Chu de che / Je suis d'ici / Sono di qui / Ich bin von hier ! Champions Tour Fribourg Gottéron: Samedi 12 septembre 2026 : Cathédrale Saint-Nicolas, 15h30-19h Notre liberté ne nous a pas été donnée, mais combattue et priée par nos ancêtres plus d'une fois! Aujourd'hui, comme autrefois, notre existence en tant que peuple libre dépend du fait que nous nous battions pour cela chaque jour. Restez inébranlable et soyez un gardien de la patrie pour que nous puissions remettre une Suisse libre telle que nous la connaissions à la génération suivante. Nous n'avons qu'une seule patrie!

samedi 19 septembre 2026

La neutralité est garante de paix

 

La neutralité est un instrument de paix. Si tous les États du monde étaient neutres, il n’y aurait pas de guerres. Depuis des siècles, la Suisse renonce à toute politique de puissance belliqueuse. En tant que pays neutre de droit permanent, elle s’engage à ne pas déclencher de guerre et à ne soutenir aucune partie belligérante. Grâce à sa neutralité, la Suisse a été épargnée par les massacres des deux guerres mondiales.

Solidarité avec les victimes

La neutralité ne protège pas seulement la Suisse: elle sert aussi la paix dans le monde. Ce n’est que si la Suisse est neutre qu’elle peut apporter son aide de part et d’autre des fronts. Elle est solidaire des victimes, et non des dirigeants et des gouvernements.

Pourquoi le Comité international de la Croix-Rouge se trouve-t-il en Suisse? Parce que la Suisse est neutre. C’est le fondement de sa tradition humanitaire. Grâce à sa neutralité, elle peut jouer un rôle de médiation dans les conflits et offrir ses bons offices.

«Oui» à une neutralité qui a fait ses preuves

Malheureusement, la crédibilité de la Suisse en termes de politique étrangère a récemment souffert. Le monde ne considère plus la Suisse comme un pays neutre, ce qui affaiblit ses efforts en faveur de la paix, au détriment de la Suisse et du monde entier.

L’initiative sur la neutralité rétablira la neutralité suisse éprouvée. Pour que les jeunes et les générations futures puissent elles aussi vivre dans la paix, la sécurité et la liberté, ton OUI à l’initiative sur la neutralité le 27 septembre est véritablement nécessaire!


Egger Ph.

Voici les responsables du fiasco des F-35 et ce qu'ils sont devenus





 

Darko Savic, Monsieur «prix fixe»

Novembre 2021: Darko Savic affirmait devant les médias que la Suisse bénéficiait de prix fixes
Image: KEYSTONE


Darko Savic travaillait à l’Office fédéral de l’armement, Armasuisse. En tant que chef du projet «Nouvel avion de combat», il gérait l’acquisition des F-35 sur le plan opérationnel. Il a mené les négociations décisives avec les autorités américaines, essentiellement par e-mail.

Darko Savic était conseillé par le cabinet d’avocats zurichois Homburger. Le 4 octobre 2021, ce dernier lui a indiqué ne pas être en mesure d’évaluer le contrat au regard du droit américain. Il a par conséquent recommandé de faire appel à un cabinet américain. La CdG-N n’a pas pu déterminer si Darko Savic avait transmis ce conseil en interne. Aucun cabinet américain n’a été consulté pendant les négociations contractuelles.

Le 20 octobre 2021, selon la CdG-N, les Etats-Unis ont indiqué «sans équivoque» à Darko Savic que la Suisse ne pouvait obtenir ni prix garanti ni meilleures conditions que les autres. Il a expliqué par la suite avoir interprété cette déclaration comme une position de négociation.

Deux jours plus tard, Washington a accepté la «note 55» – la clause additionnelle sur laquelle Berne s’est ensuite appuyée pour prouver le fameux prix fixe. Cette note prévoyait que la Suisse devait recevoir les avions au prix proposé par les Etats-Unis. Dans le même temps, les conditions générales du contrat restaient valables et ne faisaient état que de coûts estimés. La CdG-N n’a pas non plus pu établir de manière définitive si Darko Savic avait transmis cette information en interne.

Le 26 novembre 2021, il a pourtant déclaré devant les médias que la Confédération bénéficiait de prix fixes, inflation comprise. Selon Republik, il était la seule personne au DDPS à avoir lu l’intégralité du contrat d’achat. Le 19 septembre 2022, il l’a signé avec le directeur général de l’armement d'alors, Martin Sonderegger.

Darko Savic a quitté Armasuisse début 2025, après seize ans au sein de l’institution. Il dirige une division du constructeur aéronautique Pilatus depuis mai 2025.


Martin Sonderegger, celui qui a des trous de mémoire

Martin Sonderegger ne se souvient pas avoir lu l’intégralité du contrat.
Image: KEYSTONE


En tant que directeur général de l’armement et directeur d’Armasuisse, Martin Sonderegger assumait la responsabilité de la conduite opérationnelle. Au sein de l’office fédéral, seuls Darko Savic et lui, participaient - pour l'essentiel - aux négociations contractuelles. Ni le responsable du programme Air2030 ni le service juridique n'y ont participé.

Côté suisse, seul Darko Savic recevait les e-mails décisifs. La CdG-N juge cette organisation «incompréhensible». Elle critique en outre l’absence d'un double contrôle et d'un examen critique par Armasuisse du résultat des négociations. Martin Sonderegger a toutefois indiqué à la CdG-N avoir été informé environ une fois par semaine et avoir suivi les négociations concernant la note 55.

Il ne connaissait en revanche pas en détail les versions antérieures de cette clause. Il affirme n’avoir appris que pendant l’enquête de la CdG-N que Homburger recommandait de faire appel à des avocats américains. Quant à savoir s’il avait lu l’intégralité du contrat, il n’a plus été en mesure de répondre rétrospectivement.

En mai 2022, le Contrôle fédéral des finances (CDF) a en outre attiré l'attention sur l’absence de sécurité juridique et le risque de surcoûts. Sous la direction de Martin Sonderegger, Armasuisse a rejeté «catégoriquement» cette mise en garde.

Le 19 septembre 2022, Martin Sonderegger a donc signé le contrat d’achat avec Darko Savic. Il a pris sa retraite à la fin du mois d’août 2023.


Viola Amherd, la responsable politique

Image: keystone


C’est à sa demande que le cabinet Homburger a été mis à la disposition d’Armasuisse, tandis que le service juridique interne était tenu à l’écart. Ce dernier «ne disposait pas des compétences nécessaires» pour une opération aussi complexe à ses yeux. Homburger a pourtant lui-même indiqué ne pas non plus être en mesure d’évaluer le contrat au regard du droit américain.

Selon la CdG-N, Viola Amherd n’a elle-même pris connaissance que de «certaines parties du contrat». La version signée par les Etats-Unis lui a bien été transmise, mais elle n’a pas été examinée au sein du département.

Le DDPS n’a par ailleurs donné aucun mandat de négociation clair à Armasuisse. Il n’a pas suivi les discussions en temps réel et n’a pas non plus défini la manière dont leur résultat devait être contrôlé. Au vu du montant en jeu, la CdG-N parle d'une «conduite insuffisante et incompréhensible de l'ex-cheffe du département».

Le CDF avait averti en mai 2022: il n’existait aucune sécurité juridique absolue quant à l’existence d’un prix fixe forfaitaire. Cet avertissement n’a entraîné aucun changement de position au DDPS. Début juin de la même année, Viola Amherd répétait devant le Conseil des Etats que l'achat des F-35A se faisait à un prix fixe forfaitaire. En septembre, elle affirmait à la NZZ:

«Je ne peux pas le dire autrement: c’est ce que nous avons négocié. Cela figure tel quel dans les contrats»

En août 2024, la Haut-valaisanne apprenait que les Etats-Unis ne partageaient pas l’interprétation suisse du prix fixe et qu'on pouvait s'attendre à des surcoûts. Elle n’en a informé l’ensemble du Conseil fédéral que le 7 mars 2025, après que les Etats-Unis ont confirmé leur position par écrit. Le DDPS aurait attendu avant de communiquer cette information par crainte d’éventuelles indiscrétions. La CdG-N parle d'une réaction là encore «inacceptable».

La commission n’a trouvé aucun indice d’une tromperie délibérée. Elle reproche toutefois à la ministre de l'époque une conduite partielle et d’avoir informé trop tardivement le reste du gouvernement. Viola Amherd n’est plus membre du Conseil fédéral depuis fin mars 2025.


Toni Eder, le proche conseiller

Le haut fonctionnaire lors d’une conférence de presse en 2019
Image: KEYSTONE


Toni Eder a dirigé le Secrétariat général du DDPS entre 2019 et fin 2023. Son service avait mandaté Homburger comme conseiller juridique externe et traitait les factures du cabinet.

Devant la CdG-N, Toni Eder a déclaré ne pas se souvenir de la recommandation de faire appel à un cabinet américain. Il a affirmé qu’il n’aurait «guère refusé» une telle démarche. Aucun membre de son état-major ne recevait les échanges décisifs par e-mails. Personne ne rédigeait de compte rendu au fur et à mesure, élément que le Secrétariat général n’a pas non plus exigé.

Le Secrétariat général a bel et bien reçu la version du contrat signée par Washington, mais celle-ci n’a pas été vérifiée. Toni Eder a indiqué n’avoir «pas lu l’intégralité» du document. Selon la CdG-N, son service s’est trop largement reposé sur l’idée que Homburger avait réglé toutes les questions juridiques.

La CdG-N critique également le contrôle des factures du prestataire. Elles ne détaillaient ni le temps de travail ni les tarifs. La commission doute dès lors de la possibilité d'un contrôle efficace.

Après avoir quitté son poste, Toni Eder s’est mis à son compte en avril 2024 en créant une société de conseil. Il a décroché un mandat du DDPS pour l’accompagnement stratégique du projet de Mitholz, qui court jusqu’en 2028.


Davide Serrago, celui qui n’a pas tout lu


Davide Serrago était chef d’état-major au Secrétariat général du DDPS et suppléant de Toni Eder. La CdG-N lui attribue un «rôle déterminant» dans cette affaire. Selon ses propres déclarations, Davide Serrago n’avait toutefois pas lu le contrat d’achat.

Le 26 novembre 2021, il a participé à la rencontre avec les médias au cours de laquelle Darko Savic a évoqué publiquement les prix fixes pour la première fois. Le 27 avril 2022, Davide Serrago était également présent lors de la réunion finale avec le CDF. Celui-ci avait mis en garde sur les éléments déjà cités. Selon la CdG-N, les représentants du DDPS ont unanimement défendu la clause de prix fixe. Le rapport ne précise pas quelles déclarations émanaient de Davide Serrago.

Davide Serrago a quitté le DDPS en septembre 2025. Il est aujourd’hui cofondateur d’une plateforme financière et travaille comme avocat.


Peter Winter: le seul encore en poste

Peter Winter n’a été dans la «boucle d’information» qu’au début
Image: KEYSTONE


Peter Winter était sous-directeur d’Armasuisse et dirigeait le programme Air2030. Le chef du projet F-35, Darko Savic, lui était directement subordonné. Après le choix du modèle, Peter Winter n’avait toutefois plus de rôle formel dans l’acquisition proprement dite. Darko Savic rendait directement compte à Martin Sonderegger et Peter Winter n’était, selon la CdG-N, «pas dans la boucle d’information».

Le 9 novembre 2021, Peter Winter a reçu une lettre du bureau américain chargé du programme F-35, le Joint Program Office (JPO). Celle-ci accordait à Armasuisse un droit de regard sur les contrats conclus avec les constructeurs et précisait que Berne devait obtenir ses avions au même prix que Washington. Il n'était toutefois nullement question d'un montant total inchangé.

Le 7 décembre 2021, Peter Winter a signé un document comportant six éléments de communication communs à Armasuisse et à l’agence américaine Defense Security Cooperation Agency (DSCA). Le contrat d’achat y était qualifié de contrat à prix fixe, inflation comprise. La CdG-N souligne toutefois expressément que les deux parties avaient uniquement pris acte de ce document, «sans pour autant en confirmer le caractère juridiquement contraignant».

Peter Winter a indiqué ne pas avoir lu le document, puisqu’il n’avait pas participé à sa négociation. Il a expliqué avoir signé la communication parce que, côté américain, une personne du même niveau hiérarchique l’avait également signée.

Peter Winter n’a pas signé le contrat d’achat à proprement parler. Il travaille toujours pour Armasuisse, dont il dirige aujourd’hui le bureau de Washington.

watson.ch

mardi 15 septembre 2026

Audriaz réenchante Fribourg durant les vacances scolaires d’automne

 

Le parcours d’automne s’installera bientôt à nouveau dans le Grabensaal
Charly Rappo-archives


u 10 au 18 octobre, le Grabensaal, en Basse-Ville de Fribourg, se pare de mystère avec «Le parcours d’automne». Nouvelle féerie signée Hubert Audriaz, ce chemin ludique et gratuit invite petits et grands à renouer avec l’imaginaire. Comme le précise le communiqué, il «amène du rêve, de l’imaginaire pour rester proche du monde de l’enfance et de la simplicité». Ouvert tous les jours, du lundi au dimanche, de 18 h à 20 h, en accès libre.

Jelena Allemann

laliberte.ch

L'IA peut-elle détruire l'humanité?

 

Avons-nous créé un monstre? Tentaculaire, exponentiel, gargantuesque et capable de raisonnement. Inarrêtable, en somme, à moins d'une action immédiate et drastique, entreprise à l'échelle mondiale. Voilà ce que tendent à suggérer les messages d'alerte qui fusent actuellement au sujet du développement vertigineux de l'intelligence artificielle.

Car, soudainement, les géants tremblent face à leur création. Dans un article largement médiatisé paru ce samedi, le CEO d'Anthropic, Dario Amodei, appelait à un ralentissement immédiat de cette croissance fulgurante. Même Elon Musk, pourtant connu pour son ambition parfois irrationnelle, est du même avis, pointe «The Guardian». Idem pour Sam Altman, alors qu'il serait un euphémisme d'affirmer que le CEO d'OpenAl est passionné par son dernier modèle. Donald Trump, pendant ce temps, refuse même d'entrer en matière, balayant des «forces négatives» qui daignent évoquer «des choses qui n'arriveront pas».

Mi-septembre, Evan Hubinger, un chercheur de l'entreprise Anthropic, déclarait que l'IA tient plus de 10% de chance de détruire l'humanité. Estimant que le risque reste «faible», il prévenait que de futurs développements pourraient «tuer tous les humains» d'ici à la prochaine décennie. A noter qu'il ne précise pas, dans son rapport, de quelle façon l'IA s'y prendrait pour nous détruire. Nous avons donc posé la question à un spécialiste.

L'accélération risque de nous échapper

«L’article de Dario Amodei touche à une vérité importante, observe Matthieu Corthésy, directeur d'Outilia, une agence de formation à l'IA. L’accélération du développement des modèles ‘frontières’, soit le modèle d’IA le plus performant dans un instant T, celui que tous les concurrents essaient de surpasser, créé une course folle dont l’accélération exponentielle risque d’échapper au contrôle humain.»

C'est exactement ce que décrit le CEO d'Anthropic dans son fameux texte: «Une course vers le bas, alimentée par des incitations commerciales, peut aggraver ces risques», écrivait-il.

D'autant plus que les IA les plus pointues parviennent, de plus en plus, à «réfléchir» pour elles-mêmes: «Lors des phases test de GPT-6 Astra, en juillet, les modèles ont pu sortir de l’environnement ‘laboratoire’ pour attaquer de manière totalement autonome le site Hugging Face, rappelait Matthieu Corthésy. Cela relève d’un problème d’alignement, dans la mesure où l’intérêt de l’IA n’était plus alignée sur les intérêts des humains. Et c’est là que se trouve le centre du risque: si l’IA n’est plus alignée, elle pourra décider par elle-même de suivre un objectif qui lui appartient, potentiellement au détriment des humains.»

L'IA remplit ses objectifs... peu importe les conséquences

Un risque supplémentaire intervient lorsque l'IA devient capable d'interpréter un objectif à sa propre façon. Matthieu Corthésy cite l'exemple d’un usager Australien qui, en août, a demandé à son agent IA de lui réserver une place dans un cours de pilates: s’apercevant que le cours était complet, l’assistant a identifié une faille sécuritaire et s’est permis de supprimer le nom d’un des inscrits, afin de créer une place pour son propriétaire, rappelle BBC. Il s'agit d'un problème classique d'alignement et, puisque l'IA cherche à remplir sa mission «coûte que coûte», la nature de son objectif (par exemple «tuer les êtres qui polluent la planète») risque de s'avérer catastrophique.

«Si l’on pousse cet exemple australien jusqu’à l’extrême, il serait hypothétiquement possible qu’un agent IA de ce genre décerne une faille sur le site d’une installation nucléaire et prenne des décisions dangereuses», poursuit Matthieur Corthésy.

Oui, car bien qu'une bonne partie des usagers pensent l'intelligence artificielle comme un aimable chatbot constamment d'accord avec eux, ces outils sont bien plus larges: «Ils ont accès à beaucoup de choses si on leur en donne la possibilité et sont théoriquement capables de pirater des sites et de détecter des failles importantes de cybersécurité, précise notre intervenant. Et les personnes capables d’intégrer des garde-fous aux modèles les plus performants ont de moins en moins de temps pour s’en occuper, tellement la pression de la concurrence et du progrès constant est immense.»

Ces scénarios sont «possibles»… en théorie!

Si Matthieu Corthésy reconnaît qu'on «se rapproche d'une réalité potentiellement dangereuse», il rappelle qu'il ne s'agit, pour l'instant, que de théories. «Personne ne peut réellement prédire si ces scénarios se vérifieront un jour, tempère-t-il. Ni quand cela pourrait arriver. D’ailleurs, on entendait déjà ce genre de discours alarmistes il y a plusieurs années, à la sortie de GPT4. Puis, quand GPT5 est sorti, ses créateurs annonçaient qu'ils se sentaient comme les scientifiques du projet Manhattan avec la bombe nucléaire. Et pourtant, il a continué de progresser à une vitesse folle. Les ingénieurs sont persuadés qu’ils tiennent quelque chose d’incroyable, mais ils ne sont pas toujours les juges les plus objectifs de ce produit. La définition est subtile, d’ailleurs, car bien que l’IA soit capable de raisonner, elle ne possède pas de conscience.»

A noter que le contexte actuel n'est pas anodin. En effet, Sam Altmann vient d'annoncer qu'OpenAI n'entrera finalement pas en bourse en 2026, «en raison des inquiétudes liées à la sécurité de l'intelligence artificielle», notait «Le Monde». Sans oublier que les équipes travaillant dans le domaine sont tellement épuisées qu'une expression toute neuve est née, pour définir leur niveau de fatigue: il s'agit du «AI brain fry», ainsi que le rappelait CNN.

«Les résultats financiers ne sont pas aussi bons qu’espéré et la Chine rattrape rapidement les progrès des modèles américains, ajoute Matthieu Corthésy. Tous les appels à légiférer et à mieux réguler les progrès de l’IA permettraient au géants du domaine de freiner un peu cette course, en s’assurant une place au sommet. Et cela constituerait une barrière pour les concurrents potentiels. Cela ne signifie pas que le risque n’est pas réel, mais il s’agit d’un facteur à prendre en compte, face aux discours alarmants qui s’élèvent actuellement.»

Quand la limite serait-elle franchie?

Reste à savoir où se situerait le point de non-retour, si ces restrictions ne devaient pas être mises en place, malgré les appels des géants de Dario Amodei et consorts.

«Un point de bascule potentiellement catastrophique pourrait survenir au moment où l’IA sera capable de s’auto-améliorer et qu’elle n’aura plus besoin des codeurs pour s’amplifier, se perfectionner et exploser en puissance, analyse notre expert. On s’approche, c’est vrai, de cette intelligence artificielle ‘générale’, qui risque alors de se donner à elle-même des objectifs dangereux pour l’humanité, en raison d’une hallucination ou d’un problème d’alignement. On entre dans un scénario qui rappelle des films de science-fiction, mais c’est théoriquement possible.»

Il y a encore de l'espoir!

Mais, cette fois encore, notre intervenant souligne qu'il n'est pas nécessaire de paniquer... et que l'espoir est encore permis! «Peut-être que les géants de l’IA se mettront à travailler ensemble, ainsi que le suggère Daro Amodei, pour freiner la course folle de leurs modèles, pointe le spécialiste. Il est également possible qu’on assiste en ce moment à une véritable prise de conscience.»

Sans oublier que d'autres menaces liées à l'IA planent déjà sur notre sécurité: «Par exemple, les immenses data centers construits à une vitesse effrénée pour entraîner et faire tourner les outils IA ont un impact direct sur le climat, avec un risque bien plus concret qu’une IA hors de contrôle. Personne ne peut prédire l’avenir. Et il est encore temps de freiner le danger, si les bonnes personnes prennent des décisions.»

Même son de cloche pour Dario Amodei, qui termine son article en ces termes: «Les mesures que je propose pour repousser les limites de l'IA à un rythme raisonnable ne seront pas faciles à mettre en œuvre. Mais je pense que nous devons à l'humanité d'essayer.»

Ellen De Meester

blick.ch

samedi 12 septembre 2026

Comment sauver votre retraite après un licenciement à 60 ans


Elle s’y attendait, mais lorsque Silvia Zemp a été convoquée dans le bureau de la directrice et s’est vue remettre son préavis de licenciement, ça a été un choc. «Mon travail était irréprochable, mes évaluations parfaites, et j’avais également suivi des formations continues», confie sous pseudonymat cette femme de 61 ans originaire de Suisse centrale. Mais son employeur, une entreprise sous-traitante dans le secteur informatique, avait perdu son client le plus important: Credit Suisse. Trois mois de préavis, aucun plan social ni indemnité de licenciement, rien. Après 16 ans de service.

Le cas de Silvia Zemp est loin d'être isolé. La «pénurie de main-d’œuvre qualifiée» à la Une des journaux a été remplacée par les suppressions de postes causées par l'intelligence artificielle. Entre UBS, le groupe d’assurance fusionné Helvetia Baloise et Novartis, la liste des licenciements s’allonge.

Le taux de chômage (y compris les demandeurs d’emploi non inscrits auprès des ORP) s’élève à 4,9% au deuxième trimestre 2026 – un chiffre élevé pour la Suisse. Même l’Union patronale suisse le reconnaît: les jeunes arrivant sur le marché du travail et les personnes à quelques années de la retraite rencontrent des difficultés sur le marché de l’emploi.

Les dernières années comptent le plus

C’est justement le cas de Silvia Zemp. «Bien sûr, je sais que je touche des allocations chômage et que j’ai aussi quelques économies de côté.» Malgré tout, elle s’inquiète: «Qui embaucherait une femme de plus de 60 ans? Si je ne trouve plus de travail, j’aurai deux problèmes: d'abord psychologique, car je me sentirai jetée comme un t-shirt de chez Temu. Puis un problème financier, car à la retraite, je dépendrai de l’argent que je pourrais encore gagner aujourd’hui.»

Beaucoup de personnes licenciées se consacrent d’abord à la recherche d’un emploi avant tout le reste. «C’est compréhensible, mais ces personnes ne devraient pas oublier la prévoyance», explique Irene Rohrbach, experte du Beobachter. Les dernières années avant la retraite sont les plus importantes pour la caisse de retraite: c’est à ce moment-là que la part de votre salaire versée à la prévoyance vieillesse est la plus élevée. Votre capital épargné étant déjà relativement important, l’effet des intérêts composés pèse lourdement. Et, en règle générale, votre salaire est plus élevé qu’en début de carrière.

«Si vous ne versez plus rien au cours des dernières années, une fois à l’âge de la retraite, il faudra vous contenter d’une pension douloureusement réduite», prévient Irene Rohrbach. De plus, certaines décisions que doivent prendre les chômeurs de plus de 55 ans ne peuvent être annulées par la suite. Il est donc d’autant plus important d’analyser la situation avec soin: «Si vous avez des doutes, n'hésitez pas à consulter des spécialistes», conseille Irene Rohrbach.

Les seniors licenciés disposent de quatre options. Chacune présente des avantages et des inconvénients, et chacune entraîne des pertes.

1 Prendre une retraite anticipée

La première décision doit être prise pendant votre délai de préavis: prendrez-vous une retraite anticipée? La caisse de retraite a besoin de le savoir pour déterminer ce qu’il adviendra de votre capital vieillesse. Dans la plupart des cas, la retraite anticipée est possible dès 58 ans, voire plus tôt dans certains secteurs (par exemple pour les femmes pilotes).

Si vous optez pour la retraite anticipée, vous pouvez vous faire verser votre avoir de vieillesse, soit sous forme de rente mensuelle jusqu’à la fin de votre vie, soit en capital unique, soit sous forme mixte. Mais bien sûr, il manque l’argent que vous auriez encore accumulé jusqu’à la retraite normale, qui peut rapidement représenter une somme à six chiffres et ainsi affaiblir votre rente.

En principe, la condition pour y avoir droit est de cesser toute activité professionnelle, mais ce n’est pas défini par la loi: rien ne vous empêche de reprendre un emploi par la suite.

Attention: même si vous pouvez percevoir l’argent de la caisse de pension dès 58 ans, les prestations de l’AVS ne sont versées qu’à partir de 63 ans au plus tôt. Il vous faut donc combler cette période avec vos économies. Dès 60 ans, vous pouvez aussi percevoir le pilier 3a.

Si vous constatez que l’argent ne suffit pas et que vous vous inscrivez malgré tout auprès de l’ORP, les sommes perçues de la caisse de retraite sont prises en compte dans le calcul de votre indemnité journalière; votre indemnité de chômage est donc réduite. En d'autres termes, seules les personnes disposant d’une épargne suffisante ou bénéficiant d’une indemnité de départ généreuse de la part de leur employeur peuvent se permettre une retraite anticipée.

De plus, même les personnes qui ne travaillent pas doivent continuer à cotiser à l’AVS jusqu’à 65 ans. Pour les personnes qui n’exercent plus d’activité lucrative, ces cotisations sont calculées en fonction de leur patrimoine et de leurs revenus de retraite, ce qui peut rapidement s’avérer très coûteux.

2 Ouvrir un compte de libre passage

Admettons que vous refusez une retraite anticipée et que vous vous lancez dans une recherche d’emploi après votre licenciement. Vous percevez donc des indemnités journalières du chômage versées par l’ORP à la place de votre salaire. Dès 55 ans, vous avez droit à un maximum de 520 indemnités journalières, ce qui suffit pour deux ans. Dès 61 ans, vous percevez 120 indemnités journalières supplémentaires, mais cela ne suffit pas non plus totalement jusqu’à la retraite. Vous pouvez alors éventuellement bénéficier de prestations transitoires, mais les conditions pour y avoir droit sont très strictes.

Mais avant même d'en arriver à cette étape, il vous faut prendre une autre décision: si vous ne trouvez pas de nouvel emploi dans les six mois, votre capital vieillesse est versé sur un compte de libre passage (CLP). Il y reste bloqué jusqu’à ce que vous trouviez un nouvel emploi avec une nouvelle caisse de retraite ou jusqu’à ce que vous perceviez l’argent à l’âge de la retraite.

Vous avez l’embarras du choix et pouvez:

  • Laisser l’argent sur un compte bloqué, il est en sécurité, mais ne rapporte pratiquement aucun intérêt,
  • L’investir dans des titres, ce qui promet davantage de chances de gain mais comporte également des risques,
  • Le confier à une compagnie d’assurance, où vous pouvez continuer à vous assurer contre les risques de décès et d’invalidité, ce qui entraîne toutefois des primes.

Il existe différents prestataires qui se distinguent nettement les uns des autres en termes de frais et de prestations. En d'autres termes, si votre argent n’est pas simplement placé à court terme parce que vous êtes sûrs de trouver bientôt un nouvel emploi, il convient de vous pencher plus attentivement sur cette question.

Attention: lorsque vous percevrez un jour l’argent de la FZ sous forme de capital, un impôt unique sera dû. Comme celui-ci est d’autant plus élevé que le capital versé est important, il est judicieux, si possible, de fractionner le versement. Toutefois, cela n'est possible que si l'argent est réparti sur deux comptes de prévoyance distincts, donc si vous en avez fait la demande dès le départ, avant que l'ancienne caisse de retraite ne transfère l'argent à la fondation de prévoyance.

3 Rester assuré auprès de la caisse de retraite

Avec les deux premières options, vous ne pouvez plus continuer à constituer votre capital vieillesse, contrairement à cette troisième solution: rester affiliés à votre ancienne caisse de retraite, même si vous n’y êtes plus employés. La loi accorde ce droit dès 58 ans, mais uniquement si votre employeur a mis fin à votre contrat.

De plus, cette option vous permet de percevoir une rente plus tard, ce qui est impossible avec les comptes de libre passage. L’inconvénient est d’autant plus lourd: puisque votre ancien employeur ne verse plus rien, il faut également prendre en charge ses cotisations, ce qui coûte cher, surtout si vous n'avez plus d'emploi.

En effet, les cotisations s’élèvent généralement à plusieurs milliers de francs. Selon la caisse de pension, il faut les payer à l’avance pour toute l’année civile. Vous pouvez bien sûr déclarer ces cotisations dans votre déclaration d’impôts, ce qui réduit le montant des impôts – mais seulement a posteriori. Une autre solution consiste à réduire le salaire assuré, ce qui diminue les cotisations. Mais cela réduit également votre future retraite. Cette solution peut vous convenir si vous souhaitez absolument toucher une retraite plus tard et que vous avez les moyens de verser temporairement des sommes importantes à la caisse de retraite.

Si vous optez pour cette variante, vous devez le signaler à la plupart des caisses de retraite dans les 30 jours suivant la fin de votre contrat de travail.

4 Transférer l'avoir vers l'institution supplétive

Continuer à cotiser et avoir le choix plus tard entre une rente et un capital? Voilà ce qu’offre la quatrième et dernière option: le transfert de votre avoir de vieillesse vers l’institution supplétive LPP, une sorte de fonds commun géré par l’Etat.

Cette solution semble idéale, mais détrompez-vous: les versements éventuels se limitent au minimum légal prévu par la prévoyance professionnelle (LPP). La plupart des caisses de retraite vont au-delà, assurent des salaires plus élevés et offrent davantage de prestations. L’institution supplétive LPP n’est pas autorisée à le faire, c’est pourquoi cette option comporte également des inconvénients.

Silvia Zemp quant à elle ne peut se permettre de prendre une retraite anticipée. Elle se rend à l’ORP et espère retrouver un emploi dans les six mois, avant de devoir décider où son ancienne caisse de retraite devra transférer son capital vieillesse.

 Martin Müller

blick.ch

Les Suisses gaspillent 30 millions de repas chaque semaine



 

Du 12 au 20 septembre, plus de 50 organisations vont sensibiliser le public au gaspillage alimentaire sous la devise "Tirez-en le meilleur parti !", annoncent les organisations foodwaste.ch et United Against Waste, à l'origine de l'initiative. Des banquets "Foodsave", des cours de cuisine, des expositions et d’autres activités participatives figurent notamment au programme.

Chacune des organisations et entreprises participantes utilisera ses propres canaux de communication pour montrer comment tirer davantage parti des denrées alimentaires au quotidien. Parmi les participants figurent différents cantons, des détaillants, ainsi que des associations de la restauration telles que Gastrosuisse et Hotellerie Suisse.

Les initiateurs étayent par des chiffres l’ampleur non négligeable du gaspillage alimentaire. En Suisse, environ 2,8 millions de tonnes de denrées alimentaires sont perdues tout au long de la chaîne, de l’agriculture jusqu’aux ménages. Une personne jette en moyenne 80 kilos de denrées alimentaires par an, ce qui correspond à une valeur d'achat de 600 francs.

ATS

jeudi 10 septembre 2026

Le reflet du Cervin s’invite à trois reprises


La balade comprend cinq lacs
Stéphanie Schroeter

Vous avez une passion secrète pour les lacs de montagne? Ça tombe bien car il existe un véritable paradis bleu et il se trouve en Valais. Plus précisément à Zermatt. Bien connue des randonneurs, cette balade des lacs vaut le détour surtout de juin à fin septembre. Il y en a même cinq à découvrir et cela à distance raisonnable. Il faut compter environ 3 heures pour en faire le tour.

Le parcours des cinq lacs, c’est un peu plus de neuf kilomètres d’évasion et de vues à couper le souffle et de panoramas différents qui se succèdent. Cerise sur la montagne, le Cervin se reflète dans trois de ces lacs (Stellisee, Grindjisee et Leisee). Il est également possible de se baigner au Leisee et au Grünsee qui porte bien son nom étant donné sa couleur verte intense.

La randonnée commence à Blauherd puis il faut prendre la direction de Stellisee, Grindjisee, Grünsee, Moosjisee et enfin Leisee. Puis le retour se fait par Sunnegga. Comme rien à Zermatt n’est jamais laissé au hasard, il existe un billet combiné «Chemin des 5 lacs» qui comprend un trajet de Zermatt à Blauherd et un trajet de Sunnegga à Zermatt pour le retour.


Cerise sur la montagne: la vue sur le Cervin
Stéphanie Schroeter


Plusieurs places de pique-nique sont disponibles ainsi que des restaurants aussi bons qu’incontournables. Mention spéciale à «Chez Vrony», une véritable institution où il vaut mieux réserver des mois à l’avance!

Plus d’informations

Distance  Environ 9 kilomètres
Boucle Non
Durée Environ 3,5 heures
Difficulté  Moyenne
Départ Blauherd

Stéphanie Schroeter

laliberte.ch