Chu de che / Je suis d'ici / Sono di qui / Ich bin von hier ! Les statistiques de pannes automobile pour l'année 2026 sont arrivées ; https://fiabiliteautomobile.blogspot.com/ Notre liberté ne nous a pas été donnée, mais combattue et priée par nos ancêtres plus d'une fois! Aujourd'hui, comme autrefois, notre existence en tant que peuple libre dépend du fait que nous nous battions pour cela chaque jour. Restez inébranlable et soyez un gardien de la patrie pour que nous puissions remettre une Suisse libre telle que nous la connaissions à la génération suivante. Nous n'avons qu'une seule patrie!

lundi 3 août 2026

Catherine Repond, une mendiante brisée par la torture

 

Mendier pour du lait

Sans le sou ni éducation, la Catillon vit sur les routes, arpente les plaines et les montagnes. Elle a pour habitude de mendier avec sa sœur Marguerite (qui sera elle-même accusée de sorcellerie). Les témoins entendus lors de son procès racontent que lorsqu’elle n’obtient pas le lait escompté, elle maudit l’alpage. Or en 1726, «ni le fromage ni le séré» ne prennent, malgré les bénédictions d’usage effectuées dans la région. Coïncidence?

Son profil n’est pas isolé dans la traque des sorciers et des sorcières. Selon les spécialistes anglo-saxons de la sorcellerie, il pourrait s’inscrire dans le modèle de la «charité refusée», une théorie qui explique l’affluence d’accusations entre le XVIe et XVIIe siècle en Europe: lorsque l’on refuse l’aumône et qu’un accident survient à son domicile, la cause en est attribuée au mendiant ou à la mendiante.

Or Fribourg n’échappe pas au phénomène, avec 360 cas recensés dans les archives entre le XVe et le XVIIIe siècle, même s’il est moins important que dans le canton de Vaud (3000). Hommes, femmes et enfants sont concernés.

La Mauvaise Tour

La mauvaise tour;
Ancienne porte de Morat, elle fut nommée la « Porte des Voleurs » et servait de lieu de détention et de torture
Ses fondations ont été redécouvertes sous le ⁠Musée d'art et d'histoire de Fribourg (MAHF), qui se trouve à son ancien emplacement
Démolie en janvier 1848 après y avoir enfermé des auteurs de l'insurrection de 1847


Dans ce contexte, Catherine Repond est arrêtée une première fois à Corbières le 14 avril 1731 puis transférée à Fribourg, où elle est emprisonnée à la Mauvaise Tour. C’est ici que les autorités pratiquent la torture pour obtenir des aveux. La Catillon est convoquée à une audition préliminaire devant le bailli de Corbières, Béat Nicolas de Montenach. Celui-ci veut en savoir plus sur la blessure qu’elle porte au pied, dont il a entendu parler.

Face au bailli, sa sœur l’aide à ôter sa chaussure. À son pied gauche, tous les orteils manquent. Interrogée, Catherine Repond explique que quatre jours avant la Toussaint de 1730, elle a été mutilée pendant son sommeil. Une famille à qui elle aurait demandé le gîte lui aurait tiré dessus. Depuis, elle se déplace malgré son pied amputé.

Or le bailli a un autre avis sur ladite entaille. Il est certain d’avoir lui-même blessé la sexagénaire il y a quelques mois, lors d’une chasse dans les prés de Villarvolard. Mais la femme lui serait apparue sous la forme d’un renard.

À Corbières, le procès de la Catillon commence le jour de son arrestation et durera jusqu’au 5 juillet avec six interrogatoires au total. Questionnée sur un pacte avec le diable, Catherine Repond conteste. Alors dès la troisième audition, on passe à la torture: ce jour-là, on hisse Catherine Repond à une corde. Lors des quatrième, cinquième et sixième sessions d’interrogatoire, on lui attache des poids de plus en plus lourds aux chevilles, jusqu’à 50 kilos.

Épuisée par la torture et les interrogatoires menés par le bailli, Catherine Repond finit par avouer avoir passé un pacte avec le diable, s’être livrée à lui et avoir participé une cinquantaine de fois à «une secte».

Dans ses interrogatoires, on peut lire ses aveux. «Toute désespérée, [Catherine] se rendit […] au bois où le diable luy apparu en homme figuré noir, en luy parlant et disant quel est le sujet de sa grande tristesse. [Elle] Repondit avoir besoin de 3 blancs (ndlr: écus). Sur ce le diable luy dit que si elle se veut donner à luy, elle pourra sortir et se mettre en repos. La dessus elle s’est laissée gâgner et persuader à cette recherche où le diable luy fit un escrit et elle le signa de son sang.»

Malgré son témoignage, la Catillon n’est pas exécutée. Vu l’importance de l’affaire, le procès continue à Fribourg du 13 juillet au 15 septembre 1731, avec un total de sept interrogatoires. Ici aussi, on la torture, mais à l’aide de différentes méthodes. Notamment celle de la serviette, que l’on accroche autour du cou et que l’on suspend au mur.

Entre autres confessions, Catherine Repond donne des informations qui ne seront pas utilisées par les juges. Elle livre notamment le nom de Jacques Bouquet, père des enfants de sa sœur Marguerite. Elle l’accuse de fabriquer de la fausse monnaie, avec l’aide d’autres membres du patriciat fribourgeois.

Malgré les déclarations de la Catillon, Jacques Bouquet nie en bloc, la traite de menteuse. Il est libéré. Catherine Repond, elle, est condamnée à mort le 15 septembre. Elle sera d’abord étranglée par le bourreau, puis brûlée au Guintzet, sur les hauts de Fribourg.

Travail de mémoire

Ces dernières années, des voix se sont élevées pour redorer la mémoire de la Catillon. Une réhabilitation morale, à défaut d’une réhabilitation juridique, a été prononcée en 2009. Une place Catherine-Repond a été inaugurée un an plus tard, au Guintzet.

En tous les cas, la Fribourgeoise passionne. L’auteure Josiane Ferrari-Clément a publié un roman dans lequel elle avance la thèse que Catherine Repond a été exécutée en raison de ses liens avec le réseau de fausse monnaie, actif depuis trente ans, impliquant plusieurs patriciens, avec des ramifications hors canton.

Catherine Repond a aussi donné vie à une légende, celle de la Pierre-à-Catillon. Selon ce récit, un jour, lorsque éclate un violent orage autour du Moléson, la «Tordue» apparaît entourée de démons. Tous s’évertuent à pousser un énorme rocher qui se décroche et vient écraser «les plus belles vaches» avant de s’arrêter au bas de la montagne.

L’enseignant Joseph Genoud décrit ce rocher dans ses «Légendes fribourgeoises»: «La Pierre-à-Catillon est encore là, entourée de jeunes sapins et reconnaissable à des figures en relief qui en ornent les parois: ce sont les empreintes laissées par la sorcière et ses compagnons infernaux.


La pierre à Catillon, visible sur au bord du parking du Moléson


Fribourg demande l'aide l'armée pour apporter l'eau aux alpages

 


Le Conseil d’Etat fribourgeois demande un soutien aérien de l’armée pour approvisionner en eau les alpages qui ne sont pas accessibles par la route. En raison de la sécheresse, il souhaite que l'armée vienne en soutien à Swiss Helicopter SA.

Le canton a adressé lundi cette requête auprès du commandement des opérations de l’armée suisse pour un soutien pouvant aller jusqu’au 31 août. Le réchauffement climatique et la canicule qui sévissent sur l’Europe depuis le mois de mai provoquent une sécheresse exceptionnelle dans le canton de Fribourg.

Les alpages situés dans les préalpes fribourgeoises ont atteint les limites de leur réserve d'eau pour le bétail, constate le Conseil d'Etat dans un communiqué. Les teneurs d’alpage qui ont la possibilité d’être ravitaillés par route s’organisent pour aller chercher de l’eau plus bas dans les vallées.

ATS

dimanche 2 août 2026

Les salaires mirobolants des médecins-chefs suscitent l'indignation

 

Le système de santé suisse est sous pression. La population croule sous le poids de primes d'assurance maladie en constante augmentation, tandis que les hôpitaux sont dans le rouge. Malgré cela, les médecins-chefs, y compris dans les hôpitaux publics, perçoivent des salaires mirobolants... et font encore grimper les coûts de la santé!

Mais le montant réel des salaires des médecins cadres reste souvent méconnu. Blick a interrogé près de 20 hôpitaux publics à travers tout le pays et s’est heurté à une forte résistance. De nombreux établissements n’ont communiqué les informations sur les salaires des chefs de service qu’à contrecœur. Certains n’ont fourni aucune indication, même après des demandes répétées.

Néanmoins, notre enquête permet de se faire une idée de la situation. L’analyse montre que de nombreux médecins-chefs gagnent des centaines de milliers de francs par an. Il n’est d’ailleurs pas rare que leur salaire dépasse celui de nos conseillèrs fédéraux (478'166 francs!).

Un plafond de... un million

Les médecins du canton de Zurich sont particulièrement bien rémunérés. Tant l’Hôpital universitaire de Zurich que l’Hôpital cantonal de Winterthour sont soumis, en vertu de la loi, à un plafond salarial fixé à 1 million de francs. Les deux hôpitaux gardent toutefois secrets les montants réels des salaires versés. L’hôpital universitaire de Zurich se contente d’indiquer que les salaires varient fortement selon la spécialité.

L’hôpital universitaire de Bâle communique de manière plus transparente. Selon une porte-parole interrogée à ce sujet, «moins d’une poignée de médecins-chefs» y perçoivent un salaire annuel d’environ 850'000 francs.

A Bâle-Ville, les salaires des médecins les mieux rémunérés des hôpitaux publics pourraient à l’avenir être publiés par le canton. Une motion du Parti socialiste (PS) allant dans ce sens a été approuvée par le Parlement et est désormais entre les mains du gouvernement cantonal.

Des salaires qui varient

A l’heure actuelle, seule la ville de Berne impose une obligation de publication des salaires des médecins-chefs. La dernière enquête montre qu’en 2024, les deux médecins les mieux rémunérés des hôpitaux bernois figurant sur la liste gagnaient plus de 700'000 francs. Quinze autres personnes ont perçu entre 600'000 et 700'000 francs par an.

Dans certains hôpitaux, les salaires du corps médical sont également mentionnés dans le rapport annuel. Il ressort du document correspondant de l’hôpital cantonal d’Aarau qu’en 2024, neuf personnes gagnaient entre 600'000 et 700'000 francs.

Le rapport des hôpitaux de Soleure contient également des informations intéressantes. En 2024, une personne y a perçu plus de 600'000 francs. A l’hôpital cantonal de Fribourg, sept personnes ont perçu l’année dernière entre 500'000 et 600'000 francs, selon une porte-parole.

«C'est intenable!»

Une chose est sûre: alors que le secteur de la santé fait des économies partout, certains médecins-chefs mènent la grande vie. Yvonne Gilli, présidente de la Fédération des médecins suisses (FMH), s’exprime sans détours à ce sujet: «Lorsque des médecins des hôpitaux publics encaissent des salaires de plusieurs millions aux dépens de la sécurité sociale, c’est intenable!» La présidente de la FMH déplore qu’«une petite minorité porte ainsi atteinte à la réputation de l’ensemble de la profession».

Armin Gemperli, spécialiste en sciences de la santé à l’université de Lucerne, condamne lui aussi ces salaires excessifs. «Ni une formation hautement qualifiée, ni de grandes responsabilités ne justifient des salaires aussi exorbitants», affirme-t-il. Selon lui, les cantons devraient mettre fin au subventionnement des hôpitaux. «Cela pourrait accroître la pression en faveur d’une réduction des salaires des cadres.»

Les critiques viennent également du secteur politique. La conseillère nationale socialiste Sarah Wyss déclare, sans détour: «Il est incompréhensible que certaines personnes gagnent autant.» La Bâloise réclame une répartition plus équitable des salaires au sein des hôpitaux, et ce, «afin que le personnel soignant soit également rémunéré de manière plus juste». Elle exige en outre davantage de transparence concernant les salaires des médecins.

Les partis bourgeois à la rescousse

Les médecins cadres bénéficient du soutien des partis bourgeois. Damian Müller, conseiller aux Etats PLR, déclare: «Je m’oppose à une critique généralisée des médecins.» Les médecins assument une grande responsabilité et fournissent des prestations d’excellence. Il ajoute: «Les hôpitaux devraient conserver leur liberté d’entreprise – tout en faisant preuve d’une plus grande transparence vis-à-vis des assurés.»

Le conseiller aux Etats UDC Hannes Germann soutient lui aussi les médecins cadres. «Il incombe aux hôpitaux de fixer de manière appropriée les salaires des médecins-chefs», déclare-t-il. Ce qui dérange davantage ce Schaffhousois, ce sont les salaires élevés des PDG des caisses d’assurance maladie. «Les médecins apportent au moins une valeur ajoutée sur le plan médical.»

Quels médecins gagnent le plus gros salaire en Suisse?

D'après notre enquête, certains médecins-chefs gagnent en Suisse davantage qu'un conseiller fédéral. Toutefois, au sein même de la profession, les inégalités de revenus demeurent très marquées.

L'Office fédéral de la statistique s'est penché en 2021 sur les revenus des praticiens installés à leur compte. Selon les données relayées par le «Beobachter», les gastro-entérologues tirent particulièrement leur épingle du jeu avec un revenu médian de 447'896 francs. Ils sont suivis par les ophtalmologues (342'196 francs) et les cardiologues (322'865 francs).

Les médecins de famille, avec lesquels la population est pourtant le plus souvent en contact, se situent dans la seconde moitié du tableau. S'ils gagnent 208'181 francs, soit une rémunération légèrement supérieure à la moyenne générale fixée à 203'158 francs, le fossé avec les spécialistes les mieux payés reste immense.


En bas d'échelle, on retrouve les psychiatres et les psychothérapeutes avec environ 159'000 francs. Quant à ceux qui exercent auprès d’enfants et d’adolescents, leurs gains s'avèrent plus faibles encore.

Une pénurie de médecins généralistes menace

Bien que ces chiffres remontent à 2019, la tendance ne s'est guère améliorée depuis. Choisir la médecine générale plutôt qu'une spécialité technique implique souvent un renoncement financier net. Dans le même temps, la pénurie de médecins de famille s’aggrave. Une étude représentative publiée en octobre dernier par le Centre universitaire de médecine générale de Bâle indique en effet qu’un quart d'entre eux devra être remplacé d’ici 2030. A ce jour, 13% poursuivent déjà leur activité au-delà de l’âge légal de la retraite.

«Il est exact que la médecine générale et la pédiatrie rapportent nettement moins que les autres spécialités», confirme l’Association des médecins généralistes et pédiatres. Il s'agirait même de la cause principale du manque de relève.

L’association explique cette disparité par l'impossibilité, dans les soins de base, de «facturer des prestations complémentaires non remboursées par l’assurance de base». La structure tarifaire désavantage aussi la médecine générale, une pratique axée sur le dialogue et l'accompagnement. «La grille tarifaire s'appuie sur des critères obsolètes qu'il faut corriger d'urgence. Sans cette révision, l'écart de revenus continuera de léser les généralistes, les pédiatres, mais aussi les psychiatres.»


Pour l’association, la revalorisation de la consultation est «une priorité absolue, d'autant que de nombreux cabinets frôlent aujourd'hui la faillite». Elle rappelle au passage: «Le fait d'offrir moins de débouchés financiers que d'autres voies médicales depuis des décennies a pesé lourd sur la profession.»

Dans le même temps, la médecine générale susciterait un regain d'intérêt auprès des étudiants par rapport aux années précédentes. Il convient désormais d'offrir de véritables perspectives d'avenir, fondées sur une baisse de la bureaucratie et de meilleures conditions d’exercice.

Simone Steiner

Tobias Bruggmann

blick.ch

mercredi 29 juillet 2026

Le patriotisme est l’affaire de tous


 

L’Union démocratique du centre (UDC) n’a pas le monopole du patriotisme. Ni celui de l’amour de la patrie. Elle n’est pas la seule à vouloir sauvegarder et défendre notre souveraineté. A exiger une défense forte, efficace, capable de protéger la population.

Nous aspirons tous à une politique qui garantisse notre indépendance, notre liberté et notre prospérité. Qui ne désire pas un avenir aux couleurs de la paix. Qui n’a pas le cœur qui s’enflamme pour le drapeau à croix blanche. On l’a encore vu à la Coupe du monde de football avec la Nati. Un enthousiasme contagieux.

Le monde est devenu moins sûr depuis la guerre en Ukraine et l'embrasement au Proche-Orient. En Europe, on redoute les projets expansionnistes de Vladimir Poutine. Le maître du Kremlin est en guerre ouverte contre les démocraties occidentales. Ce n’est pas la paix qui l’intéresse mais de ramener la région à la situation d’il y a un siècle. Un contexte dangereux dans lequel la Suisse doit trouver sa place.

Notre neutralité pour assurer la paix

Comment dans ce nouvel ordre mondial où les règles de droit et la démocratie sont bafouées, allons-nous nous préserver des influences extérieures? Nous avons un instrument parfaitement adapté aux temps de crise. Un instrument qui a fait ses preuves: notre neutralité. Elle protège notre pays de la guerre et de la misère depuis 200 ans. Elle lui permet également de jouer un rôle important sur la scène internationale, en particulier dans le domaine des bons offices.

Notre neutralité est un moyen pour assurer la paix. Elle privilégie le dialogue plutôt que l’importation de conflits extérieurs. Elle inspire le respect et la confiance, comme le démontre l’élection à l’unanimité de la Suisse à la présidence de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) pour 2026.

Une crédibilité que certains cherchent à entacher. L’ambassade russe à Berne a critiqué notre neutralité. La Suisse ne serait plus ni démocratique ni neutre. Cette ingérence de Moscou est une nouvelle manœuvre de désinformation qui veut fragiliser nos institutions. Le Service de renseignement de la Confédération estime, que les actions d’influence, d’espionnage et de cyberattaques de la Russie, représente une menace sérieuse pour notre pays.

Pas un dogme inflexible

Malgré ses attaques, notre neutralité n’a pas besoin d’être réhabilitée ni adaptée. Elle ne nuit pas à la Genève internationale. Il n’est donc pas nécessaire que la neutralité soit qualifiée dans la Constitution de «perpétuelle et armée» et que notre pays n’adhère à aucune alliance militaire ou de défense.

Les pères fondateurs n’ont pas voulu que la neutralité soit un dogme inflexible. Ils savaient pourquoi: ils ont choisi un outil qui permet à notre pays de s’adapter aux réalités politiques et stratégiques. Durant la Seconde guerre mondiale, le général Guisan a conclu des accords avec la France pour protéger la population en cas d’attaque de la Wehrmacht. Notre neutralité l’autorise.

Un corset rigide empêcherait le Conseil fédéral de réagir aux violations graves du droit international. Impossible par exemple d’aider l’Ukraine en s’associant aux sanctions contre le régime du Kremlin. Or la Suisse ne veut pas soutenir les despotes étrangers: son rôle est d’être du côté de la paix, du droit et de la démocratie.

Croire dans nos valeurs et nos institutions

La flexibilité est donc un élément majeur du droit de la neutralité. Qui dit flexibilité, dit collaboration. Si notre pays est attaqué, il ne pourra pas se défendre tout seul. D’où la nécessité de travailler avec nos voisins. Ils ne sont pas nos ennemis mais des alliés stratégiques. Nous ne voulons pas adhérer à l’Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN). Mais nous pouvons définir la nature du partenariat que nous souhaitons.

En cette veille du 1er Août, nous devons plus que jamais croire dans nos valeurs et nos institutions. Réaffirmer leurs qualités et leurs capacités. Elles ont non seulement fait la force de la Suisse mais elles sont aussi le ciment de la cohésion nationale. Le patriotisme est bien l’affaire de tous.

Retrouvons l’audace qui a animé les Confédérés de 1291 et le courage qui a guidé le général Guisan. Regardons plus loin que nos montagnes. Surmontons la peur de l’autre. Et parions sur un avenir qui assure notre indépendance, notre sécurité et notre succès.

Jacqueline de Quattro

blick.ch

Trouvez l’endroit parfait pour fêter le 1er août dans notre belle région de Fribourg


 

Le programme autour du 1er août pourra s’avérer gargantuesque dans le canton de Fribourg et la Broye vaudoise. Que vous préfériez une ambiance typiquement villageoise ou une plus grande organisation, que vous cherchiez des activités pour les enfants ou des concerts, tout est possible. Le choix n’est pas exhaustif, il tient compte uniquement des programmes envoyés par les communes à la suite de nos appels dans plusieurs éditions de La Liberté.


 


Fribourg - Grandes-Rames

Petit tour également des chefs-lieux pour détailler leurs programmes. A commencer par la capitale cantonale qui, cette année, n’aura pas le droit à un discours politique. C’est en effet la chanteuse, autrice et compositrice Zoë Më qui proposera un «discours en musique» peu après 20h. Pour rappel, la Fribourgeoise avait représenté la Suisse lors de l’édition 2025 du concours de l'Eurovision à Bâle.

La fête à proprement parler commencera à 18h aux Grandes-Rames avec l’ouverture des stands de boisson et de nourriture. Les habitants pourront également partager un apéritif offert par la Ville de Fribourg entre 18h30 et 19h30. Le groupe High5 distilera sa musique pop-rock en alternance avec des «performances illuminées» du cirque Paradox. A noter que le funiculaire fera des heures supplémentaires pour permettre aux fêtards de remonter depuis la Basse-Ville jusqu’à 23h30.

Bulle - parc du Cabalet et à la Condémine

Quatre jours de fête! C’est ce que propose la Ville de Bulle au parc du Cabalet avec Monsieur Mouche ainsi qu’à la Condémine avec le Chapit’O. Le 1er août, la musique, l’humour, les arts du spectacle seront au coeur des festivités. Les bars ouvriront à 17h avant les spectacles ou DJ set.

Les festivités du 1er août commenceront dès 11h dans le parc du Cabalet avec des activités pour les enfants. De l’autre côté de la route de la Condémine, des ateliers créatifs, des jeux de société ou encore des contes seront proposés aux petits et grands. Pour la partie officielle, c’est le vice-président du Conseil général Brian Hofer qui s’occupera du discours avant un show laser mis sur pied par la compagnie Minus 3. La fin de soirée est prévue vers 2h du matin.

Châtel-Saint-Denis - Parking du Grand Clos

Dans le chef-lieu veveysan, c’est le samedi 1er août que tout se passe. Accordéons, fanfare, DJ set, mais aussi tours en petit train et structure gonflable pour les enfants sont au programme. Au niveau de la partie officielle, la parole sera prise par le président du Conseil général Jérémie Favre et par le conseiller communal en charge du tourisme Roland Mesot.

Les traditionnels lampions illumineront le centre-ville de Châtel-Saint-Denis. L’ouverture du site est programmée à 17h et la fin de la manifestation à 23h.

Estavayer-le-Lac - Place de Moudon

C’est toujours l’un des feux d’artifice les plus attendus du canton, les spectateurs pourront profiter d’un lâcher de fusées au-dessus du lac de Neuchâtel. Mais avant ce torrent de lumière, la fête officielle se déroulera, dans le chef-lieu broyard, à la place de Moudon le samedi 1er août. L’Harmonie de la Lyre et le groupe Caravane Mango s’y produiront avant l’allocution du président du Conseil général, Nicolas Schmutz.

Le feu d’artifice sera tiré à 22h30 et la fin de la manifestation officielle est prévue aux alentours de minuit.

Morat - Ryf

Après le feu d’artifice sur le lac de Neuchâtel, celui sur le lac de Morat. Le chef-lieu lacois donne rendez-vous sur les rives, le samedi 1er août. Si la zone de fête ouvre à 18h30, la fête officielle, là aussi, commencera plus tard, vers 20h30. Un groupe de tambours et la fanfare de la ville de Morat animeront la soirée jusqu’au spectacle pyrotechnique prévu à 22h15.

Les autorités annoncent que si la météo devait être davantage automnale qu’estivale, la fête serait déplacée aux abords de la porte de Berne.

Tavel - Place Sekulic

Comme ces dernières années, le chef-lieu singinois s’animera… durant la journée du 1er août. Le rendez-vous est donné dès le matin pour le mot d’accueil du président du Conseil général Pascal Zbinden. Au programme ensuite, saucisses offertes par la commune, musique par le groupe Örgeliduo Fasu & Stöckli et spectacle de feu.

Le tout avant la fin de le fête à 15h.

Payerne - Place du Marché

Dans le chef-lieu de la Broye-Vully, ce sont deux soirs de fête qui attendent les habitants et les curieux: samedi 1er août. Les deux jours, pour les gourmands, un festival de raclette et saucisse sera proposé. Au niveau musical, Suisse Chérie, Instrum et l’Echo du Châtelard seront aux commandes samedi.

Le président du Conseil Général, Martial Savary et la secrétaire générale du Département fédéral de l’économie, Nathalie Goumaz, prendront la parole lors de la partie officielle, le soir du 1er août. La place de fête ouvrira à 17h et fermera à 23h à la Place du Marché.

Patrick Biolley 

Vanessa Vienne

laliberte.ch

lundi 27 juillet 2026

Mise en ligne de la Bibliotheca Otolandana : L’histoire fribourgeoise à portée d’un clic !

 

La version numérique du premier volume de la Bibliotheca Otolandana est désormais disponible en ligne.

Fondée en 2021, la Bibliotheca Otolandana est une collection consacrée à l’édition de sources historiques fribourgeoises. À ce jour, quatre volumes ont déjà été publiés. Dans le cadre de leur mission de valorisation du patrimoine documentaire, les Archives de l’État de Fribourg franchissent aujourd’hui une nouvelle étape en lançant une plateforme numérique dédiée à la diffusion en ligne de cette collection.

La version numérique du premier volume (BO1) est désormais disponible. Le public peut ainsi consulter gratuitement, à tout moment, cette remarquable source notariale du XVe siècle. Si le manuscrit original est rédigé en écriture gothique, sa transcription, initialement publiée sous forme imprimée, a été encodée selon le standard XML-TEI. Cette démarche permet de rendre accessibles en ligne les 939 actes que contient cette source exceptionnelle. Chaque texte est en outre accompagné de la photographie du passage correspondant dans le manuscrit original.

La mise en ligne des volumes suivants est déjà prévue. La plateforme accueillera également, sous la forme d’un volume «hors-série» qui paraîtra l’an prochain, des travaux d’édition scientifique réalisés par des étudiantes et étudiants de l’Université de Fribourg.

Cette initiative répond à une double ambition. D’une part, elle vise à «sortir les archives des Archives», conformément aux objectifs de la Loi sur l’archivage et les Archives de l’État (LArch) en matière de promotion du patrimoine documentaire. D’autre part, elle s’inscrit dans le mouvement international de l’Open Science, qui encourage un accès libre et ouvert aux résultats de la recherche, à ses données et à ses publications.

Au-delà de l’accès aux sources, le projet invite à une découverte immersive de l’histoire fribourgeoise et de son bilinguisme. Grâce à la publication conjointe de volumes imprimés et de ressources numériques, les Archives de l’État de Fribourg mettent à profit les outils des humanités numériques pour transmettre la mémoire du passé et construire celle de demain. De l’écriture gothique au langage XML-TEI, du manuscrit au smartphone, l’histoire fribourgeoise est désormais à portée de clic.

Volumes actuellement parus (sous forme papier et digitale) :

BO1 : Utz Tremp Kathrin (éd.), Das erste zweisprachige Notariatsregister von Freiburg (1407-1427), Fribourg, 2021 (Bibliotheca Otolandana 1).


Volumes actuellement parus (sous forme papier) :

  • BO2 : Dorthe Lionel (éd.), Le livre noir no 4 (1516-1521), Fribourg, 2022 (Bibliotheca Otolandana 2).
  • BO3 : De Reyff Simone (éd.), D’Adèle à Marcello: Fragments autobiographiques (1876-1879), Fribourg, 2024 (Bibliotheca Otolandana 3).
  • BO4 : Dafflon Alexandre (éd.), Tobie de Raemy d’Agy: Journal d’un archiviste (1914-1916), Fribourg, 2025 (Bibliotheca Otolandana 4).

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Interdiction générale dans tout le canton de Fribourg de faire du feu et de tirer des feux d'artifice

 

Interdiction générale de faire du feu et de tirer des feux d'artifice 
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Arrêté du Conseil d’Etat

En raison de la sécheresse persistante et de la nouvelle vague de chaleur annoncée, le Conseil d'État a décidé aujourd'hui, sur proposition de l'État-major cantonal de protection de la population (EMCP), d'instaurer une interdiction générale de faire du feu et de tirer des feux d'artifice. Cette interdiction entre en vigueur avec effet immédiat et concerne également les festivités officielles de la Fête nationale. Ces mesures visent à protéger la population et à prévenir les incendies de forêt et de végétation.

Les activités suivantes sont désormais interdites :

  • toute utilisation de feux d'artifice, y compris les fusées, pétards, volcans, allumettes bengales ainsi que tout autre article pyrotechnique ; 
  • le lâcher de lanternes célestes ; 
  • les spectacles de rue avec des feux à l'air libre, y compris les défilés de lanternes avec de vraies bougies ; 
  • l'allumage de feux de joie, notamment les feux du 1er août ; 
  • tout feu en plein air.

Seuls les feux d'artifice officiels tirés depuis les lacs de Morat et Neuchâtel pourront avoir lieu. 

Les grillades restent autorisées, mais uniquement aux conditions suivantes :

  • seules des installations appropriées, telles qu'un barbecue à gaz ou à charbon, une cheminée ou un brasero, peuvent être utilisées à domicile ou sur les places de fête officielles ; 
  • et une distance minimale de 50 mètres de la lisière de la forêt doit être respectée.

Il convient de faire preuve d'une extrême prudence lors des grillades. En cas de vent, il convient d'y renoncer. 

Les autorités invitent la population à respecter les mesures en vigueur afin de prévenir tout départ de feu. Les contrevenants s'exposent à des amendes ainsi qu'à des poursuites pénales. La situation fait l'objet d'une évaluation continue.

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