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dimanche 27 septembre 2015

Mon Dieu, Maïtena Biraben a « dérapé »…




Jeudi soir, lors du Grand Journal qu’elle anime sur Canal +, la journaliste a osé parler du Front National comme du « premier parti de France », avant d’évoquer le « discours de vérité » de ce même parti.

Que n’avait-elle pas dit !

Des dizaines et des dizaines d’articles, des leçons de journalisme par tous les éditorialistes les moins lus mais les plus subventionnés du pays, des cris d’orfraie à tout va. La « ligne rouge » est franchie et le parti communiste français se permet même de dénoncer « l’ordre brun marine qui règne à Canal + », visiblement peu effrayé par le ridicule. On se demande même ici ou là si l’affreux Bolloré ne serait pas derrière tout ça… Bref, les journalistes ont trouvé leur affaire de la semaine : on oublie le chômage, l’immigration ou la délinquance, on tient là un vrai sujet.

Des années que la « lutte contre le FN » a remplacé le métier de beaucoup de journalistes, à fortiori chez Canal +, et l’on vient tout à coup nous parler d’objectivité. On frise la perfection en matière de mauvaise foi.

Les journalistes peuvent se tromper, mentir, encenser certaines personnes politiques, copiner avec d’autres sans l’ombre d’un problème mais Maïtena Biraben devra apprendre, pour garder sa place, qu’il y a certaines personnes qui n’ont jamais le droit d’avoir raison, c’est comme ça.

Il y a d’ailleurs fort à parier que la jeune femme ne pense pas un mot de ce qu’elle a dit, mais reprenne à son compte des expressions employées – quoi qu’en pensent les chiens de garde professionnels – par de plus en plus de Français. Et quand bien même le penserait-elle, est-ce donc si incroyable d’imaginer qu’une seule journaliste, sur les centaines que compte le PAF, défende des idées soutenues par des millions de Français ? Les beaux démocrates que voilà…

Inutile de se lancer dans des comptes à n’en plus finir pour prouver que les mots sont mal choisis, tout le monde sait bien la réalité que recouvre l’expression « premier parti de France ».

Elle a été employée aux dernières élections européennes, parce que le score final était le plus élevé.
Le FN s’est imposé comme un parti incontournable, choisi par de plus en plus d’électeurs, et ce n’est pas en clouant au pilori toute personne qui reconnaît ce fait que le fait disparaîtra.

Sur ce sujet comme sur le reste, il faudrait que les tenants de la bien-pensance comprennent une bonne fois pour toutes que l’on ne fait pas se dissiper une réalité en refusant d’en parler.

Maïtena Biraben avait en face d’elle un ennemi juré du FN, l’avocat Eric Dupond-Moretti. Elle a tout simplement fait son travail en posant les questions qu’une grande partie des Français se pose. L’invité lui-même a d’ailleurs reconnu que la polémique était ridicule.

Alors c’est vrai, la journaliste aurait pu dire « beaucoup de Français parlent d’un discours de vérité ».
Si les journalistes veulent être tatillons à ce point, qu’ils passent alors leurs propres propos au peigne fin.

Parce que si l’objectivité politique devient subitement leur priorité, grand bien leur fasse, il faut également cesser de commenter négativement chaque intervention du Front National et s’en tenir à l’exposition des faits.

Assez ironiquement, le thème de l’émission de Maïtena Biraben était ce soir-là le « politiquement correct ». On pouvait difficilement donner meilleure illustration du poids que pèse ce dernier dans le discours ambiant. « On ne peut plus rien dire », continueront à chuchoter de plus en plus de Français… Et qui pourrait honnêtement leur donner tort ?

Charlotte d'Ornellas