Chu de che / Je suis d'ici / Sono di qui / Ich bin von hier ! Les statistiques de pannes automobile pour l'année 2026 sont arrivées ; https://fiabiliteautomobile.blogspot.com/ Notre liberté ne nous a pas été donnée, mais combattue et priée par nos ancêtres plus d'une fois! Aujourd'hui, comme autrefois, notre existence en tant que peuple libre dépend du fait que nous nous battions pour cela chaque jour. Restez inébranlable et soyez un gardien de la patrie pour que nous puissions remettre une Suisse libre telle que nous la connaissions à la génération suivante. Nous n'avons qu'une seule patrie!

samedi 15 août 2026

350 millions de francs échappent aux assurés par an

 

Les Suisses ont payé leurs médicaments trop cher. C'est la conclusion du Contrôle fédéral des finances, l'une des principales autorités de surveillance du pays. Selon son audit, quelque 350 millions de francs par an restent dans les caisses des médecins, des pharmaciens et des hôpitaux au lieu de bénéficier aux assurés.

Il s'agit de remises accordées par les fournisseurs aux professionnels de santé. Dans la plupart des cas, et à quelques exceptions près, la loi prévoit que ces rabais soient répercutés sur les caisses d'assurance maladie et les assurés. Cette obligation existe depuis des années.

Mais l'audit du Contrôle fédéral des finances montre que ce mécanisme ne fonctionne toujours pas systématiquement. Les contrôleurs ont examiné des remises portant sur 750 millions de francs. Seuls 12% de cette somme ont effectivement bénéficié aux assurés. Le reste a été versé aux prestataires de soins sous différentes formes, notamment des rabais, des escomptes ou des contributions à la formation continue.

Une partie de ces paiements est justifiée. Mais le Contrôle fédéral des finances émet des doutes sur près de la moitié du montant restant, soit environ 350 millions de francs. Selon les contrôleurs, ces paiements pourraient être inappropriés, voire erronés.

L'OFSP dans le viseur des contrôleurs

Mais les 350 millions de francs ne représentent qu'une partie du montant potentiellement en jeu. Le Contrôle fédéral des finances n'a en effet examiné qu'une partie des transactions. Au total, les dépenses de médicaments atteignent 9,9 milliards de francs, soit un quart des coûts de l'assurance maladie obligatoire.

L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) est directement mis en cause. Le Contrôle fédéral des finances lui reproche de ne pas avoir exercé un contrôle suffisamment rigoureux sur ces remises. Onze postes étaient initialement prévus pour cette mission, mais ce nombre a été ramené à sept dans le cadre de mesures d'économies. Pendant la pandémie de Covid-19, certains collaborateurs avaient par ailleurs été affectés à d'autres tâches.

Malgré l'ampleur financière du marché, la Confédération n'a clôturé aucune procédure pour infraction au cours des cinq dernières années. Le Contrôle fédéral des finances estime en outre que l'OFSP ne dispose «d'aucun chiffre fiable et actualisé». Dans ces conditions, une «activité de surveillance fondée sur les risques» n'est ni possible ni efficace, concluent les contrôleurs.

Autre critique: l'OFSP ne recueille pas lui-même d'informations auprès des prestataires de soins. Il attend des assureurs maladie qu'ils effectuent ces contrôles.

L'intervention d'Elisabeth Baume-Schneider

Fait marquant, l'Office fédéral de la santé publique s'est opposé à deux recommandations des autorités de surveillance visant à renforcer les contrôles. Face à ce refus, le Contrôle fédéral des finances a fini par intervenir directement auprès de la ministre de la Santé Elisabeth Baume-Schneider. La conseillère fédérale a alors pris les choses en main et demandé à son administration de renforcer son action.

Depuis, l'OFSP mène des procédures concernant des infractions présumées. Un cas particulièrement frappant concerne le géant pharmaceutique Sandoz. Comme l'a révélé une enquête de la SRF en 2023, l'entreprise a versé 67'000 francs à un cabinet médical pour financer des écrans et de la publicité destinée aux patients. Il s'agirait vraisemblablement d'une remise déguisée visant à augmenter les ventes de médicaments Sandoz. D'autres cabinets médicaux ont également reçu de tels fonds.

L'OFSP reconnaît avoir pris du retard, notamment en raison de la pandémie de Covid-19. L'Office affirme toutefois avoir depuis renforcé son action. Des plateformes permettant de signaler les infractions ont également été mises en place, tandis que les caisses d'assurance maladie effectuent elles aussi des contrôles, comme la loi les y oblige.

Les salaires des PDG de caisses maladie intouchables

Près d'un million en un an. L'an dernier, Philomena Colatrella, directrice générale de la CSS, a gagné 998'611 francs. Elle était la PDG la mieux payée de toutes les compagnies d'assurance maladie. Mais ses homologues ne sont pas à plaindre. Le PDG d'Helsana, Roman Sonderegger, et le patron de Sanitas, Andreas Schönenberger, ont aussi frôlé le million.

La situation attire désormais l'attention du Conseil fédéral. Comme il l'a annoncé mercredi, il soutient la motion du conseiller aux Etats socialiste Baptiste Hurni, qui vise à plafonner les rémunérations des PDG des caisses d'assurance maladie.

Le gouvernement fédéral lance ainsi la lutte, du moins en apparence, contre les excès salariaux au sein des caisses d'assurance maladie obligatoires. Seulement, cette mesure ne devrait guère modifier la masse salariale globale élevée des dirigeants du secteur de la santé.

Les activités annexes sont exclues

Il vaut en effet la peine de jeter un œil à la notice: la mesure ne concerne que les rémunérations liées aux activités relevant de l’assurance obligatoire des soins (AOS). Les assureurs maladie séparent déjà les salaires de leurs dirigeants entre l’AOS et les recettes issues d’autres activités, telles que les assurances complémentaires.

Même avec un plafonnement des rémunérations, cette deuxième partie continuera de contribuer de manière significative au montant élevé des rémunérations. «En fin de compte, cette modification législative ne vise pas à réduire ces montants de rémunération, explique l’initiateur Hurni au Blick. Il s’agit toutefois de montrer clairement qu’il ne faut pas utiliser trop d’argent provenant de l’assurance obligatoire.»

Impact limité sur les primes

Baptiste Hurni en est conscient: cela n’aura pratiquement aucun impact direct sur la charge des primes. Selon le Conseil fédéral, l'assuré moyen n’a dû débourser l’année dernière que 24 centimes par mois pour les rémunérations des PDG. «Il s’agit d’envoyer un signal, explique Baptiste Hurni à Blick. Nous voulons montrer que nous sommes en mesure de contrôler ce système.»

Le conseiller d'Etat socialiste affirme qu'un tel plafond serait facile à contrôler. Les assurances maladie sont déjà tenues de déclarer à la Confédération la part de leurs indemnisations correspondant à l'AOS. Autrement dit, les chiffres sont déjà disponibles.

Toutefois, des voix critiques s'élèvent pour dénoncer une charge administrative injustifiée. Selon la Commission de la santé du Conseil national, les indemnités maximales devraient être indexées sur l'inflation et tenir compte de la taille et de l'efficacité des assureurs. 

Les conseillers fédéraux comme référence

Le gouvernement fédéral préfère opter pour une solution plus simple. Il propose que le plafond salarial corresponde, par exemple, au salaire d’un conseiller fédéral. Cela permettrait ainsi de prendre en compte d’emblée la compensation du renchérissement.

Actuellement, cela représenterait 478'166 francs que le PDG pourrait percevoir au titre de l'AOS. Un coup d'œil sur les chiffres montre que l'an dernier, seule la rémunération du PDG de Sanitas, Andreas Schönenberger, a dépassé ce montant de 21'834 francs.

A l'avenir, il sera sans doute facile pour son entreprise de prélever cette somme sur le reste de son activité. La flambée des salaires ne prendra donc pas fin de sitôt. «Bien sûr, un plafonnement global des salaires serait encore bien mieux», déclare Baptiste Hurni. Cependant, cela impliquerait une intervention dans le secteur privée, ce qui semble difficilement réaliste.

L'OFSP au cœur d'un dérapage

Les personnes qui se voient prescrire un médicament par un médecin ont peut-être payé beaucoup trop cher. C'est la conclusion à laquelle parvient le Contrôle fédéral des finances (CDF).

Les médecins, les pharmacies ou les hôpitaux bénéficient de remises accordées par les fournisseurs. Dans une large mesure – et à quelques exceptions près –, ces rabais doivent être répercutés sur les caisses d'assurance maladie et les assurés. C'est ce que prévoit la loi depuis des années.

Or, cela n’a manifestement pas été le cas partout. Le CDF a examiné un montant total de 750 millions de francs. Seuls 12% de cette somme sont parvenus aux assurés. Le reste est versé aux prestataires de soins sous forme de rabais, d’escomptes ou de contributions à la formation continue. En partie à juste titre.

Mais pour la moitié de ce montant, soit 350 millions, le Contrôle fédéral des finances émet de sérieuses réserves. Ces versements pourraient être inappropriés, voire erronés. Et la note globale pourrait s'avérer bien plus salée, le CDF n’ayant pas pu vérifier l’intégralité des 9,9 milliards de francs en jeu. L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) se retrouve directement ciblé pour son manque de fermeté dans les contrôles.

«Baume-Schneider doit mettre la pression»

Ces révélations font également sensation dans le monde politique. Pour Thomas de Courten, conseiller national de l’UDC, une chose est claire: «La ministre de la Santé, Elisabeth Baume-Schneider, doit désormais sévir. Son Office fédéral de la santé publique doit se procurer les données et contrôler sans concession les médecins, les pharmaciens et les hôpitaux.»

Si cela n’est pas fait, Thomas de Courten exige des sanctions disciplinaires au sein de l’OFSP. «Si je ne fais pas correctement mon travail, je suis moi aussi renvoyé. Elisabeth Baume-Schneider doit désormais mettre la pression sur ses fonctionnaires.»

Il estime qu’il n’est pas réaliste d'espérer que les assurés récupèrent une partie des sommes payées en trop. «Un suivi au cas par cas est malheureusement impossible. Cela nécessiterait des procédures pénales, qui prendraient beaucoup de temps et pourraient finalement ne donner aucun résultat. L’important est de veiller davantage à l’avenir et de répercuter les remises, afin que les prix des médicaments baissent rapidement.»

«C’est inacceptable»

Pour la conseillère nationale socialiste Sarah Wyss aussi, après lecture du rapport du CDF, une chose est claire: «On ne peut pas continuer ainsi. L’Office fédéral de la santé publique n’a tout simplement pas rempli sa mission. C’est inacceptable et cela doit changer de toute urgence.»

Mais la responsabilité n’incombe pas uniquement à l’administration. «Lors du dernier débat budgétaire, le Parlement a réduit les moyens alloués à l’OFSP, et l’on envisage déjà à nouveau de supprimer du personnel dans cette administration, critique Sarah Wyss. De telles coupes ont bien sûr des conséquences, dans la mesure où les contrôles deviennent plus difficiles avec moins de personnel.» 

Sarah Wyss émet toutefois de vives critiques envers les pharmacies, les médecins et les hôpitaux. «Ils n’ont pas correctement appliqué ce système de rabais. Eux aussi doivent assumer leurs responsabilités!» La semaine prochaine, la commission compétente débattra du mécanisme de fixation des prix des médicaments. «Je poserai à cette occasion quelques questions critiques sur le système de rabais», annonce Sarah Wyss.

Selon l’issue de ces discussions, une intervention parlementaire serait également envisageable. Il faudrait toutefois commencer par mettre en œuvre les recommandations du CDF. «Je fais confiance à la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider et à l’OFSP pour avoir identifié le problème et agir désormais.»

«Les objectifs d’économies n’ont pas aidé»

Lorenz Hess, conseiller national du Centre, s’est dit surpris par l’ampleur des abus en matière de rabais. «Il est clair que les objectifs d’économies imposés à l’Office fédéral de la santé publique n’ont pas contribué à garantir le bon fonctionnement des contrôles. Mais, ce n’est pas une excuse. Les recommandations du Contrôle fédéral des finances doivent être mises en œuvre rapidement.»

Lorenz Hess préside lui-même le conseil d’administration de l’assureur maladie Visana. «Il nous est impossible de vérifier si les rabais ont été négociés et s’ils ont effectivement été répercutés.» Correctement appliqué, le système de rabais reste pourtant judicieux à ses yeux. «Cela permet en effet de réduire les coûts de santé.»

Il convient néanmoins de ne pas céder à la panique. «Les innombrables interventions au Parlement ne mènent à rien. Il faut analyser le rapport de manière rigoureuse, puis ajuster les paramètres appropriés. Cela peut se faire relativement rapidement, en l’espace d’un an.»

Lucien Fluri

Joschka Schaffner

Tobias Bruggmann

blick.ch

mercredi 12 août 2026

Une nouvelle carte interactive fait trembler les géants de l’essence

 

Cliquez sur la carte pour accéder au site Internet
Photo: Screenshot / machelo.ch


Imaginez un instant: Media Markt décide du jour au lendemain de ne plus afficher le prix de ses téléviseurs en ligne. Pour toute justification, l'enseigne se contente de déclarer: «Pas de problème, nos tarifs sont écrits en grand et en toute transparence dans nos magasins.» Absurde, n'est-ce pas?

C’est pourtant exactement ce que font les grands distributeurs de carburant en Suisse depuis des décennies. Tous se revendiquent partisans de la transparence, mais dans les faits, celle-ci ne dépasse jamais le panneau d'affichage de la station-service.

Et puis, il y a les prix. Ils montent en flèche dès que des tensions politiques éclatent dans le monde. Mais une fois la crise passée, la baisse se fait attendre bien trop longtemps. Une situation qui a le don les automobilistes suisses.

Un homme incarne particulièrement cette ras-le-bol: Michael Knobel. A 43 ans, cet indépendant s'est donné une mission: offrir une alternative aux géants du secteur grâce à des prix cassés. Il ouvre station après station et provoque, à chaque fois, des chutes de prix spectaculaires chez les «grands» situés dans la même zone.

Le fait que le surveillant des prix et les responsables politiques interviennent régulièrement sur cette question est également révélateur.

Une carte du carburant pour tous les besoins

Mario Peter, originaire de Bâle, vient lui aussi apporter sa pierre à l'édifice. Il a créé une carte interactive des prix de l’essence qui permet de voir d’un seul coup d’œil combien coûte le litre de carburant dans chaque station-service. Cette carte s’appelle machelo.ch.

Certes, une carte existe déjà chez le TCS, mais la version de Mario Peter va bien plus loin. Sur sa carte, on peut voir, sans avoir à se connecter, dans quelles régions l’essence est actuellement «extrêmement chère» ou «extrêmement bon marché». On y observe les guerres de prix et on peut comprendre pourquoi une «grande station-service» devient soudainement 15 centimes moins chère que son propre prix moyen. La plupart du temps, un petit concurrent situé à proximité est en cause – ces derniers temps, il s’agissait souvent de Michael Knobel.

De plus, sur machelo.ch, l'utilisateur peut tout personnaliser selon ses besoins: type de carburant, station-service, canton… Tout peut être réglé, filtré et ciblé. Des alertes et des notifications sont disponibles. Un détail qui a son importance: on peut signaler soi-même les prix du carburant en quelques secondes.

Au cours de ses recherches, Mario Peter s’est rendu compte à quel point les prix de l’essence en Suisse manquaient de transparence. «Naïvement, j’ai un jour interrogé les grands acteurs du secteur.» Il souhaitait consulter leurs prix.

«Aussi judicieuse soit-elle du point de vue des consommateurs…»

Un seul de ces grossistes a répondu. Dans l’e-mail dont dispose Blick, celui-ci indique qu’une transparence totale et actualisée quotidiennement des prix aurait «inévitablement un effet de signal» sur l’ensemble du marché.

Et de poursuivre: «La Commission de la concurrence (Comco) a souligné qu’une telle transparence des prix – aussi judicieuse soit-elle du point de vue des consommateurs – augmente considérablement le risque d’un alignement indésirable des prix entre concurrents.» Ce n’est pas ce que souhaite la Comco.

Problème: cette justification n'est pas tout à fait exacte.

Ce qu’en dit la Comco

En principe, la transparence des prix est la bienvenue, déclare Andrea Graber Cardinaux, porte-parole de la Comco: «En même temps, il existe un risque que les exploitants de stations-service puissent plus facilement surveiller les prix publiés par leurs concurrents.» Le risque d’ententes sur les prix augmente alors.

Mario Peter ne l'entend pas de cette oreille: «Quelqu’un m’a raconté qu’à une station-service, ils font le tour du quartier tous les matins pour voir quels sont les prix pratiqués.»

La Comco estime qu’une transparence partielle pourrait être la solution. Par exemple, ce ne sont pas tous les prix d’une région qui devraient être rendus publics, mais uniquement les plus bas.

Partout en Suisse, les prix sont transparents

La transparence totale des prix est la norme en dehors de la Suisse. En Allemagne, il existe depuis 2013 un «organisme de transparence du marché des carburants» qui oblige légalement les stations-service à signaler immédiatement toute modification de prix. Une disposition similaire est en vigueur en France depuis 2007 et en Autriche depuis 2011.

Pour Mario Peter, le constat est amer: «Les grands distributeurs de carburant savent exactement quels sont les prix pratiqués où – mais pas les clients. Est-ce juste?» Non, répond le Bâlois, qui ajoute: «Les barons du pétrole se moquent de nous – et je ne peux plus l’accepter!» Sauf que les géants du secteur ne se contentent pas de l'ignorer: ils cherchent carrément à saborder son action.

Pour Volenergy, la transparence des prix est un sujet «délicat»

Avec 700 sites, Volenergy est le plus grand exploitant de stations-service de Suisse. Il regroupe notamment les marques BP et Ruedi Rüssel. Une participation dans machelo.ch serait «délicate pour Volenergy pour des raisons de droit de la concurrence et de protection des données», écrit Matthias Hübscher, directeur des stations-service, en réponse à notre demande.

Il émet des doutes quant à la transparence: «Il manque les remises sur les cartes carburant ainsi que les diverses promotions et avantages.» Il faudrait s’assurer qu’une telle application n’incite pas les clients à parcourir des kilomètres supplémentaires. «Cela n’a de sens ni sur le plan écologique, ni sur le plan économique.»

Même son de cloche chez Coop Pronto, Avia ou Shell, où l'enthousiasme pour la transparence est tout aussi limité. De leur côté, Agrola et Migrol se montrent un peu plus ouverts, sans pour autant prendre d'engagements concrets.

Le casseur de prix soutient la démarche

A l'inverse, Michael Knobel répond présent: «Etzelpark Benzin soutient pleinement la transparence des prix et s'engage à publier la totalité de ses tarifs de manière numérique.» L'enseigne «Ecostop» a elle aussi déjà sauté le pas.

Mario Peter ne croit pas que les grands distributeurs participeront de leur plein gré. «Mais j’ai un espoir secret» L’espoir d’un changement de législation.

Sandro Zulian

blick.ch

samedi 8 août 2026

Un individu en fuite après un brigandage à Farvagny

 

Appel à témoins


Un individu en fuite après un brigandage à Farvagny 
© Police cantonale Fribourg - Kantonspolizei Freiburg


Le 07.08.2026, un individu est entré dans une banque a Farvagny et a menacé le personnel avec une arme à feu. Il a pris la fuite dans une direction inconnue, emportant plusieurs milliers de francs. La Police cantonale Fribourg lance un appel à témoins.

Vendredi 7 août 2026, peu avant 14h00, un homme armé est entré dans une banque à Farvagny. Après avoir menacé une employée avec son arme, il s’est emparé d’un butin de plusieurs milliers de francs. Il a ensuite pris la fuite dans une direction inconnue. Personne n’a été blessé lors de ce brigandage.

Un dispositif a été mis en place afin de retrouver l’individu. Une enquête est en cours.

Appel à témoins

Signalement : 1 homme, 50-60 ans, environ 180cm, grisonnant, corpulence athlétique, portait une cagoule noire, des lunettes noires, un pantalon de travail foncé, des chaussures en cuir de couleur brune avec semelle blanche, un casque de chantier jaune, une veste de travail orange, des gants blancs, armé d'un pistolet, portait un sac en bandoulière de couleur noire.

Toute personne pouvant fournir des renseignements est priée de contacter la Police cantonale Fribourg au 026 347 01 17 ou le poste de police le plus proche.

En cas d’urgence, appelez le 117 !

fr.ch

vendredi 7 août 2026

Trottinettes électriques: les règles en Suisse

 


INTERDITES SUR LES TROTTOIRS ET LES CENTRES COMMERCIAUX

Les trottinettes électriques sont assimilées aux vélos électriques lents. Elles peuvent rouler sur les routes et les pistes cyclables, mais pas sur les trottoirs. Les personnes qui circulent sur le trottoir s'exposent à une amende de 40 francs.

La circulation en trottinette électrique est strictement interdite à l'intérieur des centres commerciaux. Les galeries marchandes sont des espaces privés ouverts au public régis par un règlement interne, et la direction de chaque établissement interdit d'y rouler pour des raisons évidentes de sécurité des piétons et de responsabilité

Une fois le trajet terminé, les trottinettes électriques peuvent être parquées sur le trottoir à condition qu'il reste un passage d’au moins 1,5 m pour les piétons. Il est interdit de garer sa trottinette électrique au milieu du trottoir.

ÂGE MINIMUM

Comme pour les vélos électriques lents, l’âge minimum pour conduire une trottinette électrique est de 14 ans. Les jeunes entre 14 et 16 ans doivent être titulaires d'un permis de catégorie M. Les mineurs de moins de 16 ans qui ne disposent pas de ce permis s'exposent à des poursuites pénales avec une amende.

UNE SEULE PERSONNE

Il est également interdit de rouler à deux sur une trottinette électrique. Le non-respect de cette règle est passible d’une amende de 20 francs.

INTERDICTION DE LÂCHER

Le conducteur ne doit pas lâcher complètement le guidon. La conduite sans les mains est strictement interdite et est passible d’une amende de 20 francs.

Par ailleurs, les infractions au code de la route telles que le non-respect d’un feu rouge entraînent une amende de 60 francs, tandis que le non-respect de la priorité aux passages piétons est sanctionné par une amende de 40 francs. De plus, les feux – blancs à l’avant et rouges à l’arrière – doivent être allumés même de jour.

ROULER SANS CASQUE EST DANGEREUX

Seules 30 des 730 personnes recensées qui se sont blessées l’année dernière en conduisant une trottinette électrique portaient un casque. Or, le risque d'un grave traumatisme crânien est 3,45 fois plus élevé qu'à moto et 1,74 plus élevé qu'à vélo. Les experts réclament donc le port obligatoire du casque et des limitations de vitesse plus strictes.

Le risque de blessure semble particulièrement élevé pour les femmes: selon une étude publiée jeudi dans la revue spécialisée Scientific Reports, elles sont 2,1 fois plus souvent victimes d'accidents graves que les hommes.

Le risque de collision est en outre supérieur de 36% pour les femmes que pour les hommes, ce qui, selon les auteurs, pourrait s’expliquer par le fait que la plupart des trottinettes électriques sont conçues pour les corps masculins.



ATS

Les bons comportements à adopter face aux chiens de protection des troupeaux



Si vous aimez les randonnées, alors vous avez déjà probablement croisé des chiens de protection des troupeaux dans les Alpes suisses. Leur mission est de protéger les troupeaux de moutons et de chèvres contre les loups. Mais cela donne souvent lieu à des incidents impliquant des randonneurs ou des cyclistes. Comme lundi 27 juillet, lorsque deux randonneurs ont été attaqués dans le Val Sumvitg (GR). 

Linus Fry, avait aussi raconté à Blick l'attaque qu'il avait subie. Des chiens s'en étaient pris à son labrador Mia lors d'une randonnée. Il s'était défendu à coups de pierres et de coups de pied pour éviter le pire. Selon lui, «ce n'est pas le loup qui représente une menace, mais les chiens de troupeaux». 

Blick s'est alors renseigné auprès du service national spécialisé dans la protection des troupeaux Agridea. Son responsable, Felix Hahn, précise que le dressage de ces canidés est spécial: «Les chiens de troupeaux ne sont pas dressés de façon classique, comme ceux d’avalanche ou d'aide aux aveugles.»

L'expert explique à quel point leur socialisation est déterminante. Dès leur plus jeune âge, les chiens des troupeaux grandissent auprès des animaux d’élevage et développent un lien étroit avec eux. Ils doivent aussi apprendre à interagir avec les humains et les autres chiens. «Ce n’est qu’après avoir passé un examen national qu’ils sont considérés comme des chiens de protection des troupeaux reconnus», précise Felix Hahn. 

Les éléments qui provoquent les chiens

Leur mission principale est claire: protéger de façon autonome les moutons et les chèvres contre les loups et autres intrus, surtout dans les alpages, où les clôtures ne constituent souvent pas de solution viable. Mais c’est précisément cette autonomie qui crée parfois des problèmes avec les randonneurs. «Pour le chien, toute personne qui s'approche du troupeau est, par défaut, considérée comme une menace», explique Felix Hahn.

Le chien de berger cherche d'abord à maintenir à distance les personnes et les animaux qu'il ne reconnaît pas. Son comportement relève avant tout d'un contrôle de la situation et, si nécessaire, d'une réaction défensive, plutôt que d'une attaque. «Les chiens de protection des troupeaux ne sont pas élevés pour être agressifs, mais ils doivent pouvoir développer un lien social fort avec leur troupeau», souligne l’expert.

C'est pourquoi les rencontres avec des cyclistes ou traileurs restent délicates. Certains comportements ou équipements peuvent accroître le risque de conflit. Les chiens de protection réagissent notamment davantage à la vitesse, ainsi qu'aux casques et aux lunettes de soleil réfléchissantes. La présence de bâtons de randonnée ou d'un chien accompagnant les marcheurs peut également les rendre plus méfiants. Enfin, les rencontres soudaines, par exemple derrière une butte ou en cas de brouillard, sont souvent critiques, souligne l'expert.

Rester calme, ne pas courir, ne pas crier

Pour éviter tout problème, la clé est de garder son calme. Il est en effet recommandé de ne pas courir, ne pas crier et ne pas faire de mouvements brusques. Si vous tombez sur un chien de berger, il faut lui laisser le temps d’évaluer la situation. «Si le chien indique clairement qu’il bloque le passage vers le troupeau, il est recommandé de battre en retraite ou de contourner le troupeau», explique Felix Hahn. De plus, toute personne accompagnée de son propre chien devrait, dans la mesure du possible, éviter les pâturages où se trouvent les chiens de protection des troupeaux.

En Suisse, les chiens de troupeaux appartiennent principalement à deux races: le berger des Abruzzes et le chien de montagne des Pyrénées. Depuis le début de l'année 2025, d'autres races font toutefois leur apparition, comme le Kangal, le Transmontano ou encore le berger de la Sila.

On ignore le nombre exact d’incidents impliquant des chiens de protection des troupeaux à l’échelle nationale. «Une chose est néanmoins certaine: plus le recours aux chiens de berger augmente, plus le risque de conflits potentiels s'accroît», souligne Felix Hahn.

 Patrik Berger

blick.ch

jeudi 6 août 2026

Début de retour à la normale à la jonction de Matran

 

Dans la nuit du 10 au 11 août, le nouveau passage supérieur au-dessus de l'A12 à la jonction de Matran sera mis en service. Le pont en métal sur lequel passe le trafic actuellement sera fermé et démonté dans les semaines qui suivent.

"Le tracé entre les giratoires du Bois et du Publo retrouvera ainsi sa configuration, telle qu’elle existait avant le début des travaux", précise Alexandra Popescu, responsable information et communication pour l'Office fédéral des routes (OFROU). Pour prendre l'autoroute en direction de Berne et Fribourg, il faudra toutefois encore effectuer un demi-tour au rond-point en contrebas de l'entrée.

Nouvelle bretelle

La future bretelle d'accès passe par l'emplacement actuel de la déviation du trafic via le pont provisoire. Le début des travaux est donc prévu après la démolition de cette structure temporaire. Selon le calendrier, la nouvelle rampe doit être achevée d'ici avril 2027, voire un peu plus tôt, selon les conditions météorologiques de l'automne.

Ces travaux prendront place en grande partie en dehors des voies de circulation, ce qui garantit un "impact limité sur la circulation", écrit encore la porte-parole de l'OFROU. Certaines limitations de vitesse sont à prévoir, pour assurer la sécurité des équipes de travail et des usagers.

Par ailleurs, l'OFROU constate encore des excès de vitesse et des franchissements de lignes de sécurité. "Des contrôles sont régulièrement organisés", avertit la responsable.

Des excès et dépassements dangereux

À l'heure actuelle, la circulation dans la zone de travaux se déroule "conformément aux prévisions." L'Office assure de limiter autant que possible les ralentissements ponctuels, en réalisant les opérations les plus délicates durant les périodes où la circulation est plus faible. "Quelques congestions ponctuelles ont été inévitables, mais elles sont restées limitées et la planification a été respectée", conclut Alexandra Popescu.

Simon Gumy

Frapp.ch