Chu de che / Je suis d'ici / Sono di qui / Ich bin von hier ! Notre liberté ne nous a pas été donnée, mais combattue et priée par nos ancêtres plus d'une fois! Aujourd'hui, comme autrefois, notre existence en tant que peuple libre dépend du fait que nous nous battions pour cela chaque jour. Restez inébranlable et soyez un gardien de la patrie pour que nous puissions remettre une Suisse libre telle que nous la connaissions à la génération suivante. Nous n'avons qu'une seule patrie!

lundi 16 février 2026

Swisscom dépouille ses clients mais régale ses actionnaires

 

Il y a quelques jours, des millions de clients ont appris que le premier opérateur de télécommunications allait encore augmenter ses prix, déjà très élevés, dès le mois d'avril. Cette hausse rapportera à Swisscom «plusieurs dizaines de millions». En parallèle, le groupe majoritairement détenu par l'Etat promet à ses actionnaires une belle augmentation du dividende, passant de 22 à 26 francs. Si les objectifs sont atteints, ce sera même 27 francs par action. 

Près de 700 millions de francs entrent ainsi dans les caisses de l'Etat, soit près de 100 millions de plus qu'auparavant. «On fait passer des millions de clients à la caisse pour accorder aux actionnaires un montant à trois chiffres en millions», s'irritent des clients de longue date qui souhaitent rester anonymes.

Les employés licenciés furieux

Mais les clients de Swisscom ne sont pas les seuls à être en colère. «J'ai été licencié pour 'suppression de poste'», nous explique Daniel W.*. Ce quadragénaire travaillait dans l'extension du réseau comme chef de projet chez Swisscom. Mais depuis quelques jours, seuls les licenciements chez Cablex – la filiale de Swisscom – sont connus du public. En effet, la pression sur les prix dans l'extension de l'infrastructure menace de nombreux collaborateurs de Cablex.

«Ce n'est rien comparé à ce qui se passe actuellement chez Swisscom», affirme Daniel. D'après lui, «quelques centaines de postes» seraient sur le point d'être supprimés, d'ailleurs, des employés de Swisscom comme lui ont déjà été licenciés. Le bénéfice du groupe a plongé à 1,27 milliard de francs en 2025. C'est le plus mauvais résultat depuis 2011, à cause des coûts d'intégration du rachat de Vodafone Italia. Swisscom a annoncé jeudi des programmes d'économie de coûts qui ont également touché et touchent fortement les collaborateurs sur le marché national suisse.

575 postes en moins rien qu'en Suisse

Fin 2025, Swisscom employait 15'330 personnes à temps plein à travers la Suisse. Selon un porte-parole, ce chiffre représente une baisse de 575 postes en un an. L'entreprise reste vague sur les programmes de réduction d'effectifs en cours. Toutefois, le porte-parole confirme que d'autres postes de travail seront supprimés chez Swisscom. 

«La part croissante de la fibre optique au lieu du cuivre entraîne une réduction de la complexité technique dans les réseaux, ce qui se traduit par une baisse du taux d'assistance», explique-t-il pour justifier la diminution des emplois nécessaires dans le secteur de la clientèle privée. «Des postes sont également supprimés dans les domaines IT, où certaines technologies comme la 3G sont abandonnées, et des processus automatisés.» Worklink, la filiale de Swisscom, soutient les personnes affectées par ces changements: des spécialistes les aideraient à trouver des solutions de reclassement internes ou externes.

Selon ses propres indications, Swisscom réalise également des économies en simplifiant les processus de travail, en utilisant l'intelligence artificielle et en réduisant l'offre d'emploi. «Pour l'année 2026 en cours, nous nous attendons globalement à une baisse du nombre de postes», déclare son porte-parole. Un plan social s'appliquerait à chaque licenciement, avec des prestations supérieures à la moyenne et en tenant compte de la situation personnelle des collaborateurs, comme l'âge et les années de service.

«J'étais le plus jeune de l'équipe, je n'ai ni famille ni enfants, c'est pour ça que ça m'a marqué», explique Daniel, désormais à la rue depuis février. Bien qu'il ait fait des études de technique des systèmes et obtenu un diplôme postgrade, il a peur de ne plus trouver de travail. Et il n'est pas le seul: «Cette inquiétude est partagée par les 20 personnes licenciées qui étaient encore assises dans la même pièce que moi chez Worklink la semaine dernière.»

*Nom d'emprunt

Ulrich Rotzinger

Dorothea Vollenweider

blick.ch

dimanche 15 février 2026

La Chine dévoile un centre d’essai automobile unique au monde

 

L’électrique, les batteries, la voiture autonome, les aides à la conduite… Les constructeurs chinois sont sur tous les fronts et les marques dites « traditionnelles » que nous connaissons chez nous commencent sérieusement à souffrir de cet écart technologique.

En Chine, la messe est déjà dite depuis plusieurs années. Les constructeurs locaux ont déjà surpassé les marques européennes, à tel point qu’elles choisissent soit de se retirer du marché (comme DS Automobiles par exemple), soit de s’associer à des constructeurs locaux, comme c’est le cas de Volkswagen avec Xpeng, dans l’optique de redevenir compétitif en Chine.

Comme vous n’êtes pas sans savoir, tout va vite en Chine, très vite même, et en matière d’aides à la conduite, une nouvelle étape vient d’être franchie. Le 9 février 2026, dans la ville de Chongqing, l’institut China Merchants Testing Vehicle Technology Research Institute (CMVR) a mis en service ce qu’il présente comme le premier laboratoire « trois-en-un » au monde, capable de tester simultanément le véhicule, le trafic routier dynamique et les conditions climatiques extrêmes.

Sur le papier, c’est impressionnant. Dans les faits ? La Changan Nevo A06, une berline électrique vendue en Chine et première cobaye de ce dispositif, semble valider le concept.

Ce qui frappe d’abord, c’est l’échelle : 5 000 m2 permettant d’atteindre 130 km/h, là où la plupart des laboratoires plafonnent à 100 km/h. Le directeur général du CMVR, Fan Hailong, insiste particulièrement sur la capacité à moduler la visibilité dans le brouillard artificiel, de 10 mètres à un kilomètre, en seulement 30 minutes. Un atout non négligeable quand on sait que les systèmes ADAS peinent encore à interpréter correctement les environnements dégradés.

Quand la technologie rencontre le chaos du quotidien

L’approche du laboratoire ne se limite pas au climat. Les ingénieurs peuvent recréer des scénarios de trafic complexes : piétons surgissant dans les angles morts, véhicules effectuant des manœuvres imprévisibles, variations d’éclairage mimant l’aube, le crépuscule ou les ciels dégagés.

Sur le papier, encore une fois, tout semble parfait. Dans la réalité, les routes chinoises (et pas seulement) restent imprévisibles d’une manière que même le meilleur algorithme peine à anticiper.


Changan et BAIC sont les deux premiers constructeurs chinois à avoir obtenu des autorisations pour la conduite autonome de niveau 3 sur le territoire et ces premiers tests en laboratoire ne sont sans doute pas le fruit du hasard. Ce centre d’essai est l’une des pièces maîtresses dans la stratégie de Changan pour préparer ses véhicules à la conduite autonome, aussi bien techniquement que réglementairement.

Un géant discret aux ambitions affichées

Reconnu par le Ministère de l’Industrie et des Technologies de l’Information, ce laboratoire dispose déjà de trois sous-centres régionaux, d’une base d’essais en région froide à Heihe, toujours en Chine, et sert plus de 2 700 clients professionnels à travers le pays.

En Europe, un tel centre n’existe pas, ou du moins ceux qui existent ne sont pas aussi poussés, même si l’Europe est plutôt en avance en termes de réglementation avec plusieurs ADAS déjà obligatoires dans les voitures neuves immatriculées depuis juillet 2024, et bientôt de nouvelles en juillet 2026.

Les essais liés aux aides à la conduite sont l’apanage de l’organisme Euro NCAP et sont notés en pourcentage, mais les tests ne sont pas aussi poussés qu’en Chine. Toutefois, soulignons que l’organisme européen est indépendant, ce qui ne semble pas forcément le cas en Chine.

Rappelons également que les ADAS des voitures chinoises sont plus performantes que les mêmes versions en Europe, du fait d’ajustements logiciels plus poussés pour le marché chinois, la réglementation européenne interdisant encore l’usage de certaines technologies sur son sol, même s’il y a eu quelques avancées récemment à ce sujet.

Yann Lethuillier

mercredi 11 février 2026

Le pont du Milieu sera fermé pour 6 mois

 

Datant de 1275, le pont du Milieu sera entièrement remis en état
© wikipedia

À partir du mardi 7 avril, le pont du Milieu sera fermé au trafic motorisé pour des travaux d’assainissement, dans le cadre de la requalification de l'Auge. Le passage restera possible pour les piétons et les cyclistes durant la durée du chantier, estimée à six mois.

Construit en 1275, le pont du Milieu présente des fissures. Il nécessite une rénovation complète. "Les travaux prévus concernent l’ensemble de la maçonnerie en pierre naturelle, les parapets et les murs d’ailes du pont, ainsi que le pavage, l’étanchéité et le système d’évacuation du tablier", précise la ville dans un communiqué.

Pendant le chantier, l’accès motorisé au quartier de l’Auge se fera uniquement par le Stadtberg. Le terminus de la ligne 4 des transports publics sera temporairement déplacé à l’arrêt Karrweg, et des solutions provisoires pour desservir le quartier sont à l’étude.

Alexia Nichele

Frapp.ch

L’hôpital Daler à Fribourg propose une chambre pour mieux récupérer après l’accouchement

 

Le ou la partenaire de la maman et la fratrie sont les seuls à avoir accès à la chambre


Une bulle de quiétude où se reposer et tisser un lien avec son nouveau-né. Tel est le principe de la chambre cocon, une nouvelle offre de l’hôpital Daler à Fribourg destinée à ses patientes après l’accouchement, communique ce mardi l’institution. Concrètement, la chambre de la jeune maman est accessible uniquement à son ou sa partenaire et à la fratrie.

«Elle reprend ainsi des forces sans être dérangée, pendant que sa famille proche apprivoise gentiment son rôle auprès du bébé». D’autres visites peuvent être accueillies à la cafétéria ou dans un salon. L’offre est accessible à toutes les patientes indépendamment de leur classe d’assurance et sans frais supplémentaires. De plus amples informations sont à retrouver sur le site internet de l’hôpital.

Victoria Martin

laliberte.ch

mardi 10 février 2026

Qui est l'informaticien qui a fait capoter le logiciel de gestion des contrôles de Crans-Montana ?


Un informaticien a joué un rôle central dans les contrôles de sécurité incendie de la commune de Crans-Montana. Cet homme gérait les systèmes informatiques permettant le suivi des sites inspectés et semblait être le seul à pouvoir assurer l'accès aux données. Lorsque des problèmes psychiques sont apparus chez lui, la commune aurait alors perdu l’accès à ces informations, ainsi que la vision globale de la gestion des contrôles.

Selon l'actuel responsable de la sécurité de la commune de Crans-Montana, des problèmes de migration informatique expliquent une partie du manque de contrôles du «Constellation». Lors de son audition devant le Ministère public vendredi, il a déclaré qu'il lui manquait des données importantes pour pouvoir contrôler efficacement les établissements. 

Chantage et arrestation

En janvier 2023, l'affaire de la plateforme numérique «VS Fire» avait déjà fait les gros titres. «VS Fire» était la plateforme développée par cet informaticien – qui avait également travaillé pour différents corps de police – pour les sapeurs-pompiers valaisans et la commune de Crans-Montana.

A l'époque, une enquête avait été ouverte contre lui. On lui a reproché d'avoir exercé du chantage: il menaçait de divulguer des données sensibles sur le Darknet et de mettre fin au service de «VS Fire», si on ne lui versait pas 100'000 francs. Il a fini par être arrêté. Comme il était psychologiquement fragile, il a été placé en hôpital psychiatrique.

Théories du complot et monde parallèle

En septembre 2024, l'informaticien a dû répondre de ses actes devant la justice. «Au moment de son arrestation, l'accusé était dans un état de délire et vivait dans un monde parallèle rempli de théories du complot. Il était impossible de s'entretenir avec lui», avait déclaré le procureur Olivier Elsing, rapporte «Le Nouvelliste».

«La représentante des autorités compétentes a dû le rencontrer en pleine forêt. Par la suite, l'homme a publié sur son blog des théories confuses sur le satanisme, allant jusqu’à accuser certaines personnalités de premier plan de cannibalisme, affirmant notamment qu'un homme d’affaires renommé mangeait des bébés», écrit la «SonntagsZeitung».

Sur son profil Facebook, on trouve encore des théories du complot liées au Covid-19. Comme un article selon lequel le milliardaire Bill Gates serait responsable de la pandémie. En 2023, le «Walliser Bote» avait repéré plusieurs articles critiques sur la 5G qui frôlaient la fake news. 

En raison de son irresponsabilité pénale au moment des faits, il n'a pas été condamné. On ne sait pas comment il se porte aujourd'hui. Le site web de son entreprise est hors service, et toutes nos tentatives de contact sont restées vaines.

La surcharge liée aux données perdues

Après la dissolution de son entreprise, «VS Fire» est définitivement mort. Un nouveau système a été mis en place. Mais un rapport du Parlement valaisan de 2024 indique que «les données de l'ancien logiciel VS Fire n'ont pas pu être récupérées». Cela concerne aussi celles relatives aux contrôles à Crans-Montana.

Interrogé à ce sujet, l'actuel responsable de la sécurité a expliqué que la perte de données avait entraîné une charge de travail considérable. Il a ainsi sollicité auprès de la commune une augmentation du budget du personnel de cinq à six postes supplémentaires. Une demande qui n’a toutefois pas été acceptée. Le président de la commune, Nicolas Féraud, en avait connaissance.

 Martin Meul

blick.ch

lundi 9 février 2026

Les matchs de hockey des JO diffusés au Korso à Fribourg

 

Cinéma Korso à Fribourg


Envie de voir un match de la Suisse avec Sandro Schmid, Andrea Glauser, Christoph Bertschy et Reto Berra sur grand écran? Le cinéma Korso à Fribourg propose gratuitement tous les matchs de hockey des équipes suisses féminines et masculines aux Jeux Olympiques.

Dès les play-offs, ce seront l'ensemble des matchs qui seront diffusés. "L'idée est surtout d'offrir aux fans de hockey un endroit sympa pour se retrouver et soutenir les équipes dans de vraies conditions de cinéma", nous a indiqué Faty Ndiaye, responsable de la communication du Korso.

Le programme complet est à retrouver sur le site du cinéma.

Mattia Pillonel

Frapp.ch

Les TPF affichent «Bravo Mathilde!» sur tous les bus du canton de Fribourg


 Bravo les TPF !

L’inscription se faisait en alternance avec la destination des bus.
Elodie Fessler


Pour fêter le titre olympique de Mathilde Gremaud en slopestyle, les Transports publics fribourgeois ont affiché sur tous les bus du canton «Bravo Mathilde!» en lieu et place de l’affichage de leurs destinations. «Nous nous sommes décidés ce matin, quand nous avons senti le truc venir», explique Jérôme Gachet, responsable de la communication des TPF.

Au total, ce sont 200 véhicules qui arborent fièrement les félicitations à celle qui a remporté sa deuxième médaille d’or olympique, la quatrième en tout. «La manipulation est centralisée. Du moment que l’on a décidé de le faire, cela a pris une demi-heure pour que les bus rendent hommage à la championne», détaille Jérôme Gachet. Pas de crainte pour les utilisateurs cependant, le «Bravo Mathilde!» est diffusé en alternance avec la destination des lignes TPF.

En 2022 déjà, le transporteur avait réalisé une telle opération, mais uniquement sur la ligne desservant La Roche, cette fois, cela va bien au-delà. «Un événement aussi fédérateur pour tout le canton, c’est incroyablement rare», reprend le responsable de la communication qui avait aussi prévu le coup si Alexis Monney rejoignait Mathilde Gremaud au rang des médaillés du jour.

Le message continuera d’être affiché sur les bus TPF jusque vers midi mardi matin. Avant, peut-être d’arborer le nom d’Alexis Monney mercredi, à l’issue du Super G. «Si cela peut encourager les athlètes fribourgeois à remporter d’autres médailles, nous sommes prêts de notre côté», conclut, en rigolant, Jérôme Gachet.

Patrick Biolley

laliberte.ch