Chu de che / Je suis d'ici / Sono di qui / Ich bin von hier ! Les statistiques de pannes automobile pour l'année 2026 sont arrivées ; https://fiabiliteautomobile.blogspot.com/ Notre liberté ne nous a pas été donnée, mais combattue et priée par nos ancêtres plus d'une fois! Aujourd'hui, comme autrefois, notre existence en tant que peuple libre dépend du fait que nous nous battions pour cela chaque jour. Restez inébranlable et soyez un gardien de la patrie pour que nous puissions remettre une Suisse libre telle que nous la connaissions à la génération suivante. Nous n'avons qu'une seule patrie!

dimanche 23 août 2026

La Suisse ne peut pas s'autoproclamer neutre, c'est aux autres d'en juger

 


La Suisse est en train de décider quelle neutralité elle veut, à l'occasion de la votation du 27 septembre. L'initiative populaire réclame une neutralité plus stricte. Ses opposants tentent de justifier notre pratique actuelle. Ils la jugent parfaitement suffisante et adéquate. Sauf que leur avis n'est pas celui qui compte.

C'est en effet un vaste malentendu: on peut décider qu'on est neutres, mais ce sont les autres pays, les utilisateurs de cette neutralité, qui doivent nous reconnaître comme neutres. Et il se trouve que nous ne sommes plus vraiment perçus comme neutres. Cela, les opposants à l'initiative ne le disent pas. Or au fil des derniers conflits, la Suisse n'a pas été le médiateur de choix. Pendant que nous essayions de justifier notre «deux poids, deux mesures» pour habiller cette sorte de «neutralité à la carte», le monde se trouvait d'autres médiateurs.

Neutralité au service de nos alliés

La vérité, c'est que la neutralité ne s'autodécrète pas. On ne peut pas s'autoproclamer neutres et imposer notre définition. C'est le marché qui décide, en la matière, et non le discours de la Suisse sur elle-même. Pour être reconnus comme neutres, il faudrait l'être de toutes les parties. 

Or ce n'est pas le cas. Dans les conflits récents, comme celui de Russie-Ukraine, Israël/Gaza, ou Iran-Israël/Etats-Unis, le monde s'est trouvé d'autres intermédiaires. Des puissances moyennes, plus indépendantes que nous, et surtout libres de parler avec tout le monde, d'entretenir des canaux avec différents camps. La différence: elles ne sont sous le joug d'aucun grand bloc en particulier. Ce sont notamment le Qatar, la Turquie, le Pakistan, les Emirats, l'Egypte ou Oman.

La Suisse ne figure pas au nombre des pays perçus comme non-alignés sur un bloc. Ses positions ne la distinguent en rien de celles de l'UE et des USA, mis à part qu'elle ne livre pas directement de matériel de guerre aux belligérants. Reste que des composants suisses sont incorporés dans des armes étrangères, allemandes par exemple, qui finissent chez les belligérants.

Sanctions: Russie oui, Israël et USA non

Pour le reste, la Suisse a repris intégralement les sanctions UE/USA contre la Russie. Par contre, quand l'agresseur est un allié du bloc occidental, là aussi la Suisse s'aligne sur ce bloc. C'est ainsi que Berne a adopté une position en ligne avec les USA et l'UE face aux crimes d'Israël, sans jamais envisager la moindre sanction. Et face à l'agression américano-israélienne de l'Iran, à aucun moment la Suisse n’a condamné nommément les deux agresseurs, ni adopté de sanctions contre eux. Il est alors devenu clair que la Suisse ne suit pas une politique de neutralité, mais une politique d'intérêts et d'alliances.

Fallait-il alors s'étonner que ce soient le Pakistan et le Qatar, et non la Suisse, pourtant facilitatrice historique, qui aient pris le rôle officiel de médiateurs entre les USA et l'Iran?

Le malentendu numéro deux, en effet, c'est que la neutralité n'est pas à géométrie variable. Si la Suisse veut être crédible aux yeux du monde, elle doit agir de manière cohérente avec tous les agresseurs et sanctionner selon les mêmes critères tous les violateurs du droit international, indépendamment de l'Etat concerné. Les belligérants du reste du monde devraient avoir confiance en la capacité de la Suisse à offrir une égalité de traitement, à comportement égal, une médiation impartiale, et un territoire qui sait rester indépendant des différents blocs, pour venir y dialoguer entre ennemis.

On condamne la Russie et on la sanctionne car elle viole le droit international? C'est excellent. Mais alors il faut condamner avec la même fermeté et sanctionner avec la même rigueur Israël. D'autant qu'Israël a fait quatre fois plus de morts civils à Gaza (75'000) en 18 mois que la Russie n'en a fait en Ukraine (15'000) en plus de quatre ans. Or on a même vu le chef de l’armement suisse, Urs Loher, se rendre en Israël, les 13 et 14 juillet derniers, pour resserrer encore les liens entre les entreprises militaires des deux pays.

Une vaste plaisanterie?

Et que dire des Etats-Unis, que la Suisse a regardé dévaster le Moyen-Orient ces dernières années, sans jamais sanctionner? Quelle crédibilité accorder à son discours sur la neutralité en voyant cela? Si on prétend à une «neutralité justicière» qui vise à faire appliquer le droit international, alors il aurait fallu l'appliquer aussi quand un pays de l'OTAN envahit ou bombarde illégalement un autre pays.

Il se trouve que la neutralité n'autorise pas de faveurs pour les «alliés» commettant des crimes contre l'humanité, sinon tout cela devient très vite une vaste plaisanterie.

Dès lors, on peut se livrer à toutes formes de contorsions verbales pour justifier l'asymétrie de traitement que l'on réserve aux différents cas, appeler cela une neutralité «active», «dynamique», «pragmatique», «évolutive», «agile», «soluble dans les intérêts du moment», on sera seulement en train de faire le marketing de l'opportunisme. Qui est incompatible avec l'idée de neutralité.


«Si nous n'avons pas les moyens d'être neutres, de grâce, 

cessons d'y prétendre, car personne n'est dupe»


La question de fond est celle-ci: avons-nous les moyens d'une vraie neutralité, cohérente, qui reposerait sur le non-alignement sur un bloc ou un autre? Cela passerait par une rupture de décennies d'allégeance et de dépendance économique et militaire envers l'Union européenne (UE) et les Etats-Unis (USA), qui représentent les trois quarts de nos marchés extérieurs. C'est quasiment inconcevable. Et cela, c'est ce que les initiants, cette fois, ne disent pas. C'est l'autre angle mort du débat.

Un risque peut-être impossible à prendre

En gros, pour être véritablement neutres, il faudrait accepter de passer par une phase très difficile, à la suite des représailles que ce bloc nous ferait subir si nous rompions les chaînes pour retrouver notre autonomie d'action. Ceci, avant de renaître de nos cendres sous la forme d'une Suisse plus indépendante, qui parle à qui elle veut, qui fait affaire avec qui elle décide, qui choisit ses alliés et ses partenaires. Nous aurons alors troqué une relation exclusive, devenue toxique, contre une palette plus large et diversifiée d'interlocuteurs. Dans le monde multipolaire qui émerge, et qui tend déjà vers une logique bismarckienne d'équilibre des forces, la Suisse pourrait prospérer.

Tel est le défi. Il est sans doute trop grand, car il requiert un découplage trop douloureux au préalable entre la Suisse et ses alliés oppressants. Alors, il reste deux possibilités. Soit nous allons jusqu'au bout de ce que cela signifie d'être neutres, acceptant les sacrifices à court terme dans l'espoir d'un pari gagnant à long terme. Soit nous préférons le statu quo, mais dans ce cas, de grâce, cessons de nous prétendre neutres et d'avoir une neutralité au cas par cas, car personne n'est dupe. Décidons que, dans le fond, comme la Suède et la Finlande, l'ère de la neutralité est clairement révolue pour la Suisse.

Myret Zaki

blick.ch

vendredi 21 août 2026

Les renvois s'accélèrent contre les abus de l'asile

 

80,5% des demandeurs d'asile maghrébins ont été accusés de délits

Les demandes d'asile en Suisse par des hommes jeunes originaires du Maghreb sont presque toutes rejetées, avec un taux de refus de 99% selon le SEM. Une procédure accélérée de 24 heures pour ces cas a été instaurée en 2024, mais elle est souvent entravée par des refus de coopération.

Une analyse de 2024 montre que 80,5% des demandeurs d'asile nord-africains ont été accusés de délits pendant ou après leur procédure. En comparaison, seuls 12,3% des demandeurs d’autres origines ont enfreint le Code pénal.

En 2025, 96% des demandeurs d'asile en Suisse n’ont pas été accusés de délit. Toutefois, les taux d'accusation pénale s'élèvent à 3,8% pour les admis provisoires et à 1,9% pour les réfugiés ukrainiens, mais explosent chez les Maghrébins en situation irrégulière.

Les jeunes hommes originaires des pays du Maghreb dominent depuis plusieurs années le débat sur l’asile en Suisse. Toutefois, leurs demandes aboutissent rarement: près de 99% d’entre elles sont rejetées.

Une analyse interne du Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), à laquelle Blick a eu accès en vertu de la loi sur la transparence, éclaire ce phénomène. D'après les chiffres de 2024, plus de 80,5% de tous les demandeurs d’asile nord-africains ont été accusés d’un ou de plusieurs délits durant leur procédure ou après une décision négative.

Le Maghreb sort du lot

«Seul un cinquième de ce groupe de personnes n’a pas commis d’infraction pénale durant son séjour en Suisse», écrit le SEM dans un document interne. Parmi les demandeurs d’asile issus de tous les autres pays d’origine, la proportion de personnes mises en cause au titre du Code pénal s'élevait en moyenne à 12,3%.

Si ces chiffres sont nouveaux, le SEM ne se dit pas surpris. «Ce sont principalement les jeunes hommes originaires du Maghreb qui sont responsables des incidents survenant dans les centres fédéraux d’asile», déclare Daniel Bach, porte-parole en chef. «Et ce sont eux qui commettent la plupart des infractions attribuées aux demandeurs d’asile.» C’est ce que montre également cette nouvelle analyse, qui s’appuie sur les chiffres de l’Office fédéral de la statistique (OFS).

«La grande majorité des demandeurs d’asile se comporte correctement. En 2025, 96% de la population demandeuse d’asile n'a fait l’objet d’aucune accusation pénale», précise Daniel Bach.

Des mesures insuffisantes

Ces statistiques exclusives révèlent que 0% de la population suisse a été accusée d’une infraction, contre 1% de la population étrangère résidante permanente. La proportion atteint 1,9% chez les réfugiés ukrainiens bénéficiant du statut S et 3,8% chez les personnes admises à titre provisoire. Mais ces taux restent nettement inférieurs à ceux enregistrés parmi les personnes en situation irrégulière originaires d’Algérie, du Maroc et de Tunisie.

L’autorité dirigée par Beat Jans a donc durci le ton. En 2024, elle a instauré une procédure accélérée de 24 heures pour les demandeurs d’asile originaires d’Afrique du Nord. Une procédure qui peut être retardée, puisque les personnes concernées gardent la possibilité de faire opposition. «Or, pratiquement aucun demandeur d’asile originaire de ces pays n’a droit à la protection de la Suisse», précise Daniel Bach, porte-parole du SEM. Ils n’auraient donc aucune perspective de séjour durable. «En d'autres termes, ce sont surtout des personnes qui devront de toute façon repartir qui se retrouvent en situation de délit.»

Dans un document interne, le SEM reconnaît que le nombre de demandes d’asile en provenance du Maghreb n’a pas encore diminué de manière significative. Selon le document, certains requérants entraveraient la procédure accélérée de 24 heures en refusant de fournir leurs empreintes digitales ou de se présenter aux rendez-vous. D’autres quitteraient rapidement la Suisse. Dans ces situations, le SEM indique que les procédures ne sont pas poursuivies et que les demandes sont classées sans suite.

Le SEM satisfait des renvois

Une décision visant à bloquer une stratégie jusqu’alors très répandue: un grand nombre de requérants du Maghreb déposerait une demande dans des centres d’asile, mais partirait systématiquement avant la prise d’empreintes digitales. Cela leur permettait d'obtenir un logement et de la nourriture à plusieurs reprises, sans risquer une procédure ni un renvoi rapide. Mais avec la nouvelle procédure en 24 heures, ils sont enregistrés beaucoup plus rapidement qu'avant et, dans de nombreux cas, renvoyés immédiatement.

«Les délinquants doivent quitter la Suisse rapidement. C'est une priorité de la stratégie en matière d'asile», soutient Daniel Bach. C'est pourquoi la Confédération a coordonné d'autres mesures avec les cantons. Un groupe de travail commun est notamment chargé d’exploiter pleinement les mesures coercitives à l’encontre des personnes multirécidivistes. Par ailleurs, un durcissement des conditions de détention administrative est en cours d'examen.

Daniel Bach salue la coopération avec les pays du Maghreb. Un accord vient par exemple d’être conclu avec le Maroc afin d’accélérer les procédures d’identification. «Presque aucun pays n’est aussi efficace que la Suisse en matière de retours», se félicite le porte-parole du SEM. Et d'ajouter: «Les ressortissants de ces pays ne doivent plus du tout déposer de demande d’asile en Suisse. Ils pèsent sur le système d’asile, sans aucune perspective de protection.»

Daniel Ballmer

blick.ch

FriGliss 2026

 


Dévaler la route des Alpes en bouée gonflable, sur un toboggan aquatique géant ? Seuls les Fribourgeois les plus foldingues auraient pu le concevoir.

Dix ans après sa première édition déjà marquée par un vif succès populaire et après l’édition de 2023, FriGliss revient pour le plus grand bonheur des foules. 300 m de descente rafraîchissante et de sensations fortes vont faire le plus grand plaisir des fans d’attractions aquatiques !

Pour compléter la journée, bars et food-trucks permettent de profiter d’une pause sur la place du Tilleul de Fribourg, tandis que des DJ sets se mêlent aux cris déjantés de ce dimanche électrique.

20 ans de bowling

La journée représente également l’occasion de fêter les 20 ans de Fribowling, montrant par ailleurs à quel point la ville de Fribourg sait divertir ses habitants.

Pour plus d’infos, consultez la page de l’événement sur l’Agenda culturel romand.

Où ? Toboggan sur la route des Alpes, animations sur la place du Tilleul, Fribourg

Quand ? Dimanche 30 août 2026, 10h-18h

Combien ? Adulte 18 fr. Enfant (4-12) 13 fr.

loisirs.ch

jeudi 20 août 2026

Les «pierres de la faim» refont surface en Europe

 

La plus célèbre de ces « pierres de la faim » est de nouveau visible à découvert 
en raison de la baisse des niveaux d'eau sur le lit de l'Elbe
Elle se situe à Děčín (anciennement Tetschen), en République tchèque, près de la frontière avec l'Allemagne 
On peut y lire la phrase marquante « Si tu me vois, pleure » (« Wenn du mich siehst, dann weine ») Des années de sécheresses historiques et destructrices y sont gravées à ses côtés, comme celles de 1790 et 1868


«Anno 1857: HUNGER», peut-on lire sur une grande dalle de pierre actuellement visible sur les rives du Rhin, près de Worms, en Allemagne. En temps normal, cette pierre serait entièrement recouverte par l’eau. Les autres dates gravées correspondent également à des années de sécheresse passées.

Il s’agit d’un avertissement venu de l'époque, rappelant les conséquences des pénuries d’eau. Autrefois, lors des périodes de sécheresse, les populations plaçaient ces pierres, appelées «pierres de la faim», au bord des cours d’eau. Lorsque le niveau des rivières et des lacs baissait fortement, elles refaisaient surface. Aujourd’hui, plusieurs de ces «pierres de la faim» réapparaissent à différents endroits en Europe.

«Si tu me vois, pleure»

La plus célèbre de ces «pierres de la faim» est elle aussi actuellement à découvert. «Si tu me vois, pleure», peut-on y lire. A côté figurent les années de sécheresses particulièrement dévastatrices, comme 1790 et 1868. Comme le rapporte le magazine allemand «Geo», cette pierre se trouve à Tetschen, en République tchèque, près de la frontière avec la Saxe. L’origine de certaines de ces pierres remonte à bien plus loin encore: la plus ancienne inscription connue date de 1417. D’autres pierres ont été gravées à la fin du XIXe siècle.

Aujourd’hui encore, de nouvelles «pierres de la faim» sont installées dans les rivières et les lacs. «Si cette pierre disparaît, la vie redeviendra plus colorée», peut-on par exemple lire sur un rocher dans l’Elbe, au nord de l’Allemagne. Cette pierre, située dans le port de Bleckede, près de Lunebourg, n’y serait présente que depuis 2015. D’autres pierres rappellent quant à elles l’été caniculaire record de 2003.

De nombreuses «pierres de la faim» avaient déjà refait surface en Allemagne lors de la sécheresse de l’été 2022. On ignore encore combien de temps celles qui sont actuellement visibles resteront à découvert.

Mattia Jutzeler

blick.ch

Le Portugal interdit le port du voile intégral

 

Le président portugais Antonio José Seguro a promulgué une loi votée à l'initiative de l'extrême droite interdisant la dissimulation du visage en public, et qui dans la pratique cible les femmes musulmanes portant le voile intégral.

«Le visage doit être considéré comme un élément central de l'identité et de la communication humaines», a expliqué le chef de l'Etat dans un communiqué publié mardi soir. L'ancien dirigeant du Parti socialiste a toutefois reconnu qu'il s'agissait d'un sujet «de grande sensibilité sociale et culturelle».

La version finale du texte, décrit par les médias locaux comme «la loi des burqas», avait été adoptée par le Parlement en juillet dernier avec les voix de la coalition gouvernementale de droite et de l'extrême droite, tandis que les partis de gauche avaient voté contre.

Des amendes entre 150 et 3000 euros

La loi interdit le port de vêtements destinés à dissimuler le visage ou empêcher son identification dans les espaces publics, ainsi que toute contrainte imposant à une personne de se couvrir le visage pour des motifs liés notamment au genre, à la religion, à l'âge ou à l'origine.

Les contrevenants s'exposent à des amendes comprises entre 150 et 3000 euros. Des dérogations sont prévues notamment pour des raisons de santé, des motifs professionnels, artistiques ou climatiques, ainsi que dans les lieux de culte, les représentations diplomatiques et les avions.

AFP

Les tronçons les plus engorgés du canton

 

Le centre ville de Fribourg est l'une des régions du canton avec les plus de ralentissements
© Service de la mobilité

Ce n'est pas un secret : Fribourg est un canton qui aime la voiture. En 2025, il y avait presque 274'000 véhicules immatriculés sur le territoire, une hausse de plus de 8% depuis 2020. Avec 593 voitures pour 1'000 habitants, le niveau de motorisation est plus élevé que la moyenne suisse (535), selon les chiffres du Service cantonal de la statistique.

Avec autant de véhicules qui se partagent les routes, viennent inévitablement des embouteillages. Alors, quels sont les endroits les plus engorgés dans le canton? Grâce aux données du système de navigation TomTom, le Service de la mobilité arrive à dresser une carte précise du ralentissement moyen sur les routes cantonales en 2025.

L'agglomération de Fribourg

Et sans surprise, ce sont dans les deux agglomérations de Fribourg et de Bulle que les usagers de la route perdent le plus de temps.

En Ville de Fribourg, le taux de ralentissement est de 32% en moyenne, le plus élevé du canton en 2025. Les sorties d'autoroute, la route de la Fonderie ainsi que les alentours de la gare font partie des tronçons les plus engorgés de la ville, où le temps de trajet médian est jusqu'à doublé par rapport au temps de trajet en condition fluide.

Ralentissement moyen sur les routes fribourgeoises. En rouge, le temps de trajet médian est au moins doublé par rapport au temps de trajet lorsque le trafic est fluide
Source: Service de la mobilité

Les autres communes de l'agglomération ne sont pas en reste: 30% de ralentissement à Givisiez, 28% à Belfaux, 22% à Marly et 25% à Villars-sur-Glâne en moyenne en 2025. C'est d'ailleurs là que l'on trouve le tronçon le plus fréquenté du canton, la route de Cormanon à la sortie d'autoroute, où 24'200 véhicules transitent chaque jour.


Bulle aussi touchée

Bulle, de son côté, est la petite agglomération qui connaît la plus importante croissance démographique de Suisse et qui a la part modale de transports individuels motorisés la plus haute (> 80%), nous a indiqué le Service de la mobilité. Le taux de ralentissement moyen y est de 27%, juste derrière Fribourg, Givisiez et Belfaux.

Là aussi, la sortie d'autoroute est touchée par les embouteillages, mais pas que. Les ronds-points de la route de contournement, la route de Riaz devant Gruyère-Centre, ainsi que la rue de Vevey et la rue Saint-Denis faisaient également partie des tronçons où le trafic était souvent ralenti l'année dernière.

La route de la Gruyère entre Riaz et Bulle est la deuxième plus fréquentée du canton après celle de Cormanon. 
Chaque jour, 23'800 voitures passent par là


Rien d'exceptionnel

Ces taux de ralentissement ne sont rien d'extraordinaire en comparaison avec d'autres agglomérations de même taille, souligne cependant le Service de la mobilité. Dans des villes plus grandes, ils sont même bien plus importants. Genève, par exemple, arrive à une moyenne de 53% de ralentissement.

À noter encore que les embouteillages dépendent bien évidemment du moment de la journée. Durant les heures de pointe du matin, entre 7h et 8h, vous roulerez en moyenne 18% plus lentement, et 24% lors de la pointe horaire du soir, entre 17h et 18h.


Pour arriver à ces moyennes, le Service de la mobilité calcule le trajet médian par année, pour chaque tronçon et chaque heure de la journée. La vitesse de référence utilisée pour mesurer le ralentissement moyen est celle obtenue entre minuit et 1h du matin, lorsqu'il y a très peu de monde sur les routes.

Mattia Pillonel

Frapp.ch

mercredi 19 août 2026

Damien Desbenoit, nouvel organiste de la cathédrale Saint-Nicolas à Fribourg

 



Une succession après vingt ans

Damien Desbenoit succède à Jean-Louis Feiertag comme organiste titulaire de la cathédrale Saint-Nicolas à Fribourg, après avoir obtenu le poste au terme d’un concours particulièrement exigeant. Son prédécesseur, en fonction durant vingt ans, était notamment connu pour ses talents d’improvisateur, un exercice que maîtrise également le nouvel organiste.

Deux instruments historiques

Avec leurs claviers, registres et pédales, les orgues constituent de véritables orchestres. Damien Desbenoit se dit honoré de devenir titulaire des instruments historiques de 1834 et de 1657, qu’il décrit comme « deux pièces du patrimoine mondial sonore ». Il partagera le poste avec deux autres cotitulaires. Le trio assurera les messes dominicales ainsi que certaines visites guidées consacrées aux deux orgues. Claveciniste depuis l’âge de cinq ans, il souhaite apporter au groupe une touche de douceur et de poésie, liée notamment à sa manière de toucher l’instrument.

De la découverte au récital

Damien Desbenoit découvre l’orgue à l’adolescence et se passionne pour son caractère monumental et prenant. Depuis, il s’est produit sur de grandes scènes européennes, de Paris à Vienne en passant par Verbier. Il met désormais cette expérience au service de la cathédrale Saint-Nicolas. Ce mercredi, il y donnera un récital dans le cadre des Orgues estivales 2026.

latele.ch