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lundi 26 novembre 2018

Liste des vaisseaux de la flotte de Louis XIV


Louis XIV passant sa flotte en revue à Dunkerque en 1680


Cette liste des vaisseaux de Louis XIV, construits sous son règne et classés par rangs.
Sont indiqués pour chaque vaisseau : son nom lors de son lancement, l'année de son lancement, le nombre de ses canons et les autres noms portés (pour les rebaptisés).

Les unités de la flotte sont classées à partir de 1669 en six rangs, les vaisseaux correspondent aux quatre premiers rangs, les frégates aux cinquième et sixième.

969 noms différents ont été donnés aux 1376 vaisseaux et frégates ayant formé la flotte
militaire française de Louis XIV à Napoléon 1er. Ces différents vocables quelquefois repris, noms ou
adjectifs parfois d'origine mythologique, rarement de référence religieuse, évoquent quatre thèmes
principaux : la mer, la guerre, la souveraineté, la géographie. Sous Louis XIV, la brutale augmentation numérique de la flotte permet au souverain d'en donner une image royale, étatique et indépendante du privé comme du local. Le thème guerrier progresse au XVIIIe siècle en adéquation avec le changement de la guerre sur mer en une véritable entreprise de destruction. En parallèle, on remarque la disparition presque complète du thème maritime au cours des périodes révolutionnaire et impériale qui sont aussi l'occasion d'affirmer une légitimité différente. L'Empire montre une nette propension à «continentaliser » la marine par le biais d'appellations nouvelles. Le terrestre l'emporte sur le maritime. La flotte devient le miroir des conquêtes territoriales et des victoires, comme si nommer un vaisseau.



Premier rang

Les vaisseaux de premier rang sont sous Louis XIV, toujours des trois-ponts, très gros (plus de 1 400 tonneaux, record à 2 400 tonneaux pour le Royal-Louis de 1668), portant au minimum 80 canons (tous théoriquement en bronze et non pas en fonte). Ils sont majoritairement construits à Brest, Toulon et Rochefort. 

L'ordonnance du 15 avril 1689 limite les premiers rangs à des vaisseaux d'au moins 2 000 tonneaux et portant 100 canons.

Le 20 janvier 1671, une partie de la flotte est rebaptisée par Louis XIV en personne : il supprime les noms trop terriens (Isle-de-France et Paris) ou qui rappellent des souvenirs (Henry pour son grand-père Henri IV et Royal-Duc pour le bâtard de son grand-père, le duc de Beaufort). L'opération est renouvelée en juin 1678.

Monarque, 1668, 84
Royal-Duc, 1668, 104 (rebaptisé Reyne en 1671)
Isle-de-France, 1669, 74/80 (rebaptisé Lys en 1671)
Couronne, 1669, 80/82
Paris, 1669, 72/80 (rebaptisé Royale-Thérèse en 1671)
Henry, 1669, 80 (rebaptisé Souverain en 1671, puis Admirable en 1678)
Sceptre, 1670, 80
Magnanime, 1673, 76/80
Admirable, 1678, 80/84 (rebaptisé Souverain en 1678)
Grand, 1680, 84/88
Magnifique, 1680, 84
Conquérant, 1688, 84
Victorieux, 1691, 88/94
Foudroyant, 1691, 84/90
Orgueilleux, 1691, 90/94
Admirable, 1691, 94
Sceptre, 1691, 84/88
Merveilleux, 1691, 92/96
Fulminant, 1691, 98/96
Ambitieux, 1691, 96
Lys, 1691, 84/88
Vainqueur, 1692, 84
Merveilleux, 1692, 100/98
Magnifique, 1692, 86/88
Ambitieux, 1692, 92/96
Admirable, 1692, 96/90
Terrible, 1693, 100/104
Tonnant, 1693, 90
Saint-Philippe, 1693, 90/92
Soleil-Royal, 1693, 104 (rebaptisé Foudroyant en 1693)
Fier, 1694, 90/94


Deuxième rang

Les vaisseaux de deuxième rang sont des trois-ponts, de 1 000 à 1 200 tonneaux, portant environ 64 canons (les 2/3 en bronze et le reste en fonte).
L'ordonnance du 15 avril 1689 limite les deuxièmes rangs à des vaisseaux d'environ 1 500 tonneaux portant 80 canons.

Plusieurs vaisseaux sont rebaptisés en 1671, Louis XIV remplaçant les noms trop anciens (François, Bourbon, Vermandois, Prince, Normand) par les vertus principales du Roi (Glorieux, Éclatant, Superbe, Florissant, Foudroyant, Grand, Sans-Pareil).

À noter que sept vaisseaux sont construits à l'étranger (Copenhague et surtout Amsterdam) jusqu'en 1667 car les arsenaux français, trop peu nombreux, ne sont pas encore capables de satisfaire la demande.

Rubis, 1664, 60-64 canons
Bourbon, 1665, 66 (rebaptisé Éclatant en 1671)
Frédéric, 1666, 70-80 (rebaptisé Admirable en 1671)
Conquérant, 1666, 66-72
Courtisan, 1666, 64-72 (rebaptisé Magnifique en 1671)
Intrépide, 1666, 66-76 (rebaptisé Grand en 1671)
Invincible, 1666, 64-74
Neptune, 1666, 64-74 (rebaptisé Illustre en 1671)
Normand, 1666, 66-72 (rebaptisé Saint-Louis en 1671)
Princesse, 1667, 64 (rebaptisée Triomphant en 1671, puis Constant en 1678)
Charente, 1669, 60-66 (rebaptisé Belliqueux en 1671, puis Courtisan en 1678 )
François, 1669, 62-66 (rebaptisé Glorieux en 1671)
Fort, 1669, 68-70 (rebaptisé Foudroyant en 1671)
Madame, 1670, 72-76 (rebaptisé Pompeux en 1671)
Royale-Thérèse, 1670, 70-76 (rebaptisé Saint-Esprit en 1671)
Terrible, 1670, 68-70
Tonnant, 1670, 64-66
Joly, 1670, 70-80 (rebaptisé Henry en 1671)
Rubis, 1670, 72-76 (rebaptisé Florissant en 1671)
Vermandois, 1671, 70-76 (rebaptisé Superbe en 1671)
Parfait, 1671, 60-64
Orgueilleux, 1672, 70-76
Saint-Michel, 1673, 60-64
Brave, 1675, 74-76 (rebaptisé Constant en 1675, puis Triomphant en 1678)
Courtisan, 1676, 72-76 (rebaptisé Belliqueux en 1678)
Glorieux, 1679, 62-66
Terrible, 1680, 76
Ardent, 1680, 64-66
Tonnant, 1681, 76
Fier, 1682, 76
Bourbon, 1683, 64
Courtisan, 1686, 64-66
Content, 1686, 64-66
Sérieux, 1687, 64 puis 58 (rebaptisé Croissant en 1688, puis Sérieux en 1689)
Éclatant, 1688, 68-70
Henri, 1688, 68
Aimable, 1690, 64-68
Superbe, 1690, 70
Invincible, 1690, 70
Heureux, 1690, 68-70
Constant, 1690, 68-70
Gaillard, 1690, 66
Laurier, 1690, 60
Sirène, 1691, 60
Écueil, 1691, 66-68
Juste, 1691, 62-66
Bizarre, 1692, 68
Bourbon, 1692, 68
Saint-Louis, 1692, 64-66
Prompt, 1692, 70-76
Fort, 1693, 70
Éole, 1693, 62-64
Content, 1695, 60-64
Ferme, 1700, 66-70
Parfait, 1701, 72-76
Toulouse, 1703, 62
Oriflamme, 1704, 60-62
Neptune, 1704, 72
Saint-Michel, 1706, 70-74
Lys, 1706, 72
Pompeux, 1707, 72


Troisième rang

Les troisièmes rangs sont des vaisseaux de 900 à 1 000 tonneaux, portant environ 50 canons (la moitié théoriquement en bronze et l'autre en fonte).
L'ordonnance du 15 avril 1689 limite les troisièmes rangs à des vaisseaux d'environ 1 200 tonneaux portant 60 canons.

Plusieurs de ces vaisseaux sont rebaptisés en juin 1671, avec des qualités que le Roi s'attribue (Agréable, Aimable, Assuré, Brave, Courageux, Excellent, Fier, Fort, Intrépide, Parfait, Prudent) et avec les noms déclassés des rangs supérieurs (Bourbon, Vermandois, Duc, Prince, Rubis).

Royale, 1661, 56-58 canons (rebaptisé Ferme en 1671)
Chalain ou Grand-Chalain, 1660, 42/48 (rebaptisé Triomphe en 1662, puis Courageux en 1671)
Diamant, 1664, 60
Brave, 1670, 50-54 (rebaptisé Prince en 1671)
Louvre, 1670, 50 (rebaptisé Bourbon en 1671)
Oriflamme, 1670, 50
Navarrais, 1670, 56 (rebaptisé Excellent en 1671)
Glorieux, 1671, 56, (rebaptisé Agréable en 1671)
Arrogant, 1682, 58
Marquis, 1685, 56-60
Modéré, 1685, 52-56
Maure, 1688, 50-54
Fortuné, 1689, 54-58
Fleuron, 1689, 56-58
Perle, 1690, 50-52
Entendu, 1691, 58-60
Capable, 1692, 58-60
Indien, 1692, 56
Bon, 1693, 56
Gaillard, 1693, 50-56
Fougueux, 1695, 50-56
Téméraire, 1695, 50-56
Trident, 1695, 56-60
Solide, 1695, 50
Mercure, 1696, 52-60
Assuré, 1967, 60
Prudent, 1697, 60
Hasardeux, 1699, 50
Oriflamme, 1699, 64
Amphitrite, 1700, 52 puis 48
Triton, 1703, 50-52
Jason, 1704, 54-58
Auguste, 1704, 54-58
Achille, 1705, 62-64
Hercule, 1705, 56-60
Mars, 1705, 54
Dauphine, 1706, 60
Bourbon, 1706, 54
Superbe, 1708, 56


Quatrième rang

Les quatrièmes rangs sont des vaisseaux deux-ponts de 600 à 800 tonneaux, portant environ 36 canons (théoriquement le tiers en bronze et le reste en fonte).
L'ordonnance du 15 avril 1689 limite les quatrièmes rangs à des vaisseaux d'environ 700 tonneaux portant 46 canons. Leurs tailles réduites permet d'en construire quelques-uns dans des ports modestes (Le Havre, Dunkerque, Bayonne).

Infante, 1661, 36 canons
Jules, 1661, 38 (rebaptisé en 1671 Indien)
Beaufort, 1662, 36-38 (rebaptisé en 1671 Neptune)
Mercœur, 1662, 36 (rebaptisé en 1671 Trident)
Duc, 1665, 42-46 (rebaptisé en 1671 Comte)
Sirène, 1666, 44-46
Cheval-Marin, 1666, 44-46
Écueil, 1678, 40-44
Léger, 1679, 40
Solide, 1683, 44
Emporte, 1683, 44
Gaillard, 1684, 44-48
François, 1687, 48-52
Trident, 1688, 50
Alcyon, 1689, 40
Adroit, 1691, 44
Opiniatre, 1691, 40
Poli, 1691, 40
Mutine, 1695, 40
Volontaire, 1695, 44
Amphitrite, 1696, 42-44
Avenant, 1696, 42
Dauphine, 1697, 40-42
Triton, 1697, 44
Thétis, 1697, 44
Maurepas, 1698, 46
Adélaïde, 1699, 44
Dryade, 1702, 44-46
Parfaite, 1704, 40
Griffon, 1705, 44-50
Thétis, 1705, 44-50
Atalante, 1707, 40-44
Diane, 1707, 42-44
Amazone, 1707, 40-42
Gloire, 1707, 38
Argonaute, 1708, 42-50


Cinquième rang

Les cinquièmes rangs sont des petits vaisseaux de 300 à 350 tonneaux, portant environ 30 canons en 1669, puis environ 36 en 1689. Les navires de ce rang servent de frégates.

Favory, 1692, 36-40 canons

Sixième rang

Les sixième rangs sont des petits vaisseaux d'une centaine de tonneaux, portant environ 20 canons sur leur pont unique. Les navires de ce rang servent de frégates légères.




Le soleil Royal



Le Soleil-Royal est construit de 1668 à 1670 à Brest par le maître charpentier Laurent Hubac. Il est tout d’abord appelé Grand-Henry (en souvenir d'Henri IV), puis Royal-Soleil et enfin Soleil-Royal (référence à Louis XIV, le « Roi-Soleil »). La coque est lancée le 13 décembre 1669 ; elle fait 164 pieds et 6 pouces de long (de l'étrave à l'étambot), 44 pieds 6 pouces de large (sans bordages) et 20 pieds de tirant d'eau. Son premier armement est de 98 canons (de 36, 18, 12, 8 et 4 livres) sur ses trois ponts, ses gaillards et sa dunette. C’est un vaisseau de premier rang, doté comme le Royal-Louis (construit à Toulon), d’un gaillard d’avant ; seuls ces deux vaisseaux à l’époque disposaient de cette caractéristique sur ordre de Louis XIV. Ces vaisseaux-amiraux disposaient en outre comme autre marque distinctive de trois fanaux au sommet de leur poupe et un sur le mât d’artimon. Autre caractéristique propre à ces vaisseaux, tous les canons à bord sont en bronze, et non en fonte.

Avec ses 2 500 tonneaux et ses 104 canons, sa coque noire, blanc, bleu et ventre-de-biche, coupée de listons d'or, c'est un bâtiment superbe. Avec les mantelets rouge vif de ses sabords et les éclatantes couleurs du bordé, il est décoré avec magnificence. Les peintres François Verdier, Claude Audran, Gabriel Revel et François Bonnemer ont participé aux décors du navire. Coysevox a taillé lui-même dans le cœur de chêne les figures de la poupe et de la proue, une sirène tenant à la main un globe terrestre. Les ornements de l'arrière sont sculptés par Puget. Cette magnificence sur un vaisseau de guerre peut surprendre. Elle ne doit cependant rien au hasard. Le navire, par la combinaison de ses canons et la richesse de son décor doit illustrer toute la puissance de Louis XIV, le « Roi Soleil », alors en pleine gloire.

Le vaisseau n'est pas utilisé comme navire-amiral pendant la guerre de Hollande (1672-1678) ; le comte d'Estrées, vice-amiral du Ponant, met sa marque sur le Saint-Philippe (de 78 canons) lors de la bataille de Solebay (1672). Duquesne le monte cependant en 1671 du Conquet au cap Finisterre. Le vaisseau est radoubé en 1686, avant d'être réarmé en 1688 au début de la guerre de la Ligue d'Augsbourg avec 104 canons de tous calibres. Il porte la marque du comte de Tourville, le nouveau vice-amiral du Ponant.

À la tête d'une escadre de 75 vaisseaux, avec le Soleil-Royal au centre de la ligne de bataille, le comte de Tourville est vainqueur des flottes anglaise et hollandaise, commandées par Lord Torrington et Cornelis Evertsen, à la bataille du cap Béveziers le 10 juillet 1690. Temporairement, la flotte française est maîtresse de la Manche.

Une nouvelle opération destinée à débarquer en Angleterre est décidée en 1692. Mais le 29 mai 1692, la bataille de la Hougue, menée contre des forces très supérieures, oblige le vice-amiral de Tourville a rompre le combat. Le combat a été particulièrement acharné : sur les 973 hommes d'équipage, 500 sont hors de combat, et le lendemain 30 mai, à 8 h du matin, il n'est plus qu'à une lieue de la meute des vaisseaux ennemis qui le poursuivent. La rade de Cherbourg n'étant pas encore protégée et défendue par des forts, Tourville décide de mettre le cap à l'ouest pour rallier Brest ou Saint-Malo. Hélas au passage du cap de la Hague au Raz Blanchard, le courant de marée se retourne et tandis qu'une partie de sa flotte parvient à filer vers les îles Anglo-Normandes, une quinzaine de vaisseaux, dont le navire amiral est ramenée par le courant vers Cherbourg et la flotte anglo-hollandaise. Tourville décide de virer lof pour lof et d'aller abriter ce qu'il reste de sa flotte derrière la pointe de La Hougue où se trouvent quelques batteries qui pourraient protéger ses navires.

Dans la nuit du 30 mai, le Soleil-Royal est si endommagé que Tourville est contraint de l'abandonner au commandement de son capitaine, Monsieur Desnos, pour passer sur l’Ambitieux et partir vers Saint-Vaast-la-Hougue. Le Soleil-Royal, ne pouvant doubler la pointe de Fermanville, se retrouve isolé avec l’Admirable et le Triomphant devant Cherbourg, et des navires ennemis, qui le serraient de près se préparaient à le couler. Il s'échoue au soir du 30 sur la pointe du Hommet (aujourd'hui à l'emplacement de l'arsenal de Cherbourg).

Le chevalier de Rantot, corsaire et contrebandier originaire de la région de Beaumont, saute dans une chaloupe, se fait hisser à bord du Soleil-Royal et donne l’ordre d'en couper la mâture. Il réussit ainsi à le rapprocher de la terre d’environ ½ quart de lieue, non sans avoir tiré cinq coups de canon de la batterie d’en bas contre les vaisseaux anglais qui le poursuivaient. Le 31 mai, le Soleil-Royal résiste encore aux 17 vaisseaux anglais qui l'attaquent et met à mal celui du contre-amiral Delaval.

Le chevalier de Rantot voulait conduire Soleil-Royal dans la fosse du Galet où il aurait été à l’abri des brûlots. Mais les officiers du vaisseau s’y opposent. Le 1er juin, la mâture fracassée, il est jeté à la côte. Le 2 juin 1692, la flotte anglaise l'attaque, ainsi que les deux autres vaisseaux échoués. Un brûlot, le troisième lancé contre lui, l'accroche sur la poupe. Le Soleil-Royal s'embrase et saute alors qu'il tire encore. L'explosion éparpille devant Cherbourg tout ce qui survit de l'équipage. On ne compte qu'un seul survivant. Les deux autres vaisseaux se sabordent, leurs équipages sont évacués avec des chaloupes, et ce qui reste est incendié par les Anglais.[réf. nécessaire]

La bataille donne lieu à l'édition d'une foule de gravures en Angleterre et en Hollande, et de nombreux tableaux rendent compte de l’événement. Une médaille est éditée aux Provinces-Unies, montrant symboliquement les flûtes hollandaises arrêtant le Soleil péniblement poussé par Colbert, une propagande antifrançaise qu'il faut replacer dans le cadre de l'époque : cette défaite est la première des armées de Louis XIV. Elle intervient dans un contexte de guerre européenne générale où les troupes terrestres des coalisés sont incapables de l'emporter et essuient de lourdes défaites dans les Flandres. Cette victoire est donc particulièrement mise en valeur par les Anglo-Néerlandais, d'autant qu'elle intervient sur mer, c'est-à-dire dans un domaine considéré comme essentiel pour la sécurité et la prospérité des deux puissances navales.

Le nom de Soleil-Royal est perpétué dans la Marine royale : le deuxième vaisseau portant ce nom est lancé en 1693 et le troisième exemplaire en 1749.
















Egger Ph.