeunes.»

Car le Schoenberg a longtemps souffert d’une réputation peu flatteuse. Nombreux logements sociaux, forte population étrangère, drogue et petite criminalité: l’image s’avère tenace. «Du coup, les autorités nous oublient, regrette Suleyman, un ouvrier kurde naturalisé suisse. Il n’y a pratiquement rien pour les jeunes.» Un sentiment que beaucoup d’habitants partagent, irrités aussi par la disparition constante des espaces verts. Une pétition a circulé cet été pour contester un énième projet immobilier: plus de 400 riverains l’ont signée.

Christine Müller, elle, nuance le tableau. Pour cette ancienne élue au parlement de la Ville, le Schoenberg reste «le quartier le plus vivant de Fribourg». Etablie depuis plus de trente ans dans un complexe locatif de la route de la Singine, elle ne quitterait sa maisonnette pour rien au monde. «Mes voisins sont Kosovars, Portugais et Polonais, énumère-t-elle en nous emmenant dans la cour intérieure, où plusieurs familles profitent de la douceur estivale. Il y a toujours eu un vrai esprit communautaire.»

Avec une centaine de nationalités recensées, le quartier du Schoenberg n’a pas son pareil en termes de mixité sociale.


Pique-nique et cours de langue

La Fribourgeoise cite le rôle intégratif du club de foot, les efforts du centre d’animation socioculturelle pour offrir des activités aux écoliers et aux adolescents. Avec le soutien d’une fondation privée, la Ville mène par ailleurs plusieurs projets destinés à donner à tous les enfants les mêmes chances durant leur scolarité. Et les initiatives émanent parfois des habitants eux-mêmes: Christine Müller et quelques autres ont monté, dès 2003, un programme de cours de français et d’allemand pour femmes migrantes. «Au début, on allait les chercher nous-mêmes dans les appartements. Aujourd’hui, cela marche très bien, il y a même une crèche pour accueillir les petits. Les participantes viennent de tout le quartier.»

«Nous essayons de faire en sorte que les diverses communautés se mélangent encore davantage»
L’association Vivre au Schoenberg n’est pas en reste. Forte de 500 membres, elle organise un pique-nique annuel et un vide-greniers, distribue du thé à Noël et édite un journal, entre autres actions régulières. «Nous essayons de faire en sorte que les diverses communautés se mélangent encore davantage», résume son coprésident, Pierre-Yves Huguenin. Sa famille et lui-même profitent de cet environnement: «Nous parlons français et anglais à la maison (ndlr: sa femme est Britannique), mais nos enfants vont à l’école allemande. Cela se passe à merveille.»



Ce qu’il manque au Schoenberg? «Un vrai centre», répond sans hésiter Pierre-Yves Huguenin. Le vaste espace compris entre le bureau de poste, l’église Saint-Paul et l’école est aujourd’hui occupé en permanence par des voitures. Une balançoire posée dans un coin fait peine à voir. «On pourrait, tout en maintenant ce parking, construire une galerie marchande au-dessus et aménager une place de détente et de rencontre au milieu», suggère le coprésident de l’association. En rêvant un peu, on imagine déjà Alfredo le Cubain y jouer de la trompette.

Patrick Monay