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mardi 20 octobre 2015

La population d'origine étrangère croît plus vite


La population d'origine étrangère croît plus rapidement que le reste de la population. De 2013 à 2014, le nombre d'adultes issus de la migration a augmenté de 3%, tandis que celui des personnes qui n'ont pas de racines à l'étranger progressait de 0,4%.

D'après les chiffres 2014 publiés mardi par l'Office fédéral de la statistique (OFS), plus d'un tiers des 6,9 millions d'individus âgés de 15 ans ou plus sont issus de la migration. La croissance de l'effectif ( 72'000) est surtout le fait des ressortissants de pays de l'UE/AELE ou de Suisses (86%); il est dû à 14% aux ressortissants d'autres pays d'Europe ou du monde.

L'expression «population issue de la migration» telle que définie par l'OFS comprend: les étrangers (sauf ceux dont les parents sont nés en Suisse), les personnes naturalisées (sauf celles dont les parents sont nés en Suisse) et les Suisses dont les parents sont nés à l'étranger.

Majorités à Genève et Bâle-Ville

En Suisse, quelque 28% de la population résidante permanente de 15 ans ou plus appartiennent à la première génération de la migration (et sont donc nés à l'étranger) et 7% à la deuxième. Une analyse de l'OFS montre que la première génération a plus fortement augmenté par rapport à 2013 ( 3,6%) que la deuxième ( 0,8%).

A l'heure actuelle, deux cantons sont majoritairement peuplés par des personnes issues de la migration: Genève (60%) et Bâle-Ville (51%). «Dans les cantons du Tessin, de Vaud et de Zurich, les taux sont particulièrement élevés également», précise l'OFS. La moyenne nationale dépasse les 35%.

Plus d'un tiers de la population issue de la migration a la nationalité suisse (quelque 40% des hommes et 30% des femmes). Chez les hommes, le deuxième effectif le plus important est constitué des Italiens (13%) et chez les femmes, il est représenté par les Allemandes (9%).

ATS