Chu de che / Je suis d'ici / Sono di qui / Ich bin von hier ! Les statistiques de pannes automobile pour l'année 2026 sont arrivées ; https://fiabiliteautomobile.blogspot.com/ Notre liberté ne nous a pas été donnée, mais combattue et priée par nos ancêtres plus d'une fois! Aujourd'hui, comme autrefois, notre existence en tant que peuple libre dépend du fait que nous nous battions pour cela chaque jour. Restez inébranlable et soyez un gardien de la patrie pour que nous puissions remettre une Suisse libre telle que nous la connaissions à la génération suivante. Nous n'avons qu'une seule patrie!

jeudi 14 mai 2026

Les assureurs défendent leurs réserves excédentaires, malgré la flambée des primes maladie

 

Le 23 avril, nous évoquions dans un article de Blick la question des réserves toujours excédentaires des assurances maladie. L'excédent, situé à 2,5 milliards de francs actuellement, pourrait être utilisé pour soulager les assurés face à la flambée des primes maladie. De l'avis des élus Mauro Poggia (MCG/GE) et Pierre-Yves Maillard (PS/VD), les excédents devraient en effet servir à réduire les primes maladie, ou à des remboursements en cash. Les primes augmentent fortement chaque année et s'apprêtent à grimper d'encore 3,7% l'an prochain, selon Comparis. 

A la suite de l'article précité, nous avons été contactés par Christophe Kaempf, responsable adjoint de la communication pour l'Association des assureurs-maladie suisses. Il estime que les assureurs ont un droit de réponse, et nous a fait parvenir de nombreux arguments, «afin de permettre aux lecteurs de se forger une opinion sur la base de faits». Nous avons donc pu poser toutes nos questions à Christophe Kaempf. Entretien. 

M. Kaempf, vous affirmez que «les réserves ne sont ni un excédent inutile, ni un capital dormant». Or il y a bien 2,5 milliards d'exédents au-dessus du niveau légal. Pourquoi ne sont-ils pas utilisés pour réduire les primes?

Un taux de solvabilité de 100% correspond strictement au minimum légal de réserves. A ce niveau, l’assureur n’a pratiquement aucune marge de manœuvre: le moindre écart – par exemple des coûts de santé légèrement plus élevés que prévu – suffit à entamer ses réserves et à le faire passer sous le seuil légal.

Or, par nature, l’évolution des coûts de la santé est très variable d’une année sur l’autre. Pour éviter de se retrouver en dessous du minimum légal des réserves l’année suivante, un assureur devrait donc anticiper cette incertitude en fixant des primes plus élevées (marge de sécurité).

C’est pourquoi les assureurs maintiennent généralement des réserves légèrement supérieures au minimum requis. 

Mais cette marge n'est pas requise par la loi?

Cette marge agit comme un amortisseur: elle permet d’absorber les différences entre les coûts et les primes perçues sans devoir ajuster brutalement les primes d’une année à l’autre. 

Mais il se trouve que les primes sont, justement, «ajustées brutalement à la hausse d'une année à l'autre». Elles ont explosé de 180% en 30 ans, et cela s'est accéléré depuis 2023.

Les assureurs-maladie qui disposent de réserves suffisantes peuvent calculer les primes de l’année suivante au plus près des coûts de la santé attendus, ce qui profite directement aux assurés. 

À l’inverse, lorsque les réserves sont insuffisantes, les primes doivent être fixées avec une marge de sécurité plus importante afin de faire face aux incertitudes liées à l’évolution des coûts.

Et même si les réserves sont suffisantes, mais trop proches du minimum, la moindre fluctuation impose des hausses rapides pour reconstituer les réserves, ce qui entraîne des effets de «yo-yo» dans les primes. En résumé, être légèrement au-dessus du seuil de 100% n’est pas excessif: c’est une mesure de prudence qui stabilise le système.

Et comment justifier cela face à la très forte augmentation des primes depuis 2023 qui se poursuivra en 2027?

Il convient de rappeler que la réduction des réserves décidée politiquement afin de faire baisser les primes en 2022 a eu un impact significatif sur les années suivantes. Les assureurs ont en effet dû reconstituer leurs réserves afin qu’elles atteignent à nouveau le minimum légal requis.

Vous affirmez que «ces réserves appartiennent aux assurés». Alors il serait logique d'en redistribuer l'excédent justement, non?

En raison des fortes fluctuations que ça entrainerait sur les primes, nous ne pensons pas que ce soit pertinent d’obliger les assureurs à rembourser les réserves dès qu’ils dépassent le seuil de solvabilité.

Vous indiquez que «les réserves contribuent aussi à stabiliser l’évolution des primes. Elles permettent de lisser les variations de coûts dans le temps et d’éviter des hausses trop brutales.»: justement pas, puisque nous avons eu des envolées vertigineuses de 6,4% en moyenne depuis 2023. Votre constat reste donc théorique, mais ne se vérifie pas en pratique.

Si justement: les primes ont notamment fortement augmenté en 2023 parce qu’encore une fois, en 2022, les réserves ont été utilisées – sous pression politique – pour réduire les primes (pour rappel, les primes ont diminué de 0,2% en 2022). Malheureusement, les coûts de la santé ont subi une forte hausse en 2022 et les années suivantes (effet post-COVID), mais les réserves n’étaient plus à disposition pour faire face à ces augmentations. Certains assureurs ont dû les reconstituer. Cet exemple, comme d’autres par le passé, montre qu’une réduction des réserves imposée politiquement entraîne presque toujours une forte hausse des primes les années suivantes. Celle-ci vise à couvrir les coûts effectifs du système de santé et à reconstituer les réserves nécessaires au maintien de la solvabilité.

Vous affirmez que «les rendements générés par les placements des caisses sur les marchés boursiers profitent directement aux assurés et contribuent à limiter la progression des primes»: vraiment? Les rendements fluctuent d'une année à l'autre, et une mauvaise année boursière aura l'effet inverse. Non?

Non, car sur le long terme les placements des réserves profitent toujours aux assurés: les rendements correspondent en moyenne à 1% des primes. Sans eux, les primes augmenteraient encore davantage.

Vous comparez les primes maladie avec les assurances sociales étatiques: n'est-ce pas peu pertinent dans ce débat, vu que les cotisations sociales n'ont pas explosé de 180% en 30 ans comme les primes?

Si l’on critique les assurances-maladie pour leurs réserves, on se pose la question de savoir pourquoi on ne le fait pas pour d’autres assurances sociales qui disposent de réserves nettement supérieures alors que l’évolution de leurs coûts est nettement plus prévisible que dans notre domaine. Par exemple, un an de réserves pour l'AVS, correspond à deux mois de réserves pour l'assurance obligatoire des soins. Par ailleurs, les primes n’ont pas explosé en raison des réserves, mais bien en raison des augmentations de coûts de la santé.

Vous affirmez que «maintenir une telle marge de sécurité relève d’une gestion responsable»: excéder les exigences légales, qui sont déjà très prudentes, au moment où 40% des ménages recourent aux subsides, est-ce vraiment responsable?

Comme souligné, réduire les réserves à leur seuil minimum légal risque d’entraîner des fluctuations de primes importantes. Ce sont les effets «yo-yo» déjà évoqués. La concurrence pousse les assureurs-maladie à avoir des réserves aussi basses que possible, mais aussi hautes que l’impose une bonne gestion: l’impossibilité de faire du bénéfice et la volonté d’attirer des assurés en proposant des primes basses ne les incitent pas à constituer des réserves plus élevées que nécessaire. Ce serait un non-sens économique.

Myret Zaki

blick.ch

Un audit accable le SEM sur sa gestion des soins


Les soins pour les requérants d'asile sous le feu des critiques

Un rapport du Contrôle fédéral des finances (CDF), qui s'est penché pour la première fois sur les dépenses médicales des requérants d'asile séjournant dans des centres fédéraux, soulève de nombreux problèmes et met en cause le pilotage du Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), rapportent mardi «Le Temps», «24 heures» et la «Tribune de Genève». 

L'audit, mené entre 2019 et 2023, montre que les dépenses de santé ont atteint 65,5 millions de francs en 2023, soit 14% des coûts totaux des centres fédéraux. Le CDF pointe notamment que le contrat a été conclu auprès de la CSS après un appel d'offres infructueux, sans véritable analyse financière des autres options, puis a été prolongé à plusieurs reprises jusqu'en 2025, alors même que certaines données transmises par la CSS étaient erronées. Il relève également que le SEM ne dispose pas d'outils consolidés suffisants pour avoir une vue d'ensemble et pour piloter ces coûts à l'échelle nationale.

ATS


La richesse immobilière n'existe que sur le papier

 

La Suisse figure parmi les pays les plus riches au monde, mais cette fortune est loin d’être partagée entre tous ses habitants. Une grande partie de cette richesse est aujourd’hui investie dans la pierre. Un bon tiers de la population vit dans un logement en propriété.

Beaucoup appartiennent à la génération des baby-boomers, qui a profité ces dernières décennies d'une valorisation spectaculaire de ses biens immobiliers. «Les prix de l'immobilier sont totalement déconnectés de l'évolution des salaires», explique l'expert immobilier Donato Scognamiglio. Si cette situation réjouit les propriétaires, elle entraîne des conséquences négatives pour la société.

Alors qu'une maison individuelle typique en Suisse coûtait environ 610'000 francs en 1998, selon la société de conseil immobilier Iazi, elle coûte aujourd'hui déjà plus de 1,7 million de francs. Pour la plupart des jeunes, il n'est plus guère possible de financer un logement en propriété. En conséquence, l'âge moyen des propriétaires ne cesse de grimper pour s'établir désormais à plus de 60 ans.

Des hypothèques massives deviennent nécessaires

Pourtant, malgré ces prix records, les baby-boomers ne sont pas pressés de vendre. Les attaches émotionnelles sont fortes, et rien ne les pousse à quitter leur maison pour un appartement plus petit, souvent bien plus cher. En Suisse, la valeur totale de l'immobilier dépasse les 3000 milliards de francs. Une fortune colossale qui, pour l'instant, reste ce que les économistes appellent une «richesse de papier».

Le problème survient lors de la transmission: quand les héritiers décident de vendre, ils exigent le prix fort. Pour acheter, les nouveaux acquéreurs n'ont d'autre choix que de s'endetter massivement. «Souvent, cela n'est possible que si l’on a hérité, gagné au loto ou volé», explique Donato Scognamiglio.

Si le financement fonctionne, une hypothèque de près de 1,4 million de francs serait nécessaire pour la maison individuelle mentionnée, avec des fonds propres minimaux de 340'000 francs. L'endettement nécessaire est donc trois fois plus élevé qu'en 1998. A titre de comparaison, le revenu médian suisse pour un emploi à plein temps était alors de 5000 francs, il est aujourd'hui d'environ 7000 francs.

Les raisons de la hausse des prix

Le découplage des prix et des revenus a des conséquences évidentes: un acheteur devrait mettre de côté 30'000 francs chaque année pendant 45 ans pour pouvoir rembourser cette hypothèque. Le remboursement de l'hypothèque devient donc de moins en moins réaliste. La prospérité de papier des boomers se transforme dans de nombreux cas en prospérité factice pour la génération suivante. Le volume des hypothèques des ménages suisses a massivement augmenté et s'élève aujourd'hui à plus de 1300 milliards de francs.

«Grâce aux taux d'intérêt bas, les coûts du logement pour les propriétaires restent dans des limites raisonnables, mais le niveau des taux d'intérêt est un moteur central du gonflement des prix de l'immobilier», explique Reiner Eichenberger, professeur d'économie à l'université de Fribourg. «S'y ajoutent la croissance de la prospérité et une forte immigration, qui boostent la demande.»

Eviction des propriétaires privés

Face à ces prix prohibitifs, les particuliers sont progressivement évincés du marché au profit des investisseurs institutionnels. Caisses de pension et fonds immobiliers injectent des milliards dans le secteur en quête de placements sûrs.

Problème: selon une étude de Raiffeisen, cette manne financière ne crée aucune offre supplémentaire. «C'est comme au Monopoly: si la demande est plus forte que l'offre, les prix grimpent», résume Donato Scognamiglio.

La loi sur l'aménagement du territoire et les conflits autour de la densification compliquent la réalisation des projets de construction. L'afflux d'argent frais alimente donc surtout la hausse des prix et des rénovations qui, dans les zones prisées, peuvent faire doubler les loyers. Par ailleurs, plusieurs études éclairent sur le fait que les loyers et les prix de l'immobilier élevés sont une raison importante pour la baisse de la natalité.

Le développement nuit à d'autres secteurs économiques

Comme les loyers suivent les prix, les nouveaux locataires perdent également du pouvoir d'achat pour les produits et services d'autres secteurs en raison des loyers élevés annoncés. «Ce sont justement les jeunes qui sont perdants sur le marché du logement et du travail, car l'immigration fait pression sur les salaires des nouveaux embauchés et non sur ceux des plus âgés, avec des contrats de travail de longue durée», explique Reiner Eichenberger.

La perte de pouvoir d'achat des nouveaux locataires freine l'incitation des entreprises à investir dans de nouvelles machines ou dans la recherche. Mais l'argent injecté dans le secteur immobilier peut également freiner la croissance économique: malgré toutes les demandes de réduction des réglementations dans le secteur de la construction, on construit aujourd'hui beaucoup plus qu'il y a des décennies, selon Reiner Eichenberger: «Cela immobilise du capital et de la main-d'œuvre dans le secteur de la construction, qui pourrait sinon être dirigé vers d'autres branches productives.»

Selon Reiner Eichenberger, la situation pourrait devenir délicate si les taux d'intérêt devaient un jour augmenter sensiblement. «Personne ne sait vraiment pourquoi les taux d'intérêt sont si bas. C'est un risque considérable.»

Martin Schmidt

blick.ch

mercredi 6 mai 2026

Les salaires réels ont augmenté… mais pas pour ces métiers

 

L'évolution récente des salaires a dû réjouir de nombreux travailleurs en Suisse: l'année dernière, l'évolution des salaires réels a été la plus élevée depuis longtemps. Pourtant, savoir s'il reste plus ou moins d'argent dans le porte-monnaie à la fin du mois relève souvent du hasard, tant les aléas économiques – comme les crises liées aux guerres – sont imprévisibles.

Pour les ménages, c’est donc l’évolution sur le long terme qui compte vraiment. C'est ce que montre l'enquête sur la structure des salaires récemment publiée par l'Office fédéral de la statistique. Les données couvrent les années 2012 à 2024 et montrent que le salaire médian pour un emploi à 100% est passé de 6439 à 7024 francs par mois.

En d'autres termes, si tous les employés du pays travaillaient à temps plein, la moitié se situerait au-dessus et la moitié en dessous. En fin de compte, cela correspond à une augmentation réelle des salaires de 3,7% au cours de ces douze années.

Les salaires des enseignants ont massivement baissé

Pourtant, derrière cette moyenne nationale se cachent des disparités frappantes. Une analyse par profession et par âge montre que, dans de nombreux secteurs, les salaires ont stagné, voire nettement reculé en termes réels.


Le cas des enseignants est particulièrement frappant: alors que la profession souffre d'une pénurie de personnel, leur pouvoir d'achat a fondu entre 2012 et 2024. Si la baisse est restée légère pour les jeunes, elle dépasse les 7% pour les catégories des 30-49 ans et des plus de 50 ans.

Travailler pour l'Etat ne signifie donc pas en soi profiter d'une meilleure évolution salariale que les employés du secteur privé. La raison est simple: pour faire des économies, de nombreux cantons n'ont pas, ou trop peu, adapté les grilles salariales à l'inflation au fil des ans. Ce n'est pas le cas dans l'administration publique, où les salaires réels ont augmenté de 6,7%.

Autre surprise: dans la chimie, les salaires de production ont stagné, tandis qu'ils ont reculé de 1,4% dans la pharma. Malgré cela, un employé de la production pharmaceutique gagnait en moyenne un peu plus de 10'000 francs en 2024.

Ces secteurs qui subissent des pertes importantes

La situation est particulièrement sombre pour les employés de bureau en contact avec la clientèle. Dans le groupe d'âge des 30-49 ans, les salaires réels ont baissé de plus de 10% en douze ans. Cette baisse s'explique par une mutation profonde du secteur. De nombreux prestataires de services ont réduit leur réseau de filiales. De plus, le contact direct avec la clientèle a été remplacé en de nombreux endroits par un service clientèle téléphonique, qui est à son tour menacé par l'IA et les chatbots.

Les agents de sécurité privée ont également subi des baisses de salaire importantes: chez les moins de 29 ans, les salaires réels ont chuté de près de 15% en douze ans. Chez les plus âgés, ils ont baissé de 7 à 9,6%. Ici, ce sont surtout les faibles barrières à l'entrée pour les employés et la forte concurrence qui semblent avoir un effet négatif sur les salaires.

Des branches plus réjouissantes

Il existe toutefois des branches dont l'évolution salariale est positive, voire très positive: dans la construction mécanique, le génie civil, le commerce de détail, le commerce de gros, chez les garagistes, dans l'hôtellerie et la restauration, les salaires réels ont augmenté de 5,7 à plus de 7%. Le bâtiment est un peu à la traîne avec 3,5%. L'évolution des salaires réels a été particulièrement positive dans les agences de voyage (+13,7%), les assurances (+10,4%) ou l'industrie horlogère (+10,4%).



Dans certaines professions, les salaires ont également évolué de manière très différente selon le groupe d'âge: chez les gestionnaires d'entreprise de plus de 50 ans, les salaires réels ont augmenté de plus de 8%, alors qu'ils n'ont que légèrement progressé chez les plus jeunes. C'est exactement l'inverse pour les employés de la vente: les salaires des moins de 29 ans ont augmenté de près de 5%. Chez les électriciens, les salaires réels des plus jeunes ont augmenté de près de 9%.

L'évolution des salaires réels des cadres de l'hôtellerie et de la restauration est également réjouissante: ils ont augmenté de plus de 10% chez les moins de 29 ans et les plus de 50 ans.

Martin Schmidt

blick.ch