Chu de che / Je suis d'ici / Sono di qui / Ich bin von hier ! Les statistiques de pannes automobile pour l'année 2026 sont arrivées ; https://fiabiliteautomobile.blogspot.com/ Notre liberté ne nous a pas été donnée, mais combattue et priée par nos ancêtres plus d'une fois! Aujourd'hui, comme autrefois, notre existence en tant que peuple libre dépend du fait que nous nous battions pour cela chaque jour. Restez inébranlable et soyez un gardien de la patrie pour que nous puissions remettre une Suisse libre telle que nous la connaissions à la génération suivante. Nous n'avons qu'une seule patrie!

lundi 20 juillet 2026

Construire de nouvelles centrales nucléaires en Suisse menacerait jusqu'à 16'000 emplois


Le ministre de l'Energie Albert Rösti souhaite construire de nouvelles centrales nucléaires en Suisse. Pour y parvenir, l'interdiction de construire de nouveaux réacteurs, pourtant votée par le peuple, doit être levée. Face à ce projet, les Vert-e-s, les Vert'libéraux le PS et une partie du Centre veulent faire barrage en lançant un référendum. Ils considèrent l'atome comme dangereux et trop coûteux. A ce jour, la ministre des Finances Karin Keller-Sutter n’a pas encore présenté de plan sur la manière dont ces nouveaux réacteurs seraient financés.

Dans ce contexte brûlant, la Fondation suisse de l'énergie, fermement opposée au nucléaire, a commandé une étude à Jürg Rohrer. Ce professeur dirige le groupe de recherche sur les énergies renouvelables à la Haute école des sciences appliquées de Zurich (ZHAW). Et ses conclusions sont alarmantes pour l'emploi en Suisse: le simple fait de lever l'interdiction de construire de nouvelles centrales pourrait menacer des milliers de postes dans le secteur du solaire et de la construction. Selon les auteurs, le danger est bien réel, même si aucun nouveau réacteur ne sort de terre.

10'000 à 16'000 emplois menacés

L'argument central de l'étude est le suivant: si Albert Rösti obtient gain de cause, un climat hostile aux investissements va s'installer au détriment des énergies renouvelables. Les secteurs de l’énergie solaire et de la construction recevraient moins de commandes, ce qui entraînerait des pertes d’emplois: «La simple possibilité de la construction d’une nouvelle centrale nucléaire suffit à retarder ou à empêcher les décisions d’investissement dans les énergies renouvelables – avec des conséquences immédiates sur l’emploi en Suisse», met en garde l’étude.

L’étude conclut que cette variante d’ouverture technologique pourrait menacer entre 5800 et 9500 emplois au cours des cinq prochaines années, et jusqu’à 10'600 sur une période de dix ans. Si une centrale nucléaire supplémentaire est prévue ou construite, ce sont même 10'000 à 16'000 emplois qui seraient menacés d’ici dix ans.

Valeur ajoutée provenant de l’étranger

Les auteurs en sont convaincus: «Les emplois qui seraient créés par un projet de centrale nucléaire ne compenseraient ni quantitativement ni qualitativement ceux qui ne seraient pas créés dans le secteur photovoltaïque et qui seraient supprimés dans le secteur du bâtiment.»

Dans le cas des centrales nucléaires, la technologie et le savoir-faire seraient en grande partie importés de l’étranger, ce qui limiterait d’autant la valeur ajoutée nationale. Le secteur solaire, en revanche, répartit ses emplois au niveau régional, s’appuie fortement sur les PME et crée des emplois durables plutôt que de simples emplois temporaires sur les chantiers.

Emplois pas garantis en Suisse

De plus, l’étude prévoit des conséquences négatives pour le programme de rénovation des bâtiments. Les auteurs partent du principe que le débat sur les centrales nucléaires accroît la pression politique sur les subventions destinées aux rénovations et aux mesures d’efficacité énergétique. 

Selon le scénario, d’autres emplois pourraient disparaître dans le secteur de la construction, car moins de rénovations énergétiques seraient réalisées. L’étude s’attaque ainsi de front à un argument central des partisans du nucléaire: celui selon lequel la construction de nouveaux réacteurs garantirait des emplois en Suisse.

 Raphael Rauch

blick.ch

Où sont les loyers les plus chers dans le canton?

 



Où sont les appartements à louer les plus chers dans le canton? Combien y a-t-il de logements disponibles à Fribourg? Et à Bulle? C'est pour répondre à ce genre de questions que l'Observatoire du logement a été mis en place en 2018 par la Haute école de gestion de Fribourg (HEG-FR). L'observatoire a présenté vendredi ses chiffres sur les dix communes du canton proposant le plus de logements en location.

Des données qui sont récoltés directement auprès d'une trentaine de régies fribourgeoises, qui gèrent environ 40'000 logements et couvrent ainsi plus de 45% du parc locatif du canton. Les données sont collectées quatre fois par an et se concentrent sur Fribourg, Bulle, Villars-sur-Glâne, Estavayer, Morat, Châtel-St-Denis, Marly, Guin, Tavel et Romont.

"Il n'y a pas qu'un seul marché locatif pour Fribourg", explique Marilyne Pasquier, professeure de stratégie et de gestion immobilière à la HEG. "Derrière les moyennes cantonales, on retrouve d'importantes différences entre les communes. L'intérêt est donc d'avoir des chiffres conformes avec ce qu'on retrouve sur le terrain."

Variations entre districts

Les différences entre les communes peuvent en effet aller jusqu'à quelques centaines de francs par mois pour des logements ayant le même nombre de pièces. Ainsi, pour un appartement de 3 pièces en 2026, le loyer net moyen le plus élevé est à Morat (1'510.- par mois) et le plus bas à Marly (1'256.-).


L'intérêt de récolter régulièrement ces données est que le marché évolue rapidement. En 2024 par exemple, le loyer net moyen dans la Broye était le plus bas des sept districts, à 1'250.- par mois. Pour le premier trimestre 2026, il est passé à 1'313.-, s'approchant des districts aux loyers les plus élevés, comme la Gruyère (1'316.-), le Lac (1'333.-) et la Veveyse (1'354.-).

Les nouveaux locataires péjorés

Si ces différences peuvent s'expliquer par l'attractivité du marché locatif, elles peuvent aussi être dues à des types de constructions et des surfaces différentes. "Vous pouvez avoir un trois pièces de 80m2 ou un trois pièces de 120m2", note Marilyne Pasquier.

L'observatoire s'est donc penché également sur les prix au mètre carré dans les communes de Bulle, Fribourg, et Estavayer. S'il y a de légères différences entre les trois villes (202.- le m2 par année à Bulle, 198.- à Fribourg et 195.- à Estavayer), là où les prix divergent le plus, c'est entre les anciens et les nouveaux contrats de bail. Ainsi, pour des baux établis il y a douze mois ou moins, les prix peuvent aller de "13 à 20 francs de plus par m2 par année", constate Marilyne Pasquier.

Logements disponibles

Les données récoltées par l'Observatoire du logement permettent également de faire le point sur la disponibilité des logements locatifs dans les villes du canton. Une situation encore plus volatile que la question des loyers. À Marly par exemple, le taux de vacance locative était à moins de 2% en 2024, mais a grimpé jusqu'à 10% au début de 2025, notamment en raison du développement du quartier de l'Ancienne Papeterie.

Dans les faits, les taux de vacance les plus élevés sont à Romont (2,82%), Guin (2,62%) et Marly (2,12%), tandis que les plus bas sont à Châtel-Saint-Denis (0,61%) et Bulle (0,81%).

Une information crédible et détaillée

"L'intérêt de l'Observatoire est de pouvoir suivre ces mouvements, pas simplement en suivant les annonces immobilières comme c'est fait habituellement, mais basé directement sur les baux", note Marilyne Pasquier. Selon elle, avoir une information fiable et régulière est une base de dialogue nécessaire pour les différents partenaires, donc le canton, les communes mais aussi les régies et les propriétaires.

"Ces informations détaillées nous permettent de demander par exemple: pourquoi construire des petits logements en ville de Fribourg alors qu'on voit selon les données qu'il y en a déjà assez", détaille la professeure. "L'Observatoire est là pour présenter les résultats, mais la suite du dialogue doit se faire entre les différents acteurs."

Et pour les curieux, le site de l'Observatoire du logement propose ces données en détail sur le site de la HEG. 

Mattia Pillonel

Frapp.ch

Le trading en ligne est «une arnaque morale» qui ruine les particuliers

 

Patrick Gruhn est un entrepreneur du secteur des technologies, ancien directeur de FTX Europe et milliardaire. Sa société, Perpetuals, a récemment lancé une plateforme de trading sans risque. Il estime que pratiquement tous les investisseurs particuliers perdent de l'argent. On aurait même plus de chances de gagner au casino



StefanGruhn, vous venez de lancer votre nouvelle plateforme de trading, UpsideOnly. Vous affirmez que sur les marchés financiers, presque tous les investisseurs particuliers perdent de l’argent. N’est-ce pas exagéré?

Pas du tout. C’est statistiquement prouvé depuis des décennies. Une vaste étude menée par la State Bank of India a récemment démontré une nouvelle fois que plus de 90% des clients qui utilisent des produits dérivés ne font que subir des pertes. Les fournisseurs de CFD comme eToro ou les plateformes de cryptomonnaies comme Kraken en tirent profit. «Utilisez notre plateforme, vous pouvez devenir riches très rapidement, vous pouvez résoudre tous vos problèmes», promettent-ils. En réalité, statistiquement, les gens n’ont pratiquement aucune chance.

Comme au casino?

Vous avez même plus de chances de gagner au casino! A la roulette, la probabilité statistique de gagner est de 47%. Et puis les gens vont au casino pour se divertir. A l’inverse, dans le trading, beaucoup de personnes démissionnent parce qu’elles croient pouvoir devenir riches rapidement. En réalité, le système est conçu pour que le client n’ait statistiquement aucune chance. Je considère cela comme une arnaque moralement répréhensible.

Pourquoi est-il si difficile d’être rentable en tant que trader lambda?

C’est une combinaison de facteurs mathématiques et de psychologie humaine. Par peur de la douleur psychologique, on ne réalise pas la perte, on espère un revirement de situation. Par crainte, on prend ses bénéfices bien trop tôt. D’autre part, les frais élevés grignotent rapidement tous les bénéfices. Je n’utilise pas seulement l’effet de levier sur ma position, mais aussi sur les coûts. Les fournisseurs de CFD répercutent le risque sur le client. Lorsque la volatilité augmente, l’écart entre le cours acheteur et le cours vendeur s’élargit. A cela s’ajoute la manipulation du marché, qui constitue un problème systémique.

Comment cela se passe-t-il?

Dans le domaine des cryptomonnaies, c’est un secret de polichinelle. Les grands acteurs et les teneurs de marché exploitent sans pitié l’absence de réglementation. C’est notamment le cas avec les cascades de liquidations. Comme le courtier connaît précisément le prix auquel se situent les ordres stop-loss des clients pour les positions à effet de levier, il peut faire évoluer le marché de manière ciblée vers ce niveau. Lorsque ces seuils sont atteints, une cascade de ventes forcées automatiques se déclenche. Les teneurs de marché encaissent les bénéfices, tandis que les investisseurs particuliers sont liquidés en masse. Il s’agit d’une importante redistribution.

La situation est-elle différente sur le marché boursier réglementé?

Sur le marché traditionnel, il existe des règles strictes contre la manipulation de marché et le délit d’initié. Mais dès que l’effet de levier entre en jeu, la situation est catastrophique partout.

Erich Gerbl

vendredi 17 juillet 2026

De nombreux retraités suisses laissent filer des aides qui leur revient de droit

 

Des milliers de personnes ont droit à des prestations complémentaires (PC) sans en avoir conscience. Destinées aux retraités et aux personnes invalides, ces aides financières permettent de couvrir les dépenses du quotidien. Pourtant, de nombreux bénéficiaires potentiels ne les demandent jamais, laissant chaque année des millions de francs inutilisés.

Pour Patrick Hofer, 51 ans, cette situation est inacceptable: «Les personnes concernées dépendent de ces aides complémentaires pour joindre les deux bouts.» Ce Zurichois a donc développé l'application «We+» afin de faciliter l'accès aux prestations complémentaires. L'outil aide les utilisateurs à réunir les documents nécessaires, remplit automatiquement le formulaire de demande et indique ensuite à quelle autorité l'envoyer.

Quand l'administration décourage

Selon un rapport de l'Observatoire suisse de la santé (Obsan), environ un tiers des personnes ayant droit aux prestations complémentaires ne les demandent pas. Pro Senectute estime leur nombre entre 30'000 et 200'000.

Plusieurs facteurs expliquent cette situation. Beaucoup ignorent l'existence même des prestations complémentaires ou en connaissent mal le fonctionnement. Dans une enquête en ligne, 23% des nouveaux retraités de l'AVS confrontés à des difficultés financières ont ainsi indiqué n'en avoir jamais entendu parler. Par ailleurs, 57% ont déclaré n'en savoir que peu, voire rien du tout.

D'autres renoncent face à la complexité des démarches administratives. Parmi les bénéficiaires déjà au bénéfice de prestations complémentaires interrogés dans le cadre de l'étude, 93% – soit la quasi-totalité – ont affirmé avoir reçu de l'aide pour effectuer leur demande. Ce soutien provenait de leur entourage, des services cantonaux compétents ou encore d'organisations telles que Pro Infirmis et Pro Senectute.

La peur d'être un poids

Pro Senectute propose non seulement un simulateur de prestations complémentaires, mais aussi des conseils personnalisés. Son porte-parole, Peter Burri Follath, a déclaré à Blick: «Nous nous félicitons de l'existence de ces nouveaux services qui sensibilisent le public à cette problématique.» Il souligne toutefois que l'utilisation d'une application peut représenter un vrai défi pour certaines personnes âgées et qu'un service numérique ne peut pas remplacer un entretien en personne.

L'Office fédéral des assurances sociales insiste lui aussi sur l'importance d'informer les personnes concernées de leurs droits aux prestations complémentaires. «Les prestations complémentaires ne sont pas de la charité. Les personnes potentiellement éligibles doivent percevoir ce qui leur est dû», écrit un porte-parole. L'office relève cependant que certaines personnes renoncent volontairement à ces aides afin de ne pas représenter une charge pour la société.

Pour Patrick Hofer, le fait qu'un si grand nombre de bénéficiaires potentiels ne touchent pas les prestations auxquelles ils ont droit constitue «un échec du système». Selon lui, il devrait revenir à l'Etat d'informer les personnes éligibles de leurs droits et de simplifier les démarches administratives.

«Bâle-Ville fait figure de pionnière en la matière», souligne le Zurichois. En début d'année, le canton a, pour la première fois, envoyé des courriers aux personnes susceptibles d'avoir droit aux prestations complémentaires. A l'échelle fédérale, le Canton du Jura a lancé une initiative cantonale visant à faciliter l'accès à ces aides, mais le Parlement a finalement rejeté la proposition.

Prestations pour les proches aidants

L'application «We+» ne se contente pas de faciliter les demandes de prestations complémentaires. Elle permet également de solliciter des allocations destinées aux proches aidants. En Suisse, entre 1,4 et 1,7 million de personnes s'occupent régulièrement d'un membre de leur famille ou d'un proche. Selon l'Observatoire suisse de la santé (Obsan), ce nombre devrait toutefois reculer de 19% au cours des quinze prochaines années en raison de l'évolution démographique.

«Ces chiffres sont alarmants», estime Patrick Hofer. Alors que le secteur des soins souffre déjà d'une pénurie de personnel qualifié, il juge essentiel de mieux faire connaître les possibilités de rémunération des proches aidants. Selon lui, leur travail reste bien moins coûteux qu'une hospitalisation ou qu'un placement en établissement médico-social.

Patrick Hofer a développé seul l'application «We+», avec le seul soutien de l'intelligence artificielle. Ce consultant en management affirme avoir pu programmer l'outil en seulement trois mois grâce à cette technologie. Les services proposés par l'application sont payants, à l'exception de l'aide apportée aux demandes de prestations complémentaires. «Ceux qui demandent des aides complémentaires ont déjà très peu d'argent», explique Patrick Hofer.

Simone Steiner

blick.ch

mercredi 15 juillet 2026

La casquette légendaire de Guy Parmelin (La vrai !) Switzerland "Great Since 1291"


 La Suisse

Une référence depuis 1291



Après l'apparition de Guy Parmelin, nous étudions la possibilité d'une première édition limitée de la casquette « Switzerland. Great Since 1291. ».

La casquette reprend le design bien connu et est réalisée avec une broderie de qualité et une finition soignée. L'objectif n'est pas un simple article de fan, mais une casquette que l'on porte encore avec plaisir des années plus tard.

La casquette avait été produite à l'origine par Présence Suisse et distribuée comme article de fan ou cadeau via les représentations suisses.

Après le récent moment au stade avec Guy Parmelin, l'intérêt est revenu. Nous étudions actuellement si une réédition est possible ni plus, ni moins.

Si vous êtes intéressé; vous pouvez 

vous inscrire sur la liste d'attente ici 

On parle de la casquette originale et non celle vendue par Qoqa ou d'autre s sites







Egger Ph.

L'Espagne déroule, la France s'écroule

 

Seize ans plus tard, Mikel Oyarzabal, Pedro Porro et leurs coéquipiers tenteront de marcher sur les traces d'Andrés Iniesta, de Xavi ou encore de Carles Puyol en essayant de remporter, dimanche, la Coupe du monde après avoir déjà gagné l'Euro. Face à la France, ce mardi à Dallas, l'Espagne s'est baladée et a validé son ticket pour New York.

L'adversaire que Luis de la Fuente et ses joueurs retrouveront sera soit l'Angleterre, soit l'Argentine, championne du monde en titre, faut-il le rappeler. Et il n'est pas exagéré de dire que les Espagnols partiront avec le statut de favoris après leur très belle prestation face aux joueurs de Didier Deschamps.

Quel but de Pedro Porro!

La Roja ouvrait le score à la 22e minute grâce à un penalty transformé par Mikel Oyarzabal – qui devrait faire parler ces prochaines heures dans l'Hexagone – obtenu par Lamine Yamal. La France recevait un deuxième coup sur la tête à la 29e, lorsque William Saliba devait sortir, touché au dos. La défense tricolore, si solide jusqu'ici dans la compétition, s'effritait et passait près d'encaisser un deuxième but après une superbe action collective espagnole (37e).

Au terme du premier quart d'heure de la deuxième période, les Espagnols allaient cette fois au bout d'une nouvelle action de grande classe. Dani Olmo, dos au but, remettait parfaitement dans la course Pedro Porro, qui battait aisément Mike Maignan. La France était dépassée et devait dès lors espérer un miracle pour renverser la situation. À la 60e, Lamine Yamal inscrivait le troisième but, mais un hors-jeu sauvait les Bleus.

Le coq est mort

Offensivement, ces derniers avaient toutes les peines du monde à se montrer dangereux face à Unai Simón (81e, premier tir cadré). Sans doute meilleur joueur offensif français du Mondial, Michael Olise laissait sa place peu après la 70e minute de jeu, lorsque Didier Deschamps tentait le tout pour le tout en donnant un caractère encore un peu plus offensif à son équipe.

Mais rien n'y changeait, l'Espagne pouvait tranquillement (sous les «olé» du public à chaque passe) se diriger vers le succès qui l'amènera au MetLife Stadium de New York dimanche.

Deschamps choisit de fracasser l'arbitre au lieu de ses joueurs

Didier Deschamps avait le choix s'il avait eu envie de critiquer ses joueurs après la défaite indiscutable (0-2) de son équipe face à l'Espagne en demi-finale de la Coupe du monde. Il aurait pu s'en prendre à Michael Olise, à Lucas Digne, à Aurélien Tchouameni, à Ousmane Dembele, mais aussi, et en premier lieu, à son supposé leader, le fantomatique Kylian Mbappé, l'homme qui se montre décisif face à l'Irak ou au Maroc, mais jamais quand ça compte. Comme avec son club du Real Madrid, en somme.

Mais le sélectionneur a préféré tomber sur une cible facile: l'arbitre, le Salvadorien Ivan Barton, lequel a pourtant largement été plus au niveau de cette demi-finale que ses joueurs. «Est-ce que l'arbitre a le niveau pour arbitrer une demi-finale de Coupe du monde? Je ne vais pas y répondre. Ce n'est pas parce qu'on a perdu que je dis ça. Il y a eu pas mal de situations, souvent en défaveur aussi, mais la première raison c'est forcément parce qu'on a été un peu en-dessous et moins dangereux offensivement qu'on aurait pu l'être avec quelques erreurs techniques, des passes qui auraient pu amener des situations, des occasions», a-t-il osé déclarer, dans un sommet hallucinant de mauvaise foi.

«On avait beaucoup d'ambition»

Il faut «reconnaître qu'aujourd'hui on a été un ton en-dessous», a cependant reconnu (et heureusement) le sélectionneur.

«Il y a beaucoup de déception. Les joueurs sont anéantis parce qu'on avait beaucoup d'ambition, même s'il faut être aussi logique et reconnaître qu'aujourd'hui on a été un ton en dessous sur le plan technique face à une équipe qui a bien maîtrisé son sujet et plus. Mais c'est d'abord de notre faute, je veux pas accuser qui que ce soit», a ajouté Didier Deschamps, comme toujours très (trop?) protecteur de ses joueurs.

Les Français dézinguent leur équipe

Les attentes étaient immenses, la déception l’est encore plus. Après un début de tournoi remarquable, au cours duquel la France avait impressionné par sa force de frappe offensive, au point de susciter les éloges de Zlatan Ibrahimovic, les Bleus ont déjoué contre l’Espagne en demi-finale de la Coupe du monde, mardi à Dallas (2-0). «Techniquement, les premières passes, les premières touches, n’étaient pas dignes d’une demi-finale de Coupe du monde. (...) Si on est objectif, on n’a pas mis tous les ingrédients pour aller en finale aujourd’hui», a résumé Kylian Mbappé. Au pays, les Bleus sont sous le feu des critiques.

«La France battue, triste à pleurer», résume «Midi Libre», quotidien basé à Montpellier. Avant de poursuivre: «Inoffensifs hier, les Bleus ont été dominés par une Espagne inflexible en route vers un triplé Euro, JO, Mondial.» «Tombés de haut», titre «Le Parisien». «Rien n’était possible face à la corrida du jeu que la Roja a imposée aux Bleus, étourdis, estoqués, touchés et même blessés. L’équipe de France a pris une leçon d’espagnol, pas loin de la correction. Vamos à la maison», écrit son journaliste Dominique Sévérac.

«Le coup de la panne»

Pour «Libération», l’équipe de France a fait «le coup de la panne» et n’a «jamais semblé entrer dans sa demi-finale» face à «la qualité de pied et la finesse des internationaux espagnols». Le quotidien «La Voix du Nord» n’est pas tendre non plus. «La France a tellement sombré qu’on peine à sauver des joueurs au niveau, dans cette demi-finale qui restera un cauchemar (0-2). Lucas Digne a commis l’irréparable, Michael Olise n’a rien réussi et a entraîné toute l’équipe par le fond.» 

«Etourdis et tombés de leur nuage, les Bleus n’ont pas été à la hauteur de l’événement qu’ils attendaient depuis quatre ans», écrit «L’Equipe», qui titre en Une de son édition papier: «Etoile filante». La France s’était-elle crue trop belle? Ce n’est en tout cas pas ce qu’a affirmé Maxence Lacroix. «Il n’y a pas eu d’excès de confiance. On connaît nos qualités, on sait les joueurs qu’on a. Les choses ne se sont simplement pas passées comme d’habitude», a commenté le défenseur central de Crystal Palace.

Dans l’«After Foot», l’incendiaire Daniel Riolo n’est pas de cet avis. «Je m’en veux terriblement ce soir parce que je pense qu’on est passé à côté dans cette Coupe du monde. Je ne sais pas si c’est la formule, New York qui nous est monté à la tête. On a fait n’importe quoi et on a raconté n’importe quoi.» Et l’éditorialiste d’ajouter: «On se voyait beaucoup plus forts qu’il y a deux ans, la déception est beaucoup plus grande et l’erreur d’analyse qui est la nôtre depuis le 10 juin est encore plus grande. Il va falloir qu’on se détache de l’engouement, je m’en veux terriblement. Il faut regarder les choses en face et la réalité.» 

Michael Olise frustré

Les champions du monde 1998 n’ont, eux non plus, pas été tendres avec cette équipe de France. «Nos meilleurs joueurs auraient dû performer et ils ne l’ont pas fait – pas un ou deux, mais tous collectivement», a expliqué Patrick Vieira, consultant pour le diffuseur britannique ITV. «La différence, c’est que d’un côté, vous avez une équipe qui ne s’appuie pratiquement que sur des individualités et, de l’autre, une équipe qui s’appuie sur un vrai collectif, sur sa philosophie de jeu qui dure depuis des années et des années», a ajouté Robert Pirès sur RTL. «L’Espagne nous a donné une leçon de football.»

Bixente Lizarazu partage cet avis. «Il y a eu des faillites individuelles, et pas seulement chez nos attaquants», constate l’ancien international français du Bayern Munich. «Les Espagnols, et on le savait avant de les rencontrer, ont le meilleur milieu de terrain au monde. On s’est fait concasser au milieu», poursuit-il, pointant notamment du doigt Aurélien Tchouaméni, «en dedans et trop sur la réserve», ainsi que Michael Olise. «Ils l’ont frustré et l’ont fait sortir du match. Ce qui fait que, derrière, il n’y avait plus d’animation offensive, plus de bons ballons pour nos attaquants, et on s’est retrouvés complètement dépourvus», a-t-il analysé sur Radio France. «À un moment donné, quand vous avez trois ou quatre joueurs qui ne sont pas au niveau, ça fait la différence», ajoute Alain Boghossian au même micro.

Mbappé transparent

La magie n'a pas opéré. Flamboyants depuis le début du Mondial, les quatre fantastiques de l'attaque, atout numéro un des Bleus lors du Mondial 2026, se sont cassé les dents mardi sur la solidité espagnole et la France a été éliminée en demie (2-0).

Ni Kylian Mbappé et ses huit buts inscrits depuis le début de la Coupe du monde, ni Michael Olise, meilleur passeur du tournoi avec cinq offrandes à ses partenaires, ni encore le Ballon d'Or Ousmane Dembélé ne sont parvenus à mettre en danger Unai Simon. Protégé par une défense de fer parfaitement organisée, le gardien de la Roja a été impérial.

Au cours du premier acte, seul Bradley Barcola, préféré au coup d'envoi à Désiré Doué, son partenaire du Paris-SG, a pu tenter une frappe à l'extérieur de la surface, mais son tir s'est envolé très haut dans les tribunes de l'AT&T stadium d'Arlington, en banlieue de Dallas.

Sinon, les attaquants français, qui avaient jusqu'à présent inscrit les 18 buts français de la compétition, ne se sont procuré aucune occasion, le deuxième tir bleu de la première période, non cadré lui aussi, étant l'œuvre d'Adrien Rabiot.

Il a été transparent dans le jeu et inefficace devant le but, comme toujours contre les bonnes équipes

Symbole de cette impuissance, toujours au cours du premier acte, Mbappé a touché 15 ballons dont deux seulement dans la surface espagnole et jamais en position de frapper. Si le capitaine français s'est montré si discret, c'est aussi qu'il a été abandonné par ses deux principaux pourvoyeurs de ballon, Ousmane Dembélé et Michael Olise.

Muselés par les milieux de terrain espagnols, mais surtout extrêmement fébriles, les deux attaquants ont multiplié les pertes de balle, soit du fait de passes imprécises, soit directement dans les duels qu'ils ont provoqués.

Abandonné par ses lieutenants, Mbappé a bien tenté de sonner la révolte, seul, au retour des vestiaires et alors que la France était déjà menée 2-0, après le penalty de Mikel Oyarzabal en première période (22e) et le but de Pedro Porro (58e).

Son tir rasant et croisé à la 67e minute, aux confins de la surface, a frôlé la base du poteau gauche de Unai Simon. Sans réussite comme son coup franc de la 88e minute après une faute provoquée par Désiré Doué, rentré à la place de Barcola (57e).

Il ne marque jamais quand ça compte

Frustré, impuissant, Mbappé, leader bleu irréprochable depuis le début du Mondial, s'est rendu coupable d'une charge sur Simon qui lui a valu un carton jaune (86e). Le calice jusqu'à la lie.

Le serial buteur, 20 buts inscrits en Coupe du monde, n'a jamais marqué en demi-finale d'un Mondial. Ce sera pour une autre fois.

La France comptait sur ses magiciens de devant pour décrocher une troisième étoile aux États-Unis. Mais la magie s'est envolée et les rêves de sacre avec elle.

blick.ch

lundi 13 juillet 2026

La Suisse abrite un dixième des milans royaux du monde

 

Rare il y a 40 ans, le milan royal est aujourd'hui l'un des rapaces les plus communs de Suisse. Le canton de Fribourg et la Broye vaudoise comptent parmi les régions offrant la plus grande densité de cette espèce au monde.

Depuis 30 ans, une équipe d'ornithologues bénévoles documente le retour de l'espèce dans la région de Cottens, dans le canton de Fribourg. Parmi eux, Adrian Aebischer repère chaque année les jeunes milans royaux dans leurs nids. Grâce à ce suivi, on sait aujourd'hui que plusieurs centaines de couples nichent dans la région, avec environ un nid tous les deux kilomètres.


La Suisse abrite aujourd'hui environ un dixième de la population mondiale du milan royal
[Bridgeman Images via AFP]


Moins de migration

Cette progression s'explique en partie par le réchauffement climatique. De nombreux milans adultes ne migrent plus vers le sud en hiver, car ils trouvent désormais de quoi se nourrir sous nos latitudes. Rester sur place permettrait d'augmenter leur espérance de vie, et donc leur nombre.

Le milan royal (Milvus milvus) profite aussi de la géographie du Plateau suisse. En France, en Allemagne ou en Espagne, les parcelles agricoles sont beaucoup plus grandes: quand elles sont fauchées, cela libère d'un coup une abondance de nourriture, campagnols et insectes, mais celle-ci s'épuise vite. En Suisse, la mosaïque de petites parcelles répartit le fauchage dans le temps et l'espace: le milan trouve donc chaque jour de quoi se nourrir quelque part.

La Suisse abrite aujourd'hui environ un dixième de la population mondiale de ce rapace. Elle envoie même de jeunes milans en Italie pour aider à réintroduire l'espèce dans un ciel transalpin qu'elle avait déserté depuis plus d'un siècle.

Hannah Schlaepfer

Amaëlle Steffen

rts.ch