Chu de che / Je suis d'ici / Sono di qui / Ich bin von hier ! Notre liberté ne nous a pas été donnée, mais combattue et priée par nos ancêtres plus d'une fois! Aujourd'hui, comme autrefois, notre existence en tant que peuple libre dépend du fait que nous nous battions pour cela chaque jour. Restez inébranlable et soyez un gardien de la patrie pour que nous puissions remettre une Suisse libre telle que nous la connaissions à la génération suivante. Nous n'avons qu'une seule patrie!

dimanche 8 mars 2026

En Suisse, les résiliations de comptes bancaires explosent


L’ancien agent des services secrets suisses Jacques Baud a vu ses comptes bancaires bloqués. La raison? Il figure sur une liste de sanctions de l’Union européenne. Ses prises de position sur la guerre en Ukraine n’ont pas plu à la Commission, qui lui reproche de diffuser de la «propagande prorusse» et des «théories du complot». Cette seule accusation a suffi pour que le citoyen suisse, résidant à Bruxelles, fasse l’objet de mesures restrictives.

L’UBS, dont Jacques Baud est client, a alors bloqué ses comptes – bien que la Suisse ne l’ait pas sanctionné, alors qu’elle applique habituellement les sanctions de l’UE. Son cas est d’autant plus notable que l’UBS a immédiatement pris la mesure la plus dure: comme l’explique Jacques Baud aux médias, la banque a bloqué non seulement ses comptes, mais également sa carte de débit et de crédit. Sa pension ne peut donc plus lui être transférée à Bruxelles.

La grande banque aurait pu simplement l’informer qu’en raison des sanctions, il devait chercher un autre établissement et lui accorder, par exemple, 30 jours pour solder son compte. L’UBS ne justifie pas sa décision – la banque ne communique généralement pas sur ces dossiers. Blick a contacté Jacques Baud via LinkedIn pour savoir si les blocages étaient toujours en vigueur, mais n’a reçu aucune réponse.

Des blocages de comptes devenus plus fréquents

Les blocages de comptes sans préavis restent très rares. En revanche, les résiliations involontaires et autres «restrictions bancaires» se multiplient. Elles constituent désormais la troisième cause de recours des clients auprès du médiateur des banques. Les transactions bloquées ou la fin forcée des relations avec les clients arrivent déjà en troisième position des plaintes, après les cas de fraude et les problèmes de traitement, tels que les virements erronés.

Depuis 2019, le médiateur recense les incidents de «refus de service de la part des banques». Alors que 35 restrictions avaient été signalées la première année, elles étaient 145 en 2024, soit une augmentation de plus de 300%. Les plaintes portent surtout sur les comptes, les transactions et les cartes de débit ou de crédit, passant de 25 cas en 2019 à 105 en 2024.

Les statistiques du médiateur ne donnent toutefois qu’un aperçu partiel: de nombreux clients concernés ignorent l’existence de ce point de contact. Une chose est sûre cependant: les cas sont en augmentation. Les banques contrôlent désormais plus strictement avec qui elles établissent une relation, et avec qui elles choisissent de ne pas le faire. Les réglementations en matière de conformité ont été considérablement renforcées ces dernières années.

Pour limiter les risques, les banques préfèrent parfois mettre fin à une relation plutôt que de prendre le risque de la conserver. L’attention récente portée aux fermetures de comptes en Suisse s’explique également par la reprise du Credit Suisse par l’UBS. Dans ce cadre, de nombreuses relations clients ont été passées en revue, et certaines ont été résiliées.

L’infâme article 18

Des clients de longue date de l’UBS en ont fait les frais. Blick rapporte le cas d’un ancien cadre de l’UBS, aujourd’hui à la retraite. Sa rente de la caisse de pension UBS était versée sur son compte en Suisse, puis transférée vers une banque dans un autre pays de l’UE, où il vit désormais.

Dans une lettre recommandée envoyée depuis le siège de Zurich, la banque lui a notifié la résiliation en invoquant l’article 18 des Conditions générales (CG) – un article que l’on retrouve sous des formes similaires dans de nombreuses CG bancaires. Celui-ci donne à l’établissement le droit de mettre fin à une relation commerciale à tout moment et sans avoir à en justifier la raison.

En principe, une banque n’est pas obligée de maintenir durablement une relation avec un client et peut se prévaloir de la liberté contractuelle. Des exceptions existent toutefois, notamment pour des contrats à échéances fixes, comme des hypothèques, qui ne peuvent généralement pas être résiliés unilatéralement avant leur terme.

La situation est différente pour Postfinance. En Suisse, la filiale de la Poste dispose d’un mandat légal de service universel pour les opérations de paiement. Sa marge de manœuvre est donc limitée: les particuliers doivent avoir accès à un compte de base, et les clients ne peuvent être exclus sans raison valable.

 Beat Schmid

blick.ch

L'IA ne réduit pas la charge de travail, mais augmente le stress


L'intelligence artificielle (IA) ne réduit pas la charge de travail, elle l'augmente. Telle est la conclusion de deux chercheuses de l'université de Berkeley, en Californie. Les scientifiques ont étudié durant huit mois l'impact des outils d'IA sur le quotidien au bureau d'une entreprise technologique américaine comptant environ 200 employés. «Vous pensiez que grâce à l'IA, vous seriez plus productif et gagneriez du temps? Mais vous travaillez autant, voire plus», résume un ingénieur.

Les collaborateurs utilisant l'IA travaillaient certes plus vite et assumaient un plus large éventail de tâches, mais ils étendaient leurs heures de travail sur leurs pauses et continuaient à bosser après leurs heures réglementaires. Non pas parce que leur chef le leur demandait, mais parce que l'IA le rendait possible.

Une pression constante

Dans leur étude, les chercheuses, la professeure Aruna Ranganathan et la doctorante Xingqi Maggie Ye, ont remarqué que l'IA permettait désormais à tout le monde de se lancer dans des domaines spécialisés qui ne sont pas les leurs. Par exemple, des personnes non formées cherchaient à faire des tâches de programmation. Le hic? Le codage était souvent à moitié fini ou erroné. Les ingénieurs spécialisés devaient le corriger, en plus de leur propre travail, et généralement sans que cela ne soit pris en compte dans leurs heures de boulot, écrivent les chercheuses.

Avec l'IA, la frontière entre entre loisirs et travail devient floue. Comme envoyer une requête à l'IA ne donne pas vraiment l'impression de travailler, beaucoup continuent avant d'éteindre leur ordinateur. Ou durant la pause. Ou lors d'une discussion informelle. Cela conduit à une journée sans véritables pauses, avec davantage de tâches en suspens et, par conséquent, une pression croissante.

Le développeur Simon Willison, qui utilise quotidiennement différents outils d'IA, en fait régulièrement l'expérience. C'est d'ailleurs ce dont il témoigne dans son blog: il connait des personnes qui ne trouvent pas le sommeil la nuit parce qu'elles «ne peuvent pas s'empêcher d'envoyer des requêtes à l'IA».

Vers un épuisement silencieux

Dans leur recherche, les scientifiques se sont rendues sur place deux fois par semaine, ont suivi les canaux de communication internes de l'entreprise et mené plus de 40 entretiens. L'étude a été publiée dans le magazine «Harvard Business Review». Mais la recherche se poursuit. Les chercheuses précisent que prendre en compte une seule entreprise technologique de 200 employés ne constitue pas un échantillon représentatif. Les résultats sont à prendre comme une tendance.

Les chercheuses mettent néanmoins en garde: ce qui semble être un gain de productivité à court terme peut conduire à long terme à l'épuisement professionnel, à de mauvaises décisions et à des problèmes de gestion du personnel. Elles recommandent aux entreprises d'établir des règles claires pour l'utilisation de l'IA: pauses déconnectées, séquençage conscient des tâches et espace protégé pour les échanges humains. Sans ces mesures, estiment les chercheuses, le travail assisté par l'IA ne se traduira pas par un allègement de la charge de travail, mais par un épuisement silencieux.

 Tobias Bolzern

blick.ch

«La Suisse et ses altitudes» à l'honneur sur nos futurs billets

 


Mercredi, la Banque nationale suisse (BNS) a présenté la nouvelle série de billets de banque. C'est le studio valdo-bernois Emphase qui a remporté le concours. «Le projet J a obtenu le meilleur résultat global lors du concours de design en plusieurs étapes», a annoncé l'institution financière lors d'une conférence de presse, ce mercredi matin.

La nouvelle série de billets de banque a pour thème «La Suisse et ses altitudes». Selon la BNS, elle rend hommage à la topographie unique du pays, du Jura au Plateau et aux Alpes, illustrant sa diversité. Le design n'est pas définitif. Les deux créateurs, Fabienne Kilchör et Sébastien Fasel, vont collaborer avec la BNS, notamment pour intégrer des éléments de sécurité.

Le concept gagnant a été sélectionné parmi quelque 300 projets par un comité composé de spécialistes du graphisme, de l'industrie et du développement de billets de banque. Ce n'était pas le favori du public. Sondé, il avait préféré le concept K (qui avait aussi été élu par les lecteurs de 20 Minutes). Le projet finalement retenu (le concept J) était arrivé 3e.

Pas avant 2030

Les billets de la nouvelle série, la 10e, ne devraient pas être mis en circulation avant le début de la prochaine décennie. On y retrouvera les coupures de 10, 20, 50, 100, 200 et 1000 francs, comme actuellement, même si cette dernière reste controversée. Ses détracteurs l'accusent de servir au blanchiment. Pour Sébastien Kraenzlin, membre du directoire de la BNS, le billet remplit parfaitement son rôle de moyen de paiement et restera indispensable.

Daniel Graf

Jan Janssen

20min.ch

L'astéroïde dévié par la Nasa a changé d'orbite autour du Soleil

 

Il y a quatre ans, la Nasa faisait s'écraser un vaisseau sur un petit astéroïde pour tenter de dévier sa trajectoire, une manoeuvre digne d'un roman de science-fiction qui visait à apprendre comment protéger l'humanité d'une éventuelle menace future. Nommée Dart, cette mission test inédite visait un petit astéroïde sans danger nommé Dimorphos, satellite d'un astéroïde plus grand, Didymos.

L'impact du vaisseau a conduit Dimorphos à adopter une trajectoire plus courte et plus rapide autour de Didymos, autour duquel il orbite. Mais il a aussi propulsé ce duo sur une orbite légèrement différente autour du Soleil, selon une étude publiée cette semaine dans la revue Science Advances.

Ces analyses complémentaires offrent ainsi des données solides pour établir un plan de «défense planétaire» si un astéroïde menace à l'avenir de frapper la Terre, pointent les chercheurs internationaux à l'origine de cette étude. «Cette étude marque un progrès notable dans notre capacité à prévenir de futurs impacts d'astéroïdes sur la Terre», y écrivent-ils.

Leurs observations détaillées documentent les effets de la mission Dart de 2022 et montrent que pour «la première fois» un «objet fabriqué par l'être humain a modifié de manière mesurable la trajectoire d'un corps céleste autour du Soleil», a relevé la Nasa dans un communiqué.

«Déviation significative»

Pour ce faire, les chercheurs ont étudié des occultations stellaires, c'est-à-dire les moments où un astéroïde passe devant une étoile et provoque par là un bref affaiblissement de sa luminosité, explique l'auteur principal de l'étude, Rahil Makadia, à l'AFP. Ces occultations leur ont permis d'obtenir des mesures ultra-précises sur la position, la vitesse et de la forme de l'astéroïde.

Toutefois, elles sont difficiles à suivre. L'équipe s'est donc appuyée sur des astronomes amateurs du monde entier, qui ont enregistré 22 de ces occultations stellaires. En utilisant ces données ainsi que des années d'observations supplémentaires, ils ont pu mesurer l'orbite de Didymos autour du Soleil avec une grande précision, explique M. Makadia. «Nous avons pu mesurer exactement l'ordre de ce changement» et effectuer des calculs qui pourraient aider de futurs «efforts de défense planétaire», poursuit-il.

La modification de l'orbite ainsi calculée était minuscule, la période de révolution n'ayant changé que de seulement 0,15 seconde. Bien que minime, ce changement suffit pour faire la différence, assurent les scientifiques. «Avec suffisamment de temps, même un changement minime peut se traduire par une déviation significative», relève ainsi Thomas Statler, un responsable scientifique de la Nasa dans un communiqué.

«Les mesures incroyablement précises réalisées par l'équipe confirment une nouvelle fois l'efficacité» de cette technique de défense planétaire, et montrent comment un astéroïde binaire, c'est à dire un système composé de deux astéroïdes comme dans le Dimorphos et Didymos «pourrait être dévié en ne frappant qu'un seul des deux astéroïdes qui le composent».

blick.ch

mardi 3 mars 2026

Une logique de guerre déguisée en dessein de paix

 

Ali Khamenei n’est plus, et le «monde libre» exprime sa joie. Ce triste personnage, incarnant un régime sanguinaire qui opprime le peuple iranien depuis des décennies et essaime la terreur à travers la région, et bien au-delà, a été «éliminé» par une coalition américano-israélienne, qui se veut porteuse de liberté et de paix. On voudrait presque y croire et s’en réjouir, tant la violence criminelle a été intégrée par le régime des mollahs, au point d’en faire le véhicule d’une foi dévoyée et pervertie.

Pourtant, et nous le savons tous, ce régime est une hydre, dont les têtes repoussent à peine coupées. Il ne suffit pas d’éliminer les dictateurs d’aujourd’hui pour dissuader ceux du lendemain. Le changement ne viendra que de l’intérieur. Le peuple iranien en aura-t-il la force? La lui donnera-t-on? Les libérateurs du jour ont-ils intérêt à la lui donner? Telles sont les questions que l’on doit se poser, à un moment où la région semble s’embraser. Ce qui nous est décrit comme un dernier sursaut du monstre avant l’électroencéphalogramme plat, ne serait-il pas le transfert de la terreur, des artères principales vers les capillaires?

Souvenons-nous ne serait-ce que de l’Irak, en 2003, dont les décombres ont servi de terreau à l’état islamique!

Ceux qui sont à la tête de ces «frappes préventives», notion singulière et auto-profitable de la légitime défense reconnue par le droit international, en sont parfaitement conscients. Pourtant, comme en Arfghanistan, que les Etat-Unis ont abandonné à son triste sort, ont-il intérêt à «finir le travail», pour reprendre les propos discutables de l’ambassadrice israélienne à Berne au lendemain des crimes du 7 octobre et de la riposte de Tsahal?

Défense par la conquête

Peut-on croire une seconde que l’armée qui se proclame, en le martelant, «la plus morale du monde», désormais aux ordres d’un gouvernement dont le premier ministre ne doit sa liberté qu’à la poursuite de ses fonctions, et qui commet ce que l’on sait mais que l’on veut cacher à Gaza, et qui appuye ce que l’on fait en Cisjordanie – déjà rebaptisée Judée-Samarie – puisse avoir pour objectif de pacifier la région en apportant la liberté et la paix? 

Comment peut-on imaginer que cette démocratie, anesthésiée par un objectif prioritaire de défense par la conquête, avec le soutien inconditionnel de la plus puissante armée au monde, ne veuille pas utiliser le chaos qui s’installe, non seulement pour nous amener à regarder ailleurs que sous ses fenêtres, mais pire, pour occuper définitivement un territoire plus vaste encore chez ses voisins immédiats, objectif désormais avoué avec une décomplexion qui exprime à la fois la certitude du soutien octroyé par ses mécènes, et l’impuissance, voire la servitude, des actuels occupants des territoires convoités?

Je voudrais tant avoir tort, et qu’une dynamique de paix puisse s’instaurer par le dialogue et le respect mutuel dans la région, une fois la menace du gouvernement iranien actuel éliminée, notamment par une solution à deux états. Mais le passé nous enseigne davantage l’inquiétude que la salutaire prudence, et les agissements actuels de la plus forte puissance armée de la région, seule à disposer de l’arme atomique, et qui a désormais dépassé toutes les limites extensibles de la légitime défense que l’on pouvait soutenir au lendemain du 7 octobre, impose immédiatement une action forte et déterminée de la communauté internationale, au-delà d’un inénarrable Conseil de la Paix, dont le partenariat avec la la FIFA en résume l’ambition.

Mauro Poggia

blick.ch

La police devra donner la nationalité des auteurs de crimes ou délits lorsqu'elle communique

 

Après le National, le Conseil des Etats a donné suite mardi à une proposition UDC qui veut unifier la pratique au niveau national.

La décision a été prise par 23 voix contre 16. L'UDC a voté en bloc pour, avec le soutien d'une majorité d'élus du Centre et du PLR. La Chambre du peuple avait donné son feu vert en septembre dernier sur un score serré, par 100 voix contre 84. Le Parlement peut désormais élaborer un projet de loi.

La proposition émane d'une initiative parlementaire déposée par Benjamin Fischer (UDC/ZH). Il demande que "lorsqu'elle informe la population, la police donne l'âge, le sexe et la nationalité des auteurs, des suspects et des victimes, pour autant qu'aucun motif de protection de la personnalité ne s'y oppose ou que personne ne puisse être ainsi identifié".

Selon lui, il n'y a pas de raison de cacher la nationalité de l'auteur d'un délit, c'est un fait et une question de transparence. Dans les cas de violences contre des femmes, on ne cache pas que l'auteur est un homme.

Aujourd’hui, la moitié des cantons mentionnent déjà dans leur communication la nationalité et l’âge des personnes prévenues, a indiqué le rapporteur de commission Daniel Jositsch (PS/ZH). Pour les autres, la commission ne voit pas la raison d'intervenir dans la souveraineté cantonale.

Pour Pirmin Schwander (UDC/SZ) au contraire, il faut régler une incertitude. Le Tribunal fédéral précise en effet que le Code de procédure pénale n'impose pas à la police d’indiquer la nationalité. Et Marco Chiesa (UDC/TI) d'ajouter que la sécurité publique n'est pas une question idéologique, c'est une question qui touche la vie quotidienne des gens. Il en va selon lui de la confiance dans l'Etat.

Polémique l'an dernier

L’an dernier, une nouvelle directive pour les polices cantonales en matière de signalement avait suscité la polémique. Fedpol voulait supprimer la mention de la couleur de peau dans le système de recherche Ripol.

Cette décision avait entraîné une vague de critiques de la part des polices et au niveau politique. La police fédérale avait finalement maintenu cette catégorie quand bien même elle est très peu utilisée.

ATS

dimanche 1 mars 2026

Un rapport prévoit que l'IA bouleversera l'économie et supprimera des millions d'emplois

 

Un nouveau rapport économique de l'institut américain Citrini Research suscite de vives inquiétudes. Intitulé «2028 La crise mondiale de l'intelligence», il décrit un scénario catastrophe où l'intelligence artificielle bouleverse l'économie et provoque des millions de pertes d'emplois.

Selon les auteurs, l'essor de l'IA augmente certes la productivité des entreprises, mais provoque des licenciements massifs, des mesures d'austérité et un effondrement de la demande. Les sociétés privilégient des IA toujours moins coûteuses plutôt que les salariés, alimentant ainsi la spirale de la crise.

L'IA menace surtout les emplois de bureau

Le rapport de Citrini Research ne porte pas sur la robotisation industrielle. Ce sont surtout les emplois de bureau qui sont menacés: employés commerciaux, spécialistes, analystes, juristes et personnel administratif.

Les personnes issues de la classe moyenne seront directement touchées, celles qui achètent des maisons, des voitures, partent en vacances et soutiennent la consommation. La perte de leurs emplois pourrait faire s'effondrer l'ensemble du système économique. Comme l'indique le rapport: «pour chaque nouvel emploi créé par l'IA, des dizaines disparaissent. Et les nouveaux emplois sont nettement moins bien rémunérés que ceux qui ont été effacés.»

Une crise comme celle de 2008?

Les auteurs de l'analyse mettent en garde contre un effondrement économique mondial comparable à la crise financière de 2008. Le système financier a en effet été conçu pour une société où la main-d'œuvre humaine est rare et bien rémunérée, et cet état de fait pourrait ne plus tenir.

Le scénario décrit par Citrini Research n'est pas resté sans écho. Les médias financiers, dont le célèbre «Wall Street Journal», alertent déjà sur les craintes croissantes des investisseurs. Les bourses américaines ont en effet enregistré de fortes baisses de cours cette semaine.

Les patrons transformés en chauffeurs Uber

Dans un autre chapitre du pessimiste rapport de Citrini Research, les cadres licenciés quittent leurs postes bien rémunérés pour des emplois physiques ou dans les métiers du service, comme chauffeur Uber ou coursier alimentaire. 

Ils travaillent alors pour la moitié de leur ancien salaire. Et ce, jusqu'à ce que ces métiers soient également pris en charge par des robots.

blick.ch