Chu de che / Je suis d'ici / Sono di qui / Ich bin von hier ! Les statistiques de pannes automobile pour l'année 2026 sont arrivées ; https://fiabiliteautomobile.blogspot.com/ Notre liberté ne nous a pas été donnée, mais combattue et priée par nos ancêtres plus d'une fois! Aujourd'hui, comme autrefois, notre existence en tant que peuple libre dépend du fait que nous nous battions pour cela chaque jour. Restez inébranlable et soyez un gardien de la patrie pour que nous puissions remettre une Suisse libre telle que nous la connaissions à la génération suivante. Nous n'avons qu'une seule patrie!

vendredi 29 mai 2026

«Préserver la Suisse, ce n’est pas figer le pays dans le passé»


Votation du 14 juin 2026


La parole est à la cador de l’Union démocratique du centre (UDC) Céline Amaudruz. La conseillère nationale genevoise et vice-présidente du premier parti du pays accepte de croiser le verbe avec nous concernant l’initiative «Pas de Suisse à 10 millions!», un texte qui veut plafonner la population à cette limite d’ici à 2050.

Alors que le peuple aura le dernier mot le 14 juin prochain, la gestionnaire de fortune aiguise ses meilleurs arguments. Interview cash.

Céline Amaudruz, si la Suisse comptait aujourd’hui 9 millions d’habitants parce que les couples suisses faisaient trois enfants chacun, auriez-vous quand même lancé une initiative pour limiter la population dans la Constitution?

Dans cette situation hypothétique, la croissance aurait été lissée et modérée à travers le temps. Nos routes, nos écoles ou nos hôpitaux n’auraient pas été subitement submergés. Notre initiative n’aurait donc pas été nécessaire, mais elle l’est dans la situation actuelle, car nous vivons la plus forte explosion démographique de notre histoire. Notre population a augmenté de 25% en à peine vingt ans. C’est deux fois plus que la France et 15 fois plus que l’Allemagne sur la même période. Je ne veux pas d’une Suisse qui grandit démesurément. C’est une question d’équilibre, de protection de la classe moyenne, de préservation de la qualité de vie et de responsabilité envers les générations futures.

Donc, à vos yeux, cette initiative n’est absolument pas xénophobe?

Non. Mais je comprends parfaitement qu’il est plus simple pour nos opposants de laisser dire qu’elle l’est, ainsi ils s’épargnent de débattre du problème de fond. Je respecte les étrangers qui respectent notre pays et qui vivent ici, travaillent ici, sont intégrés et participent à notre vie locale. Beaucoup d’entre eux aiment la Suisse précisément parce qu’elle est stable, sûre, belle et bien organisée. Préserver cela, ce n’est pas vouloir exclure. C’est au contraire permettre à notre pays de rester vivable et prospère pour tous ceux qui y résident déjà.

Le sénateur socialiste vaudois et patron de l’Union syndicale suisse Pierre-Yves Maillard, à qui l’on doit la première question, nous lançait qu’avant l’UDC il fallait remonter jusqu’à la Chine de Mao pour voir un pouvoir vouloir inscrire une limite démographique dans sa Constitution. Cette comparaison vous choque… ou elle vous fait sourire?

Elle me fait sourire et me fait penser à la célèbre phrase du diplomate et ministre français Talleyrand (1754-1838, ndlr): «Tout ce qui est excessif est insignifiant.» L’excès de langage de Pierre-Yves Maillard le disqualifie totalement à ce sujet. Pourquoi? Parce que le but est de détourner le regard de l’opinion publique. Au lieu de regarder le problème en face, c’est-à-dire que notre pays est saturé de toutes parts, les opposants installent un régime de peur dans le débat public. Si vous osez parler de limites ou de capacité d’accueil, on vous renvoie immédiatement aux pires régimes autoritaires, ce qui est totalement absurde, pour ne pas dire choquant, quand on sait qu’en Suisse c’est le peuple qui décide. Notre initiative ne vise pas à stopper l’immigration, mais au contraire à la contrôler. Elle permettra l’arrivée de 40'000 personnes étrangères par année en Suisse jusqu’en 2050, ce qui permettra largement de répondre aux besoins de l’économie tout en garantissant une croissance maîtrisée et compatible avec nos capacités d’accueil.

Vous décrivez une Suisse à 10 millions comme un danger. Mais le problème, aujourd’hui, n’est-il pas plutôt celui d’un pays qui n’investit plus assez dans ses infrastructures?

Justement, le problème est là. On investit plus qu’avant mais les infrastructures ne suivent pas. Par exemple, nous avions construit 21'000 logements durant l’année 2001 dans notre pays. En 2020, on avait atteint 50'000 logements construits. C’est une augmentation de 70% de logements construits par an. Mais comme la démographie croît plus vite, on a le sentiment qu’on n’investit pas assez. Autre exemple, la santé: il faudrait environ 2500 soignants, médecins compris, pour s’occuper de 100'000 habitants. Actuellement, chaque année, nous avons 100'000 nouveaux immigrés. Malheureusement, ces dernières années, nous avions moins de 1000 soignants qui immigraient en Suisse. Plus l’immigration augmente, plus la différence entre le nombre de personnes et le nombre de soignants s’accroît. Il existe bien évidemment aussi des problèmes de planification et d’investissement, mais c’est bien la pression démographique qui aggrave fortement toutes ces difficultés.

Vous dites vouloir freiner la croissance démographique. Très concrètement, quels secteurs acceptez-vous de voir manquer de personnel? Les soins? Les EMS? Le bâtiment? Les restaurants?

L’immigration de 100'000 personnes par an en Suisse induit une nouvelle immigration de 100'000 personnes supplémentaires pour tenter d’occuper des emplois que les 100'000 premiers étaient déjà censés occuper. Or moins de la moitié des 100'000 immigrés ont un emploi en arrivant. Plus de la moitié ne travaillent pas. Ils viennent grâce au regroupement familial ou par le biais de l’immigration clandestine et de l’asile. On fait croire aux Suisses que notre salut social et économique dépend de l’immigration, mais on ne fait que colmater à la hâte les fissures d’une embarcation qui prend l’eau.

Votre initiative cible la population. Mais pourquoi parlez-vous si peu de la concentration des richesses dans un pays qui n’a jamais été aussi riche, de la spéculation immobilière ou des grands groupes qui profitent justement de cette croissance?

Nous en parlons dans notre communication de campagne. La prospérité d’un pays se calcule en PIB, soit la richesse par habitant. Or si le PIB de la Suisse augmente, le PIB des Suisses diminue. Entre 1950 et 2000, la valeur moyenne du PIB par habitant était de 1,83%. Il a baissé à une moyenne de 0,60% par habitant depuis l’introduction de la pleine et entière libre circulation des personnes en 2007. Il y a donc bien des gagnants à la situation actuelle, mais ce ne sont pas les classes moyennes ni les jeunes Suisses qui supportent une grande partie des conséquences de cette pression démographique et économique.

A écouter l’UDC, on a parfois l’impression que la Suisse subit l’immigration. Pourtant, notre économie l’organise et la réclame. Vous êtes prête à dire non au patronat?

Certains acteurs patronaux placent le profit avant la Suisse, l’UDC fait l’inverse. L’exemple de 1992, la campagne sur l’adhésion à l’EEE, démontre que le patronat réfléchit trop souvent à court terme et n’hésite jamais à peindre le diable sur la muraille alors qu’il ferait mieux de rester calme et de réfléchir à long terme. Lors de la campagne sur l’EEE, comme maintenant sur celle concernant notre initiative, il affirmait que la Suisse courait à sa perte et à sa ruine. C’est le contraire qui a été vrai, car en restant souveraine, la Suisse a pu développer, déréguler et diversifier sa place économique.

Si votre initiative provoque un ralentissement économique brutal, voire une récession, êtes-vous prête à en assumer politiquement les conséquences?

Les scénarios catastrophes proclamés par les opposants accompagnent toujours les moments où la Suisse veut défendre sa souveraineté. En 1992, lors du vote sur l’Espace économique européen, les mêmes milieux prédisaient déjà l’apocalypse si la Suisse disait non. Le peuple a choisi sa propre voie. La Suisse ne s’est pas effondrée. La Suisse comptait déjà, dès 1910 selon l’auteur libéral-radical (PLR) Markus Somm dans son ouvrage consacré aux origines de la richesse helvétique, parmi les pays les plus prospères du continent. Elle demeure aujourd’hui l’un des Etats les plus stables, dynamiques et prospères d’Europe. La vraie question est celle du modèle de croissance. Voulons-nous une croissance quantitative, qui augmente les statistiques mais aussi les loyers, les bouchons, la pression sur les infrastructures et la perte de nature? Ou voulons-nous une croissance plus qualitative, fondée sur la productivité, l’innovation, la formation et la maîtrise de notre territoire?

Quand vous dites vouloir «préserver la Suisse», vous voulez préserver quoi exactement? Une identité? Une culture? Un niveau de vie? Parce que derrière ce slogan, chacun met un peu ce qu’il veut.

C’est justement le cœur de notre démarche. Nous souhaitons préserver notre mode de vie suisse: notre rapport au travail, à notre environnement, à notre démocratie directe, à notre histoire et à nos valeurs communes. Des valeurs comme le respect des minorités, la sécurité, la responsabilité individuelle ou encore la stabilité institutionnelle ne vont pas de soi. Il faut en prendre soin. Préserver la Suisse, ce n’est pas figer le pays dans le passé, c’est transmettre aux générations futures ce qui fait aujourd’hui sa force et sa qualité de vie. Or, depuis le début des années 2000, la Suisse que nous aimons est malmenée et notre mode de vie de plus en plus abandonné.

Comprenez-vous que beaucoup de Suisses issus de l’immigration puissent entendre dans votre initiative «Vous êtes déjà un peu trop nombreux»?

C’est un cliché caricatural qui ne résiste pas à la réalité vécue par de très nombreux Suisses issus de l’immigration qui partagent eux-mêmes nos inquiétudes concernant la pression sur le logement, les infrastructures ou la sécurité. Ceux dont les parents ou grands-parents sont venus en Suisse racontent souvent qu’ils ne reconnaissent plus le pays que leur famille est venue construire. Notre démarche n’est pas dirigée contre des personnes, mais vise à préserver un équilibre et une qualité de vie qui profitent à tous.

Si demain la Suisse contient sa population mais continue de dépendre économiquement de travailleurs étrangers, vous faites quoi? Des contingents massifs? Une sélection par nationalité? Par salaire?

La Constitution règle tout dans son article 121a. C’est ce que les Suisses ont approuvé le 9 février 2014 et qui prévoit un contingentement des travailleurs immigrés selon les intérêts économiques de la Suisse. Le contingentement est souvent dépeint comme une horrible bureaucratie, mais je relève que quand la Suisse contingentait l’immigration, le PIB par habitant était trois fois supérieur à l’actuel PIB par habitant. Il faut se souvenir que l’âge d’or de l’économie et de la classe moyenne suisses a existé entre 1950 et 2000. Soit juste avant l’entrée en vigueur de la libre circulation en 2002 qui a fortement contribué à appauvrir notre classe moyenne.

Les jeunes Suisses galèrent-ils vraiment principalement à cause de l’immigration… ou parce qu’ils vivent dans un pays où les loyers, l’assurance maladie et le coût de la vie explosent?

Les jeunes font face à plusieurs difficultés. Les loyers, les primes maladie, le coût de la vie, l’accès à la propriété, la pression professionnelle: tout cela pèse énormément. Et la croissance démographique cause et aggrave ces problèmes. Quand la population augmente rapidement dans un pays au territoire limité, la demande de logements augmente. Les prix montent. Les infrastructures sont plus sollicitées. Les coûts publics s’accroissent. Et les jeunes sont parmi les premiers à en ressentir les effets. A tout cela, il faut encore ajouter la question de l’emploi. A cause de la libre circulation, nos jeunes doivent parfois attendre deux ans avant de pouvoir décrocher un premier emploi. Sur le marché de l’emploi hyper-concurrentiel qui est le nôtre, ils se font souvent brûler la politesse par des travailleurs européens un peu plus âgés et qui disposent de ce fait de plus d’expérience qu’eux. A mon époque, en sortant de l’université, on trouvait son premier emploi en deux à quatre mois. C’est mission impossible aujourd’hui. Dès lors, si l’on veut vraiment aider les jeunes, il faut limiter la pression démographique.

L’immigration reste-t-elle, électoralement, le meilleur carburant politique de l’UDC?

Aussi longtemps que tous les autres partis refuseront de regarder et de traiter les problèmes causés par l’immigration massive, l’UDC continuera d’alarmer la population sur ces problèmes. De surcroît, l’UDC milite pour une immigration qualitative et non pas quantitative.

Et après cette initiative, quel sera votre prochain combat?

Les défis qui attendent la Suisse sont nombreux et je ne peux pas tous les résumer ici. Mais je pense que les grands enjeux des prochaines années seront la défense de notre sécurité, de notre classe moyenne et de notre souveraineté. Cela passera par une meilleure maîtrise de nos frontières, par la défense des familles, des femmes et des enfants, ainsi que par une politique familiale encourageant davantage la natalité suisse. Cela passera aussi par moins d’impôts, moins de taxes et moins de charges pour les classes moyennes qui portent aujourd’hui le pays. Et surtout, le grand combat politique des prochaines années sera celui des accords avec l’Union européenne. Car si la Suisse accepte progressivement un système où Bruxelles décide à notre place, alors tous les débats sur l’immigration, la souveraineté ou la maîtrise de notre avenir risquent de devenir théoriques. Nous voulons que les Suisses continuent de décider euxmêmes de l’avenir de leur pays.

jeudi 28 mai 2026

Groupe E demeure une entreprise «solide» financièrement


L'énergéticien Groupe E, détenu à plus de 80% par l'Etat de Fribourg, reste une entreprise "solide" financièrement. Telle est la conclusion du rapport rédigé à la suite directe du mandat "Groupe E: protégeons les intérêts de l’Etat et des citoyens de ce canton".

Le mandat interparti avait été accepté par le Grand Conseil en 2025, après la restructuration du groupe, actif notamment dans les cantons de Fribourg et Neuchâtel. Au terme de son analyse et sur la base d’un mandat externe, les préoccupations soulevées par leurs auteurs ne se «confirment pas dans les faits», estime le Conseil d’Etat.

Même si leurs inquiétudes étaient «compréhensibles dans un contexte de forte intensification des investissements et d’évolution du marché énergétique», reconnaît le rapport produit par le gouvernement et discuté devant le plénum mardi soir. L’analyse de la situation financière de Groupe E a été réalisée par Berney Associés.

Stratégie soutenable

Le document met en exergue la solidité financière du groupe, dont les ratios d’endettement, d’autonomie financière, de liquidités et de capacité de remboursement restent au-dessus des seuils critiques. Il souligne aussi une «large» marge de sécurité (970 millions) avant toute situation de perte de capital ou de surendettement.

La stratégie d’investissement et de financement alignée sur les objectifs nationaux et cantonaux de transition énergétique apparaît en outre «soutenable à condition d’un pilotage prudent et flexible». Ce que garantit le suivi «rigoureux» du conseil d’administration, notamment au moyen du ratio endettement net/EBITDA.

L’analyse démontre encore que les normes comptables Swiss GAAP RPC appliquées par Groupe E offrent une image fidèle de sa situation économique et que le recours à la norme IAS 36 (procédure d’évaluation de dépréciation d’actifs), ou plus largement aux normes IFRS pour tous les états financiers, n’apporterait aucune plus-value significative.

Investissements

Ces dernières normes génèrent même des coûts et contraintes disproportionnés pour une entreprise qui n’a pas d’activité internationale, note le rapport. Il serait cependant possible de réaliser un «instantané» IAS36 sur les états en fin d’exercice pour un coût compris entre 80’000 et 100’000 francs.

Ainsi, es résultats de l’audit confirment que Groupe E, fruit de la fusion en 2005 des Entreprises électriques fribourgeoises (EEF) avec Electricité neuchâteloise (ENSA), ne présente pas de risque «structurel» de surendettement et dispose des capacités pour mener à bien son plan d’investissements (2 milliards d’ici à 2034, en l’état).

Le Conseil d’Etat fribourgeois estime dès lors que les mécanismes actuels de gouvernance, d’audit et de suivi financier constituent une «base suffisante» pour garantir la stabilité du groupe et protéger les intérêts du canton, des collectivités publiques actionnaires et de la population fribourgeoise.

Licenciements

L’exécutif réaffirme néanmoins «comprendre» les préoccupations du Grand Conseil. En effet, il constate que, «malheureusement», les résultats de Groupe E de 2020 à 2024 n’ont pas été à la hauteur des ambitions, avec des pertes opérationnelles «très importantes» du pôle de la Direction technique et infrastructures (DTI).

Avec des causes à la fois externes et internes, constate le rapport. Ces difficultés, qui ont engendré une importante restructuration, comprenant 168 licenciements au moins, une réorganisation interne et des changements au niveau de la direction, «justifient» les inquiétudes exprimées par les députés et dépositaires du mandat.

«Cette position s’explique d’autant plus que l’entreprise prévoit d’importants investissements», rappelle le Conseil d’Etat. Le Groupe E a récemment lancé un audit externe et un test de dépréciation pour l’activité à laquelle est consacrée une grande partie de ses investissements, notamment les réseaux de chauffage à distance.

ATS

mercredi 27 mai 2026

23e titre de champion de Suisse pour Fribourg Olympique

 

Les joueurs de Fribourg Olympique fêtent leur titre au Pommier
[KEYSTONE - SALVATORE DI NOLFI]


Fribourg Olympic a remporté son 23e titre de champion national en dominant les Lions de Genève 86-66 lors d’un 4e acte décisif au Grand-Saconnex. Tenants du titre, les Genevois n’ont jamais vraiment pu y croire dans la série.

Tombés de leur piédestal l'an dernier, la faute à ces mêmes Lions (3-1 en finale également), les joueurs de Thibaut Petit n'ont cette fois pas failli. Comme en 2007, 2018, 2022 et 2024, les Fribourgeois ont même signé un fantastique triplé, à la suite de leurs sacres en Coupe de Suisse et en Coupe de la Ligue.

Privé de deux joueurs majeurs, Boris Mbala et Paul Gravet, Genève n'a pas tenu la longueur dans cette finale, après sa seule et unique victoire lors de l'acte II. Mardi, les Lions se sont accrochés jusqu'à la mi-temps (49-38 pour Fribourg) avant de lâcher prise dans le 3e quart-temps.

Les joueurs de Patrick Pembele ont esquissé une révolte dans le dernier "quarter", mais Olympic y a rapidement mis fin avant de gérer la fin du match. Impérial tout au long de l'année, Fribourg n'aura perdu que deux fois sur la scène nationale cette saison: l'acte II de cette finale et une partie de championnat contre Union Neuchâtel en décembre.

Les adieux de Kazadi

Ce match a également marqué la fin d'une ère à Fribourg. Il s'agissait de la "der" de Jonathan Kazadi. Le meneur bernois, qui avait fait son retour dans son club formateur en 2022, a décidé de mettre fin à sa carrière en basket traditionnel. Il se consacrera désormais au format 3x3, dans l'optique de disputer les JO 2028 avec la Suisse.

ATS

Bellarena déprogramme Bruel



Egger Ph.

 

samedi 23 mai 2026

Fribourg: bientôt l’inauguration des chemins de la Sarine


 

L’Association régionale de la Sarine (ARS), en collaboration avec la commune de Gibloux (FR) et l’Association du Château d’Illens, inaugurera le 13 juin les chemins de la Sarine. La cérémonie se déroulera lors d’un événement ouvert à la population sur le site du château fort en ruine à Rossens.

L’inauguration marque une étape majeure pour le développement touristique du district, a indiqué l’ARS. Elle permet le lancement coordonné de trois réalisations complémentaires, avec l’itinéraire des chemins de la Sarine, dans son ensemble, désormais reconnu comme itinéraire officiel régional SuisseMobile de Rossens à Guin.

Un tracé de 39 kilomètres

Le communiqué, publié mercredi par l’association, signale par ailleurs les nouveaux sentiers de randonnée de la commune de Gibloux, intégrés au réseau de randonnée pédestre, ainsi que la nouvelle offre de jeu d’énigmes du Château d’Illens, qui constitue la deuxième étape de mise en valeur touristique du parcours.

Pensés comme un projet «évolutif et vivant», les chemins de la Sarine franchissent une étape clé avec également le balisage complet de l’itinéraire sur l’ensemble du tracé de 39 kilomètres. Cette mise en réseau constitue l’ossature d’une offre désormais accessible dans sa globalité au public, détaille l’ARS.

A partir de cette base, le projet se déploie progressivement à travers des boucles thématiques. Après la première boucle à Hauterive, inaugurée en 2025, et celle d’Illens en 2026, la dynamique se poursuivra avec l’ouverture d’une boucle chaque année, implantée dans différents secteurs des chemins de la Sarine.

Ce développement progressif permettra de révéler, étape après étape, la diversité des paysages et des patrimoines du territoire sarinois jusqu’à former, à l’horizon 2030, un réseau cohérent d’expériences touristiques, précise le communiqué.

ATS

vendredi 22 mai 2026

L'AVS a dégagé 4,4 milliards de bénéfice en 2025

 

Les assurances sociales suisses AVS et APG ont bouclé 2025 sur des résultats d'exploitation positifs. L'AI en revanche boucle sur un résultat négatif. Ces résultats sont dus à la bonne performance des marchés financiers l'année dernière, selon l'organisme Compenswiss.

L'assurance vieillesse et survivants (AVS) a terminé sur un résultat de répartition positif de 1,8 milliard de francs. Ce résultat était également positif, de 179 millions, pour les allocations pour perte de gain (APG).

Bonne performance des marchés financiers

Il était négatif de 209 millions pour l'assurance-invalidité (AI), a indiqué jeudi Compenswiss, l'organisme qui gère les fonds de compensation AVS/AI/APG. Toutefois, les résultats de placement des trois assurances sociales sont positifs en raison de la bonne performance des marchés financiers.

Cela a conduit à des résultats d'exploitation positifs de 4,4 milliards pour l'AVS et de 305 millions pour les APG et négatif de 213 millions pour l'AI. La dette de l'AI envers l'AVS reste elle inchangée, à 10,3 milliards. La fortune gérée par Compenswiss se monte à 50,7 milliards.

ATS

lundi 18 mai 2026

Cantons et communes risquent de casquer pour le changement de statut des Ukrainiens

 

Heinz Keller est déçu de l'attitude du Conseil fédéral. «On nous laisse tomber, déplore le président UDC de la commune thurgovienne de Kradolf-Schönenberg. On a accueilli des réfugiés ukrainiens en croyant à ce que l'on nous as promis, comme quoi leur protection serait limitée dans le temps.» Aujourd'hui, il est sans appel: «Maintenant, on se fait avoir.»

Ce qui explique le mécontentement de cet élu, c'est qu'à partir de mars 2027, les premiers Ukrainiens avec le statut de protection S vivant en Suisse depuis cinq ans auront droit à un permis de séjour B. Cette situation met le feu aux poudres: les réfugiés ukrainiens percevront davantage d'aide sociale, étant placés sur un même pied d'égalité que les Suisses. Un changement qui implique une hausse massive des coûts pour les cantons et communes. 

Jusqu'à 250'000 francs supplémentaires

Au total, près de 46'000 personnes rempliront les conditions à l'octroi d'un permis B en 2027. C'est ce que montre une analyse de la Confédération, que Blick a pu consulter. Autre facteur qui accentue la pression sur les communes: dès l'an prochain, la Confédération mettra fin à son financement, alors qu’elle devait initialement assumer la moitié des coûts de l’aide sociale. Dans le cadre du paquet d'économies, cette indemnisation a toutefois été limitée à cinq ans. 

Dans la petite commune de Kradolf-Schönenberg, 22 personnes ukrainiennes sont concernées par la mesure. «Ce changement, combiné à la suppression des fonds fédéraux, nous coûtera probablement entre 150'000 et 250'000 francs annuels, peut-être même plus», déplore Heinz Keller. Pour couvrir ces coûts, la commune devrait – en théorie – augmenter les impôts de 2,5%. 

«Difficilement supportable» pour le Canton de Vaud

Selon les cantons, c'est soit la commune de résidence, soit le canton qui paie l'aide sociale aux personnes en quête de protection. Un sondage montre que beaucoup s'attendent à une hausse des charges considérable. 

Dans le canton de Vaud, plus de 4000 Ukrainiens passeraient du statut S au permis B. Rien que la hausse de l'aide sociale coûterait 25 millions de francs. Le Canton estime que la suppression des fonds fédéraux engendrerait un trou d'environ 75 millions de francs. «Il s'agirait d'une nouvelle charge difficilement supportable pour notre canton», s'inquiètent les autorités vaudoises. 

De l'autre côté de la Sarine, le canton d'Argovie anticipe pour sa part des coûts supplémentaires pouvant atteindre 30 millions de francs en 2027. Un montant qui pourrait même doubler d'ici à 2029. «Grâce à une intégration professionnelle croissante et d'éventuels départs, les coûts seraient toutefois moins élevés», nous répond le canton. Différentes mesures sont en train d'être discutées afin d'alléger la charge sur les communes. 

Markus Kaufmann, directeur de la Conférence suisse des institutions d'action sociale (CSIAS), estime qu'à partir de 2027, près de 27'500 personnes supplémentaires devront être entièrement prises en charge par les cantons et les communes à travers la Suisse. La suppression des fonds fédéraux pourrait ainsi entraîner plus de 300 millions de francs de coûts supplémentaires pour les collectivités publiques.

Berne envisage de corriger le tir

Entre-temps, la Confédération a tenté de répondre aux inquiétudes des cantons et des communes. Le Département fédéral de justice et police, dirigé par Beat Jans, examine actuellement la possibilité de supprimer l'égalité de traitement dans l'aide sociale entre les personnes à protéger titulaires d'un permis B – soit les Ukrainiens – et les Suisses.

Interrogé à ce sujet, le Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM) confirme qu'une adaptation allant dans ce sens est en discussion. Selon l'institution, cette mesure permettrait aux cantons de gagner en flexibilité dans l'intégration des personnes à protéger sur le marché du travail, en leur laissant la liberté de définir elles-mêmes les niveaux de soutien. Cela maintiendrait aussi une bonne collaboration entre cantons et communes.

Un autre argument circule dans les milieux initiés: cette adaptation permettrait d'éviter une «inégalité de traitement». En effet, les Ukrainiens admis à titre provisoire ne percevraient pas une aide sociale plus élevée, même après cinq ans. Un groupe de travail composé de membres de la Confédération, des cantons, des villes et des communes planche actuellement sur ce statut de protection. Le Conseil fédéral devrait recevoir une proposition d'ici l'automne 2026.

L'UDC veut empêcher le changement de statut

«L'égalité dans l'aide sociale aurait dû être supprimée depuis longtemps. Nous le demandons depuis des années», déclare Pascal Schmid, conseiller national de l'UDC.

L’élu estime toutefois que l’adaptation doit être plus ambitieuse. Il critique le passage automatique à une autorisation de séjour temporaire. Car selon lui, une demande de cas de rigueur permettrait ensuite d’obtenir facilement un permis de séjour permanent, alors même que le statut de protection est conçu comme temporaire et orienté vers le retour, conformément aux engagements du Conseil fédéral. C’est pourquoi l’UDC a déposé une intervention visant à empêcher l’attribution automatique d’un permis B.

Quoi qu'il en soit, le temps presse. Une modification de l'ordonnance sur l'aide sociale serait difficilement réalisable d'ici mars 2027. En attendant, cantons et communes doivent définir leurs budgets pour l'année à venir dans un contexte d'incertitude. «L'insécurité juridique actuelle rend la planification budgétaire difficile», confie le canton de Schwytz. De son côté, le canton de Saint-Gall estime que des décisions politiques permettrait aux autorités d'effectuer les préparatifs nécessaires. Et ce, bien que la date du changement de statut soit connue depuis longtemps.

Céline Zahno

blick.ch