Chu de che / Je suis d'ici / Sono di qui / Ich bin von hier ! Classement des pannes automobiles par marques 2025 : https://fiabiliteautomobile.blogspot.com/ Notre liberté ne nous a pas été donnée, mais combattue et priée par nos ancêtres plus d'une fois! Aujourd'hui, comme autrefois, notre existence en tant que peuple libre dépend du fait que nous nous battions pour cela chaque jour. Restez inébranlable et soyez un gardien de la patrie pour que nous puissions remettre une Suisse libre telle que nous la connaissions à la génération suivante. Nous n'avons qu'une seule patrie!

jeudi 28 août 2025

Pourquoi les bouteilles de vin contiennent-elles 0,75 litre?

 

La plupart des bouteilles de vin, quelle que soit leur forme, contiennent 0,75 litre. Mais cela n’a pas toujours été le cas en Europe. Jusque dans les années 1970, de nombreux vins étaient encore vendus dans des bouteilles de 0,7 litre.

On attribue à Dom Pérignon la fixation de cette contenance au XVIIe siècle. En effet, le moine champenois estimait qu’il s’agissait de la quantité idéale de vin pour accompagner le dîner d’un homme adulte.

La mesure britannique s'impose

Ce n’est qu’en 1989 que la norme de 0,75 litre pour les bouteilles de vin est devenue obligatoire dans l’Union européenne (UE). La mesure britannique dite Imperial Gallon a joué un rôle clé dans cette décision, pour des raisons historiques.

Au XVIIe siècle, l’Angleterre était le principal importateur de vins de Bordeaux. Les barriques de vin étaient acheminées par bateau et débarquées sur l’île pour le commerce. Une barrique contient 225 litres, soit environ 50 gallons britanniques de 4,55 litres chacun, ou encore 300 bouteilles de 0,75 litre. Cette mesure a également influencé les formats de suremballage. Ainsi, les vins de Bordeaux se vendent traditionnellement en caisses de six bouteilles (un gallon) ou de douze bouteilles (deux gallons).

Exception dans le canton de Vaud

Mais toute règle connaît ses exceptions. Dans le canton de Vaud, les bouteilles traditionnelles ne contiennent que 0,7 litre. Là encore, l’explication est historique: en 1822, le pot vaudois a été fixé comme unité légale de mesure pour le vin. Un pot équivaut à 1,4 litre, soit deux bouteilles.

Depuis l’inscription du vignoble de Lavaux au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2007, les viticulteurs tiennent à préserver cette bouteille spécifique, symbole d’identité et de tradition.

Dérogation pour le Vin Jaune

Les choses se compliquent pour le Vin Jaune. Cette spécialité du Jura français est conditionnée dans la bouteille Clavelin, d’une contenance de 0,62 litre, directement liée à sa vinification.

Lors de son élevage oxydatif en fûts de chêne, une partie du vin s’évapore. Sur un litre, il en reste précisément 0,62 litre: la quantité que peut contenir le Clavelin.

Ursula Geiger

blick.ch

Soutien phénoménal de la population à la police contre la racaille et les médias

 

Un nombre record de commentaires, allant presque toujours dans le même sens, expriment un soutien très massif à la police de Lausanne, a constaté Blick ces derniers jours. La police lausannoise s’est en effet trouvée constamment au cœur de l’actualité depuis une semaine. Or, tant sur Instagram, que sur Facebook, les fils de commentaires affichent des réactions souvent virulentes en défense de la police, à forte teneur émotionnelle, à la suite d’articles consacrés à la mort de Marvin et d’autres personnes de couleur, aux émeutes qui ont suivi, aux problèmes de racisme au sein de la police ou de déconnexion entre la police et le terrain, traités la même semaine. Ce phénomène de soutien s’est manifesté tant sur les comptes de réseaux sociaux de Blick que sur les comptes privés des auteurs et autrices d’articles.

Témoin de la vivacité des débats, sur la page Instagram de Blick, la semaine du 24 au 27 août a affiché une explosion de 155% du nombre de commentaires, comparé à la semaine précédente (tous posts confondus), nous indiquent les responsables réseaux sociaux de Blick. 

Plus de 700 commentaires par fil

Une chose est sûre: la police rallie un soutien aussi massif qu’agressif: nombre d’internautes fulminent, jugeant qu’elle est injustement traitée par les médias. Les fils de commentaires, que Blick a parfois dû fermer faute de moyens suffisants de modération, ont parfois dépassé les 700 interventions. Ces commentaires ont souvent pris la forme de reproches, faits aux médias, de «s’en prendre à la police» ou de la «faire apparaître sous un mauvais jour». Un exemple parmi d'autres: «La presse est coupable d’avoir instrumentalisé cette affaire et d’avoir attisé la haine de la police.»





D’innombrables formules telles que «soutien total à notre police, qui fait un excellent job», ont écumé Facebook et Instagram. 



D’autres défendent le travail et le rôle indispensable de la police: «Respect à la police… La Police ne tue pas. La Police est sollicitée par la population pour faire régner la Loi. Elle le fait bien. Merci et bravo pour votre abnégation, votre travail.» Ou encore: «On jette l'opprobre sur une police déjà suffisamment mise à mal !!». 

De nombreux internautes reprochent une «inversion» qui consiste à «accuser la police» et à «disculper les délinquants», en particulier sous les articles qui évoquent la mort du Marvin: «Donc on vole et on fuit… et la police ne doit rien faire? La police n’est pas responsable.»



Pour d’autres, plus explicites, «Ce n'est pas à la police de s'adapter à l'immigration, mais aux immigrés de s'adapter à nos coutumes». Innombrables en effet sont ceux qui voient en la police le dernier rempart contre l’immigration, dimension clairement sous-jacente au malaise manifesté face aux critiques contre la police. 

«Quelle solutions? Renvoyer les immigrés dans leur pays d'origine», peut-on lire lorsqu’il est question de violences policières. Ou «On peut ergoter tout ce qu’on veut sur la police, le problème ce sont ces personnes qui sont venues d’elles-mêmes et qui ne vont pas s’intégrer.» Un véritable raz de marée de ras-le-bol, qui s’exprime souvent sans filtre: «Envoyez à l'expéditeur les milliers d'Africains et autres extra-Européens chez eux. Ils ne s'adapteront jamais à notre société.» Ou encore: «Je pense qu'on est tous saturés du comportement et criminalité engendrés par les immigrants!!» Et enfin: «STOP À L’IMMIGRATION ! STOP À L’IMPORTATION DE CRIMINELS !»



Articles lus, mais davantage commentés

Fait notable, constate notre équipe digitale, les internautes n’ont pas lu les articles de Blick autant que le laisserait supposer le volume de commentaires. Les commentaires ont explosé, mais l'audience, bien que bonne, ne reflète pas la masse des réactions sur Facebook et Instagram. 

Dans le cas de l'article titré «Un gouffre les sépare: la police n’est pas à l’image de ses quartiers», certains internautes n’ont pas pris connaissance du fond. Dès lors, des aspects sont jugés choquants, comme le fait qu’il n’y ait pas de personnes de couleur dans la police. En réalité, dans l’article, le constat est partagé par la police elle-même: «Trop peu de policiers de couleur travaillent au sein du Corps de police», admet celle-ci. Mais en lisant le post initial, qui indique que pratiquement 100% du corps de police de Lausanne est de couleur blanche, des réactions sur Instagram sont courroucées: «C'est quoi ce racisme anti-blanc?». Variante: «La réalité est qu'il y a un fort racisme contre les blancs, ainsi que la religion catholique!». Ou encore: «Bonjour la propagande d’extrême-gauche orchestrée par @blick_media».

Myret Zaki

blick.ch

Nouvel aménagement pour la place Georges-Python

 

La Ville de Fribourg lancera dès lundi des travaux de réaménagement au sud de l'emblématique place Georges-Python. Inaccessible au public, le lieu sera transformé en un espace public "verdoyant et convivial", valorisant le hêtre pourpre et le Mémorial des Grenadiers


Aujourd’hui principalement occupé par un massif de lauriers nains, l’espace situé au sud de la place sera transformé en un espace public de rencontre, de mémoire et de fraîcheur. Le tout «au cœur de Fribourg», ont indiqué mercredi les autorités communales.

Le nouvel aménagement, d’une superficie de 103 mètres carrés, a été conçu pour répondre à plusieurs usages, précise le communiqué. A l’est, un espace sera réservé aux deux-roues, séparé de la placette par une haie de charmilles apportant davantage d’intimité.

Ilôts de chaleur

Au centre, un lieu convivial prendra forme sous l’ombre généreuse du hêtre, avec des bancs et des tables de pique-nique, ainsi qu’une vue ouverte sur la Basse-Ville. Enfin, à l’ouest, le Mémorial des Grenadiers sera légèrement déplacé.

Dans une démarche «écoresponsable», les matériaux existants seront réutilisés autant que possible. Le remplacement du revêtement bitumineux par du gravier-gazon favorisera la perméabilité des sols et contribuera à la lutte contre les îlots de chaleur.

ATS

mardi 26 août 2025

Premiers éléments d'enquête dévoilés sur le décès du jeune Marvin

 

Les faits et non l'émotion

Le Ministère public a décidé de dévoiler ce mardi 26 août les premiers éléments d'enquête sur la mort de Marvin, le jeune de 17 ans décédé en scooter dimanche, après avoir fui la police. 

Le communiqué de presse précise que les informations se basent sur l'audition de deux témoins qui circulaient en sens inverse, et des deux policiers impliqués dimanche. Selon le parquet vaudois, ces témoignages concordent sur le fait que Marvin portait un casque. Le Ministère précise aussi que la thèse «d'une perte de maîtrise de la victime est à ce stade privilégiée». 

Les témoins ont indiqué s'être arrêtés et approchés auprès de Marvin après l'accident, avant l'arrivée de la voiture de police qui circulait, feux bleus enclenchés. Toujours selon le Ministère, «cet élément tend à confirmer qu’une distance significative séparait les deux véhicules et qu’aucun contact entre la voiture de police et le scooter n’a eu lieu». 

Il est aussi confirmé que la jeune victime circulait sans permis «correspondant à la catégorie du scooter qu'elle conduisait». Le scooter aurait été volé le samedi 23 août à Ouchy, la veille du décès de Marvin. On ne sait pas encore qui est à l'origine du vol. 

Des analyses sont en cours pour déterminer la vitesse de course. La conversation radio entre les policiers va aussi être analysée. L'autopsie est attendue. 

Olalla Piñeiro Trigo

blick.ch

BYD a trouvé le moyen de faire baisser le prix de ses voitures électriques en Europe

 

Avec une gamme désormais bien fournie, BYD progresse en Europe. Une progression cependant mise à mal par les surtaxes douanières instaurées par l’Europe en octobre dernier visant les voitures électriques fabriquées en Chine et vendues en Europe.

BYD s’en sort plutôt bien et écope d’une surtaxe de 17 % par rapport aux 37,6 % pour son concurrent direct en France, à savoir MG. Toutefois, cela jouera forcément à plus ou moins moyen terme sur les prix des voitures vendues dans l’Hexagone par la marque.

Les marques chinoises s’adaptent

La grande force des constructeurs chinois, c’est leur adaptabilité. Et BYD le prouve une nouvelle fois car, en réponse à ces droits de douane supplémentaires, le constructeur a tout simplement décidé d’ouvrir une usine sur le sol européen, en Hongrie plus précisément. Une usine qui sera effective d’ici la fin de l’année et qui produira notamment des modèles abordables.

Aussi, BYD a rapidement restructuré sa gamme avec davantage de modèles hybrides, non taxés à ce niveau parce que pas électriques, en réponse aux droits de douane bien évidemment, mais aussi au ralentissement de la progression des ventes de voitures électriques en Europe.

Outre ces stratégies déjà mises en place, le constructeur chinois pourrait avoir trouvé une nouvelle parade : produire ses voitures électriques en Asie, toujours pour contenir les coûts de main d’œuvre, mais hors de Chine.

Les constructeurs chinois investissent l’Asie

Comme le relate le média d’état chinois le Quotidien du Peuple, pour la première fois, des véhicules électriques produits dans son usine thaïlandaise ont été exportés vers l’Europe. Selon un communiqué de la filiale thaïlandaise de BYD publié le 25 août, plus de 900 BYD Dolphin assemblées sur le site de Rayong ont quitté le pays à destination du Royaume-Uni, de l’Allemagne et de la Belgique.

Le transport a été assuré par le BYD Zhengzhou, le septième navire porte-voitures de la marque. Il s’agissait de sa première traversée entre la Thaïlande et l’Europe.

L’usine thaïlandaise, inaugurée le 4 juillet 2024 dispose d’une capacité annuelle de 150 000 véhicules. C’est tout simplement la première unité de production de véhicules particuliers entièrement détenue par BYD à l’étranger. Depuis son lancement, le site a déjà livré 90 000 véhicules électrifiés.

Fruit du hasard (ou pas ?), MG prévoit d’importer ses voitures électriques non plus de son pays natal, la Chine, mais plutôt depuis la Thaïlande également ! Le constructeur possède une usine dans le pays, construite en 2017 et qui affiche une capacité de production de 100 000 voitures par an. La MG4 y est produite d’ailleurs depuis la fin de l’année dernière.

Suffisant pour échapper aux surtaxes européennes ?

Mais est-ce que ce sera vraiment suffisant pour échapper aux surtaxes ? Pas forcément. En effet, pour « berner » le législateur et justifier que l’auto n’est pas fabriquée en Chine, il faudra que la production soit considérée comme étant réellement thaïlandaise et qu’au moins 40 % des composants de la voiture soient effectivement produits dans le pays.

Du côté de chez MG, son président a déjà assuré que ce serait le cas pour la MG4. Reste à savoir si ce sera pareil chez BYD, mais il y a de fortes chances que oui. Rappelons également que le gouvernement thaïlandais négocie actuellement un accord de libre-échange avec l’Union européenne qui devrait aboutir d’ici à la fin de l’année dans l’optique de permettre aux constructeurs (et pour diverses autres industries) qui produisent leurs voitures sur place de bénéficier de taxes à l’importation réduites.

Mais face à cette petite ruse, le législateur pourra sans doute une nouvelle fois adapter son règlement et, pourquoi pas, instaurer de nouvelles surtaxes pour d’autres pays, même si la tendance ne tend pas forcément vers cette stratégie pour la simple et bonne raison qu’il y aura sans doute un effet de réciprocité sur d’autres secteurs, comme nous avons pu l’observer avec le vin et les spiritueux français importés en Chine et désormais soumis à de nouvelles taxes.

Nous avons contacté BYD France pour connaître les éventuels impacts sur les taxes et les prix clients de cette manœuvre, nous vous tiendrons en courant.

Yann Lethuillier

frandroid.com

dimanche 24 août 2025

Les médecins suisses encaissent en secret des millions de rabais sur certains médicaments

 

La liste confidentielle des rabais contient précisément 1811 médicaments. Chaque entrée représente un médicament vendu directement aux patients par des médecins spécialistes dans leur cabinet. Elle inclut aussi bien des génériques que des biosimilaires, c’est-à-dire des copies de médicaments originaux dont le brevet a expiré.

Les médicaments couvrent un large spectre: la liste contient des analgésiques bon marché à base d'ibuprofène et de paracétamol, mais aussi des médicaments anticancéreux extrêmement chers, qui coûtent plusieurs milliers de francs. La liste des rabais a été établie par le prestataire de services médicaux Proqura.

Proqura agit comme centrale d’achats. Environ 800 spécialistes – oncologues, cardiologues, ophtalmologues ou dermatologues – sont aujourd’hui affiliés. L’entreprise négocie directement avec les laboratoires pharmaceutiques: plus de vingt groupes, parmi lesquels Sandoz, Mepha, Biogen, Amgen ou Spirig Pharma.

Le nombre de médecins qui achètent via Proqura a récemment fortement augmenté. Et cela n'a rien d'étonnant, car pour les médecins spécialistes en exercice, les remises sont extrêmement intéressantes. L'écart est énorme: il va de 3 à 70%. Le produit le plus cher de la liste est un anticancéreux contenant la substance active pomalidomide et est utilisé pour le traitement du cancer de la moelle osseuse.

Médicaments anticancéreux à moitié prix

D’après la liste, le prix officiel d’un emballage mensuel est de 3166 francs. Spirig Pharma offre aux médecins spécialistes un rabais de 1583 francs, soit 50%. En comparaison, Sandoz accorde 40% et Teva 45% pour un médicament générique contenant exactement le même principe actif. Cela crée donc une incitation évidente pour les oncologues à privilégier le produit de Spirig. Des rabais de 40 à 50 % restent exceptionnels, signe d’une concurrence féroce sur le marché des copies. Spirig a refusé de répondre à une demande de commentaire sur les raisons de cette forte remise.

Labatec propose des réductions de prix encore plus extrêmes. L'entreprise genevoise appartient au fabricant de génériques Hikma Pharmaceuticals, qui est surtout actif dans le monde arabe. Le zolédronate, un médicament contre l'ostéoporose, est proposé avec un rabais de 70% selon la liste de juin 2025. Officiellement, il coûte 108 francs.

Une version générique du Viagra, un médicament contre les troubles de l'érection, se trouve également sur la liste. Viatris Pharma vend le médicament avec le principe actif sildénafil avec un rabais de 30%. Une boîte de 90 comprimés pelliculés ne coûte plus que 300 francs au lieu de 424 francs.

Mais le vrai problème, c'est que les patients n'en profitent pas directement, ils n'en ont même pas connaissance. Ils doivent payer le prix de vente final officiel qui figure sur les factures des médecins. Celui-ci se compose du prix d'achat et d'une marge pour la vente du cabinet, qui peut varier selon le segment de prix. Même les caisses maladie ne voient pas les détails, comme Helsana l'a confirmé à Blick. Un fait d'autant plus étonnant quand on sait qu'une partie des rabais est reversée aux caisses.

Des mesures de qualité… pour faire bonne figure?

Derrière les remises se cache un système complexe, nouvellement introduit par la Confédération en 2020. A ce moment-là, les politiques voulaient supprimer complètement les rabais sur les médicaments. Mais après un bras de fer, un compromis a été trouvé: les rabais restent autorisés si certaines conditions sont remplies.

Ainsi, les médecins pourraient conserver une part des rabais s'ils améliorent la qualité du traitement dans l'intérêt des patients. L'accord prévoit que 51% des rabais reviennent aux caisses et que 49% au maximum puissent être conservés par les fournisseurs de prestations – donc les médecins.

Pour toucher ces fonds, les médecins doivent appliquer des «mesures de qualité». Afin de les aider, Proqura a établi un vaste catalogue à cet effet. Toutefois, certaines mesures listées semblent purement symboliques: des actions courantes comme suivre une formation continue dépassant le minimum requis ou simplement mettre à jour un plan de médication sont déjà comptabilisées comme des «mesures de qualité».

Mais qui en profite vraiment?

Entre-temps, l'organisation d'achat Proqura semble fonctionner comme sur des roulettes. En juillet, l'entreprise a chiffré les économies réalisées depuis 2020 à 50 millions de francs. Selon Helsana, ce chiffre serait réaliste. Mais la part qui revient aux médecins n'est pas du tout transparente. «Nous partons fortement du principe que les rabais effectivement obtenus par les intermédiaires sont bien plus élevés», écrit Helsana à ce sujet.

Selon la règle des 51/49%, près de 50 millions de francs pourraient également revenir aux médecins. Dominique Froidevaux, directeur de Proqura, conteste cette affirmation: «Il est faux de dire qu'une telle somme revient aux médecins en exercice. Les médecins participants ne sollicitent pas entièrement les 49% maximum qui leur reviennent pour les mesures de qualité.»

Helsana insiste en tout cas sur une plus grande transparence: il n'existe malheureusement pas d'obligation de divulgation, raison pour laquelle il est très difficile pour les assureurs-maladie de donner suite aux questions sur ce sujet. «Nous avons toutefois déjà attiré l'attention de l'OFSP sur cette lacune de la loi et espérons qu'il existe des possibilités de la combler.»

Beat Schmid

blick.ch

La Suisse n’est pas un vassal de Washington


Le camouflet infligé par Donald Trump sur les droits de douane et sur l’achat des F35-A est une attaque directe contre la prospérité et la sécurité de notre pays. Le président américain agit à l'encontre de tous les principes défendus par les démocraties occidentales, à savoir la stabilité, le libre-échange et un ordre mondial fondé sur des règles. Il fait régner la loi du plus fort. Si par sa taille, la Suisse est considérée comme un petit Etat, elle n’est pas pour autant un vassal de Washington. Au nom de sa souveraineté, elle doit tenir bon et ne pas renier ses valeurs.

Nous sommes entrés dans un nouveau monde où le deal est érigé en dogme. La méthode de Donald Trump s’apparente à des méthodes «mafieuses», qui bouleversent nos principes et nos certitudes. Une démarche indigne de la première puissance mondiale. Toutefois, notre colère doit être mise en perspective avec la collaboration que nous avons développée avec les USA pendant des décennies. Le locataire de la Maison Blanche n’est pas tous les Américains. Et il ne sera pas toujours président.

Nous devons aussi nous souvenir que, dans les relations internationales, nous n'avons pas d’amis mais uniquement des intérêts à défendre. Même si notre confiance est aujourd’hui ébranlée à l’égard du gouvernement américain, mieux vaut demeurer prudents mais fermes. Cet exercice d’équilibrisme exclut en principe toute mesure de rétorsion. Des pressions pourraient entraîner de graves conséquences sur le plan économique comme sécuritaire.

Renoncer aux F-35? Un pari risqué

Vouloir, par exemple, renoncer à l’achat du F-35 serait, dans le chaos géopolitique actuel, une réaction compréhensible mais extrêmement risquée. L’instabilité qui règne en Europe et dans le monde rend notre environnement sécuritaire volatile, imprévisible et dangereux. Le sommet Poutine-Trump en Alaska a montré une fois de plus que le chemin de la paix en Ukraine est encore semé d’embûches. Il est donc de notre devoir de renforcer nos capacités de défense, notamment en matière de souveraineté aérienne.

Renoncer au nouvel avion de combat n’est pas réaliste. Le remplacer par le prolongement de vie des FA 18 ou l’achat d’autres avions comme le proposent les socialistes et les verts, non plus. Je rappelle d’abord que le camp rose-vert ne veut ni avion, ni armée. Ensuite, nous avons déjà dépensé plus d’un milliard. Il n’est pas question de perdre cet argent. Et les listes d’attentes pour d’autres avions sont longues.

Enfin, les tribunaux américains nous plumeront si nous rompons le contrat. D’autres alternatives existent. Il appartient à présent au Conseil fédéral de faire des propositions et le Parlement tranchera.

Préserver notre prospérité

Néanmoins, la Suisse doit tirer les enseignements de cette nouvelle crise avec le gouvernement américain. Notre pays a toujours privilégié le dialogue. C’est notre force. Aussi la voie de la négociation en matière de droits de douane ou de l’achat des F-35A est certainement plus appropriée et plus fructueuse qu’une guerre de représailles. Elle ne ferait qu’accroître l’ire du président américain, sans pour autant obtenir des résultats.

Nous devons aussi nous remettre en question, comme l’a fait le Conseil fédéral après le refus de l’EEE en 1992. Etre moins naïfs. Plus offensifs. Faire preuve d’audace. Bref, mieux se préparer aux nouvelles conditions de ce 21ème siècle.

Et surtout faire valoir nos atouts. Dans le domaine diplomatique, la Suisse propose d’accueillir la rencontre Poutine-Zelensky. Elle représente aussi les intérêts américains en Iran. Et sur le plan économique, notre pays reste tout de même le sixième investisseur étranger aux Etats-Unis, avec plus de 352 milliards de dollars d'investissements cumulés.

Nous avons connu d’autres crises importantes avec les Etats-Unis: les fonds en déshérence et le secret bancaire pour ne citer qu’eux. Et nous les avons surmontées. La Suisse a été fondée en 1291 pour résister aux attaques des forces étrangères qui nous entouraient. Aujourd’hui nous devons nous battre pour préserver notre prospérité, notre sécurité et notre souveraineté.

 Jacqueline de Quattro

blick.ch