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lundi 21 septembre 2015

12 septembre 1683 : les turcs lèvent le siège de Vienne




Le 12 septembre 1683, après deux mois de siège, les Turcs échouent à s’emparer de Vienne. C’est la deuxième (et dernière fois) que la ville doit affronter un siège par les Turcs, le Premier siège ayant eu lieu en 1529.

Victoire de justesse

Tout est venu de dissensions entre paysans et nobles hongrois.

Les Turcs du sultan Mehmet IV ont voulu en tirer parti pour élargir un peu plus leur sphère d’influence en Europe centrale.

C’est ainsi que le grand vizir Kara Mustapha (Kara Moustafa, dit le Noir) s’allie ainsi au roi de Hongrie Étienne Tokoly.

Tandis que le Hongrois entreprend le siège de Presbourg (aujourd’hui Bratislava), le sultan met le siège devant Vienne le 14 juillet 1683 avec des forces considérables (200.000 hommes, dit-on).

Soumise à un siège impitoyable, la capitale des Habsbourg est défendue avec acharnement par le comte Rüdiger Starhemberg et le bourgmestre Andreas Liebenberg.

Vienne est libérée in extremis grâce à une armée de 65.000 hommes venue du nord, composée pour moitié de Polonais ainsi que d’Allemands et d’Autrichiens.



Commandée par le roi de Pologne Jean III Sobieski et le duc Charles de Lorraine, cette armée de renfort passe sur la rive droite du Danube.

Elle déboule sur les Turcs des hauteurs du Kahlenberg, à l’ouest de Vienne.

Le janissaire du grand vizir se battent jusqu’au dernier mais le reste de l’armée ottomane se retire en désordre, abandonnant sur place canons et provisions.

De retour à Istamboul, le grand vizir Kara Moustafa est décapité par le sultan.

Pendant ce temps, l’empereur Léopold 1er fait une entrée triomphale dans Vienne.

Dans la foulée, il part à la conquête de la Hongrie et de la Transylvanie, sous domination ottomane…

Le premier café-croissant

Ayant échoué à s’emparer de Vienne, les Turcs s’enfuient précipitamment en laissant sur place leurs provisions. C’est ainsi que les Viennois récupèrent 500 sacs de café… ce qui leur vaut d’être les premiers Européens à siroter une tasse de café.



Dans le même temps, les boulangers de la ville, qui se flattent d’avoir donné l’alerte lors d’une tentative d’attaque nocturne des Turcs, commémorent leur exploit en confectionnant des pâtisseries briochées en forme de croissant (l’emblème des Turcs).

Marie-Antoinette les fait connaître à la cour de Versailles, suite à son mariage avec le futur Louis XVI. Mais le succès se fait attendre… Il survient beaucoup plus tard, lorsque des pâtissiers sollicités par l’impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III,  imaginent de remplacer la pâte briochée par une pâte feuilletée !

De là le café et les « viennoiseries » (spécialités de Vienne) qui accompagnent nos réveils matinaux.