Chu de che / Je suis d'ici / Sono di qui / Ich bin von hier ! Les statistiques de pannes automobile pour l'année 2026 sont arrivées ; https://fiabiliteautomobile.blogspot.com/ Notre liberté ne nous a pas été donnée, mais combattue et priée par nos ancêtres plus d'une fois! Aujourd'hui, comme autrefois, notre existence en tant que peuple libre dépend du fait que nous nous battions pour cela chaque jour. Restez inébranlable et soyez un gardien de la patrie pour que nous puissions remettre une Suisse libre telle que nous la connaissions à la génération suivante. Nous n'avons qu'une seule patrie!

lundi 1 juin 2026

Une vague de près de 20 mètres a été enregistrée par un satellite

 

L’océan recèle encore des scènes qui semblent tout droit sorties d’un film, mais qui se déroulent loin des caméras, des côtes, des ports et des zones habitées. L’une d’elles a été observée depuis l’espace : une vague de près de 20 mètres de hauteur, soit l’équivalent d’un immeuble d’environ six étages, a été mesurée en pleine mer lors d’une tempête dans le Pacifique Nord.

Une vague de près de 20 mètres, équivalente à un immeuble de six étages, a été mesurée en pleine mer par le satellite SWOT de la NASA et du CNES.

Cette observation a été réalisée par le satellite SWOT, une mission conjointe de la NASA et du CNES. Son objectif est d’étudier la surface des océans avec une précision inédite, permettant d’observer non seulement le niveau de la mer, mais aussi les caractéristiques des vagues, leur direction et la manière dont elles transportent l’énergie à travers la planète.

La tempête Eddie et une vague historique

Le phénomène s’est produit le 21 décembre 2024, au moment où la tempête Eddie atteignait son intensité maximale dans le Pacifique Nord. À cet instant, le satellite SWOT est passé à proximité du cœur du système et a mesuré une hauteur significative de vague de 19,7 mètres.

La hauteur significative de vague ne correspond pas nécessairement à une seule crête isolée, mais à la moyenne des vagues les plus hautes observées sur une période donnée.

Avant cette observation, d’autres satellites mesuraient déjà les vagues depuis 1991, mais aucun n’avait clairement dépassé ce seuil en pleine mer. Cela ne signifie pas que des vagues plus hautes n’ont jamais existé, mais simplement qu’il est extrêmement difficile de les observer au bon endroit et au bon moment. L’océan est immense, les tempêtes sont mobiles et les satellites ne survolent pas toujours le cœur de l’action.

C’est précisément là que réside l’un des principaux atouts de SWOT. Contrairement aux systèmes de mesure plus limités, ce satellite peut cartographier de vastes bandes de la surface océanique et fournir une vision beaucoup plus complète de ce qui se passe dans les régions éloignées, où les bouées, les navires et les instruments de mesure sont rares.

L’énergie de l’océan a parcouru des milliers de kilomètres

Le plus remarquable n’a pas seulement été la hauteur de la vague, mais aussi le trajet parcouru par son énergie. Les vagues générées par la tempête Eddie se sont transformées en houles capables de parcourir d’immenses distances après que le système a commencé à s’affaiblir.

Selon les données analysées, cette énergie a parcouru environ 24 000 kilomètres. Partie du Pacifique Nord, elle a traversé l’océan, franchi le passage de Drake entre l’Amérique du Sud et l’Antarctique, avant d’atteindre certaines régions de l’Atlantique tropical. Autrement dit, une tempête située à des milliers de kilomètres a pu laisser une empreinte physique dans des régions se trouvant à l’autre bout de la planète.


Infographie sur la cartographie des vagues extrêmes en pleine mer et sur l’observation de la tempête Eddie du 21 décembre 2024, au cours de laquelle une hauteur moyenne de vague de 19,7 mètres a été mesurée grâce aux données satellitaires. Crédit : ESA/Climate Change Initiative.


Ce comportement fait des houles de véritables « messagères » des tempêtes. Même lorsqu’un système dépressionnaire ne touche pas directement les terres, il peut transmettre son énergie à travers l’océan et générer une mer dangereuse sur des côtes très éloignées. Observer l’océan depuis l’espace n’est donc pas seulement une curiosité scientifique : cela peut aussi contribuer à améliorer la sécurité maritime.

Pourquoi cette découverte est importante pour la navigation et les zones côtières

Les vagues extrêmes représentent un risque pour les navires de commerce, les plateformes offshore, les câbles sous-marins, les ports et les populations littorales. Mieux comprendre où elles se forment, comment elles se propagent et quelle quantité d’énergie elles transportent permet d’améliorer les modèles de prévision et d’aider à la prise de décision en mer.




L’étude a également permis de mettre en évidence un problème important : certains modèles surestimaient l’énergie associée à certaines longues houles. Grâce aux mesures directes fournies par SWOT, les chercheurs peuvent désormais ajuster ces simulations et les rendre plus réalistes. Concrètement, cela pourrait se traduire par des prévisions plus fiables pour les routes maritimes, les opérations portuaires et les activités côtières.

La question du changement climatique se pose également de manière inévitable. Des océans plus chauds peuvent stocker davantage d’énergie et favoriser des tempêtes plus intenses. Toutefois, les scientifiques soulignent que tout ne peut pas être expliqué par ce seul facteur. La trajectoire des tempêtes, la topographie des fonds marins et la variabilité naturelle du climat jouent également un rôle dans la formation de vagues géantes.

Pour l’instant, ce « mur d’eau » mesuré depuis l’espace livre un enseignement clair : l’océan conserve encore des forces difficiles à imaginer depuis la terre ferme. Et plus les observations seront précises, mieux nous pourrons comprendre ces mouvements invisibles qui naissent au milieu des océans et peuvent se propager à travers toute la planète.

La Ville de Fribourg propose de passer un mois sans voiture

 


Les habitants de la Ville de Fribourg auront la possibilité de tester de nouveaux moyens de déplacement, pour peut-être les intégrer durablement. C’est l’objectif d’une initiative de la commune, qui donne accès notamment à un abonnement général gratuit durant un mois.

Laisser la voiture ou la moto au garage durant un mois pour se déplacer autrement. Tel est le défi proposé par le projet «31 Days» du laboratoire du climat et de la durabilité de la Ville de Fribourg, en partenariat avec l’Alliance SwissPass, les Transports publics fribourgeois (TPF) et la coopérative 42hacks. En clair: les citoyens de la capitale cantonale pourront profiter gratuitement durant un mois d’un abonnement général (AG) pour les transports publics, d’un autre au système de partage de véhicules Mobility, d’un troisième à Publibike et accéder au réseau de vélos en libre-service, explique la commune dans un communiqué.

Cette initiative vise à questionner les habitudes de mobilité et s’adresse prioritairement aux propriétaires d’un véhicule privé, qui n’ont pas encore d’AG. Il est possible de participer sur inscription entre juin et octobre 2026. De plus amples informations sont à retrouver sur le site internet de la Ville de Fribourg.

Victoria Martin

laliberte.ch

Malgré la défaite contre la Finlande, La Suisse est numéro un mondiale


 

La remarquable campagne de la Suisse aux championnats du monde 2026 ne lui garantit pas seulement une place en finale et de lutter pour l'or. Elle lui permet également de prendre la tête du classement mondial de l’IIHF.

Grâce à sa large victoire 6-0 contre la Norvège en demi-finale, la sélection dirigée par Jan Cadieux s’est assurée suffisamment de points pour devenir la nouvelle nation numéro un du hockey mondial lors de la prochaine mise à jour du classement.

Avec un total de 5335 points, la Suisse dépassera la Russie, créditée de 5300 points, et s’installera pour la première fois de son histoire au sommet de la hiérarchie mondiale.

Cette performance récompense plusieurs années de progression constante. Les Suisses disputent en effet leur troisième finale consécutive aux championnats du monde après celles de 2024 et 2025, confirmant leur statut parmi les meilleures nations de la planète.

Fait particulier, la Russie conserve actuellement sa place dans le classement malgré son exclusion des compétitions internationales. Conformément au règlement de l’IIHF, des points continuent d’être attribués à la Russie et à la Biélorussie en fonction de leur position théorique lors des championnats du monde et des Jeux olympiques.

swisshabs.ch

vendredi 29 mai 2026

Le projet de la liaison Marly-Matran passe une nouvelle étape

 

Le projet de la liaison Marly-Matran est estimé à 100 millions de francs
© Etat de Fribourg

Les modifications portent principalement sur la mobilité douce, ajout de bandes et pistes cyclables, la protection de l'environnement - revitalisation de ruisseaux, passages à faune, biotopes, mesures pour les chauves-souris - et la réduction de la pollution lumineuse. Le bilan climatique du projet est estimé à 15 735 tonnes de CO2, soit environ 1 % des émissions annuelles cantonales.

"L'objectif est de donner une mobilité plus logique et plus durable", a souligné le Conseiller d'Etat Jean-François Steiert en conférence de presse. Il précise que cette nouvelle version du tronçon est la suite logique de la première mise à l'enquête en 2020. 110 oppositions et 5 prises de positions avaient suivi cette dernière. 

Début des travaux en 2030?

La mise à l'enquête complémentaire publique du projet adapté débute vendredi 29 mai. De nouvelles oppositions - qui ne concernent que les dispositions tout juste introduites - pourront être déposées pendant un mois. 

Seules les nouvelles dispositions introduites depuis 2020 peuvent faire l'objet d'une opposition. La suite du calendrier prévoit une votation populaire au plus tôt en 2029 et un début des travaux en 2030 avec une mise en service en 2034. 

"Il n'y a rien de plus aléatoire qu'un calendrier sur un gros projet d'investissement, que ce soit pour un bâtiment ou pour une route, détaille Jean-François Steiert. Il y aura certainement de nouveau des oppositions sur les modifications. Il y a possibilité d'aller au tribunal cantonal, d'aller au tribunal fédéral. Ça fait à chaque fois une boucle d'une année et demie, des fois deux ans... Si vous prenez deux fois deux ans, à partir d'aujourd'hui, vous êtes assez rapidement à la fin des années 20."

Pour rappel, le projet prévoit la construction d'une route à ciel ouvert de 3,5 kilomètres, avec deux ponts. Son objectif: décharger l'axe Marly–Route de la Fonderie–Route de la Glâne–jonction Fribourg-Sud/Centre d'une partie du trafic motorisé individuel, afin de donner la priorité aux transports publics et à la mobilité douce. Le coût total du projet (actuel) est estimé à 100 millions de francs, avec une marge de 20%. 

Document utile

Présentation Projet Marly-Matran mise à l'enquête complémentaire 

(PDF accessible Ce document répond aux normes d’accessiblilité WCAG AA., 9.78MB)


Nathan Clément

frapp.ch

Le nucléaire suisse dépendant de la Russie

 

Plus de 4 ans après le début de la guerre en Ukraine, les centrales nucléaires suisses restent largement dépendantes de la Russie pour s'approvisionner en combustible. Remplacer l'uranium russe par le kazakh ne suffit pas pour rompre les liens.

Le fournisseur d'électricité argovien Axpo a annoncé un partenariat avec l'entreprise kazakhe Kazatomprom, rappelle jeudi Greenpeace. L’objectif est de rompre les liens avec la Russie sur toute la chaîne d’approvisionnement.

Même si les lieux d'extraction changent, la société russe Rosatom reste toutefois indispensable, regrette l'organisation environnementale. En effet, la grande majorité de l’uranium extrait des mines du Kazakhstan est exportée selon un itinéraire traversant la Russie.

Une traçabilité complète de l’uranium reste par ailleurs impossible: plusieurs fournisseurs d'Axpo traitent de l’uranium fourni par Rosatom, tandis que les volumes exportés ou transitant par la Russie rendent le pays incontournable pour la filière.

ATS

«Préserver la Suisse, ce n’est pas figer le pays dans le passé»


Votation du 14 juin 2026


La parole est à la cador de l’Union démocratique du centre (UDC) Céline Amaudruz. La conseillère nationale genevoise et vice-présidente du premier parti du pays accepte de croiser le verbe avec nous concernant l’initiative «Pas de Suisse à 10 millions!», un texte qui veut plafonner la population à cette limite d’ici à 2050.

Alors que le peuple aura le dernier mot le 14 juin prochain, la gestionnaire de fortune aiguise ses meilleurs arguments. Interview cash.

Céline Amaudruz, si la Suisse comptait aujourd’hui 9 millions d’habitants parce que les couples suisses faisaient trois enfants chacun, auriez-vous quand même lancé une initiative pour limiter la population dans la Constitution?

Dans cette situation hypothétique, la croissance aurait été lissée et modérée à travers le temps. Nos routes, nos écoles ou nos hôpitaux n’auraient pas été subitement submergés. Notre initiative n’aurait donc pas été nécessaire, mais elle l’est dans la situation actuelle, car nous vivons la plus forte explosion démographique de notre histoire. Notre population a augmenté de 25% en à peine vingt ans. C’est deux fois plus que la France et 15 fois plus que l’Allemagne sur la même période. Je ne veux pas d’une Suisse qui grandit démesurément. C’est une question d’équilibre, de protection de la classe moyenne, de préservation de la qualité de vie et de responsabilité envers les générations futures.

Donc, à vos yeux, cette initiative n’est absolument pas xénophobe?

Non. Mais je comprends parfaitement qu’il est plus simple pour nos opposants de laisser dire qu’elle l’est, ainsi ils s’épargnent de débattre du problème de fond. Je respecte les étrangers qui respectent notre pays et qui vivent ici, travaillent ici, sont intégrés et participent à notre vie locale. Beaucoup d’entre eux aiment la Suisse précisément parce qu’elle est stable, sûre, belle et bien organisée. Préserver cela, ce n’est pas vouloir exclure. C’est au contraire permettre à notre pays de rester vivable et prospère pour tous ceux qui y résident déjà.

Le sénateur socialiste vaudois et patron de l’Union syndicale suisse Pierre-Yves Maillard, à qui l’on doit la première question, nous lançait qu’avant l’UDC il fallait remonter jusqu’à la Chine de Mao pour voir un pouvoir vouloir inscrire une limite démographique dans sa Constitution. Cette comparaison vous choque… ou elle vous fait sourire?

Elle me fait sourire et me fait penser à la célèbre phrase du diplomate et ministre français Talleyrand (1754-1838, ndlr): «Tout ce qui est excessif est insignifiant.» L’excès de langage de Pierre-Yves Maillard le disqualifie totalement à ce sujet. Pourquoi? Parce que le but est de détourner le regard de l’opinion publique. Au lieu de regarder le problème en face, c’est-à-dire que notre pays est saturé de toutes parts, les opposants installent un régime de peur dans le débat public. Si vous osez parler de limites ou de capacité d’accueil, on vous renvoie immédiatement aux pires régimes autoritaires, ce qui est totalement absurde, pour ne pas dire choquant, quand on sait qu’en Suisse c’est le peuple qui décide. Notre initiative ne vise pas à stopper l’immigration, mais au contraire à la contrôler. Elle permettra l’arrivée de 40'000 personnes étrangères par année en Suisse jusqu’en 2050, ce qui permettra largement de répondre aux besoins de l’économie tout en garantissant une croissance maîtrisée et compatible avec nos capacités d’accueil.

Vous décrivez une Suisse à 10 millions comme un danger. Mais le problème, aujourd’hui, n’est-il pas plutôt celui d’un pays qui n’investit plus assez dans ses infrastructures?

Justement, le problème est là. On investit plus qu’avant mais les infrastructures ne suivent pas. Par exemple, nous avions construit 21'000 logements durant l’année 2001 dans notre pays. En 2020, on avait atteint 50'000 logements construits. C’est une augmentation de 70% de logements construits par an. Mais comme la démographie croît plus vite, on a le sentiment qu’on n’investit pas assez. Autre exemple, la santé: il faudrait environ 2500 soignants, médecins compris, pour s’occuper de 100'000 habitants. Actuellement, chaque année, nous avons 100'000 nouveaux immigrés. Malheureusement, ces dernières années, nous avions moins de 1000 soignants qui immigraient en Suisse. Plus l’immigration augmente, plus la différence entre le nombre de personnes et le nombre de soignants s’accroît. Il existe bien évidemment aussi des problèmes de planification et d’investissement, mais c’est bien la pression démographique qui aggrave fortement toutes ces difficultés.

Vous dites vouloir freiner la croissance démographique. Très concrètement, quels secteurs acceptez-vous de voir manquer de personnel? Les soins? Les EMS? Le bâtiment? Les restaurants?

L’immigration de 100'000 personnes par an en Suisse induit une nouvelle immigration de 100'000 personnes supplémentaires pour tenter d’occuper des emplois que les 100'000 premiers étaient déjà censés occuper. Or moins de la moitié des 100'000 immigrés ont un emploi en arrivant. Plus de la moitié ne travaillent pas. Ils viennent grâce au regroupement familial ou par le biais de l’immigration clandestine et de l’asile. On fait croire aux Suisses que notre salut social et économique dépend de l’immigration, mais on ne fait que colmater à la hâte les fissures d’une embarcation qui prend l’eau.

Votre initiative cible la population. Mais pourquoi parlez-vous si peu de la concentration des richesses dans un pays qui n’a jamais été aussi riche, de la spéculation immobilière ou des grands groupes qui profitent justement de cette croissance?

Nous en parlons dans notre communication de campagne. La prospérité d’un pays se calcule en PIB, soit la richesse par habitant. Or si le PIB de la Suisse augmente, le PIB des Suisses diminue. Entre 1950 et 2000, la valeur moyenne du PIB par habitant était de 1,83%. Il a baissé à une moyenne de 0,60% par habitant depuis l’introduction de la pleine et entière libre circulation des personnes en 2007. Il y a donc bien des gagnants à la situation actuelle, mais ce ne sont pas les classes moyennes ni les jeunes Suisses qui supportent une grande partie des conséquences de cette pression démographique et économique.

A écouter l’UDC, on a parfois l’impression que la Suisse subit l’immigration. Pourtant, notre économie l’organise et la réclame. Vous êtes prête à dire non au patronat?

Certains acteurs patronaux placent le profit avant la Suisse, l’UDC fait l’inverse. L’exemple de 1992, la campagne sur l’adhésion à l’EEE, démontre que le patronat réfléchit trop souvent à court terme et n’hésite jamais à peindre le diable sur la muraille alors qu’il ferait mieux de rester calme et de réfléchir à long terme. Lors de la campagne sur l’EEE, comme maintenant sur celle concernant notre initiative, il affirmait que la Suisse courait à sa perte et à sa ruine. C’est le contraire qui a été vrai, car en restant souveraine, la Suisse a pu développer, déréguler et diversifier sa place économique.

Si votre initiative provoque un ralentissement économique brutal, voire une récession, êtes-vous prête à en assumer politiquement les conséquences?

Les scénarios catastrophes proclamés par les opposants accompagnent toujours les moments où la Suisse veut défendre sa souveraineté. En 1992, lors du vote sur l’Espace économique européen, les mêmes milieux prédisaient déjà l’apocalypse si la Suisse disait non. Le peuple a choisi sa propre voie. La Suisse ne s’est pas effondrée. La Suisse comptait déjà, dès 1910 selon l’auteur libéral-radical (PLR) Markus Somm dans son ouvrage consacré aux origines de la richesse helvétique, parmi les pays les plus prospères du continent. Elle demeure aujourd’hui l’un des Etats les plus stables, dynamiques et prospères d’Europe. La vraie question est celle du modèle de croissance. Voulons-nous une croissance quantitative, qui augmente les statistiques mais aussi les loyers, les bouchons, la pression sur les infrastructures et la perte de nature? Ou voulons-nous une croissance plus qualitative, fondée sur la productivité, l’innovation, la formation et la maîtrise de notre territoire?

Quand vous dites vouloir «préserver la Suisse», vous voulez préserver quoi exactement? Une identité? Une culture? Un niveau de vie? Parce que derrière ce slogan, chacun met un peu ce qu’il veut.

C’est justement le cœur de notre démarche. Nous souhaitons préserver notre mode de vie suisse: notre rapport au travail, à notre environnement, à notre démocratie directe, à notre histoire et à nos valeurs communes. Des valeurs comme le respect des minorités, la sécurité, la responsabilité individuelle ou encore la stabilité institutionnelle ne vont pas de soi. Il faut en prendre soin. Préserver la Suisse, ce n’est pas figer le pays dans le passé, c’est transmettre aux générations futures ce qui fait aujourd’hui sa force et sa qualité de vie. Or, depuis le début des années 2000, la Suisse que nous aimons est malmenée et notre mode de vie de plus en plus abandonné.

Comprenez-vous que beaucoup de Suisses issus de l’immigration puissent entendre dans votre initiative «Vous êtes déjà un peu trop nombreux»?

C’est un cliché caricatural qui ne résiste pas à la réalité vécue par de très nombreux Suisses issus de l’immigration qui partagent eux-mêmes nos inquiétudes concernant la pression sur le logement, les infrastructures ou la sécurité. Ceux dont les parents ou grands-parents sont venus en Suisse racontent souvent qu’ils ne reconnaissent plus le pays que leur famille est venue construire. Notre démarche n’est pas dirigée contre des personnes, mais vise à préserver un équilibre et une qualité de vie qui profitent à tous.

Si demain la Suisse contient sa population mais continue de dépendre économiquement de travailleurs étrangers, vous faites quoi? Des contingents massifs? Une sélection par nationalité? Par salaire?

La Constitution règle tout dans son article 121a. C’est ce que les Suisses ont approuvé le 9 février 2014 et qui prévoit un contingentement des travailleurs immigrés selon les intérêts économiques de la Suisse. Le contingentement est souvent dépeint comme une horrible bureaucratie, mais je relève que quand la Suisse contingentait l’immigration, le PIB par habitant était trois fois supérieur à l’actuel PIB par habitant. Il faut se souvenir que l’âge d’or de l’économie et de la classe moyenne suisses a existé entre 1950 et 2000. Soit juste avant l’entrée en vigueur de la libre circulation en 2002 qui a fortement contribué à appauvrir notre classe moyenne.

Les jeunes Suisses galèrent-ils vraiment principalement à cause de l’immigration… ou parce qu’ils vivent dans un pays où les loyers, l’assurance maladie et le coût de la vie explosent?

Les jeunes font face à plusieurs difficultés. Les loyers, les primes maladie, le coût de la vie, l’accès à la propriété, la pression professionnelle: tout cela pèse énormément. Et la croissance démographique cause et aggrave ces problèmes. Quand la population augmente rapidement dans un pays au territoire limité, la demande de logements augmente. Les prix montent. Les infrastructures sont plus sollicitées. Les coûts publics s’accroissent. Et les jeunes sont parmi les premiers à en ressentir les effets. A tout cela, il faut encore ajouter la question de l’emploi. A cause de la libre circulation, nos jeunes doivent parfois attendre deux ans avant de pouvoir décrocher un premier emploi. Sur le marché de l’emploi hyper-concurrentiel qui est le nôtre, ils se font souvent brûler la politesse par des travailleurs européens un peu plus âgés et qui disposent de ce fait de plus d’expérience qu’eux. A mon époque, en sortant de l’université, on trouvait son premier emploi en deux à quatre mois. C’est mission impossible aujourd’hui. Dès lors, si l’on veut vraiment aider les jeunes, il faut limiter la pression démographique.

L’immigration reste-t-elle, électoralement, le meilleur carburant politique de l’UDC?

Aussi longtemps que tous les autres partis refuseront de regarder et de traiter les problèmes causés par l’immigration massive, l’UDC continuera d’alarmer la population sur ces problèmes. De surcroît, l’UDC milite pour une immigration qualitative et non pas quantitative.

Et après cette initiative, quel sera votre prochain combat?

Les défis qui attendent la Suisse sont nombreux et je ne peux pas tous les résumer ici. Mais je pense que les grands enjeux des prochaines années seront la défense de notre sécurité, de notre classe moyenne et de notre souveraineté. Cela passera par une meilleure maîtrise de nos frontières, par la défense des familles, des femmes et des enfants, ainsi que par une politique familiale encourageant davantage la natalité suisse. Cela passera aussi par moins d’impôts, moins de taxes et moins de charges pour les classes moyennes qui portent aujourd’hui le pays. Et surtout, le grand combat politique des prochaines années sera celui des accords avec l’Union européenne. Car si la Suisse accepte progressivement un système où Bruxelles décide à notre place, alors tous les débats sur l’immigration, la souveraineté ou la maîtrise de notre avenir risquent de devenir théoriques. Nous voulons que les Suisses continuent de décider euxmêmes de l’avenir de leur pays.

jeudi 28 mai 2026

Groupe E demeure une entreprise «solide» financièrement


L'énergéticien Groupe E, détenu à plus de 80% par l'Etat de Fribourg, reste une entreprise "solide" financièrement. Telle est la conclusion du rapport rédigé à la suite directe du mandat "Groupe E: protégeons les intérêts de l’Etat et des citoyens de ce canton".

Le mandat interparti avait été accepté par le Grand Conseil en 2025, après la restructuration du groupe, actif notamment dans les cantons de Fribourg et Neuchâtel. Au terme de son analyse et sur la base d’un mandat externe, les préoccupations soulevées par leurs auteurs ne se «confirment pas dans les faits», estime le Conseil d’Etat.

Même si leurs inquiétudes étaient «compréhensibles dans un contexte de forte intensification des investissements et d’évolution du marché énergétique», reconnaît le rapport produit par le gouvernement et discuté devant le plénum mardi soir. L’analyse de la situation financière de Groupe E a été réalisée par Berney Associés.

Stratégie soutenable

Le document met en exergue la solidité financière du groupe, dont les ratios d’endettement, d’autonomie financière, de liquidités et de capacité de remboursement restent au-dessus des seuils critiques. Il souligne aussi une «large» marge de sécurité (970 millions) avant toute situation de perte de capital ou de surendettement.

La stratégie d’investissement et de financement alignée sur les objectifs nationaux et cantonaux de transition énergétique apparaît en outre «soutenable à condition d’un pilotage prudent et flexible». Ce que garantit le suivi «rigoureux» du conseil d’administration, notamment au moyen du ratio endettement net/EBITDA.

L’analyse démontre encore que les normes comptables Swiss GAAP RPC appliquées par Groupe E offrent une image fidèle de sa situation économique et que le recours à la norme IAS 36 (procédure d’évaluation de dépréciation d’actifs), ou plus largement aux normes IFRS pour tous les états financiers, n’apporterait aucune plus-value significative.

Investissements

Ces dernières normes génèrent même des coûts et contraintes disproportionnés pour une entreprise qui n’a pas d’activité internationale, note le rapport. Il serait cependant possible de réaliser un «instantané» IAS36 sur les états en fin d’exercice pour un coût compris entre 80’000 et 100’000 francs.

Ainsi, es résultats de l’audit confirment que Groupe E, fruit de la fusion en 2005 des Entreprises électriques fribourgeoises (EEF) avec Electricité neuchâteloise (ENSA), ne présente pas de risque «structurel» de surendettement et dispose des capacités pour mener à bien son plan d’investissements (2 milliards d’ici à 2034, en l’état).

Le Conseil d’Etat fribourgeois estime dès lors que les mécanismes actuels de gouvernance, d’audit et de suivi financier constituent une «base suffisante» pour garantir la stabilité du groupe et protéger les intérêts du canton, des collectivités publiques actionnaires et de la population fribourgeoise.

Licenciements

L’exécutif réaffirme néanmoins «comprendre» les préoccupations du Grand Conseil. En effet, il constate que, «malheureusement», les résultats de Groupe E de 2020 à 2024 n’ont pas été à la hauteur des ambitions, avec des pertes opérationnelles «très importantes» du pôle de la Direction technique et infrastructures (DTI).

Avec des causes à la fois externes et internes, constate le rapport. Ces difficultés, qui ont engendré une importante restructuration, comprenant 168 licenciements au moins, une réorganisation interne et des changements au niveau de la direction, «justifient» les inquiétudes exprimées par les députés et dépositaires du mandat.

«Cette position s’explique d’autant plus que l’entreprise prévoit d’importants investissements», rappelle le Conseil d’Etat. Le Groupe E a récemment lancé un audit externe et un test de dépréciation pour l’activité à laquelle est consacrée une grande partie de ses investissements, notamment les réseaux de chauffage à distance.

ATS