Chu de che / Je suis d'ici / Sono di qui / Ich bin von hier ! Les statistiques de pannes automobile pour l'année 2026 sont arrivées ; https://fiabiliteautomobile.blogspot.com/ Notre liberté ne nous a pas été donnée, mais combattue et priée par nos ancêtres plus d'une fois! Aujourd'hui, comme autrefois, notre existence en tant que peuple libre dépend du fait que nous nous battions pour cela chaque jour. Restez inébranlable et soyez un gardien de la patrie pour que nous puissions remettre une Suisse libre telle que nous la connaissions à la génération suivante. Nous n'avons qu'une seule patrie!

vendredi 5 juin 2026

Les hybrides rechargeables polluent 5 fois plus qu’annoncé

 

Les hybrides rechargeables émettent en réalité jusqu’à cinq fois plus de CO₂ que ce qu’indiquent leurs homologations. Une nouvelle étude de l’ICCT vient mettre des chiffres précis sur un phénomène que beaucoup soupçonnaient déjà et que plusieurs études avaient déjà confirmé avant ça.

9 % des nouvelles immatriculations de voitures particulières en Europe en 2025 : c’est la part qu’occupent désormais les hybrides rechargeables. En Allemagne, ce chiffre frôle même les 11 %. Sur le papier, ces véhicules incarnent aux yeux de nombreux clients une forme de compromis raisonnable : un bloc thermique pour les longs trajets, un moteur électrique pour le quotidien, et des émissions officielles particulièrement flatteuses.

Exemple : sur une BMW M5 hybride rechargeable équipée d’un gros V8 4,4 litres bi-turbo de plus de 700 ch, le cycle d’homologation annonce entre 105 et 118 g/km de CO₂, soit autant qu’une Renault Clio TCe 115 ch équipée d’un petit trois cylindres.

Les constructeurs ne se privent pas de vanter cette polyvalence comme une bonne nouvelle à la fois pour les clients et pour le climat. Dans la réalité, l’équation est moins séduisante.

L’International Council on Clean Transportation (ICCT) vient de publier la dixième édition de son étude From Laboratory to Road, et les conclusions sont, évidemment, sans appel. Fondée sur l’analyse de données issues de deux sources combinées pour la première fois, à savoir des relevés de consommation embarquée sur environ 8 millions de véhicules immatriculés en Europe entre 2021 et 2023, ainsi que des données collectées sur 300 000 véhicules enregistrés en Allemagne entre 2021 et 2024, elle montre que l’écart entre les émissions certifiées et les émissions réelles des PHEV a atteint en moyenne 400 % en 2023, contre 265 % 2 ans plus tôt. Autrement dit : le fossé ne se réduit pas, il se creuse.

Pourquoi les chiffres officiels ne tiennent pas la route ?

Trois facteurs principaux expliquent cette dérive. D’abord, les conducteurs rechargent leur véhicule moins souvent que ce que supposent les calculs d’homologation. Conséquence directe : le moteur thermique prend le relais plus fréquemment, et la batterie, rarement pleine, ne joue pas le rôle qu’on lui attribue sur le papier.

Ensuite, même en mode « tout électrique », le moteur thermique intervient régulièrement en soutien, notamment à haute charge. Enfin, embarquer deux groupes motopropulseurs alourdit considérablement la voiture, ce qui augmente mécaniquement sa consommation énergétique globale. Le résultat est chiffré avec précision : un écart moyen de 99 grammes de CO₂ par kilomètre sur la période 2021-2023 entre les valeurs réelles et les valeurs déclarées.

Avec environ 840 000 nouveaux PHEV immatriculés chaque année dans l’Espace économique européen, l’ICCT estime que ce sont quelque 20 mégatonnes de CO₂ non comptabilisées qui s’échappent annuellement. Sur la période 2021-2025, la facture grimpe à environ 100 mégatonnes, l’équivalent de 42 milliards de litres de carburant consommés en dehors de tout radar réglementaire.

Des émissions qui ont pourtant été intégrées dans les objectifs de réduction de CO₂ de l’Union européenne, comme si elles avaient bel et bien été évitées. Ce n’est pas seulement que les PHEV polluent plus que prévu, c’est que cette pollution fantôme a servi de monnaie d’échange dans les négociations climatiques.

Les constructeurs ont pu afficher des moyennes de flotte en baisse en vendant davantage de ces véhicules, sans que cela se traduise par une réduction proportionnelle des émissions réelles.

Mercedes en tête du mauvais classement

Parmi les constructeurs, Mercedes se distingue de manière peu enviable. Premier vendeur de PHEV en Europe sur la période étudiée, la marque affiche un écart moyen de 452 % entre émissions officielles et réelles. Pire encore, cet écart s’est presque doublé en 2 ans, passant de 329 % en 2021 à 614 % en 2023.

L’étude ne ménage pas non plus les motorisations thermiques conventionnelles. Entre 2018 et 2023, les émissions officielles des nouvelles voitures en Europe ont baissé de 28 %, mais les émissions réelles, elles, ne se sont réduites que de 15 %. Même après la correction du facteur d’utilité de 2025, les émissions réelles des PHEV resteraient encore 18 % supérieures aux valeurs officielles selon l’ICCT.

Comme le souligne Jan Dornoff, chercheur à l’ICCT et co-auteur de l’étude : « L’écart des hybrides rechargeables est choquant, mais cela ne doit pas faire oublier que celui des véhicules conventionnels, qui représentent encore la majorité des ventes en Europe, est lui aussi considérablement élevé, à 20 %. »

Des corrections réglementaires, mais déjà menacées

La Commission européenne n’est pas restée totalement inerte face à ces constats. En 2025, le facteur d’utilité (le coefficient censé refléter la part réelle des kilomètres parcourus en mode électrique dans le calcul des émissions homologuées) a été révisé pour mieux coller aux usages observés sur le terrain. Ce qui conduit d’ailleurs certains constructeurs à réagir, comme BMW qui envisage de « sanctionner » ses clients qui ne rechargeraient pas assez leur PHEV.

Concrètement, le facteur d’utilité est le coefficient qui estime la part de kilomètres réellement parcourus en électrique. Jusqu’ici, l’homologation supposait qu’un PHEV doté de 60 km d’autonomie électrique roulait sur batterie plus de 80 % du temps : la révision de 2025 ramène ce taux autour de 54 %, et celle prévue pour 2027 le ferait tomber à environ 34 %, plus proche des usages réels.

Une nouvelle correction est prévue pour 2027. Mais en parallèle, les négociations en cours au Parlement européen sur les objectifs de réduction de CO₂ pour les voitures particulières et utilitaires légers comportent un projet préliminaire qui suspendrait précisément ces futures corrections. Un pas en avant, deux pas en arrière en somme.

Sonsoles Díaz, chercheuse à l’ICCT, y va aussi de son commentaire : « Les hybrides rechargeables consomment bien plus de carburant sur la route que ce que les chiffres officiels laissent croire. Tant que les régulateurs ne corrigeront pas cette faille, les constructeurs continueront de déclarer des émissions sans rapport avec celles produites en conditions réelles. »

Peter Mock, directeur Europe de l’ICCT, abonde dans ce sens : « même après la correction de 2025, les émissions réelles restent mal estimées. Les nouveaux modèles n’émettent pas moins que leurs prédécesseurs, ils émettent davantage. Contrairement à ce que certains constructeurs avancent en affirmant que leurs clients roulent plus en mode électrique, les données de consommation embarquée racontent une autre histoire. »

Les hybrides rechargeables ne sont pas une mauvaise idée en soi. Utilisés correctement, rechargés régulièrement, sur des trajets courts et urbains, ils peuvent effectivement réduire la consommation de carburant. Mais cet usage idéal reste minoritaire. Et pour le coup, au vu de la masse embarquée et de l’usine à gaz que cela représente, un modèle équivalent thermique et uniquement thermique émettra évidemment moins de CO₂. À l’inverse, une voiture électrique rejette 73 % d’émissions de moins sur l’ensemble de son cycle de vie selon une autre étude de l’ICCT.

Et tant que les protocoles d’homologation continueront de s’appuyer sur des hypothèses de comportement déconnectées de la réalité, les bilans resteront ce qu’ils sont : une projection théorique qui sert davantage les stratégies commerciales que l’environnement, un sujet que Frandroid décrypte régulièrement face aux idées reçues.

Yann Lethuillier

frandroid.com

jeudi 4 juin 2026

Le premier dimanche de juin, c'est la Fête des Pères !

 


Dans les pays catholiques, les pères de famille sont célébrés dès le Moyen Âge à la date du 19 mars, jour de la saint Joseph, ce dernier étant le père nourricier de Jésus.

Cette date du 19 mars est conservée depuis dans quelques pays de tradition catholique, notamment le Portugal, l’Espagne, l’Italie et les pays d’Amérique latine ayant subi l’influence hispanique.

Selon une tradition antique, le culte rendu à ce père adoptif s’est développé dès le Ve siècle dans certains monastères égyptiens où est rédigé l'apocryphe Histoire de Joseph le charpentier et où sa fête est fixée à la date du 20 juillet (il demeure inscrit à ce jour au calendrier copte). Le culte de ce saint se répand aussi autour de la « maison de Joseph » depuis au moins le VIIe siècle. Ce culte décline à la fin du haut Moyen Âge. Sa fête fixée au 19 mars apparaît pour la première fois en l'an 800 dans un martyrologe gallican abrégé de Rheinau, dans lequel il est appelé Ioseph sponsus Mariae (« Joseph époux de Marie »). 

Le choix de cette date six jours avant la fête de l'Annonciation est probablement dû à une confusion avec le nom d'un martyr d'Antioche nommé Joseph ou Josippe fêté déjà le 19 mars et également une concordance syncrétique avec les Quinquatries, fêtes religieuses en l'honneur de la déesse Minerve. Les siècles suivants, il n'est plus simplement connu comme l'époux de Marie mais comme père, Nutritor Domini (« Nourricier du Seigneur »). Son culte auquel l'Église associe traditionnellement la fête des pères se développe au XIVe et XVe siècles (notamment sous l'influence des Franciscains devenus les gardiens de la « maison de Joseph » et dont le chapitre général d'Assise adopte en 1399 sa fête du 19 mars) mais peine à s'imposer car Joseph reste « le grand silencieux de l’Évangile ». 

Le pape Sixte IV introduit la fête du 19 mars au Bréviaire romain en 1479 mais la commémoration de cette fête au Moyen Âge reste cependant exceptionnelle et il faut attendre le décret de 1621 du pape Grégoire XV qui en fait une fête de précepte chômée pour l'Église universelle. La tradition de la fête des pères prend son essor au XIXe siècle lorsque se développe la « recharge sacrale » et la dévotion à saint Joseph : le pape Pie IX fixe au troisième dimanche après Pâques la fête du patronage de saint Joseph et le déclare patron de l'Église universelle du 8 décembre 1870) tandis que le pape Pie X transfère cette fête au mercredi précédent sous le titre de solennité de saint Joseph en 1914.

La première fête des pères non religieuse est créée au début du XXe siècle aux États-Unis. Après plusieurs tentatives, c'est la fête instituée le 19 juin 1910 par Sonora Smart Dodd qui connaît un certain succès. L'institutrice, regrettant qu'il n'existe aucun jour dédié aux pères, contrairement à la Fête des mères, a le désir de rendre hommage à son père qui avait élevé seul ses six enfants après la mort de son épouse. Son choix initial était de célébrer cette fête le 5 juin, jour anniversaire de son père. Le pasteur l'avertissant qu'il n'aurait pas le temps de préparer son sermon spécial pour cette occasion, une autre date fut choisie : le troisième dimanche de juin.

Dans les années 1930, Dodd commercialise la fête en proposant d'offrir des cadeaux auprès de vendeurs de vêtements masculins ou de débitants de tabac. En 1972, le président Richard Nixon instaure la Fête des pères comme célébration nationale et en fait un jour férié.

Différentes traditions variables selon les pays se sont développées depuis.

En Suisse, la fête des pères a été introduite en 2007. Elle est encore très peu connue et représente l'encouragement et l'engagement des pères ; ce n'est pas un jour férié. Le canton du Tessin constitue une exception: la fête des pères y est célébrée le 19 mars (jour de la saint Joseph) depuis plusieurs décennies. Il s’agit d'un jour férié.

Egger Ph.

La Fête-Dieu entre tradition, évolution et contestation


 

La Fête-Dieu, ce 4 jeudi juin, est l’occasion pour les catholiques de manifester publiquement leur foi, à travers des processions dans les villes et les villages. Le Landeron, Fribourg ou encore Savièse perpétuent la tradition de cortèges colorés, où les autorités religieuses défilent aux côtés de sociétés locales, de représentants de l’armée, d’enfants et de fanfares. Les Fêtes-Dieu ont leurs spécificités locales, elles vivent parfois de petites révolutions et peuvent susciter des contestations. 

Le Landeron, un îlot catholique en terres réformées

En Suisse romande la Fête-Dieu est célébrée dans les cantons de tradition catholique, soit Fribourg, Valais et le Jura, et dans une unique commune du canton de Neuchâtel: Le Landeron. Cette exception s'explique par des raisons historiques. Alliée à la ville de Soleure depuis le 15e siècle, la localité a en effet pu bénéficier de la protection de son voisin catholique au moment de la Réforme.


 

60 ans séparent ce reportage d'actualité des images diffusées en 1964 dans l'émission Carrefour. On note dans les deux sujets la présence d'un Garde suisse. Le Landeron, en effet, a vu au cours du temps de nombreux jeunes rejoindre la Garde Pontificale du Vatican.


Fribourg : le canon de la discorde

6 heures du matin, ce 8 juin 2023. Les canonniers de la Batterie 13 de Fribourg, en uniformes historiques, sont à la manœuvre : le premier coup de canon annonçant la Fête-Dieu retentit dans la ville. Le canon se fera encore entendre avant la messe et durant la procession. Cette tradition, qui remonte au 17e siècle, n’est pas au goût de tout le monde. Les Verts de la Ville de Fribourg ont déjà tenté de la faire abolir, jugeant ces tirs déplacés.



Les critiques concernant la participation de l'armée à la Fête-Dieu ne datent pas d’hier. En 1970, un jeune homme de 18 ans manifestait son opposition à la présence de militaires en armes dans la procession en faisant une grève de la faim.



Valais : enfin les femmes!

De la Fête-Dieu, on peut dire que c’est l’un des événements de l’année à Savièse. À tour de rôle, les cinq villages composant la commune sont chargés d’accueillir la célébration. Réveil avec la diane, premier défilé, célébration de la messe et enfin, le point d’orgue de la grande procession. Jusqu’au début du 21e siècle, les femmes n’étaient pas autorisées à participer à ce cortège. En 2003, la paroisse de Saint-Germain décide de changer la donne, sous l’impulsion d’Anne-Marie Sauthier-Luyet, une personnalité politique très active, et du commandant de la Fête-Dieu de Saint-Germain Christian Varone. À Chandolin, la réforme est plus tardive : il faut attendre 2010 pour voir les femmes se joindre aux hommes dans la procession.




Sophie Meyer

mardi 2 juin 2026

Certifiée «respectueuse des animaux», une porcherie vaudoise est accusée de violences graves et de mutilations

 

Porcherie Cebaco Sa
Les Corsalettes, 1562 Corcelles-près-Payerne

Cette maternité est labellisée «élevage particulièrement respectueux des animaux»
Elle appartient à la famille Annen, dont six exploitations 
ont déjà été mises en cause à de multiples reprises en 2016-2017
À la suite de cette affaire, cet élevage a pourtant été érigé en élevage modèle par les médias


Les images sont insoutenables. Une truie battue à coups de pelle jusqu’à ce que le manche cède, un porcelet tué avec brutalité, des manipulations violentes, le tout dans des conditions de détention manifestement sinistres. Ces séquences, reçues anonymement sur disque dur par l’Observatoire du spécisme, auraient été filmées entre janvier et mars 2026 dans une maternité porcine de Corcelles-près-Payerne.

L’exploitation visée est gérée par les fils de Willy Annen. Un nom qui n’est pas inconnu: cet agriculteur, décédé récemment, avait déjà été au cœur d’un scandale de maltraitance dans des porcheries en 2016 et 2017. Une série de six affaires qui l’avaient alors contraint à cesser ses activités.

Ce lundi, l’organisation antispéciste a divulgué une enquête accablante, accompagnée d’une vidéo présentée par le chroniqueur et humoriste végane Guillaume Meurice. «Notre objectif est double: dénoncer pour faire évoluer les choses sur le plan politique, et sensibiliser sur les réseaux sociaux», précise Pia Shazar, porte-parole de l’association.

Selon elle, les vidéos révèlent davantage que des actes de cruauté isolés. «Elles montrent un système où les truies sont enfermées dans des cages d’insémination artificielle et soumises à des grossesses à répétition», avance Pia Shazar, qui dénonce aussi des mutilations pratiquées sur les bébés cochons – meulage des dents sans anesthésie, castration des mâles, euthanasie des individus jugés trop faibles – ainsi que la présence de cadavres au milieu des animaux vivants.

«Comportement inapproprié», juge l’éleveur

Face à ces accusations, l’exploitant Daniel Annen dit «comprendre que certaines séquences puissent choquer». Dans un communiqué, il nuance: «Les images diffusées ne reflètent pas la réalité quotidienne de notre exploitation.» Notons que celle-ci participe aux programmes SRPA (Sorties régulières en plein air) et SST (Systèmes de stabulation particulièrement respectueux des animaux). Sa direction affirme être «engagée en faveur de la santé et du bien-être des animaux».

L’éleveur évoque tout de même «le comportement inapproprié d’un collaborateur». «Si les faits devaient être confirmés, un tel comportement ne correspond ni à nos valeurs ni aux exigences que nous imposons à notre personnel», écrit-il, assurant que les mesures nécessaires seront prises afin d’éviter qu’une telle situation ne se reproduise.

Le Canton «condamne» des faits graves

Les autorités cantonales ont rapidement réagi. Le vétérinaire cantonal Giovanni Peduto qualifie les faits de graves. La Direction générale de l’agriculture, de la viticulture et des affaires vétérinaires (DGAV) «condamne avec la plus grande fermeté les actes de maltraitance animale visibles dans les images diffusées».

«Les comportements observés constituent de graves manquements aux exigences de la législation fédérale sur la protection des animaux et sont inacceptables.»

Une procédure a été ouverte afin de vérifier les circonstances de la prise des vidéos, de confirmer le lieu où elles ont été réalisées et d’identifier les personnes responsables. «Si les faits sont confirmés, la DGAV prendra toutes les mesures administratives relevant de ses compétences et dénoncera les infractions pénalement.»

À ce stade, aucune défaillance structurelle n’a été mise en évidence. Le dernier contrôle inopiné, effectué il y a moins de huit mois, n’avait indiqué aucune non-conformité, tout comme les inspections précédentes.

Scandales porcins du passé

Cette affaire ravive le souvenir des vidéos-chocs qui ont secoué le canton il y a dix ans. Elles avaient notamment conduit au lancement du programme Paille et soleil et au renforcement des contrôles dans les élevages. La surveillance a ensuite été progressivement assouplie dès 2021, après une diminution du nombre d’infractions constatées.

L’Observatoire du spécisme a déposé ce lundi une plainte auprès du Département de l’agriculture, de la durabilité et du climat et du numérique (DADN). Parallèlement, une pétition demandant la fermeture définitive du site et une interdiction de détenir des animaux à ses propriétaires a déjà réuni plus de 2700 signatures. Sur le plan politique, le député Vert Alberto Mocchi doit interpeller mardi le Conseil d’État sur cette affaire.

Valérie Dittli répond au scandale: «Les premières auditions ont commencé»

Si les faits sont confirmés, des interdictions de détenir des animaux pour les personnes concernées pourront être rapidement prononcées, promet la ministre de l’Agriculture.

Egger Ph.

lundi 1 juin 2026

Une vague de près de 20 mètres a été enregistrée par un satellite

 

L’océan recèle encore des scènes qui semblent tout droit sorties d’un film, mais qui se déroulent loin des caméras, des côtes, des ports et des zones habitées. L’une d’elles a été observée depuis l’espace : une vague de près de 20 mètres de hauteur, soit l’équivalent d’un immeuble d’environ six étages, a été mesurée en pleine mer lors d’une tempête dans le Pacifique Nord.

Une vague de près de 20 mètres, équivalente à un immeuble de six étages, a été mesurée en pleine mer par le satellite SWOT de la NASA et du CNES.

Cette observation a été réalisée par le satellite SWOT, une mission conjointe de la NASA et du CNES. Son objectif est d’étudier la surface des océans avec une précision inédite, permettant d’observer non seulement le niveau de la mer, mais aussi les caractéristiques des vagues, leur direction et la manière dont elles transportent l’énergie à travers la planète.

La tempête Eddie et une vague historique

Le phénomène s’est produit le 21 décembre 2024, au moment où la tempête Eddie atteignait son intensité maximale dans le Pacifique Nord. À cet instant, le satellite SWOT est passé à proximité du cœur du système et a mesuré une hauteur significative de vague de 19,7 mètres.

La hauteur significative de vague ne correspond pas nécessairement à une seule crête isolée, mais à la moyenne des vagues les plus hautes observées sur une période donnée.

Avant cette observation, d’autres satellites mesuraient déjà les vagues depuis 1991, mais aucun n’avait clairement dépassé ce seuil en pleine mer. Cela ne signifie pas que des vagues plus hautes n’ont jamais existé, mais simplement qu’il est extrêmement difficile de les observer au bon endroit et au bon moment. L’océan est immense, les tempêtes sont mobiles et les satellites ne survolent pas toujours le cœur de l’action.

C’est précisément là que réside l’un des principaux atouts de SWOT. Contrairement aux systèmes de mesure plus limités, ce satellite peut cartographier de vastes bandes de la surface océanique et fournir une vision beaucoup plus complète de ce qui se passe dans les régions éloignées, où les bouées, les navires et les instruments de mesure sont rares.

L’énergie de l’océan a parcouru des milliers de kilomètres

Le plus remarquable n’a pas seulement été la hauteur de la vague, mais aussi le trajet parcouru par son énergie. Les vagues générées par la tempête Eddie se sont transformées en houles capables de parcourir d’immenses distances après que le système a commencé à s’affaiblir.

Selon les données analysées, cette énergie a parcouru environ 24 000 kilomètres. Partie du Pacifique Nord, elle a traversé l’océan, franchi le passage de Drake entre l’Amérique du Sud et l’Antarctique, avant d’atteindre certaines régions de l’Atlantique tropical. Autrement dit, une tempête située à des milliers de kilomètres a pu laisser une empreinte physique dans des régions se trouvant à l’autre bout de la planète.


Infographie sur la cartographie des vagues extrêmes en pleine mer et sur l’observation de la tempête Eddie du 21 décembre 2024, au cours de laquelle une hauteur moyenne de vague de 19,7 mètres a été mesurée grâce aux données satellitaires. Crédit : ESA/Climate Change Initiative.


Ce comportement fait des houles de véritables « messagères » des tempêtes. Même lorsqu’un système dépressionnaire ne touche pas directement les terres, il peut transmettre son énergie à travers l’océan et générer une mer dangereuse sur des côtes très éloignées. Observer l’océan depuis l’espace n’est donc pas seulement une curiosité scientifique : cela peut aussi contribuer à améliorer la sécurité maritime.

Pourquoi cette découverte est importante pour la navigation et les zones côtières

Les vagues extrêmes représentent un risque pour les navires de commerce, les plateformes offshore, les câbles sous-marins, les ports et les populations littorales. Mieux comprendre où elles se forment, comment elles se propagent et quelle quantité d’énergie elles transportent permet d’améliorer les modèles de prévision et d’aider à la prise de décision en mer.




L’étude a également permis de mettre en évidence un problème important : certains modèles surestimaient l’énergie associée à certaines longues houles. Grâce aux mesures directes fournies par SWOT, les chercheurs peuvent désormais ajuster ces simulations et les rendre plus réalistes. Concrètement, cela pourrait se traduire par des prévisions plus fiables pour les routes maritimes, les opérations portuaires et les activités côtières.

La question du changement climatique se pose également de manière inévitable. Des océans plus chauds peuvent stocker davantage d’énergie et favoriser des tempêtes plus intenses. Toutefois, les scientifiques soulignent que tout ne peut pas être expliqué par ce seul facteur. La trajectoire des tempêtes, la topographie des fonds marins et la variabilité naturelle du climat jouent également un rôle dans la formation de vagues géantes.

Pour l’instant, ce « mur d’eau » mesuré depuis l’espace livre un enseignement clair : l’océan conserve encore des forces difficiles à imaginer depuis la terre ferme. Et plus les observations seront précises, mieux nous pourrons comprendre ces mouvements invisibles qui naissent au milieu des océans et peuvent se propager à travers toute la planète.

La Ville de Fribourg propose de passer un mois sans voiture

 


Les habitants de la Ville de Fribourg auront la possibilité de tester de nouveaux moyens de déplacement, pour peut-être les intégrer durablement. C’est l’objectif d’une initiative de la commune, qui donne accès notamment à un abonnement général gratuit durant un mois.

Laisser la voiture ou la moto au garage durant un mois pour se déplacer autrement. Tel est le défi proposé par le projet «31 Days» du laboratoire du climat et de la durabilité de la Ville de Fribourg, en partenariat avec l’Alliance SwissPass, les Transports publics fribourgeois (TPF) et la coopérative 42hacks. En clair: les citoyens de la capitale cantonale pourront profiter gratuitement durant un mois d’un abonnement général (AG) pour les transports publics, d’un autre au système de partage de véhicules Mobility, d’un troisième à Publibike et accéder au réseau de vélos en libre-service, explique la commune dans un communiqué.

Cette initiative vise à questionner les habitudes de mobilité et s’adresse prioritairement aux propriétaires d’un véhicule privé, qui n’ont pas encore d’AG. Il est possible de participer sur inscription entre juin et octobre 2026. De plus amples informations sont à retrouver sur le site internet de la Ville de Fribourg.

Victoria Martin

laliberte.ch

Malgré la défaite contre la Finlande, La Suisse est numéro un mondiale


 

La remarquable campagne de la Suisse aux championnats du monde 2026 ne lui garantit pas seulement une place en finale et de lutter pour l'or. Elle lui permet également de prendre la tête du classement mondial de l’IIHF.

Grâce à sa large victoire 6-0 contre la Norvège en demi-finale, la sélection dirigée par Jan Cadieux s’est assurée suffisamment de points pour devenir la nouvelle nation numéro un du hockey mondial lors de la prochaine mise à jour du classement.

Avec un total de 5335 points, la Suisse dépassera la Russie, créditée de 5300 points, et s’installera pour la première fois de son histoire au sommet de la hiérarchie mondiale.

Cette performance récompense plusieurs années de progression constante. Les Suisses disputent en effet leur troisième finale consécutive aux championnats du monde après celles de 2024 et 2025, confirmant leur statut parmi les meilleures nations de la planète.

Fait particulier, la Russie conserve actuellement sa place dans le classement malgré son exclusion des compétitions internationales. Conformément au règlement de l’IIHF, des points continuent d’être attribués à la Russie et à la Biélorussie en fonction de leur position théorique lors des championnats du monde et des Jeux olympiques.

swisshabs.ch