Chu de che / Je suis d'ici / Sono di qui / Ich bin von hier ! Les statistiques de pannes automobile pour l'année 2026 sont arrivées ; https://fiabiliteautomobile.blogspot.com/ Notre liberté ne nous a pas été donnée, mais combattue et priée par nos ancêtres plus d'une fois! Aujourd'hui, comme autrefois, notre existence en tant que peuple libre dépend du fait que nous nous battions pour cela chaque jour. Restez inébranlable et soyez un gardien de la patrie pour que nous puissions remettre une Suisse libre telle que nous la connaissions à la génération suivante. Nous n'avons qu'une seule patrie!

dimanche 21 juin 2026

5000 personnes ont commémoré La bataille de Morat

 

Quelque 5000 personnes ont participé samedi à Morat 
aux célébrations du 550e anniversaire de la bataille de 1476
ATS


Morat a fêté samedi solennellement le 550e anniversaire de sa bataille survenue le 22 juin 1476. L'occasion pour la cité médiévale fribourgeoise de célébrer, en présence du conseiller fédéral Martin Pfister, un événement marquant de l’histoire suisse et européenne.

Quelque 5000 personnes ont participé samedi aux différentes manifestations officielles organisées à Morat à l'occasion du 550e anniversaire de la bataille de 1476. Parmi les temps forts de la journée figurait notamment le «White Brunch & Party», qui affichait complet.

Malgré les fortes chaleurs, le programme s'est déroulé sans difficulté majeure. «Nous avions prévu suffisamment de pauses pour permettre aux visiteurs de s'hydrater», a confié à Keystone-ATS Markus Ith, responsable du projet des festivités et ancien président du Grand Conseil fribourgeois, lui-même Moratois.

L'ambiance a été jugée très positive par les organisateurs. Les visiteurs venus d'autres cantons ont particulièrement apprécié l'invitation, la cérémonie et l'organisation générale. Les discours ont également été salués. «Nous étions là pour commémorer un événement historique, mais surtout pour célébrer la paix plutôt que la guerre», a relevé Markus Ith, estimant que les interventions étaient «dans l'air du temps».

Recueillement puis cortège commémoratif

Le programme a commencé le matin par un recueillement à la Pantschau, grande prairie au bord du lac de Morat, avec un dépôt de gerbes, un geste qui a lieu en principe tous les 10 ans seulement. Après ce «bref moment», les participants ont formé un «cortège commémoratif» qui a parcouru 2 kilomètres.

Ce dernier a emprunté la Ryf et la rue de Lausanne jusqu’au château, avant de traverser la vieille ville pour rallier l’église allemande, où la cérémonie officielle et les allocutions ont eu lieu. Trois discours y ont été prononcés, un pour chaque échelon de pouvoir, avec en premier lieu celui du ministre de la défense Martin Pfister.

Salve d'honneur

Les grenadiers de Fribourg
Keystone


Ensuite, c'est le président du Conseil d'Etat fribourgeois Philippe Demierre qui s'est exprimé, la syndique de Morat Petra Schlüchter clôturant le moment. Le président du Conseil national Pierre-André Page, Fribourgeois par ailleurs, figurait parmi les convives. Des représentants de plusieurs cantons comptaient aussi dans les invités.

Les cantons de Fribourg, de Vaud et de Berne ont occupé évidemment une place de choix, en lien avec leur rôle historique, sachant qu'en 1476 s'est aussi déroulée la bataille de Grandson (VD). Les invités se sont ensuite rendus au «Kanonenmätteli», devant la porte de Berne, pour assister à la salve d’honneur.

Le public a pu y admirer le contingent des Grenadiers fribourgeois et les Milices vaudoises. Le programme s’est achevé par un repas «convivial» servi sous la tente de fête, derrière l’école primaire de la Längmatt. Samedi toujours, de 10h00 à 2h00, Morat Tourisme a organisé un événement où il faut se présenter tout de blanc vêtu.

Soirée blanche

Le «White Brunch & Party» a réuni plus de 600 personnes vêtues de blanc. Les festivités avaient débuté dès vendredi soir avec la fête des fontaines.

Au-delà, le programme officiel des festivités propose encore un camp médiéval, avec un marché et diverses animations qui prendront place aux abords de la vieille ville. Dimanche et lundi, il offre respectivement le traditionnel tir historique et la fête des écoles, comme chaque année également.

La fête a été concoctée par l'association Grandson-Murten 2026, fruit de la collaboration des communes de Grandson et de Morat. Il est prévu au total 42 projets jusqu'en octobre, sachant que le 2 mars a déjà été commémoré les 550 ans de la bataille de Grandson, en présence du conseiller fédéral Ignazio Cassis.

Guerres de Bourgogne

La cérémonie a coïncidé avec la réouverture du château, après 15 ans de rénovation. Pour mémoire, ce sont les 2 mars et 22 juin 1476 qu'ont eu lieu les batailles de Grandson et Morat. La Suisse a été le théâtre de deux grands événements des guerres de Bourgogne, opposant l’ancienne Confédération et le duché de Bourgogne.

Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, possède alors un empire «patchwork» qui s’étend de la mer du Nord jusqu’à la Méditerranée, coincé entre la France de Louis XI et l’Empereur du Saint-Empire Frédéric III. Son but est de consolider son territoire, en usant de la diplomatie, mais aussi en faisant la guerre.

Mais le canton de Berne et les Confédérés se mettent en travers de sa route dans ce qui est aujourd’hui la Suisse romande. En mars 1476, Charles le Téméraire subit à Grandson, sur les rives du lac de Neuchâtel, sa première défaite face aux Confédérés. Pris d’un ardent désir de vengeance, il compte bien faire plier les Suisses.

Pour cela, il rassemble ses troupes à Lausanne et se dirige vers Berne, en passant par la plaine de la Broye, pour subir une défaite à Morat. Ces victoires suisses marquent le déclin du duché de Bourgogne et redistribuent les cartes sur l’échiquier européen. Ainsi, selon la formule consacrée, «le duc perdit son bien à Grandson, son courage à Morat et sa vie à Nancy».

ATS

vendredi 19 juin 2026

Rencontre avec Guy Savoy, le célèbre cuisiner franco-suisse, d’origine fribourgeoise


«Fribourg est l’un des cantons qui ont le plus préservé 

leurs traditions culinaires»

Avec ses origines fribourgeoises, le chef Guy Savoy 
est même ambassadeur de la Confrérie de la poire à botzi




e la Monnaie de Paris à l’Institut de France, tous deux sis quai de Conti, face au Louvre et à la Seine, il n’y a qu’un pas franchi allègrement par Guy Savoy. L’illustre chef cuisinier a récemment fait son entrée officielle à l’Académie des beaux-arts, l’une des cinq académies que réunit l’institut. Le temps d’une installation solennelle, le chef troqua donc son tablier blanc contre l’habit vert et devint ainsi un «immortel», comme le veut la tradition.

Les lieux ont une destinée, comme les personnes. Le 19 mai 2015, Guy Savoy ouvrait son restaurant gastronomique, qui porte son nom, à l’Hôtel de la Monnaie. Savait-il alors que 16 ans plus tard, jour pour jour, il serait accueilli à l’Institut de France? La proximité des deux édifices présageait un avenir brillant pour le chef, devenu réalité par la grâce d’une détermination et d’un optimisme indéfectibles, auxquels il faut ajouter la bienveillance et la sobriété qui caractérisent l’homme et l’artiste. En bon Helvète, Guy Savoy, 72 ans, n’a guère le culte de sa personne. Et en bon Français, guère le goût de la neutralité.

« Tenez, la bénichon, un repas pantagruélique! 
Rabelais aurait été séduit »
Guy Savoy

«Je suis en constante ébullition», lâche celui qui cultive de multiples ferveurs, pour les paysages imposants – pour la gastronomie, on le sait bien – mais aussi pour l’art contemporain, ce qu’on sait moins. Un grand restaurant et un petit musée! Voici ce qu’est l’établissement de Guy Savoy à la Monnaie.

Une âme d’artiste

Installé dans l’aile ouest de cet hôtel du XVIIIe siècle, le restaurant, qui compte plusieurs salons en enfilade, jouit d’une vue exceptionnelle: un Paris royal. Par l’une des fenêtres, on voit la coupole de l’institut. Guy Savoy nous reçoit vers le coup de midi, heure supposée stressante pour le maître des lieux, qui néanmoins garde un calme impérial. On craint de déranger.

«Ne vous inquiétez pas», lance le chef qui joue les guides. On admire les tableaux qui ornent les murs. Voici L’homme à la cigarette, deux toiles d’une même figure, signées Pierre et Gilles, un duo d’artistes français. Une dérogation à la règle puisqu’il est interdit de fumer dans les restaurants. «Oui, mais j’aime les facéties», s’amuse Guy Savoy, en précisant: «Ces deux tableaux m’ont été prêtés par François Pinault.» Dans la même salle, un autre homme, L’Homme cellulaire, une sculpture métallique conçue quant à elle par Fabrice Hyber.

Plus loin, Le Taureau, dessin de l’artiste franco-algérien Adel Abdessemed. «Je le lui ai acheté, alors il m’a offert deux autres dessins, deux Coqs.» Et cerise sur le gâteau, la carte du restaurant, elle aussi une œuvre d’art, avec au menu la soupe aux artichauts émaillée de truffe noire, LA signature de Guy Savoy, ainsi que le homard «cruit». Un mot de son cru! «Avec ce néologisme par moi-même établi, je prépare mon entrée… à l’Académie française», dit-il non sans humour.

Un intérêt passionné pour les lettres le porte à écrire, en collaboration avec Anne Martinetti, Guy Savoy cuisine les écrivains, un ouvrage en quatre tomes qui réunit recettes et textes littéraires. Mais c’est surtout sa foi en l’art qui a contribué à son élection quai de Conti. «La graine a été semée quand j’ai réussi à faire inscrire «le repas gastronomique des Français» au patrimoine immatériel de l’Unesco.»

Les étés à Fribourg

Il est le premier chef au monde à rejoindre l’Académie des beaux-arts. «Lorsque j’ai reçu un coup de fil m’annonçant mon élection, durant les deux jours qui ont suivi j’ai vu passer ma vie, surtout mon adolescence d’où est partie ma flamme pour la cuisine», raconte-t-il. Originaire du canton de Fribourg (plus précisément d’Attalens), le grand-père, maçon de métier, quitte la Suisse en 1939. Quand il arrive en France, le futur père de Guy a 17 ans. Plus tard, il sera engagé comme jardinier au parc de Bourgoin-Jallieu (Isère) où vit la famille. La mère y tient une buvette, devenue avec le temps un vrai restaurant.

«C’est elle qui m’a donné le goût de la gourmandise. A la maison, je l’aidais à la cuisine pour la soulager. A l’époque, il n’y avait pas McDonald’s. On allait donc manger chez les copains, et c’est là que je me suis rendu compte que les plats de ma mère étaient les meilleurs.»

« C’est ma mère qui m’a donné le goût de la gourmandise »
Guy Savoy

A Fribourg, Guy Savoy enfant revenait tous les étés. Aujourd’hui, la maison familiale se trouve à Villars-sur-Ollon (Vaud), 1700 mètres d’altitude. Non loin de là, sa cabane à lui, dans une réserve naturelle, 60 m2 sans électricité. «Un lieu de retraite magnifique, mais un regret: ne pas pouvoir y planter un poirier, c’est trop haut pour un arbre fruitier.» Mais pourquoi un poirier? «Je suis ambassadeur de la Confrérie de la poire à botzi, pardi! Fribourg a su garder un équilibre parfait entre ruralité et urbanité. C’est l’un des cantons qui ont le plus préservé leurs traditions, surtout culinaires. Tenez, la bénichon, un repas pantagruélique! Rabelais aurait été séduit.»

Pour la neuvième année consécutive, le restaurant gastronomique de la Monnaie a été désigné par La Liste meilleur restaurant au monde. Trois critères à la base de cette distinction: «l’édifice, la situation et la singularité», analyse Guy Savoy qui malgré sa renommée, élargie par son autre restaurant au Caesars Palace de Las Vegas, se considère humblement comme un «aubergiste moderne».

Ghania Adamo

jeudi 18 juin 2026

Groupe E teste un système d’alerte sonore à Fribourg

 


Groupe E teste un système d'alerte sonore et lumineux au barrage de la Maigrauge, à Fribourg, pour avertir les usagers de la Sarine en cas de déversement. L'essai, prévu jeudi prochain, comprend des déclenchements qui auront lieu entre 8 et 12h00 et dureront entre 1 et 10 minutes.

Le comportement des usagers sera observé durant les tests pour évaluer l’efficacité du dispositif et l’ajuster le cas échéant, a indiqué jeudi l’énergéticien basé à Granges-Paccot (FR). Placé sur le couronnement du barrage, le dispositif diffuse un message préenregistré en trois langues (français, allemand et anglais).

Ce dernier invite les personnes présentes dans le lit ou sur les berges de la Sarine, en aval du barrage et jusqu’à la centrale de l’Oelberg, à quitter immédiatement le cours d’eau, précise le groupe fribourgo-neuchâtelois dans un communiqué. Le dispositif sera utilisé uniquement en cas de déversement fortuit au barrage.

Dans de tels cas, le débit peut passer de 4 à 100 mètres cubes par seconde en quelques minutes, créant une montée soudaine des eaux. La mise en service du système d’alerte complète les mesures déjà en place pour renforcer la sécurité en rivière, notamment les hydroguides et les panneaux d’avertissement aux abords de la Sarine.

ATS

mardi 16 juin 2026

Vous voulez être heureux? Ecoutez le chant des oiseaux !

 

Le chant des oiseaux permet de faire chuter le taux de l'hormone du stress
Photo: Shutterstock


Se promener en écoutant le chant des oiseaux est bénéfique pour la santé mentale. Des études montrent en effet que l'observation des oiseaux favorise la détente et procure un sentiment de bien-être.

Différentes études scientifiques ont prouvé l'impact positif des oiseaux sur la santé mentale, souligne mardi la Station ornithologique suisse de Sempach (LU) dans un communiqué. Cela démontre l'importance de promouvoir l'avifaune dans les espaces urbains et périurbains.

Faire chuter le taux de cortisol

Une étude publiée en mai par l'Université de Tübingen, en Allemagne, a montré qu'écouter les oiseaux chanter durant une promenade de 30 minutes dans un parc urbain permet de faire chuter le taux de cortisol l'hormone du stress de près de 40%. La tension artérielle baisse également et les émotions positives augmentent de plus de 20%, selon cette étude.

Les universités de Senckenberg et de Kiel (Allemagne) ont également étudié le lien entre bien-être et observation des oiseaux. Sur la base d'un échantillon de plus de 26'000 adultes issus de 26 pays européens, elles ont démontré que les personnes dont l'environnement abrite une grande diversité d'oiseaux sont significativement plus satisfaites de leur vie.

Selon leurs travaux, le bonheur provoqué par cette diversité serait comparable, en intensité, à celui procuré par une augmentation de salaire.

ATS

Polémique sur l'expérimentation animale à l'EPFL

 

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La conseillère nationale verte Léonore Porchet ne mâche pas ses mots. «C’est l’expérience animale la plus cruelle et la plus brutale qui soit», dénonce-t-elle. Dans une motion, l’élue vaudoise demande l’interdiction du «Forced Swim Test», ou test de nage forcée. Comme son nom l’indique, cette expérience consiste à contraindre des rongeurs à nager. Controversée, elle est utilisée dans le développement de médicaments contre la dépression et se pratique encore en Suisse, notamment à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) ainsi qu’aux universités de Lausanne et de Zurich.

Cette méthode suscite de vives critiques. Une association d’étudiants de l’EPFL a demandé l’organisation d’un débat public sur le «Forced Swim Test». Mais l’événement a déjà été reporté à deux reprises. «L’EPF Lausanne tente manifestement d’esquiver le débat. C’est une attitude absolument antidémocratique», dénonce Léonore Porchet.

L’école rejette cette accusation. Selon elle, la table ronde a été reportée parce que l’association étudiante n’avait pas rempli les conditions nécessaires à un débat équilibré. «La discussion aura désormais lieu en septembre, pour autant que les conditions-cadres convenues soient respectées», indique un porte-parole à Blick. Le débat portera plus largement sur l’expérimentation animale.

Pas de modèle pour la dépression humaine

Deux projets de recherche sont actuellement en cours à l’EPFL et pourraient recourir au test de nage forcée. Lors de cette expérience, des souris ou des rats sont placés dans un cylindre rempli d’eau profonde, dont ils ne peuvent pas s’échapper. Au début, les animaux luttent pour ne pas se noyer. Puis ils finissent par s’immobiliser et flottent à la surface de l’eau. Les souris sont sorties de l’eau après six minutes au maximum, les rats après vingt minutes. A l’EPFL, ce test sert à étudier le lien entre l’activité cérébrale et les comportements liés à la motivation.

Dans d’autres études, il est souvent utilisé pour évaluer l’efficacité d’antidépresseurs. Les animaux traités sont censés nager plus longtemps et rester moins longtemps immobiles dans l’eau que les animaux non traités.

L’EPFL rappelle que toute expérience animale doit être approuvée par une commission cantonale indépendante. Un chercheur qui utilise ce test et qui souhaite rester anonyme insiste aussi sur le fait que la souffrance des animaux est réduite au minimum. Selon lui, l’eau est chauffée et les animaux en difficulté sont immédiatement retirés du cylindre.

Le stress provoqué serait comparable à celui qu’éprouve un rat sauvage lors d’une froide journée d’hiver, affirme-t-il. «Une interdiction générale ne rendrait donc pas justice à la réalité de la recherche», estime le chercheur. Il reconnaît toutefois auprès de Blick que ce test ne reproduit pas la dépression humaine. «Dire qu’une souris qui nage est dépressive serait une interprétation trop simpliste.» Dans sa réponse à la motion, le Conseil fédéral confirme également que ce test ne constitue pas un modèle de la dépression humaine.

«On gaspille les fonds publics»

La Ligue suisse contre les expériences sur les animaux milite depuis des années pour son interdiction. «Au cours des 50 années qui ont suivi son invention, ce test n’a jamais conduit au développement de nouveaux médicaments ou de nouvelles thérapies», affirme sa porte-parole, Athénais Python. «Au contraire, on gaspille des fonds publics alors que les personnes souffrant de dépression espèrent de meilleurs médicaments. Il est d’autant plus cruel de faire souffrir des animaux pour un tel test.» En Suisse et dans l’Union européenne, le test de nage forcée est classé dans la catégorie de contrainte 3, soit le niveau le plus élevé.

Pour Athénais Python, deux raisons expliquent pourquoi cette méthode continue d’être utilisée en Suisse. «De nombreux chercheurs plus âgés réalisent ce test depuis des décennies. Ils ne l’ont jamais remis en question et le transmettent désormais à la génération suivante.» Dans le même temps, la recherche animale bénéficie de fonds publics importants, alors que les méthodes de substitution restent, selon elle, très peu soutenues. «Nous parlons ici de 100 à 200 millions de francs pour l’expérimentation animale, contre seulement quelques centaines de milliers de francs pour les méthodes de substitution.»

De nombreuses entreprises pharmaceutiques, dont Sanofi, Bayer, Roche et Pfizer, ainsi que plusieurs universités dans le monde, ont annoncé qu’elles renonçaient à ce test. L’organisation de protection des animaux demande désormais aux universités suisses de prendre clairement position.

Riccarda Campell

blick.ch

lundi 15 juin 2026

Citoyens informés sur la future couverture de Chamblioux

 


L'ambitieux projet de future "couverture de Chamblioux" de l'autoroute A12, dans le contournement de Fribourg, franchit une nouvelle étape. La population des quatre communes concernées se voit proposer des séances d'information à compter de ce lundi.

L’Office fédéral des routes (Ofrou) et le canton de Fribourg planifient conjointement la couverture de l’autoroute sur un tronçon de 1255 mètres, dans le secteur Chamblioux-Bertigny. Le projet est jugé «indispensable» pour revaloriser un secteur stratégique de l’agglomération et améliorer durablement la qualité de vie.

La couverture permettra notamment de réduire «significativement» les nuisances sonores et de créer des connexions entre les quartiers, grâce à des espaces ouverts et des aménagements urbains de qualité, a rappelé l’Ofrou dans un communiqué publié pour l’occasion. Le futur hôpital cantonal doit par ailleurs être érigé à proximité.

Mise à l’enquête

Pour mémoire, le projet a été approuvé par le Conseil fédéral en 2025. Depuis, les études ont été poursuivies par l’Ofrou et ont atteint un stade permettant la mise à l’enquête publique prévue au cours du deuxième semestre de cette année. D’où la mise sur pied d’une séance d’information dans chacune des communes concernées.

Ces quatre séances ont démarré ce lundi soir à destination des citoyens de Givisiez déjà. Ensuite, ce sera au tour de ceux de Granges-Paccot mercredi, de Fribourg le 29 juin et de Villars-sur-Glâne le 1er juillet. Elles aborderont les enjeux liés à la couverture autoroutière entre les deux sorties de Fribourg.

En service en 2033

Le projet répond aux objectifs fixés par les politiques d’aménagement du territoire fédéral et cantonal, ainsi qu’à l’ordonnance sur la protection contre le bruit. Les travaux pourraient débuter en 2031, pour une mise en service intégrale en 2033. Le coût est évalué, en l’état, à 195 millions de francs.

L’Ofrou doit y participer à hauteur de 82,5 millions de francs, ce qui correspond à 42% de l’enveloppe totale. Le reste est assumé par le canton de Fribourg et les communes partenaires. Le canton de Fribourg était représenté au point presse par le conseiller d’Etat Jean-François Steiert, chargé des infrastructures et de la mobilité.

ATS

Fribourg détaille les bons gestes pour éviter une pollution

 


Le canton de Fribourg a rappelé lundi les bons gestes à adopter pour préserver durablement l'environnement. Les pollutions des eaux et des sols résultent très souvent de comportements inappropriés liés à des activités domestiques.

Le printemps et l’été sont considérés comme des périodes à risque pour l’environnement. Avec l’arrivée des beaux jours, les activités autour de la maison reprennent: entretien des espaces extérieurs, nettoyage des toitures et des terrasses, remise en service des piscines, désherbage ou travaux de bricolage.

Cette période est donc particulièrement sensible en matière de pollution des cours d’eau et des sols, souvent en raison de gestes anodins mais inadaptés, rappelle le canton. Des substances lessivées par les pluies ou mal évacuées peuvent rejoindre les réseaux d’eaux claires puis les cours d’eau sans passer par une station d’épuration.

Les grilles de route et les caniveaux ne doivent pas être utilisés pour évacuer des déchets ou des eaux sales. Dans la majorité des cas, ils sont reliés directement à un cours d’eau. Déverser dans les égouts de l’eau de lavage, des restes de peinture ou des mégots entraîne une pollution directe du milieu aquatique.

Le Service de l’environnement fribourgeois intervient en moyenne une fois par semaine pour des cas de pollution des cours d’eau ou des sols. Ce sont 76 incidents qui ont été signalés en 2025 et 59 depuis le début de l’année. Si la majorité de ces événements ont un impact limité, certains provoquent des atteintes à l’environnement, allant jusqu’à la mortalité de poissons ou d’invertébrés aquatiques.

Poursuites pénales

Les auteurs de pollutions sont dénoncés aux autorités pénales. La loi fédérale sur la protection des eaux prévoit une peine pécuniaire de 180 jours-amende au plus si l’auteur a agi par négligence, une peine privative de liberté de trois ans au plus ou une peine pécuniaire s’il a agi intentionnellement.

ATS