Chu de che / Je suis d'ici / Sono di qui / Ich bin von hier ! Les statistiques de pannes automobile pour l'année 2026 sont arrivées ; https://fiabiliteautomobile.blogspot.com/ Notre liberté ne nous a pas été donnée, mais combattue et priée par nos ancêtres plus d'une fois! Aujourd'hui, comme autrefois, notre existence en tant que peuple libre dépend du fait que nous nous battions pour cela chaque jour. Restez inébranlable et soyez un gardien de la patrie pour que nous puissions remettre une Suisse libre telle que nous la connaissions à la génération suivante. Nous n'avons qu'une seule patrie!

dimanche 26 juillet 2026

Espagne: une brigade d'ânes lutte contre les feux de forêt

 

En broutant et en piétinant l'herbe la plus sèche, les ânes endiguent les feux de forêt qui ravagent la région
Photo: Joan Cedó/Tivissa Donkeys firefighters


Les causes humaines combinées à des conditions météorologiques extrêmes sont à l'origine des trois grands incendies majeurs qui frappent l'Espagne, principalement dans la région de la Sierra Ouest de Madrid et de la province d'Ávila.

Les enquêtes de la Garde civile mettent en lumière des causes principalement accidentelles et matérielles, ainsi que le manque de débroussaillements des terrains privés :

Travaux agricoles à risque : Dans la province d'Ávila, l'un des incendies majeurs a été causé par l'utilisation d'un engin agricole en pleine période de restrictions. L'exploitant suspecté a été arrêté.

Défaillance du réseau électrique : Un autre foyer important a été déclenché par la chute d'un câble haute tension au sol, embrasant instantanément les broussailles.

Activités humaines en zone aride : Les autres départs de feu font l'objet d'enquêtes pour négligences (mégots, barbecues ou feux de camp mal maîtrisés) au sein de zones fortement habitées et boisées de ⁠Castille-La-Manche.

Alors que 50'000 hectares ont déjà brûlé depuis l'aube de 2026, en Espagne, une brigade aussi efficace qu'attendrissante tente de lutter contre les feux de forêt. Les pompiers en question se prénomment Vivaldì, Roberto, Paloma ou encore Rosita, vivent dans la municipalité de Tivissa, à 130 kilomètres de Barcelone et... ne sont autres que des ânes. 

Ainsi que le révèle CNN, l'organisation non-lucrative Tivissa Donkeys Firefighters est parvenue à donner un sens flamboyant à l'expression «d'une pierre deux coups»: en sauvant des ânes maltraités ou abandonnés, l'équipe leur offre la mission de brouter activement toutes les herbes sèches les plus inflammables de la région, afin d'endiguer la progression des incendies qui ravagent le pays. Très actifs dans la campagne et les montagnes environnantes, les 62 ânes voraces créent ainsi des «barrières anti-feu», capables de barrer la route aux flammes. 

«Ils ont tout mangé»

Débutée en 2020, la brigade de Joan Cedó Sans parcourt la région de manière stratégique, sillonnant les territoires les plus susceptibles de laisser progresser les feux de forêt.

Traumatisé par les incendies ayant dévasté sa propriété catalane en 2013, le fondateur a spontanément tenté l'expérience avec ses premiers petits rescapés, dont Roberto et Paloma, leur proposant de s'attaquer aux brousses les plus dangereuses: «Les ânes ont immédiatement tout mangé, raconte-t-il auprès de CNN. En plus, c'est très gratifiant. On est dehors, dans la nature, et on offre une seconde chance à ces animaux.» 

Pour Joan Cedó, la mission attribuée à ses protégés à sabots permet à la fois de protéger sa région, tout en leur offrant «une vie digne de ce nom». A noter qu'il est possible de sponsoriser chacun de ces petits héros, ce qui permet également de soutenir financièrement leur refuge. 

Le piétinement des ânes sauve le terrain

Mais pourquoi des ânes? D'autres animaux, dont les moutons, ne sont-ils pas plus efficaces lorsqu'il s'agit de débroussailler un terrain? En Californie, par exemple, les violents feux de forêt sont notamment combattus grâce à l'appétit débordant des chèvres, invitées dans de nombreuses localités. 

«Le travail accompli par les ânes ne peut être réalisé par les chèvres, ni par les moutons, insiste Joan Cedó. Ils sont plus lourds, mangent davantage et piétinent le sol avec davantage de force, brisant la couche compacte de feuillage sec qui permet à un incendie de se propager.»

En Espagne, d'autres projets de ce type existent déjà aux quatre coins du pays: dans le Sud, «El Burrito Feliz» (le petit âne content) permet également à des ânes sauvés de brouter le feuillage sec, tandis que la Galice préfère l'action similaire des chevaux sauvages, considérés comme «des tondeuses à gazon naturelles». 

Ellen De Meester

blick.ch

En Israël, le fascisme n'a plus d'odeur

 

En novembre dernier, le conseiller fédéral Martin Pfister était chahuté lors d’une conférence à l’université de Genève. Le député du Centre Vincent Maitre lançait alors ce cri sur les réseaux sociaux, qui avait fait couler un peu d’encre numérique: «Le fascisme a changé de camp.» Venu au secours de son conseiller fédéral, il expliquait que le fascisme, c’était désormais la gauche, du moins la gauche qui perturbe des réunions publiques, et produit des sifflets et des lazzis, et crache peut-être même des postillons vengeurs. 

Seule la forme semblait alors compter. Sur le fond de l’affaire, sur les motivations des militantes et des militants, monsieur Maître restait discret. Martin Pfister aussi. Pourtant, l’accusation était parfaitement audible, et très argumentée.

On reprochait au ministre de la défense, et plus largement au Conseil fédéral, d’avoir compromis notre pays en collaborant militairement avec Israël, dont le premier ministre faisait l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale. Une vingtaine d'entreprises suisses avait ainsi continué d'exporter du matériel à double usage vers des groupes d'armement israéliens comme Elbit, malgré le génocide à Gaza. 

Un onctueux baise-main

Depuis la semaine dernière, cette collaboration a pris un tour encore plus officiel! Le très austère chef de l'armement Urs Loher, qui dépend directement de Martin Pfister, s'est rendu en Israël pour discuter des contrats en cours concernant des achats de drones.

Ces mêmes drones qui tuent ou aident à décimer des familles entières, à Gaza ou au Liban, dont des portions entières sont occupées illégalement. Ces mêmes drones qui permettent à l’armée israélienne de repousser sans cesse le tracé de sa fameuse «ligne jaune», au-delà de laquelle 2 millions de Gazaouis sont désormais entassées sur moins de 40% du territoire de l’enclave, parmi les débris et les décombres.

Martin Pfister s’en moque. Il poursuit sur le plan militaire et commercial ce qu’Ignazio Cassis pratique sur le plan diplomatique. Quand Israël tue trop visiblement, on lui assène une petite tape sur les doigts. Et puis le baise-main reprend, onctueux, de cette affection qu’autorisent les tendres amitiés éternelles.

Le fascisme n'a pas changé

L’honneur de la Suisse? Sa neutralité? Son attachement au droit? Sa tradition humanitaire, usurpée par ailleurs? Des fictions idéologiques, destinées à dissimuler le réel: notre collaboration active à la prospérité d’un Etat gouverné par des fascistes, et qui pratique l’occupation illégale et les crimes de masse. 

Or, cette collaboration ressemble davantage à du fascisme que quelques huées lors d’un discours. Celui ou celle qui regarde Gaza aujourd’hui, malgré le soi-disant cessez-le-feu, comprend instantanément que le fascisme n’a pas changé... Que son camp, c’est toujours le camp de concentration. Et qu’il est vertigineux que de soi-disant centristes militent activement pour que nous en financions les miradors. 

Quentin Mouron

blick.ch

mercredi 22 juillet 2026

La population de cigognes blanches est en plein essor en Suisse

 

Avenches


La population de cigognes blanches est en plein essor en Suisse, elle a pratiquement décuplé en un quart de siècle. En 2000, le pays comptait 175 couples nicheurs, contre 1310 aujourd'hui, a indiqué mardi l'association Cigogne Suisse.

Cette augmentation est notamment due à une modification de leurs habitudes migratoires, indique l'association. En effet, les cigognes ne migrent plus vers l'Afrique comme auparavant, mais hivernent désormais dans le sud de l'Espagne et de plus en plus souvent en Suisse. «Le changement climatique contribue également à ce phénomène», a détaillé Cigogne Suisse, contactée par Keystone-ATS.

«Porrentruy» et «Max»

Jusque dans les années 1950, la cigogne blanche était considérée comme éteinte en Suisse. «Grâce à des projets de réintroduction ciblés et à des mesures de conservation, les populations de cigognes blanches ont de nouveau augmenté dans toute l'Europe occidentale et centrale». Ces projets sont notamment la restauration des zones humides, la création de sites de nidification, ainsi que des campagnes d'éducation et de sensibilisation à l'environnement.

Pour l'association, la protection de la cigogne blanche demeure une tâche qui exige un engagement constant. «La disparition des zones humides, les collisions avec les lignes électriques et les changements climatiques continuent de constituer des menaces». Le maintien et l'expansion des habitats appropriés sont essentiels à la pérennité de sa protection, rappelle-t-elle.

Les nids de cigognes peuvent être observés dans de nombreuses localités suisses, notamment à Porrentruy (JU) et à Avenches (VD). En février dernier, la cigogne nommée «Porrentruy» du nom de son lieu de naissance a été déclarée morte. Elle avait été suivie plusieurs années grâce à une balise fixée sur son dos. Un autre échassier né en 1999, nommé Max, était célèbre en Suisse. Cette cigogne blanche est morte courant décembre 2012 en Espagne à l'âge de 13 ans et demi.

ATS

Mondial 2026: David Lemos et son indignation tardive

 

Voilà une chronique qui ne va certainement pas plaire à tout le monde.

Mais voilà: le commentaire de David Lemos au terme de la finale de la Coupe du monde, et qui fait depuis le tour des réseaux sociaux, je l’ai trouvé bien moralisateur.

Qu’il critique la FIFA, très bien. Il y a de quoi faire. Cette édition 2026 nous a énervés à plus d’un titre. Son gigantisme, son mercantilisme, ses excès, sa manière de transformer le football en produit premium destiné aux sponsors, aux diffuseurs et aux spectateurs les plus fortunés: rien de tout cela n’est très défendable.

Mais enfin, David Lemos n’a pas découvert la FIFA au coup de sifflet final.

Pour être un héros à la RTS, il vaut d’ailleurs mieux s’appeler David Lemos que Stefan Renna. Le premier a vu le service public republier sur les réseaux sociaux son commentaire oral fustigeant la politique mercantiliste de la FIFA. Le second a vu la RTS retirer la séquence de son site et désavouer un commentaire pourtant qualifié de factuel, dans lequel il questionnait la politique du CIO lors du passage du bobeur israélien Adam Edelman à Cortina.

Il faudrait donc comprendre pourquoi certaines indignations sont élevées au rang de courage journalistique, tandis que d’autres deviennent soudainement trop embarrassantes pour rester en ligne.

Sur le fond, personne ne contestera que la FIFA dérive. Mais elle dérive depuis des décennies.

En 1934, Mussolini utilise le Mondial italien comme vitrine du fascisme. Quatre ans plus tard, après l’Anschluss, l’Autriche disparaît de la compétition et plusieurs de ses internationaux sont intégrés à la sélection du IIIe Reich.

En 1978, la junte argentine transforme la compétition en opération de propagande, tandis que le 6-0 contre le Pérou alimente immédiatement les soupçons. En 1982, l’Allemagne de l’Ouest et l’Autriche offrent au monde la «honte de Gijón» et éliminent l’Algérie au terme d’un match arrangé par le calcul.

En 1986, Maradona marque de la main. En 2002, le parcours de la Corée du Sud est accompagné de décisions arbitrales si contestées que Sepp Blatter lui-même reconnaît que l’arbitrage constitue le grand point noir du tournoi. En 2010, le but évident de Frank Lampard n’est pas accordé et Carlos Tévez marque en position de hors-jeu manifeste.

Puis viennent le FIFAgate, les accusations de corruption, la Russie en 2018, le Qatar en 2022, les travailleurs migrants, les droits humains, les interdictions de dernière minute et les indignations soigneusement encadrées.

La FIFA n’est donc pas devenue mercantile en 2026. Elle n’a pas découvert cette année le goût de l’argent, des arrangements politiques, de la démesure et du double discours.

Voilà pourquoi la tirade de David Lemos me laisse perplexe.

Non parce qu’elle serait entièrement fausse. Mais parce qu’elle intervient une fois le spectacle terminé, les audiences encaissées, les matchs commentés et les images diffusées. Une fois que tout le monde a profité de la machine, il devient assez confortable de monter sur la caisse à savon pour expliquer à quel point cette machine est indécente.

Le problème n’est pas qu’un journaliste critique l’événement qu’il couvre. C’est même son droit, et parfois son devoir.

Le problème commence lorsque cette critique est présentée comme un acte héroïque, alors qu’elle est prononcée depuis l’intérieur même du dispositif: depuis les meilleures places dans les stades et les cabines réservées aux diffuseurs participant au grand spectacle.

Si David Lemos ne veut plus commenter un football devenu trop commercial, trop compromis ou trop éloigné de ses valeurs, qu’il le dise à son employeur. Ce serait une position cohérente.

On me rétorquera que David Lemos ne commente pas seulement le football. Il commente aussi la natation, une discipline dont les champions évoluent loin du confort financier des vedettes du ballon rond.

Très bien. Cela montre justement que le sport ne se résume pas à la machine FIFA et que le service public dispose d’autres terrains pour raconter l’effort, la compétition et l’excellence.

Dès le 31 juillet, par exemple, se disputent à Varèse les Championnats d’Europe d’aviron. Là-bas non plus, pas de milliardaires en crampons: les moyens, les audiences et les récompenses financières n’ont évidemment rien de comparable avec ceux d’une Coupe du monde de football. Un médaillé d'or suisse recevra par exemple 5000 francs.

Le décor est moins clinquant. Les audiences seront sans doute plus modestes. Les hôtels peut-être aussi.

Mais il faut savoir ce que l’on veut.

Rameur ou footballeur, il faut choisir.

Claude Ansermoz

blick.ch

Le plus belles gorges de Suisse


La vallée du Gottéron
(FR)


Les gorges de la Viamala (GR)


Bien que «Via mala» signifie «mauvais chemin» en romanche, les gorges de la Viamala comptent parmi les plus impressionnantes de Suisse. Leurs falaises, hautes de jusqu'à 300 mètres, se situent entre Thusis et Andeer, dans les Grisons. De nombreux écrivains, parmi lesquels Friedrich Nietzsche (1844-1900) et Theodor Fontane (1819-1898), sont venus admirer ce site naturel exceptionnel. Aujourd'hui, les visiteurs peuvent découvrir un centre d'accueil, des sentiers aménagés et une plateforme d'observation au cœur des gorges.



Les gorges de l'Uina (GR)


Dans le Val d'Uina, dans les Grisons, se trouvent les magnifiques gorges de l'Uina. Les passionnés de randonnée apprécient particulièrement le sentier Il Quar, creusé dans la roche. Au cours de la randonnée, on peut contempler la rivière Uina qui serpente plusieurs dizaines de mètres plus bas. Les randonneurs qui osent traverser les gorges sont récompensés à leur sortie par les vastes pâturages de l'alpage de Sursass. Les gorges ont également servi de décor au film suisse «Schellen-Ursli» (2015).



Les gorges de la Tamina (SG)


Au fond des gorges de la Tamina jaillit une eau réputée pour ses vertus curatives: la célèbre eau thermale de Pfäfers. Les gorges mesurent environ 750 mètres de long et leurs parois atteignent 70 mètres de hauteur. Elles sont accessibles au public grâce à un chemin qui passe en partie par un tunnel creusé dans la falaise. En remontant vers la source, les visiteurs sont accompagnés par un tourbillon d'eau à environ 36,5 °C, dont le débit atteint près de 8000 litres par minute.



Les gorges glaciaires de Rosenlaui (BE)


Les gorges glaciaires de Rosenlaui se trouvent dans la romantique vallée de Rosenlaui, près de Meiringen. Au fil des siècles, le torrent Weissenbach a creusé son chemin dans la roche glaciaire, formant une gorge longue de 573 mètres et profonde de 155 mètres. Aujourd'hui, les visiteurs peuvent emprunter les passerelles, traverser des tunnels et admirer les cascades qui se succèdent tout au long du parcours.



Les gorges de l'Aar (BE)


Les gorges de l'Aar offrent une randonnée particulièrement spectaculaire. Situées entre Meiringen et Innertkirchen, elles s'étendent sur 1,4 kilomètre. Environ 40 minutes suffisent pour parcourir ce chemin longeant l'Aar, entre des falaises de 200 mètres de haut, dont certains passages ne dépassent guère un mètre de largeur. La partie ouest des gorges est également accessible aux personnes en fauteuil roulant.



Les gorges du Taubenloch (BE)


Les gorges du Taubenloch, entre Bienne et Frinvillier, figurent parmi les destinations d'excursion les plus populaires de la région. Longues d'environ deux kilomètres, elles offrent un spectacle en toute saison. Le sentier longe la rivière Suze et traverse une nature riche en flore et en faune.



Les gorges de Sainte-Vérène (SO)


Les gorges de Sainte-Vérène sont un lieu paisible, chargé de légendes et de récits. On raconte qu'un ermite y vit encore aujourd'hui. Il n'est pas rare d'y apercevoir des bougies allumées entre les rochers. Grâce à leur sentier facile d'accès, les gorges constituent une destination idéale pour les visiteurs de tous âges.


Les gorges de l'Areuse (NE)


Entre Noiraigue et Boudry, dans le canton de Neuchâtel, s'étendent les magnifiques gorges de l'Areuse. La paisible rivière y devient tumultueuse en traversant un paysage de falaises sauvages. Un sentier de randonnée franchit les passages étroits grâce à des ponts de pierre et des escaliers, offrant une promenade spectaculaire au cœur des gorges.



Les gorges du Chauderon (VD)


A quelques pas de Montreux, un sentier ombragé permet de découvrir de paisibles gorges au cœur d'un environnement naturel et sauvage. Le parcours longe la rivière et traverse les passages escarpés grâce à de nombreux escaliers, offrant une randonnée aussi immersive que dépaysante. Cette balade est idéale pour s'évader en pleine nature tout en profitant de paysages impressionnants à deux pas de la ville.



Les gorges du Triège (VS)


Au cœur de la vallée du Trient, les gorges du Triège offrent une balade impressionnante entre passerelles suspendues et ponts historiques. Le sentier traverse les gorges en suivant un parcours accessible à tous, alternant escaliers, passerelles et passages en forêt dans un décor naturel impressionnant. Facilement accessible depuis le village du Trétien, cette randonnée permet de découvrir un site sauvage tout en retraçant l'histoire des anciennes voies de communication de la vallée.


 Milena Gähwiler 

Emy-Nella Cartier

blick.ch

mardi 21 juillet 2026

Toujours des oppositions à la liaison routière Marly-Matran

 

Vue aérienne de la zone du projet de construction de la route Marly-Matran
Charly Rappo-archives


La mise à l’enquête complémentaire de la liaison routière Marly-Matran s’est récemment achevée et a récolté plusieurs oppositions, selon Guido Balmer, porte-parole de la Direction du développement territorial, des infrastructures, de la mobilité et de l’environnement. Parmi les opposants, le WWF, l’ATE et Pro Natura Fribourg se sont fendus d’un communiqué. Les trois associations ont déjà fait opposition lors de la première mise à l’enquête et estiment que le projet «reste fondamentalement le même aujourd’hui». Soit, selon elles, «surdimensionné, destructeur pour la nature, incompatible avec une politique de mobilité durable et les objectifs climatiques de la Suisse».

Entre autres éléments, les associations estiment qu'«aucune analyse sérieuse des alternatives n’a été réalisée, notamment des solutions privilégiant les transports publics, la mobilité douce et une réduction des déplacements motorisés». Elles s’inquiètent pour la biodiversité, étant donné que le tracé prévu traverse la zone alluviale d’importance nationale de la Sarine. «Les effets du futur pont sur la faune des gorges de la Sarine n’ont fait l’objet d’aucune étude approfondie», assurent-elles.

Les associations jugent que les mesures de compensation, renforcées par rapport au projet initial, ne permettent «toujours pas de compenser les atteintes importantes et durables que cette infrastructure entraînerait». Elles invitent les autorités à renoncer au projet et à «privilégier des solutions réellement tournées vers l’avenir, conciliant mobilité, protection du climat et préservation de la biodiversité».

Rappelons que la liaison routière vise à soulager la traversée Marly-Fribourg en direction de la sortie autoroutière Fribourg Sud/Centre d’une partie du trafic, pour donner la priorité aux transports publics et à la mobilité douce dans ce secteur. Une première mouture du projet avait été présentée en 2020 et engendré 110 oppositions et cinq prises de position. Sur cette base, le Service des ponts et chaussées avait revu sa copie.

Pour sa part, Guido Balmer relève que le projet a fait l’objet de nombreuses études spécialisées menées sur plusieurs années: «Celles-ci ont notamment porté sur la biodiversité, les habitats naturels ainsi que les différentes espèces de faune présentes dans le périmètre concerné, y compris dans le secteur des gorges de la Sarine. Les mesures d’évitement, d’accompagnement et de compensation ont été définies sur cette base, conformément aux exigences légales applicables.» Le porte-parole ajoute que des séances de conciliation auront lieu avec les opposants.

Lise-Marie Piller

laliberte.ch

lundi 20 juillet 2026

Construire de nouvelles centrales nucléaires en Suisse menacerait jusqu'à 16'000 emplois


Le ministre de l'Energie Albert Rösti souhaite construire de nouvelles centrales nucléaires en Suisse. Pour y parvenir, l'interdiction de construire de nouveaux réacteurs, pourtant votée par le peuple, doit être levée. Face à ce projet, les Vert-e-s, les Vert'libéraux le PS et une partie du Centre veulent faire barrage en lançant un référendum. Ils considèrent l'atome comme dangereux et trop coûteux. A ce jour, la ministre des Finances Karin Keller-Sutter n’a pas encore présenté de plan sur la manière dont ces nouveaux réacteurs seraient financés.

Dans ce contexte brûlant, la Fondation suisse de l'énergie, fermement opposée au nucléaire, a commandé une étude à Jürg Rohrer. Ce professeur dirige le groupe de recherche sur les énergies renouvelables à la Haute école des sciences appliquées de Zurich (ZHAW). Et ses conclusions sont alarmantes pour l'emploi en Suisse: le simple fait de lever l'interdiction de construire de nouvelles centrales pourrait menacer des milliers de postes dans le secteur du solaire et de la construction. Selon les auteurs, le danger est bien réel, même si aucun nouveau réacteur ne sort de terre.

10'000 à 16'000 emplois menacés

L'argument central de l'étude est le suivant: si Albert Rösti obtient gain de cause, un climat hostile aux investissements va s'installer au détriment des énergies renouvelables. Les secteurs de l’énergie solaire et de la construction recevraient moins de commandes, ce qui entraînerait des pertes d’emplois: «La simple possibilité de la construction d’une nouvelle centrale nucléaire suffit à retarder ou à empêcher les décisions d’investissement dans les énergies renouvelables – avec des conséquences immédiates sur l’emploi en Suisse», met en garde l’étude.

L’étude conclut que cette variante d’ouverture technologique pourrait menacer entre 5800 et 9500 emplois au cours des cinq prochaines années, et jusqu’à 10'600 sur une période de dix ans. Si une centrale nucléaire supplémentaire est prévue ou construite, ce sont même 10'000 à 16'000 emplois qui seraient menacés d’ici dix ans.

Valeur ajoutée provenant de l’étranger

Les auteurs en sont convaincus: «Les emplois qui seraient créés par un projet de centrale nucléaire ne compenseraient ni quantitativement ni qualitativement ceux qui ne seraient pas créés dans le secteur photovoltaïque et qui seraient supprimés dans le secteur du bâtiment.»

Dans le cas des centrales nucléaires, la technologie et le savoir-faire seraient en grande partie importés de l’étranger, ce qui limiterait d’autant la valeur ajoutée nationale. Le secteur solaire, en revanche, répartit ses emplois au niveau régional, s’appuie fortement sur les PME et crée des emplois durables plutôt que de simples emplois temporaires sur les chantiers.

Emplois pas garantis en Suisse

De plus, l’étude prévoit des conséquences négatives pour le programme de rénovation des bâtiments. Les auteurs partent du principe que le débat sur les centrales nucléaires accroît la pression politique sur les subventions destinées aux rénovations et aux mesures d’efficacité énergétique. 

Selon le scénario, d’autres emplois pourraient disparaître dans le secteur de la construction, car moins de rénovations énergétiques seraient réalisées. L’étude s’attaque ainsi de front à un argument central des partisans du nucléaire: celui selon lequel la construction de nouveaux réacteurs garantirait des emplois en Suisse.

 Raphael Rauch

blick.ch