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lundi 22 avril 2019

Pourquoi chasse-t-on des œufs à Pâques ?



En avril et alors que les beaux jours reviennent, petits et grands se préparent à partir à la chasse aux chocolats. Cette tradition ancrée dans notre culture a fait le bonheur d’enfants sur des générations sans léser les chocolatiers, qui profitent de cette période pour réaliser d’incroyables chiffres de vente. Incontestablement lié à la religion, l’échange des œufs de Pâques a pu profiter d’un mélange de culture sur des milliers d’années.

Pour bien comprendre l’importance prise par Pâques, il nous faut remonter à ses origines : cette célébration chrétienne et juive prend aussi ses racines dans une fête païenne qui mettait à l’honneur l’arrivée des beaux jours, le retour de la lumière après les mois d’hiver et donc, l’arrivée du printemps. En Europe et chez les populations catholiques, Pâques commémore la résurrection du Christ et le dimanche y marque la fin du carême, une période de jeûne de 40 jours ainsi que la fin des privations qui lui sont liées. Une fois le jeûne terminé, les repas comprenaient les œufs cumulés durant toute la période de renoncement, intégrant définitivement l’œuf à la célébration.

Le lien entre l’œuf et la saison n’a pas attendu les fêtes catholiques pour apparaitre dans des traditions. À l’instar du printemps qui est considéré comme la saison de la renaissance de la nature, l’œuf est un symbole de renouveau. Romains, Perses et Egyptiens avaient déjà l’habitude de le décorer avant de l’offrir pour célébrer la nouvelle saison et par extension, les poules et poussin symbolisaient le même caractère festif.

Durant le Moyen-âge, l’Église interdit de consommer des œufs le temps du carême : ces derniers sont alors conservés dans le but d’être mangés à la fin du jeûne et c’est en Alsace au XVe siècle, que l’on retrouve des traces de décoration de ces œufs. Durant les siècles suivants, la décoration devient une coutume et se répand ou s’affirme dans les régions alentours. Elle est d’ailleurs remarquable en Roumanie où les ateliers de décoration prennent place du Mardi Saint au Vendredi Saint.

Dans les cours des rois, on orne et colore richement des œufs dans lesquels il arrive que l’on glisse une surprise. Les rois eux-mêmes n’échappent pas à la tradition et très vite, l’œuf devient une distractions dans les salons des palais : Louis XV, souhaitant combler sa maîtresse Madame du Barry, lui offrit un œuf gigantesque dans lequel elle put découvrir une statuette de Cupidon.

La Russie put aussi profiter de la tradition mais porta l’art de la décoration à un tout autre niveau : en 1885, le Tsar Alexandre III fait appel à Pierre Karl Fabergé pour la conception d’un œuf destiné à sa femme, Marie Fedorovna. Fabergé, dont le nom a traversé les époques grâce à la qualité et la beauté de ses créations, crée un cadeau à la hauteur des espoirs du régent : un œuf blanc, d’apparence ordinaire, renfermant en son sein une poule multicolore faite d’or, englobant une couronne parée d’un petit œuf en rubis. Ce qui n’était qu’un cadeau deviendra une tradition et chaque, année, le Tsar et ses héritiers commanderont à Fabergé des œufs d’une incroyable beauté.

Durant le XVIIIe siècle, la tradition se transforme petit à petit : il est de coutume de percer les œufs pour les vider avant de les remplir de chocolat. Ce met tout droit venu des civilisations précolombiennes, alors consommé comme breuvage sacré, aura parcouru du chemin avant d’arriver en hexagone : ce sont les missionnaires qui soignaient les colons en Amérique du sud qui s’intéressent les premiers à ces fèves adorées des Aztèques.

Le xocoatl, consommé sous forme de boisson, sera retravaillé pour correspondre au goût des conquistadors qui l’appellent alors « chocolat ». Rare et cher, il restera longtemps réservé eux élites et donc aux rois : de la cour d’Espagne au reste de l’Europe, il devient le met préféré de la royauté et ce n’est qu’avec l’industrialisation que le peuple pourra enfin en profiter pleinement.

Les prix baissent, le chocolat devient plus commun et l’engouement lui, perdure. Il faudra attendre le XIXe et des progrès techniques remarquables pour que les chocolatiers soient en mesure de travailler suffisamment la pâte de cacao dans le but d’en faire des œufs entiers. Ces innovations auront terminé d’intégrer le chocolat au rituel pascal. A partir des années 1930, des formes de moules de plus en plus variées font leur apparition et avec elles, des chocolats à l’aspect d’œufs, de poules, de cloches ou de lapins !

La famille du Duc de Penthièvre savoure son chocolat – 1768


Septième plus grande consommatrice de chocolat en Europe, la France mise énormément sur les rêves de cacao : chaque année, c’est 6,7 kilos qui y sont consommés par habitant. Évidemment, Pâques est une période importante pour les chocolatiers puisque la célébration correspond au second temps fort de production de l’année, après Noël. En 2015, 15 180 tonnes de chocolats ont été vendues pour Pâques et les estimations concernant l’année 2016 y sont similaires : concentré sur 5 semaines, le marché du chocolat de Pâques représente 300 millions d’euros de ventes pour la grande distribution.

Il s’agit donc d’un marché important pour les professionnels et les distributeurs qui misent énormément sur la période pascale. Si Pâques est devenu un point de dépenses pour les familles, ces dernières n’en oublient pas pour autant les traditions et que serait Pâques sans sa chasse au chocolat ? La coutume veut que des chasses au chocolat soient organisées dans les jardins et si certains se contentent de petits espaces, d’autres voient les choses en grand.

Chaque année, des associations et des villes organisent différents événements invitant qui le veut à participer aux activités de Pâques. Quand le Secours Populaire propose des jeux et animations sur le thème de la fête pascale, la ville de Paris s’engage auprès des familles aux revenus les plus modestes pour leur permettre de profiter de la célébration. Une chasse géante est organisée dans le Jardin de l’Hôtel de Ville mais aussi dans d’autres lieux comme l’aquarium ou le Musée de Montmartre.

Notre manière de célébrer Pâques a beaucoup évolué durant les siècles derniers : qu’on honore les fêtes religieuses ou le printemps, Pâques est dorénavant un évènement incontestablement lié au chocolat. Le pays devient alors le théâtre d’immenses chasses à l’œuf, pour le plus grand bonheur des chocolatiers et des enfants.

 Julina Jean-Joseph

Douze projets pour la monnaie complémentaire gruérienne


La sélection de billets. © Charly Rappo


La monnaie complémentaire La Grue et son association franchissent une étape. Son comité présentait ce lundi les billets de douze artistes de la Gruyère, du Saanenland et du Pays-d’Enhaut, où devrait être introduite la monnaie à la fin 2019.

Seules trois créations seront sélectionnées. Le vernissage de l’exposition des billets et l’annonce des projets gagnants auront lieu le mercredi 24 avril dès 19h00 à la galerie Trace-Écart à Bulle. «Nous souhaitons renforcer les liens et la coopération entre les citoyens, ainsi que favoriser les circuits courts», a expliqué Simon Rauber, président de l’association.


jeudi 18 avril 2019

Deux députés fribourgeois aimeraient que le canton se reconnecte aux lignes ferroviaires nocturnes


Les gares de Zurich et Bâle sont déjà reliées à quelques lignes de trains de nuit


Partir le soir pour se réveiller au petit matin dans une grande ville européenne comme Vienne, Berlin, Paris ou Barcelone, frais et dispo pour profiter de la journée: c'est le principe du voyage en train de nuit. Ce mode de transport a pourtant pratiquement disparu du Vieux Continent, au profit de l'avion notamment.

En lien avec les préoccupations climatiques actuelles, il est aujourd'hui question de le réhabiliter. Une motion a d'ailleurs été déposée au Grand Conseil bernois, le 6 mars, pour que l'opportunité de reconnecter la capitale suisse aux lignes qui existent encore, en particulier celles des Chemins de fer autrichiens, soit étudiée.

Or deux députés fribourgeois souhaitent que leur canton s'associe à ces réflexions. D'autant que la proximité géographique avec Berne pourrait être un atout. De plus, ils demandent au Conseil d'Etat fribourgeois de s'assurer que «les trains de nuit circulant sur la ligne dite du Plateau suisse s’arrêtent en gare de Fribourg».

Ce n'est pas un problème pour les TPF

Enfin, les deux élus souhaitent que les Transports publics fribourgeois (TPF) puissent vendre de telles prestations. «En ce qui nous concerne, ce ne serait pas un problème. Actuellement, nos sept points de vente sont déjà en mesure de vendre des billets internationaux, y compris pour des lignes sans connexion avec les nôtres. De plus, nous avons aussi des lignes de bus avec des départs jusque vers 2h du matin, le week-end, en partance de Fribourg. Nul doute que cette offre de trains de nuit serait intéressante pour la clientèle fribourgeoise. Reste à savoir si elle serait rentable», considère Stéphane Berney, porte-parole des TPF.

Pour rappel, une compagnie ferroviaire suédoise envisage d'augmenter son offre en trains de nuits, à l'horizon 2021, en direction des capitales européennes. Quant aux Chemins de fer autrichiens, ils veulent également ouvrir de nouvelles lignes en 2021, sans avoir encore annoncé de destinations.

8 faits surprenants sur les femmes gladiatrices




LES COSTUMES

Afin de « respecter l’égalité des sexes », les Romains exigeaient que les femmes et les hommes gladiateurs soient soumis aux mêmes conditions dans les arènes. Si les gladiateurs hommes se battaient sans chemise, les femmes gladiateurs se battaient avec leur moitié dévoilée, ce qui rendait les combats plus attrayants. Les autres accessoires tels que les protège-bras, les protège-jambes, le casque, l’arme ainsi que le bouclier étaient pareils pour les femmes et les hommes.


LES COURS PARTICULIERS

Dans l’ancien temps, les libertés des femmes étaient plus restreintes que celles des hommes. En effet, elles ne pouvaient pas apprendre à se battre dans les camps officiels des gladiateurs. Ainsi, pour préparer leur nouvelle carrière, les gladiateurs femmes payaient de leur poche des entraîneurs personnels. Malheureusement, beaucoup ont perdu leur argent à la mort de leur père.


ELLES SONT CLASSÉES COMME PROSTITUÉES

Pour les Romains, les gladiateurs hommes étaient des héros. En effet, leur survie au combat était la garantie de leur liberté. Par conséquent, en plus de l’obtention du statut de citoyen, ils pouvaient, et se marier, et retourner dans leur famille. Contrairement à cela, les femmes gladiateurs étaient perçues comme des travailleuses de sexe et faisaient la honte de leur société. Les parties de leur corps dévoilées, combinées à l’argent perçu en contrepartie du divertissement fourni les ont exclues de la société. Aucun Romain ne voulait d’elles.


ELLES ÉTAIENT CONSIDÉRÉES COMME DES REBELLES ORIGINALES

Les femmes gladiateurs ont choisi de se battre de leur propre chef dans des buts bien précis. Elles recherchaient principalement la gloire, la célébrité ou la richesse. En effet, elles pensaient que si elles étaient riches, elles ne dépendraient ni de leur mari ni de leur père. Cela représentait un énorme défi pour les Romains à l’époque. Par conséquent, les femmes gladiateurs étaient en totale contradiction avec les Romains ordinaires.


L’HISTOIRE D’AMAZON ET ACHILLE

Le disque le plus célèbre des femmes gladiateurs est trouvé en Turquie. L’Empire romain qui accordait beaucoup d’importance à cela utilisait les amphithéâtres pour des concours. Sur l’une d’elles figurait une plaque en hommage au combat d’Amazon contre Achille, soldé par un tirage au sort. Selon certaines personnes, ce dernier a été fait explicitement pour avoir une fin plus heureuse à l’histoire d’Achille tuant une reine guerrière amazonienne qu’il aimait par erreur au combat.


UNE DÉCOUVERTE DIGNE D’UN ROMAN

En 2000, près d’un amphithéâtre à Londres, les archéologues ont trouvé des bibelots et des biens faisant référence aux gladiateurs avec la dépouille d’une femme. S’ajoutent à cela des restes de nourriture chère, qui probablement faisaient partie d’un festin funéraire en son honneur. Ils ont donc supposé que la tombe eût appartenu à une gladiatrice aimée et célèbre.


LES GLADIATRICES SONT INTERDITES

Vers les années 200, l’empereur Septimius Severus s’est rendu aux Jeux olympiques pour interdire le combat de gladiateurs aux femmes. Selon certains, sa décision a été prise sous l’influence de celle des Grecs qui interdisaient formellement aux femmes de participer aux Jeux olympiques. D’après certains, cette décision a été prise pour que les femmes cessent de choisir le combat plutôt que le mariage.


LES MAUVAISES CONDITIONS POUR LES FEMMES GLADIATRICES ESCLAVES

Parmi les femmes gladiateurs, certaines se battent de leur plein gré tandis que d’autres sont des esclaves, qui après avoir été capturées sont maltraitées et forcées de se battre par les forces romaines. Pour son plaisir, l’empereur Néron ne leur donnait qu’un couteau de poche pour qu’elles se défendent contre des animaux sauvages. Compte à l’empereur Domitien, il les obligeait à se battre dans la nuit avec peu d’illumination afin que leurs adversaires ne soient pas parfaitement visibles. Si certaines ont obtenu la liberté et la gloire, d’autres par contre ont payé de leur vie.

Egger Ph.

Notre dame de Paris l'histoire de sa construction



La cathédrale Notre-Dame de Paris, c’est d’abord une prouesse architecturale incroyable pour le Moyen Âge. Il faut remonter à l’année 1160 pour que Maurice de Sully, l’évêque de Paris, dévoile le premier plan d’une gigantesque cathédrale en l’honneur de la Vierge Marie (Notre-Dame). Un projet surréaliste du point de vue des contemporains, qui sera la raison d’énormément de participations générales qui s’échelonneront sur des décennies. L’élan participatif se fera dans les trois ordres, et depuis le Roi Louis VII jusqu’au peuple. Que ce soit des efforts, de la sueur ou des écus clinquants, la participation est générale.

La première pierre est posée en 1163, et les sources de l’époque font mention de plus de 300 ouvriers sur le chantier. Toutes les branches de métiers sont mobilisées, que ce soit les verriers, les maçons ou les menuisiers. De plus, le chantier a la particularité intéressante d’englober des femmes, qui s’occupent des décors ou du plâtre. Au total, 80 métiers différents travaillent sur Notre-Dame. Pour permettre le bon acheminement des travaux, on ouvre même la rue Neuve sur plus de six mètres de large.

Parmi les éléments les plus importants, il y a la charpente. Elle est faite de poutres de bois, de plaques de plomb mais également de pierres de grande qualité. On estime qu’elle a nécessité l’utilisation de plus de 21 hectares de chêne, un montant astronomique pour l’époque. Les contemporains de sa construction l’appelaient d’ailleurs “la forêt”. Dans l’incendie du 15 avril 2019, c’est cette partie majeure qui est partie en fumée à cause des flammes.

Notre-Dame, cette véritable prouesse architecturale, est le fruit du travail acharné de plusieurs milliers d’hommes et de femmes. Bâtir une telle merveille architecturale force à l’innovation, notamment pour élever des murs aussi haut, et y faire tenir une toiture aussi lourde sans risquer l’effondrement. À cette occasion, la voûte en croisée d’ogives permet l’utilisation de murs plus légers, mais également un petit espace circulaire qui reçoit des vitraux, et donc une entrée de lumière. Dans l’incendie, les premières observations estimaient que les trois vitraux majeurs qui dataient des XIIe et XIIIe siècles avaient explosé, mais finalement ce n’est pas le cas. Ce sont plutôt les vitraux du XIXe siècle qui ont été impactés.

Notre-Dame de Paris est aussi importante car pendant longtemps, elle a été la plus haute construction de Paris. Retouchée et remaniée (surtout après la révolution), elle se fait un mélange savant d’éléments et de motifs divers. Le style gothique prédomine et offre un résultat harmonieux. Elle est aujourd’hui classée au Patrimoine mondial depuis 1991.

L’édifice est aujourd’hui de nature religieuse mais aussi patrimoniale. Située dans le centre historique de Paris, sur l’Ile de la Cité, la Cathédrale, véritable chef-d’œuvre, est visitée par 14 millions de visiteurs chaque année. C’est également la cathédrale de l’archidiocèse de Paris. On peut sans aucun doute affirmer que c’est la cathédrale la plus célèbre de France, que ce soit dans l’esprit des Français ou des visiteurs étrangers. Son rayonnement dépasse le cadre catholique ou national et se traduit par des inspirations dans une multitude de domaines (cinéma, littérature, bande-dessinée…).

D’ailleurs, pendant plusieurs siècles, elle est également l’une des plus grandes cathédrales d’Occident. Les voyageurs ou simples curieux l’évoquent constamment quand ils parlent de Paris et de ses édifices emblématiques. Aujourd’hui, c’est le monument historique le plus visité de Paris et d’Europe.

Si ses deux tours culminent à environ 68 mètres de hauteur, le sommet de l’édifice est lui à environ 128 mètres. Avant l’achèvement de la tour Eiffel en 1889, les deux tours étaient les structures les plus hautes de Paris. La flèche qui dominait le transept et l’autel a malheureusement cédé sous les dégâts des flammes, s’effondrant dramatiquement, elle pesait 750 tonnes.

Depuis la première pierre posée en 1163 jusqu’à son jubilé de ses 850 ans en 2013, elle a été témoin d’une grande partie de l’histoire de la France. De par son importance dans la foi catholique et son rayonnement à l’international, de multiples figures importantes de l’histoire de France l’ont choisi comme lieu pour diverses cérémonies. Qu’ils soient politiques ou religieux, les événements que Notre-Dame a abrité sont aujourd’hui déterminants de par leur importance. On peut citer par exemple Saint Louis, qui y a déposé la couronne d’épines du Christ en 1239. Elle a d’ailleurs été sauvée par les pompiers de Paris lors de l’incendie du 15 avril 2019, tout comme la tunique de Saint Louis.


C’est également un lieu hautement important dans le domaine de la politique de France car elle a abrité les premiers états généraux du Royaume, en 1302, sous Philippe le Bel. À l’époque, c’était pour essayer de donner une certaine légitimité souveraine à ses décisions, en réaction contre la bulle Ausculta fili. Noblesse, clergé et la “bourgeoisie des bonnes villes” (qui deviendra plus tard le tiers état) se réunissent et échangent, au début par région (langue d’oïl ou langue d’oc).

Si la majorité des rois de France sont sacrés à la cathédrale de Reims, un bon nombre d’événements royaux se déroulent tout de même à Notre-Dame de Paris. Le couronnement de roi Henri VI d’Angleterre en 1431, le procès de réhabilitation de Jeanne d’Arc en 1456 ou encore le mariage de Marie Stuart, la reine d’Écosse et du dauphin François, en avril 1558.

Après l’épisode révolutionnaire, Napoléon Bonaparte donne une importance encore plus majeure à Notre-Dame en décidant de s’y faire sacrer, en tant qu’empereur des Français. Pour l’occasion, il convie le pape Pie VII, le 2 décembre 1804. Le “roi de Rome” sera également baptisé à Notre-Dame en juin 1811.


Le sacre de Napoléon

Dans l’histoire plus contemporaine, la cathédrale ne manque pas d’événements majeurs : on ne peut oublier de citer le Magnificat chanté pour la Libération de Paris, le 26 aout 1944, en présence du général de Gaulle. Par la suite, la fonction du monument se détourner progressivement pour devenir un lieu où se déroulent les cérémonies d’hommage national, comme celle de Charles de Gaulle, Georges Pompidou (avril 1974) et de François Mitterand (janvier 1996).

Son importance religieuse demeure toujours extrêmement importante, comme en témoignent les visites de papes Jean-Paul II (en 1980 et 1997), Benoit XVI (2008), ou encore les funérailles de l’abbé Pierre, le 26 janvier 2007.

Lorsque la paix revient en France après les campagnes napoléoniennes, il est écrit dans les archives que la cathédrale est dans un état de délabrement complet. À ce moment-là, les autorités envisagent même de la démolir complètement. C’est à cette période que Victor Hugo, grand romancier français et fervent admirateur de l’édifice, décide de se lancer dans la rédaction de Notre-Dame de Paris. Son œuvre sera publiée en 1831, et aura un succès retentissant qui marquera une partie importante des Français, et les sensibilisera à la valeur d’un tel joyau national.

Dans le roman, la cathédrale ne se limite pas à un simple décor et fait partie intégrante des personnages. Elle permet la relation entre Quasimodo, Esmeralda et le prête Claude Frollo. Le succès important de sa parution permet de grandement contribué à la restauration de l’édifice, et la décision de la remettre à niveau sera soutenue par des millions de Français.



L’incendie de Notre-Dame de Paris a ravagé une grande partie de la toiture et tous les éléments qui y étaient présents. Si les dégâts sont malheureusement très importants, elle peut être reconstruite selon des modèles similaires. On ne peut s’empêcher de faire référence à la cathédrale de Metz, qui a survécu aux flammes il y a 150 ans et est aujourd’hui restaurée.

Un jour après l’incendie de Paris, une cagnotte a été ouverte pour vous permettre de contribuer à la restauration qui est d’ores et déjà programmée pour les prochaines années. Le président Emmanuel Macron a déclaré “Nous la rebâtirons”, dans un moment d’émotion et de douleur, en souhaitant se montrer encourageant et porteur d’espoirs.



Egger Ph.