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mercredi 7 juin 2017

Le Conseil islamique Suisse menacé d'une interdiction


Le conseiller national Hans-Peter Portmann (PLR/ZH) en a assez du Conseil central islamique suisse (CCIS). Il a donc déposé un texte pour faire interdire les organisations islamistes extrémistes. Serait également concerné par cette interdiction le groupement «Lis!» qui distribue des corans dans la rue, comme le révèle le Tages-Anzeiger.

Le Zurichois explique qu'il ne veut pas voir les idées inhumaines propagées par ces associations «métastaser la société». Toute idéologie qui se réclame de la charia (le droit islamique, ndlr) et qui incite au djihad doit être étouffée dans l’œuf en raison de la menace qu'elle représente pour le monde civilisé.

Par le biais de l'ONU ou de l'OSCE

Le conseiller national espère que la commission de politique extérieure adressera une motion du Conseil fédéral. Mais il sait que le droit suisse rend quasiment impossible l'interdiction d'organisation. Seul le Conseil fédéral peut le faire, en s'appuyant sur une décision de l'ONU ou de l'Organisation de sécurité et de coopération en Europe (OSCE).

Hans-Peter Portmann, avec sa motion, veut donc inciter le gouvernement à faire interdire les deux organisations salafistes par l'ONU ou l'OSCE afin que la Suisse puisse en faire de même sur son territoire.

Le CCIS plus vulnérable que «Lis!»

La Suisse pourrait s'appuyer sur l'Allemagne, qui a déjà prononcé une interdiction contre l'organisation «Lis!». Cette dernière, qui disposait d'infrastructures outre-Rhin, n'a rien de comparable en Suisse, contrairement au CCIS qui a bureaux, collaborateurs et comptes en banque.

En outre, trois membres de sa direction (Nicolas Blancho, Qaasim Illi et Naim Cherni) font l'objet d'une procédure de la part du Ministère public de la Confédération (MPC) pour infraction à l'interdiction des organisations terroristes Al-Qaida et Etat Islamique.

Le CCIS a déjà pris position sur sa page Facebook, son porte-parole Qaasim Illi estimant qu'une telle interdiction «menacerait les libertés fondamentales». Pour l'organisation, le danger ne vient pas des mosquées ou des groupes islamistes mais des politiciens «qui exigent des mesures et menacent les structures existantes».