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vendredi 25 septembre 2015

La chemise Edelweiss, icône de l'UDC urbaine


Symbole de la paysannerie, l’habit a la cote chez les ténors genevois du parti. 




Attachés aux traditions, mais modernes et ouverts sur le monde. Telle est l’image sur laquelle les UDC genevois Céline Amaudruz et Yves Nidegger, ont décidé de surfer pour la course au Conseil des Etats. Et pour bien montrer leur amour du folklore, les deux candidats ont trouvé un allié de choix sur leur photo de campagne: les fameuses chemises edelweiss. Produites en Suisse alémanique, ces dernières sont devenues le symbole du monde agricole depuis les campagnes des paysans suisses, lancées en 2006. On y apercevait des personnalités porter fièrement l’habit sur des affiches aux quatre coins du pays pour affirmer leur amour des produits du terroir.

Une mise en scène qui, visiblement, a inspiré l’UDC Genève: «J’ai donné l’impulsion pour cette communication, note Céline Amaudruz. Nous voulons montrer qu’on peut faire une politique moderne tout en conservant nos valeurs.» Du coup, les fameuses chemises bleues se multiplient désormais dans les réunions de l’UDC au bout du lac, comme le 31 août à Carouge, où se trouvaient les cadors de la formation agrarienne.

Les élus se réjouissent toutefois de voir des collègues de parti, venus de la ville, se présenter en «ambassadeurs» de la paysannerie. «Et puis il y a quand même des liens entre le monde agricole et l’UDC genevoise. Un de leurs membres, candidat au National et sorti premier des viennent-ensuite la dernière fois, est viticulteur-encaveur», rappelle Guy Parmelin.

«Comme un jeans»

Une solution demeure pour que l’UDC joue encore mieux la carte de la tradition, à Genève: se renseigner sur le site Internet de la Fédération cantonale du costume folklorique. Celui-ci propose différents habits de ville, de travail aux champs ou tenue du dimanche. On ne peut pas la comparer à un habit traditionnel. Cela devient un peu un signe de ralliement, mais pour moi c’est comme un jeans.»