Famille EGGER
De Rechthalten (Dirlaret) & Sankt Ursen (St-Ours), Canton de Fribourg (en Nuitonie), Suisse
mardi 9 juin 2026
dimanche 7 juin 2026
Fribourg: sucré ou salé, le gâteau du Vully se marie parfaitement avec du vin
Vous ne l'avez toujours pas goûté, ce délicieux gâteau du Vully? Eh bien, il est plus que temps! Vous trouverez cette fameuse pâtisserie dans presque toutes les boulangeries du Vully, entre les lacs de Morat et de Neuchâtel, ainsi que sur les marchés du Seeland. Pour les cordons-bleus, n'hésitez pas à enfiler votre tablier pour du fait maison.
Ce gâteau fait partie du patrimoine culinaire suisse. Et dans la région du Vully, il n'y a pas une seule fête, un seul grand rassemblement ou une seule dégustation de vin digne de ce nom qui ne mette pas cette pâtisserie au centre de la table.
Une touche individuelle
Chaque famille a sa propre recette, la plupart du temps chaudement gardée par les grands-mamans. A l'origine, le gâteau du Vully était une spécialité sucrée promue par des associations de femmes et confectionnée dans les fours collectifs des villages. Sa préparation est exigeante, et nécessite un travail minutieux.
L'utilisation de certains ingrédients font l'objet de discussions animées. Si la levure, la farine (blanche ou pour la tresse), le lait, le sel et les œufs sont des incontournables, d'autres ingrédients font débat. Faut-il utiliser du saindoux? Ou uniquement du beurre? Avec ou sans levain?
Dans la version sucrée, on peut utiliser du sucre, parfois de la cannelle, ou même des amandes. Pour le glaçage, pas de discussion: du jaune d'oeuf et de la crème! Plus précisément, de la généreuse crème double. Logique, Gruyère n'étant qu'à deux pas, après tout.
Le compagnon idéal des vins du Vully
La variante salée du gâteau du Vully, qui existe au moins depuis les années 1930, est disponible version nature ou avec des lardons. Les plus épicuriens l'apprécieront saupoudrée de cumin.
Aucun doute: ce gâteau se marie à merveille avec des vins blancs élégants et frais du Vully. Elaborés par des vignerons innovants et attentifs à la qualité, ces vins sont issus de cépages tels que le chasselas, le traminer, le freiburger alias freisamer (un croisement entre le silvaner et le pinot gris), le chardonnay, le pinot gris, ainsi que d'autres spécialités variétales.
Bien entendu, les viticulteurs du Vully proposent aussi des vins rosés et rouges délicieux, produits dans la seule appellation viticole intercantonale de Suisse. En effet, deux tiers des quelque 150 hectares de vignes se trouvent dans le canton de Fribourg, un tiers dans le canton de Vaud. Mais le gâteau du Vully est vénéré et autant apprécié d'un côté de la frontière comme de l'autre!
Eva Zwahlen
La brasserie Brasse-Mortier signe la nouvelle bière de l’évêque de Fribourg
Une «soirée mousse» à l’évêché à Fribourg le 9 juin. Voilà un événement peu ordinaire. Et pourtant, cela fait douze ans que Mgr Charles Morerod, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg, inaugure chaque année la bière de l’évêque et invite le public à venir la déguster lors d’une soirée. Une idée née à la suite de la fermeture de la brasserie Cardinal à Fribourg, en juin 2011.
Les recettes de la vente de la bière sont à chaque fois versées à une organisation caritative; cette année, il s’agit de Caritas Fribourg. Baptisée «L'Épilscopale», cette bière blonde est conçue par la brasserie artisanale de la Brasse-Mortier à Romainmôtier. C’est la seconde année consécutive que cette coopérative collabore avec le diocèse.
Une bohémienne pilsner
«Le nom de la bière a été choisi par Mgr Charles Morerod. C’est lui et son équipe qui ont rebaptisé une de nos bières existantes appelée la Cornue», explique le brasseur Fabrice Tournelle. «Nous lui avons fait goûter plusieurs bières dont celle-ci qui est une bohémienne pilsner d’où le nom L’Épilscopale.»
Bouteilles de bière L’Épiscopale de la brasserie La Brasse-Mortier de Romainmôtier, créée pour l’évêché de Fribourg-Genève-Lausanne.
«Il s’agit d’une bière blonde mais de haute fermentation. Elle se fait entre 15 et 20 degrés et les levures travaillent au sommet de la cuve et pas au fond. Elle est ainsi un peu plus piquante, légèrement plus ronde. Nous la fabriquons avec du malt pilsner et du houblon.» Un peu moins de 900 litres ont été fabriqués pour cette action et seront vendus par l’évêché de Fribourg.
Notons toutefois que la bière de Romainmôtier n’est plus brassée dans le bourg, mais à Penthalaz, comme l’explique le président de la coopérative Guillaume Henchoz. «Pour survivre, nous étions obligés d’augmenter la production. Nous nous sommes donc regroupés avec une autre brasserie plus solide, soit B2F à Penthalaz. Ainsi, notre bière n’est plus brassée avec l’eau du Nozon mais de la Venoge.» Plus de 5000 litres par année sont fabriqués pour une gamme de quatre bières agrémentée d’éditions saisonnières ou liées à des événements. Le caveau de la brasserie ouvre d’ailleurs ses portes les jeudis et dimanches soir.
Mgr Charles Morerod se rend chaque année au caveau à Romainmôtier, où il possède même un tabouret à son nom. «Il est un membre de soutien de notre coopérative, il apprécie beaucoup notre bière artisanale», explique le président.
La brasserie du chauve
Si l’idée de vendre une bière de l’évêché est née à la suite de la fermeture de la brasserie Cardinal à Fribourg, sa première cuvée était aussi un clin d’œil à l’évêque, comme le souligne ce dernier: «En 2015, nous avons choisi la brasserie du chauve à Fribourg pour faire un trait d’humour.» La bière portait alors le nom de «Urbi et Orti» en référence aux bénédictions papales «Urbi et Orbi» ainsi qu’à l’arôme d’ortie.
Mgr Charles Morerod, l’évêque de Genève, Lausanne et Fribourg, sera présent lors de la «soirée mousse» à l’évêché de Fribourg le 9 juin
«Nous choisissons toujours des brasseries artisanales qui collaborent avec nous pendant deux années d’affilée, puis nous changeons de canton», note Laure-Christine Grandjean, responsable de la communication du diocèse.
«Les bouteilles peuvent être achetées à l’évêché de Fribourg aux heures de bureau, on peut aussi en envoyer par la poste. L’Église catholique de Genève a prévu d’en vendre aussi, mais rien n’est prévu à Lausanne», remarque Laure-Christine Grandjean. «Peut-être que nous organiserons une fois la soirée mousse à Lausanne», glisse Mgr Charles Morerod. «Nous l’avions fait à Genève et ils boivent beaucoup moins qu’à Fribourg!»
Pour l’évêque, partager une bière, c’est «partager un moment de joie collective, de promesse d’une soirée agréable avec des gens détendus. Tout le monde est le bienvenu le 9 juin dès 17 h 30, les portes de l’évêché sont ouvertes et la première bière est offerte.»
Si le diocèse ne fait aucun profit sur cette opération, 2000 francs sont récoltés en moyenne, chaque année, et reversés à une organisation caritative. Directeur de Caritas Fribourg, Pascal Bregnard rappelle que Caritas est «une œuvre d’entraide catholique.» Il se dit très content de ce soutien, car l’organisation démarre l’année dans les chiffres rouges. «L’Église nous a annoncé une diminution de son subside pour 2026, donc cela compense un peu.»
(pour passer commande)
- Cuvée 2026 : "L'Épilscopale"
- Cuvée 2025 : "Or et mousse"
- Cuvée 2024 : "Abside et ordonnés"
- Cuvée 2023 : "Noces de Cana (bis)"
- Cuvée 2022 : "La Pie VII"
- Cuvée 2021 : "Étole des neiges" & "Jeanne Dark"
- Cuvée 2020 : "Le Bras saint"
- Cuvée 2019 : "La Basilique"
- Cuvée 2018 : "La Caramélite"
- Cuvée 2017 : "L'Amère supérieure"
- Cuvée 2016 : "Les 12 épeautres"
- Cuvée 2015 : "Urbi et Ortie"
Natasha Hathaway
samedi 6 juin 2026
Elles ont imaginé la nouvelle identité visuelle de la ville de Fribourg
Les agences Volontiers et F + F studio ont remporté deux récompenses lors de la cérémonie du Grand prix romand de la création, un concours de référence dans le domaine de la publicité et de la communication.
vendredi 5 juin 2026
Les hybrides rechargeables polluent 5 fois plus qu’annoncé
Les hybrides rechargeables émettent en réalité jusqu’à cinq fois plus de CO₂ que ce qu’indiquent leurs homologations. Une nouvelle étude de l’ICCT vient mettre des chiffres précis sur un phénomène que beaucoup soupçonnaient déjà et que plusieurs études avaient déjà confirmé avant ça.
9 % des nouvelles immatriculations de voitures particulières en Europe en 2025 : c’est la part qu’occupent désormais les hybrides rechargeables. En Allemagne, ce chiffre frôle même les 11 %. Sur le papier, ces véhicules incarnent aux yeux de nombreux clients une forme de compromis raisonnable : un bloc thermique pour les longs trajets, un moteur électrique pour le quotidien, et des émissions officielles particulièrement flatteuses.
Exemple : sur une BMW M5 hybride rechargeable équipée d’un gros V8 4,4 litres bi-turbo de plus de 700 ch, le cycle d’homologation annonce entre 105 et 118 g/km de CO₂, soit autant qu’une Renault Clio TCe 115 ch équipée d’un petit trois cylindres.
Les constructeurs ne se privent pas de vanter cette polyvalence comme une bonne nouvelle à la fois pour les clients et pour le climat. Dans la réalité, l’équation est moins séduisante.
L’International Council on Clean Transportation (ICCT) vient de publier la dixième édition de son étude From Laboratory to Road, et les conclusions sont, évidemment, sans appel. Fondée sur l’analyse de données issues de deux sources combinées pour la première fois, à savoir des relevés de consommation embarquée sur environ 8 millions de véhicules immatriculés en Europe entre 2021 et 2023, ainsi que des données collectées sur 300 000 véhicules enregistrés en Allemagne entre 2021 et 2024, elle montre que l’écart entre les émissions certifiées et les émissions réelles des PHEV a atteint en moyenne 400 % en 2023, contre 265 % 2 ans plus tôt. Autrement dit : le fossé ne se réduit pas, il se creuse.
Pourquoi les chiffres officiels ne tiennent pas la route ?
Trois facteurs principaux expliquent cette dérive. D’abord, les conducteurs rechargent leur véhicule moins souvent que ce que supposent les calculs d’homologation. Conséquence directe : le moteur thermique prend le relais plus fréquemment, et la batterie, rarement pleine, ne joue pas le rôle qu’on lui attribue sur le papier.
Ensuite, même en mode « tout électrique », le moteur thermique intervient régulièrement en soutien, notamment à haute charge. Enfin, embarquer deux groupes motopropulseurs alourdit considérablement la voiture, ce qui augmente mécaniquement sa consommation énergétique globale. Le résultat est chiffré avec précision : un écart moyen de 99 grammes de CO₂ par kilomètre sur la période 2021-2023 entre les valeurs réelles et les valeurs déclarées.
Avec environ 840 000 nouveaux PHEV immatriculés chaque année dans l’Espace économique européen, l’ICCT estime que ce sont quelque 20 mégatonnes de CO₂ non comptabilisées qui s’échappent annuellement. Sur la période 2021-2025, la facture grimpe à environ 100 mégatonnes, l’équivalent de 42 milliards de litres de carburant consommés en dehors de tout radar réglementaire.
Des émissions qui ont pourtant été intégrées dans les objectifs de réduction de CO₂ de l’Union européenne, comme si elles avaient bel et bien été évitées. Ce n’est pas seulement que les PHEV polluent plus que prévu, c’est que cette pollution fantôme a servi de monnaie d’échange dans les négociations climatiques.
Les constructeurs ont pu afficher des moyennes de flotte en baisse en vendant davantage de ces véhicules, sans que cela se traduise par une réduction proportionnelle des émissions réelles.
Mercedes en tête du mauvais classement
Parmi les constructeurs, Mercedes se distingue de manière peu enviable. Premier vendeur de PHEV en Europe sur la période étudiée, la marque affiche un écart moyen de 452 % entre émissions officielles et réelles. Pire encore, cet écart s’est presque doublé en 2 ans, passant de 329 % en 2021 à 614 % en 2023.
L’étude ne ménage pas non plus les motorisations thermiques conventionnelles. Entre 2018 et 2023, les émissions officielles des nouvelles voitures en Europe ont baissé de 28 %, mais les émissions réelles, elles, ne se sont réduites que de 15 %. Même après la correction du facteur d’utilité de 2025, les émissions réelles des PHEV resteraient encore 18 % supérieures aux valeurs officielles selon l’ICCT.
Comme le souligne Jan Dornoff, chercheur à l’ICCT et co-auteur de l’étude : « L’écart des hybrides rechargeables est choquant, mais cela ne doit pas faire oublier que celui des véhicules conventionnels, qui représentent encore la majorité des ventes en Europe, est lui aussi considérablement élevé, à 20 %. »
Des corrections réglementaires, mais déjà menacées
La Commission européenne n’est pas restée totalement inerte face à ces constats. En 2025, le facteur d’utilité (le coefficient censé refléter la part réelle des kilomètres parcourus en mode électrique dans le calcul des émissions homologuées) a été révisé pour mieux coller aux usages observés sur le terrain. Ce qui conduit d’ailleurs certains constructeurs à réagir, comme BMW qui envisage de « sanctionner » ses clients qui ne rechargeraient pas assez leur PHEV.
Concrètement, le facteur d’utilité est le coefficient qui estime la part de kilomètres réellement parcourus en électrique. Jusqu’ici, l’homologation supposait qu’un PHEV doté de 60 km d’autonomie électrique roulait sur batterie plus de 80 % du temps : la révision de 2025 ramène ce taux autour de 54 %, et celle prévue pour 2027 le ferait tomber à environ 34 %, plus proche des usages réels.
Une nouvelle correction est prévue pour 2027. Mais en parallèle, les négociations en cours au Parlement européen sur les objectifs de réduction de CO₂ pour les voitures particulières et utilitaires légers comportent un projet préliminaire qui suspendrait précisément ces futures corrections. Un pas en avant, deux pas en arrière en somme.
Sonsoles Díaz, chercheuse à l’ICCT, y va aussi de son commentaire : « Les hybrides rechargeables consomment bien plus de carburant sur la route que ce que les chiffres officiels laissent croire. Tant que les régulateurs ne corrigeront pas cette faille, les constructeurs continueront de déclarer des émissions sans rapport avec celles produites en conditions réelles. »
Peter Mock, directeur Europe de l’ICCT, abonde dans ce sens : « même après la correction de 2025, les émissions réelles restent mal estimées. Les nouveaux modèles n’émettent pas moins que leurs prédécesseurs, ils émettent davantage. Contrairement à ce que certains constructeurs avancent en affirmant que leurs clients roulent plus en mode électrique, les données de consommation embarquée racontent une autre histoire. »
Les hybrides rechargeables ne sont pas une mauvaise idée en soi. Utilisés correctement, rechargés régulièrement, sur des trajets courts et urbains, ils peuvent effectivement réduire la consommation de carburant. Mais cet usage idéal reste minoritaire. Et pour le coup, au vu de la masse embarquée et de l’usine à gaz que cela représente, un modèle équivalent thermique et uniquement thermique émettra évidemment moins de CO₂. À l’inverse, une voiture électrique rejette 73 % d’émissions de moins sur l’ensemble de son cycle de vie selon une autre étude de l’ICCT.
Et tant que les protocoles d’homologation continueront de s’appuyer sur des hypothèses de comportement déconnectées de la réalité, les bilans resteront ce qu’ils sont : une projection théorique qui sert davantage les stratégies commerciales que l’environnement, un sujet que Frandroid décrypte régulièrement face aux idées reçues.
Yann Lethuillier
jeudi 4 juin 2026
Le premier dimanche de juin, c'est la Fête des Pères !
Dans les pays catholiques, les pères de famille sont célébrés dès le Moyen Âge à la date du 19 mars, jour de la saint Joseph, ce dernier étant le père nourricier de Jésus.
Cette date du 19 mars est conservée depuis dans quelques pays de tradition catholique, notamment le Portugal, l’Espagne, l’Italie et les pays d’Amérique latine ayant subi l’influence hispanique.
Selon une tradition antique, le culte rendu à ce père adoptif s’est développé dès le Ve siècle dans certains monastères égyptiens où est rédigé l'apocryphe Histoire de Joseph le charpentier et où sa fête est fixée à la date du 20 juillet (il demeure inscrit à ce jour au calendrier copte). Le culte de ce saint se répand aussi autour de la « maison de Joseph » depuis au moins le VIIe siècle. Ce culte décline à la fin du haut Moyen Âge. Sa fête fixée au 19 mars apparaît pour la première fois en l'an 800 dans un martyrologe gallican abrégé de Rheinau, dans lequel il est appelé Ioseph sponsus Mariae (« Joseph époux de Marie »).
Le choix de cette date six jours avant la fête de l'Annonciation est probablement dû à une confusion avec le nom d'un martyr d'Antioche nommé Joseph ou Josippe fêté déjà le 19 mars et également une concordance syncrétique avec les Quinquatries, fêtes religieuses en l'honneur de la déesse Minerve. Les siècles suivants, il n'est plus simplement connu comme l'époux de Marie mais comme père, Nutritor Domini (« Nourricier du Seigneur »). Son culte auquel l'Église associe traditionnellement la fête des pères se développe au XIVe et XVe siècles (notamment sous l'influence des Franciscains devenus les gardiens de la « maison de Joseph » et dont le chapitre général d'Assise adopte en 1399 sa fête du 19 mars) mais peine à s'imposer car Joseph reste « le grand silencieux de l’Évangile ».
Le pape Sixte IV introduit la fête du 19 mars au Bréviaire romain en 1479 mais la commémoration de cette fête au Moyen Âge reste cependant exceptionnelle et il faut attendre le décret de 1621 du pape Grégoire XV qui en fait une fête de précepte chômée pour l'Église universelle. La tradition de la fête des pères prend son essor au XIXe siècle lorsque se développe la « recharge sacrale » et la dévotion à saint Joseph : le pape Pie IX fixe au troisième dimanche après Pâques la fête du patronage de saint Joseph et le déclare patron de l'Église universelle du 8 décembre 1870) tandis que le pape Pie X transfère cette fête au mercredi précédent sous le titre de solennité de saint Joseph en 1914.
La première fête des pères non religieuse est créée au début du XXe siècle aux États-Unis. Après plusieurs tentatives, c'est la fête instituée le 19 juin 1910 par Sonora Smart Dodd qui connaît un certain succès. L'institutrice, regrettant qu'il n'existe aucun jour dédié aux pères, contrairement à la Fête des mères, a le désir de rendre hommage à son père qui avait élevé seul ses six enfants après la mort de son épouse. Son choix initial était de célébrer cette fête le 5 juin, jour anniversaire de son père. Le pasteur l'avertissant qu'il n'aurait pas le temps de préparer son sermon spécial pour cette occasion, une autre date fut choisie : le troisième dimanche de juin.
Dans les années 1930, Dodd commercialise la fête en proposant d'offrir des cadeaux auprès de vendeurs de vêtements masculins ou de débitants de tabac. En 1972, le président Richard Nixon instaure la Fête des pères comme célébration nationale et en fait un jour férié.
Différentes traditions variables selon les pays se sont développées depuis.
En Suisse, la fête des pères a été introduite en 2007. Elle est encore très peu connue et représente l'encouragement et l'engagement des pères ; ce n'est pas un jour férié. Le canton du Tessin constitue une exception: la fête des pères y est célébrée le 19 mars (jour de la saint Joseph) depuis plusieurs décennies. Il s’agit d'un jour férié.
Egger Ph.
La Fête-Dieu entre tradition, évolution et contestation
La Fête-Dieu, ce 4 jeudi juin, est l’occasion pour les catholiques de manifester publiquement leur foi, à travers des processions dans les villes et les villages. Le Landeron, Fribourg ou encore Savièse perpétuent la tradition de cortèges colorés, où les autorités religieuses défilent aux côtés de sociétés locales, de représentants de l’armée, d’enfants et de fanfares. Les Fêtes-Dieu ont leurs spécificités locales, elles vivent parfois de petites révolutions et peuvent susciter des contestations.
Le Landeron, un îlot catholique en terres réformées
En Suisse romande la Fête-Dieu est célébrée dans les cantons de tradition catholique, soit Fribourg, Valais et le Jura, et dans une unique commune du canton de Neuchâtel: Le Landeron. Cette exception s'explique par des raisons historiques. Alliée à la ville de Soleure depuis le 15e siècle, la localité a en effet pu bénéficier de la protection de son voisin catholique au moment de la Réforme.
60 ans séparent ce reportage d'actualité des images diffusées en 1964 dans l'émission Carrefour. On note dans les deux sujets la présence d'un Garde suisse. Le Landeron, en effet, a vu au cours du temps de nombreux jeunes rejoindre la Garde Pontificale du Vatican.












