Chu de che / Je suis d'ici / Sono di qui / Ich bin von hier ! Notre liberté ne nous a pas été donnée, mais combattue et priée par nos ancêtres plus d'une fois! Aujourd'hui, comme autrefois, notre existence en tant que peuple libre dépend du fait que nous nous battions pour cela chaque jour. Restez inébranlable et soyez un gardien de la patrie pour que nous puissions remettre une Suisse libre telle que nous la connaissions à la génération suivante. Nous n'avons qu'une seule patrie!

mardi 3 mars 2026

Une logique de guerre déguisée en dessein de paix

 

Ali Khamenei n’est plus, et le «monde libre» exprime sa joie. Ce triste personnage, incarnant un régime sanguinaire qui opprime le peuple iranien depuis des décennies et essaime la terreur à travers la région, et bien au-delà, a été «éliminé» par une coalition américano-israélienne, qui se veut porteuse de liberté et de paix. On voudrait presque y croire et s’en réjouir, tant la violence criminelle a été intégrée par le régime des mollahs, au point d’en faire le véhicule d’une foi dévoyée et pervertie.

Pourtant, et nous le savons tous, ce régime est une hydre, dont les têtes repoussent à peine coupées. Il ne suffit pas d’éliminer les dictateurs d’aujourd’hui pour dissuader ceux du lendemain. Le changement ne viendra que de l’intérieur. Le peuple iranien en aura-t-il la force? La lui donnera-t-on? Les libérateurs du jour ont-ils intérêt à la lui donner? Telles sont les questions que l’on doit se poser, à un moment où la région semble s’embraser. Ce qui nous est décrit comme un dernier sursaut du monstre avant l’électroencéphalogramme plat, ne serait-il pas le transfert de la terreur, des artères principales vers les capillaires?

Souvenons-nous ne serait-ce que de l’Irak, en 2003, dont les décombres ont servi de terreau à l’état islamique!

Ceux qui sont à la tête de ces «frappes préventives», notion singulière et auto-profitable de la légitime défense reconnue par le droit international, en sont parfaitement conscients. Pourtant, comme en Arfghanistan, que les Etat-Unis ont abandonné à son triste sort, ont-il intérêt à «finir le travail», pour reprendre les propos discutables de l’ambassadrice israélienne à Berne au lendemain des crimes du 7 octobre et de la riposte de Tsahal?

Défense par la conquête

Peut-on croire une seconde que l’armée qui se proclame, en le martelant, «la plus morale du monde», désormais aux ordres d’un gouvernement dont le premier ministre ne doit sa liberté qu’à la poursuite de ses fonctions, et qui commet ce que l’on sait mais que l’on veut cacher à Gaza, et qui appuye ce que l’on fait en Cisjordanie – déjà rebaptisée Judée-Samarie – puisse avoir pour objectif de pacifier la région en apportant la liberté et la paix? 

Comment peut-on imaginer que cette démocratie, anesthésiée par un objectif prioritaire de défense par la conquête, avec le soutien inconditionnel de la plus puissante armée au monde, ne veuille pas utiliser le chaos qui s’installe, non seulement pour nous amener à regarder ailleurs que sous ses fenêtres, mais pire, pour occuper définitivement un territoire plus vaste encore chez ses voisins immédiats, objectif désormais avoué avec une décomplexion qui exprime à la fois la certitude du soutien octroyé par ses mécènes, et l’impuissance, voire la servitude, des actuels occupants des territoires convoités?

Je voudrais tant avoir tort, et qu’une dynamique de paix puisse s’instaurer par le dialogue et le respect mutuel dans la région, une fois la menace du gouvernement iranien actuel éliminée, notamment par une solution à deux états. Mais le passé nous enseigne davantage l’inquiétude que la salutaire prudence, et les agissements actuels de la plus forte puissance armée de la région, seule à disposer de l’arme atomique, et qui a désormais dépassé toutes les limites extensibles de la légitime défense que l’on pouvait soutenir au lendemain du 7 octobre, impose immédiatement une action forte et déterminée de la communauté internationale, au-delà d’un inénarrable Conseil de la Paix, dont le partenariat avec la la FIFA en résume l’ambition.

Mauro Poggia

blick.ch

La police devra donner la nationalité des auteurs de crimes ou délits lorsqu'elle communique

 

Après le National, le Conseil des Etats a donné suite mardi à une proposition UDC qui veut unifier la pratique au niveau national.

La décision a été prise par 23 voix contre 16. L'UDC a voté en bloc pour, avec le soutien d'une majorité d'élus du Centre et du PLR. La Chambre du peuple avait donné son feu vert en septembre dernier sur un score serré, par 100 voix contre 84. Le Parlement peut désormais élaborer un projet de loi.

La proposition émane d'une initiative parlementaire déposée par Benjamin Fischer (UDC/ZH). Il demande que "lorsqu'elle informe la population, la police donne l'âge, le sexe et la nationalité des auteurs, des suspects et des victimes, pour autant qu'aucun motif de protection de la personnalité ne s'y oppose ou que personne ne puisse être ainsi identifié".

Selon lui, il n'y a pas de raison de cacher la nationalité de l'auteur d'un délit, c'est un fait et une question de transparence. Dans les cas de violences contre des femmes, on ne cache pas que l'auteur est un homme.

Aujourd’hui, la moitié des cantons mentionnent déjà dans leur communication la nationalité et l’âge des personnes prévenues, a indiqué le rapporteur de commission Daniel Jositsch (PS/ZH). Pour les autres, la commission ne voit pas la raison d'intervenir dans la souveraineté cantonale.

Pour Pirmin Schwander (UDC/SZ) au contraire, il faut régler une incertitude. Le Tribunal fédéral précise en effet que le Code de procédure pénale n'impose pas à la police d’indiquer la nationalité. Et Marco Chiesa (UDC/TI) d'ajouter que la sécurité publique n'est pas une question idéologique, c'est une question qui touche la vie quotidienne des gens. Il en va selon lui de la confiance dans l'Etat.

Polémique l'an dernier

L’an dernier, une nouvelle directive pour les polices cantonales en matière de signalement avait suscité la polémique. Fedpol voulait supprimer la mention de la couleur de peau dans le système de recherche Ripol.

Cette décision avait entraîné une vague de critiques de la part des polices et au niveau politique. La police fédérale avait finalement maintenu cette catégorie quand bien même elle est très peu utilisée.

ATS

dimanche 1 mars 2026

Un rapport prévoit que l'IA bouleversera l'économie et supprimera des millions d'emplois

 

Un nouveau rapport économique de l'institut américain Citrini Research suscite de vives inquiétudes. Intitulé «2028 La crise mondiale de l'intelligence», il décrit un scénario catastrophe où l'intelligence artificielle bouleverse l'économie et provoque des millions de pertes d'emplois.

Selon les auteurs, l'essor de l'IA augmente certes la productivité des entreprises, mais provoque des licenciements massifs, des mesures d'austérité et un effondrement de la demande. Les sociétés privilégient des IA toujours moins coûteuses plutôt que les salariés, alimentant ainsi la spirale de la crise.

L'IA menace surtout les emplois de bureau

Le rapport de Citrini Research ne porte pas sur la robotisation industrielle. Ce sont surtout les emplois de bureau qui sont menacés: employés commerciaux, spécialistes, analystes, juristes et personnel administratif.

Les personnes issues de la classe moyenne seront directement touchées, celles qui achètent des maisons, des voitures, partent en vacances et soutiennent la consommation. La perte de leurs emplois pourrait faire s'effondrer l'ensemble du système économique. Comme l'indique le rapport: «pour chaque nouvel emploi créé par l'IA, des dizaines disparaissent. Et les nouveaux emplois sont nettement moins bien rémunérés que ceux qui ont été effacés.»

Une crise comme celle de 2008?

Les auteurs de l'analyse mettent en garde contre un effondrement économique mondial comparable à la crise financière de 2008. Le système financier a en effet été conçu pour une société où la main-d'œuvre humaine est rare et bien rémunérée, et cet état de fait pourrait ne plus tenir.

Le scénario décrit par Citrini Research n'est pas resté sans écho. Les médias financiers, dont le célèbre «Wall Street Journal», alertent déjà sur les craintes croissantes des investisseurs. Les bourses américaines ont en effet enregistré de fortes baisses de cours cette semaine.

Les patrons transformés en chauffeurs Uber

Dans un autre chapitre du pessimiste rapport de Citrini Research, les cadres licenciés quittent leurs postes bien rémunérés pour des emplois physiques ou dans les métiers du service, comme chauffeur Uber ou coursier alimentaire. 

Ils travaillent alors pour la moitié de leur ancien salaire. Et ce, jusqu'à ce que ces métiers soient également pris en charge par des robots.

blick.ch

Mathilde Gremaud: La tête dans les airs et les pieds sur terre

 

En quelques heures, Mathilde Gremaud a quitté l’hôpital de Livigno pour rejoindre Milan où notre rencontre est prévue. «Pas d’inquiétude, elle tient à venir à Milan», nous explique-t-on au moment où l’on craignait de devoir annuler la rencontre. Finalement, la Gruérienne est arrivée pile à l’heure au magnifique Pavillon de son partenaire Omega où se déroule l'entretien.

À voir la spécialiste de ski freestyle, il paraît presque étonnant de se dire qu’elle vient de traverser une période particulièrement mouvementée en une poignée de jours. Jugez plutôt: le 9 février, elle devient championne olympique de slopestyle, sa discipline reine. Sept jours plus tard, elle se crashe à l'échauffement du Big Air. Elle qui ambitionnait de terminer la soirée sur le podium l’a finie dans une chambre d’hôpital. «Même si j'avais été capable physiquement de concourir, je ne l’aurais pas été mentalement», a-t-elle admis.

Et cette phrase résume en un sens assez bien qui est Mathilde Gremaud. Pour faire du ski freestyle à un tel niveau de compétition, il faut n’avoir peur de rien, mais également connaître ses limites. Désormais double championne olympique, elle ne s’en cache pas: lorsque l’on est arrivé au sommet, y rester ne va pas de soi. «Une carrière, ce n’est pas quelque chose de linéaire et il y a des phases plus mouvementées que d’autres, analyse-t-elle lucidement. Ce qui est bien avec les Jeux, c’est que nous avons quatre ans pour nous y préparer. Cela permet de passer par tous les états d’esprit.»

Elle avoue avoir connu une grande décompression après son titre olympique en 2022 à Pékin. «Je continuais de faire ma routine et de m’entraîner, précise-t-elle. Par contre, j’attendais surtout le week-end afin de voir mes potes et de faire autre chose. Je me suis laissée le temps de penser à autre chose, de changer mes priorités. Entre deux Jeux, il y a énormément de hauts et de bas. Il faut accepter ces jours plus compliqués et ne pas s’en faire. Ce lâcher-prise est important dans la gestion des émotions sur une carrière.»

On pourrait imaginer Mathilde Gremaud évoluer dans un monde plus en rapport avec le côté fun de son sport. Cependant, c’est tout le contraire qu’elle dégage. Pour preuve, elle a préparé ses Jeux olympiques du côté d’Albeuve, en Intyamon. Comment? En participant à la Désalpe en suivant une famille. Une démarche singulière, mais elle ne le voit pas ainsi. «Je trouve que les régions avec des traditions fortes sont souvent des régions de bosseurs, appuie-t-elle. Une famille qui monte à l’alpage fait énormément de sacrifices, parfois même plus que les sportifs. C’est différent et en même temps très similaire. Les femmes et les hommes qui vivent ces saisons-là n’ont pas les médias derrière eux, pourtant ils travaillent tout le temps. Ils doivent s’occuper des bêtes, faire le fromage, veiller à ce que tout soit parfait. Nous devons aussi constamment prendre soin de nous-mêmes. Je vois une vraie similitude.»

D’ailleurs, Mathilde Gremaud s’entoure de marques suisses pour l’accompagner, comme la manufacture horlogère Omega ou l'Union fribourgeoise du Tourisme. «Ce n’est pas par patriotisme, précise-t-elle. Je ne me considère pas ainsi. Mais, bien sûr, en tant qu’athlète, on voyage énormément et tous les jours je croise des gens à qui je dis qu’il faut absolument venir manger une fondue en Suisse ou venir y acheter une montre. Je suis fière du savoir-faire de mon pays. Cela fait partie de moi. Le rapport aux traditions et à la culture, c’est comme ça que j’ai grandi. C’est peut-être cliché de parler de racines, mais c’est vraiment ça.» 

Et, finalement, cela rejoint plutôt son savoir-faire à elle, sur les skis. Et cette capacité à être prête au moment où cela compte est également enracinée en elle. «Timing is everything» (ndlr Tout est dans le timing), comme on dit en anglais. Pile à l’heure. «C’est une phrase qui me parle beaucoup, constate-t-elle. On a quatre ans pour se préparer. Le jour J, c’est presque le bonus. L’important, c’est de faire les étapes jour après jour. Ça ne veut pas dire être la meilleure au quotidien. Si j’ai un mauvais jour, je l’accepte et je continue. L’idée, c’est d’avancer au bon rythme pour arriver prête au moment clé.»

Du côté de Livigno, le timing était pour le moins bon. C’est devant ses proches que Mathilde Gremaud est devenue double championne olympique. Contrairement à Pékin voici quatre ans, elle a vu une importante délégation débarquer en provenance de La Roche. «Je les entendais faire du bruit depuis le haut de la piste, se souvient-elle. Je n’avais jamais vécu un tel moment. C’était incroyable. En plus de ma famille et de mes proches, il y avait toute une équipe du ski-club présente. Je crois qu’ils étaient une cinquantaine. C’était magnifique d’avoir autant de monde pour célébrer ce grand moment.»

Gérer «l’après»

Même si la petite déception consécutive à son forfait en Big Air, Mathilde Gremaud tire évidemment un bilan positif de ses troisièmes Jeux olympiques. «La discipline reine, c’est le slopestyle, précise-t-elle. Donc, mes Jeux sont réussis.» Reste désormais à voir comment elle va «encaisser» l’après-Jeux. «Je suis encore jeune (ndlr 26 ans), mais je commence à avoir beaucoup d’expérience. En 2018, j’étais assez innocente par rapport à tout ce que j’allais vivre et c’était très intense. En 2022, j’étais peut-être un peu mieux préparée. Mais, c’était encore dix fois plus intense parce qu’il y avait deux médailles, dont une d’or.»

En quelques années, sa notoriété a changé du tout au tout. C'est justement le fait d’avoir les pieds solidement ancrés sur terre qui lui permet de vivre cela avec calme. «Il y a beaucoup de choses que je peux gérer moi-même. Mais, le plus important, c’est apprendre à dire non. Tu reçois plein d’opportunités et, prises une à une, chacune pourrait être intéressante. Mais, si tu acceptes tout, cela devient compliqué. Je dois faire des choix. Ma carrière est encore longue. Si ça ne se fait pas aujourd’hui, ce sera pour une prochaine fois.» Finalement, gérer une carrière de double championne olympique, c’est simple. À condition d’avoir la tête sur les épaules. Même à 10 mètres du sol.

blick.ch

vendredi 27 février 2026

La bibliothèque cantonale rouvrira le 1er septembre

 

La BCU «offrira, au cœur de la ville et du canton, des espaces d’apprentissage, de découverte et de mémoire et une offre culturelle attrayante», a indiqué jeudi l’institution dans sa lettre d’information périodique. L’inauguration officielle se déroulera pour sa part le week-end des 26 et 27 septembre.

Par ailleurs, avant l’ouverture au public et l’inauguration, le Service des bâtiments du canton de Fribourg remettra officiellement le samedi 7 mars à la BCU les clés de ses bâtiments rénovés et agrandis. De 14h00 à 19h00, la population pourra déjà effectuer des visites libres ou guidées.

Un logo et une charte

La BCU vient en outre de se doter d’un logo et d’une charte graphique «traduisant l’accessibilité de ses services à tous». Le B de Bibliothèque/Bibliothek, comme point commun entre les langues, est formé de deux bulles, symboles du dialogue et du partage, se superposant pour former un oeil.

Ce dernier se veut «un regard curieux et critique sur le monde». Le bleu de la connaissance s’allie au rose du plaisir pour représenter «la joie d’apprendre». Le slogan «explorer le passé, inspirer l’avenir» transcrit le socle historique sur lequel s’appuyer pour «imaginer l’avenir, son futur personnel et celui de la collectivité».

Rallonge douloureuse

La rénovation de la BCU devrait donc afficher un coût total de 117 millions de francs. Au budget initial de 79 millions établi en 2018, dont 15 millions de subventions fédérales, est venu s’ajouter un crédit additionnel de 38 millions, voté non sans une âpre discussion par le Grand Conseil en mars 2024.

Le montant supplémentaire a servi à couvrir des frais inattendus. La structure historique était en moins bon état que prévu, les réserves avaient été sous-estimées et un déménagement urgent des ouvrages avait dû être organisé dans la première phase des travaux.

Enfin, le site de la BCU-Beauregard sera progressivement fermé au public, relève encore la lettre. Il s’agit ici de procéder aux déménagements avant l’ouverture de la BCU à la rue Saint-Michel 6 le 1er septembre, soit au moment de la rentrée universitaire.

ATS

jeudi 26 février 2026

Une forêt vaudoise étudie la décomposition des corps humains

 



Le site se trouve à l'orée d'une forêt du canton de Vaud. Son emplacement exact est cependant tenu secret, «eu égard à la nature sensible des travaux qui y sont menés», relève le CHUV, mercredi, dans un communiqué. Le lieu est en effet dédié à l'étude de la décomposition du corps humain.

Cette discipline scientifique se nomme la taphonomie humaine. Depuis l'automne dernier, le Swiss Human Institute of Forensic Taphonomy (SHIFT), unité rattachée au Centre universitaire romand de médecine légale (CURML), dispose de cette structure en plein air «lui permettant de récolter des données qui font défaut actuellement».

Car ce site extérieur de taphonomie humaine constitue une première en Europe, souligne le Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV). On y trouve un laboratoire et quelques bureaux. Les corps qui y sont étudiés proviennent de personnes qui ont fait un don au SHIFT via une plateforme en ligne gérée par le CURML.

Cette structure en plein air de taphonomie humaine sera utile sur différents plans, «en Suisse et ailleurs». Le développement de nouvelles connaissances sur la décomposition des corps humains permettra notamment des avancées dans la documentation et la résolution d'affaires médico-légales.

Biocompostage funéraire

«Nous allons pouvoir progresser dans les diagnostics concernant les causes et circonstances d'un décès», explique le professeur Vincent Varlet, responsable du SHIFT, cité dans le communiqué. A l'échelle internationale, les données récoltées par les scientifiques du CHUV permettront de mieux documenter des événements humanitaires. Les travaux menés au SHIFT devraient aussi permettre d'améliorer la prise en charge des corps des victimes de catastrophes ou de conflits.

Enfin, un projet de recherche qui sera conduit sur ce site extérieur de taphonomie est consacré à l'étude du «biocompostage funéraire». Une technique «qui pourrait répondre à la problématique de la mauvaise décomposition des corps» rencontrée dans de nombreux cimetières en Suisse, explique le CHUV.

Le biocompostage pourrait aussi être une alternative à la crémation et à l'inhumation, deux pratiques «qui ne sont pas en phase avec les souhaits et les valeurs de tout le monde», note le professeur Vincent Varlet. Le biocompostage a également un moindre impact environnemental que les modes de sépultures actuels.

ATS

Une étoile géante disparait mystérieusement du ciel

 

La fin des étoiles massives est en principe spectaculaire: elles explosent en supernova et brillent durant des semaines plus intensément qu’une galaxie entière. Pourtant, certaines suivent un tout autre destin et s’évanouissent simplement.

Des astronomes américains ont observé précisément ce phénomène: une étoile géante lumineuse dans la galaxie d’Andromède s’est transformée silencieusement en trou noir, rapportent les chercheurs dans la revue «Science».

Vents stellaires

L’étoile, désignée par le code M31-2014-DS1, possédait à l’origine environ 13 masses solaires. Au fil des millions d’années, elle a perdu une grande partie de sa matière sous l’effet des vents stellaires, jusqu’à tomber à environ cinq masses solaires.

Des observations menées avec le télescope spatial Neowise ont montré qu’elle a d’abord gagné en luminosité dès 2014, avant de disparaître soudainement. «C’est probablement la découverte la plus surprenante de ma vie», confie l’astrophysicien Kishalay De, de l’université Columbia à New York.

Comment une étoile peut-elle mourir?

En temps normal, la fusion nucléaire produit une pression interne suffisante pour contrebalancer l’énorme gravité de l’étoile. Lorsque le combustible s’épuise, le noyau s’effondre et une onde de choc expulse les couches externes dans l’espace.

Le déclenchement effectif d’une supernova dépend notamment de minuscules neutrinos chargés d’acheminer l’énergie vers l’extérieur. Dans le cas de M31-2014-DS1, ce mécanisme n’a visiblement pas suffi: l’étoile s’est effondrée sans explosion apparente pour former un trou noir.

Le trou noir n’est pas observable directement. Un faible rayonnement infrarouge suggère toutefois que le gaz expulsé auparavant retombe progressivement dans le trou noir pendant des dizaines d’années, chauffant la poussière environnante. Pour les astronomes, il s’agit d’un indice déterminant: certaines étoiles massives meurent en silence et offrent un nouvel éclairage sur la formation encore mystérieuse des trous noirs.

L'éclipse solaire du 12 août

Alors que les chercheurs documentent une mort stellaire «silencieuse», les passionnés du ciel pourront admirer plusieurs phénomènes en 2026. Le 12 août se produira la première éclipse totale de Soleil visible en Europe depuis plus de dix ans. La bande de totalité s’étendra de l’Arctique à la Méditerranée occidentale en passant par l’Atlantique Nord. En Europe centrale, l’événement sera partiel, avec une occultation pouvant atteindre 92% en Valais.

Deux semaines plus tard, dans la nuit du 27 au 28 août, une éclipse partielle de Lune suivra. Vers 6h12, la pleine Lune sera plongée à environ 93,5% dans l’ombre de la Terre, un spectacle particulièrement intéressant pour les lève-tôt. Les amateurs d’étoiles filantes ne seront pas en reste: les Perséides seront particulièrement actives dans la nuit suivant le 12 août, les Léonides après le 17 novembre et les Géminides atteindront leur maximum dans la nuit du 13 au 14 décembre.

Daniel Macher

blick.ch