Chu de che / Je suis d'ici / Sono di qui / Ich bin von hier ! Notre liberté ne nous a pas été donnée, mais combattue et priée par nos ancêtres plus d'une fois! Aujourd'hui, comme autrefois, notre existence en tant que peuple libre dépend du fait que nous nous battions pour cela chaque jour. Restez inébranlable et soyez un gardien de la patrie pour que nous puissions remettre une Suisse libre telle que nous la connaissions à la génération suivante. Nous n'avons qu'une seule patrie!

mardi 1 avril 2025

Le géant BYD se lance en Suisse

 

Ce 1er avril, à l’Umwelt Arena de Spreitenbach (AG), près de Zurich, BYD a décidé d’en mettre plein la vue «à la chinoise». Un sens du spectacle qui vaut bien celui d’Elon Musk, patron du concurrent Tesla, désormais relégué en deuxième place depuis que BYD est devenu, l’an dernier, numéro un mondial des véhicules électriques.

Arrivées à l’Arena, ma collègue et moi entrons dans un vaste hall teinté de lumière bleue et de musique de podiums, où nous rencontrons nos collègues alémaniques au milieu d’une foule de journalistes, mais aussi de jeunes influenceurs stylés et de marketeurs lifestyle, qui se bousculent pour découvrir les modèles exposés de BYD, dont la YangWang, un massif SUV de luxe. Il flotte comme un air de Tesla des débuts.

L’évènement se veut 0 carbone, pour symboliser l’accent mis par la marque sur la transition énergétique. En outre, les deux principales dirigeantes sur place sont des femmes. L’ambiance a de quoi parler aux nostalgiques de l’ère californienne progressiste, à laquelle le patron de Tesla a fait beaucoup de dégâts, s’aliénant une partie de ses clients. En 2024, les achats de véhicules électriques étaient en baisse de 10% sur le marché suisse.

«La Suisse est un marché premium»

Ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Pour conquérir la Suisse, BYD a sorti le grand jeu. Déploiement de sa gamme de voitures électriques et hybrides premium, exposition de ses moteurs high-tech, présentation, par ses cadres, de ses innovations sur écran géant. Effet «waouh» garanti. Comme pour les BYD de course, vrombissant sur un circuit, le tout en conduite autonome et avec contrôle précis. Ou le drone BYD incorporé à la voiture, qu’on peut libérer pour prendre des photos en roulant. Ou encore le «smart parking» autopiloté. Applaudissements du public après chaque démonstration. Sans compter le fameux superchargeur à 1000 volts qu’annonce BYD, et qui confère 400km d’autonomie en 5 minutes. Mais aussi, la capacité d’autonomie du modèle hybride, qui atteint 1080 km.

Pour aujourd’hui, la vice-présidente pour l’Europe et l’Amérique du Nord, Stella Li, ne parlera pas des modèles bon marché de BYD, ceux qui, ailleurs dans le monde, ont incontestablement permis au groupe de conquérir la place de numéro un. «La Suisse est un marché premium», nous dit-elle. Elle met donc l’accent, en interview, sur les modèles haut de gamme de la marque, qui s’achètent entre 42'000 et 60'000 francs, soulignant qu’ils ne sont pas moins chers que leurs équivalents chez Tesla. C’est bien cette stratégie premium que suivra la marque pour l’instant en Suisse.

Amour de l’innovation et de la belle technologie

Nous testons pendant une petite heure l’un de ces modèles luxueux, le SUV Sealion, dans les rues de Spreitenbach. Le véhicule 100% électrique, qui se compare au Tesla Model Y, s’achète entre 50'000 et 60’000 francs, un prix compétitif et offre 456 km d’autonomie, ce qui est raisonnable mais inférieur à Tesla. Son design élégant, sa conduite feutrée, son écran intuitif et son intérieur spacieux en font une valeur sûre. BYD ne semble pas vouloir concurrencer Tesla en maximisant l’autonomie pour l’instant. L’approche est plus pragmatique. «L’autonomie actuelle est jugée suffisante pour les besoins des consommateurs d’ici.»

Surtout, Stella Li mise sur les «valeurs communes» que partagent BYD et le consommateur suisse: l’amour de l’innovation et de la belle technologie, ainsi que le souci écologique. «La Suisse est un partenaire idéal», disent les représentants de la marque. «Les clients suisses cherchent de nouveaux véhicules électriques qui offrent des valeurs authentiques. BYD est parfaitement positionnée pour revitaliser la demande en Suisse.» En creux de ce goodwill exprimé, c’est tout le badwill laissé par l’impopularité de l’idéologie du patron de Tesla auprès de ses clients de la première heure qui est ici visé.

Recharge ultrarapide «d’ici quelques années»

Il sera difficile ces prochains mois d’ignorer BYD en Suisse. Stella Li annonce que, «tous les 2 mois, la marque introduira un nouveau modèle en Suisse, ce qui totalisera 13 modèles en 2 ans, dont certains seront plus accessibles au niveau du prix». Pour rapprocher la marque du public, une large couverture territoriale sera assurée en termes de concessionnaires, de même qu’une forte présence dans les centres commerciaux, où le public pourra tester les modèles dans un cadre high-tech.

Quant à la possibilité d’accéder à la recharge ultrarapide promise par la marque, ce n’est pas pour tout de suite. BYD comptera pour l’instant sur des partenariats avec d’autres fournisseurs de systèmes de recharge, comme Shell, avant de déployer son propre système ultra-performant «d’ici quelques années».

BYD écrasent Tesla sur ces 5 plans

Leader mondial

Au moment où BYD débarque en Suisse, la marque chinoise cartonne. En 2024, elle a détrôné Tesla pour devenir numéro un mondial, au moment où le géant californien perdait du terrain pour cause d’impopularité croissante de son patron, Elon Musk. 

Désormais, BYD vend plus de voitures que Tesla et la coiffe au poteau en termes de chiffre d’affaires, reléguant le groupe de Musk au deuxième rang mondial. L’avantage, pour BYD, étant qu'il est leader du marché chinois, le plus grand marché mondial de l’électrique. D’où un vaste potentiel de ventes et l’opportunité de produire en masse. 

Deux fois moins cher

C’est une véritable gifle pour Tesla (et pour la tech américaine). Tout comme le Chinois DeepSeek a récemment créé une IA aussi performante que celle de ChatGPT pour un coût nettement moindre, BYD fait aussi bien que Tesla, pour deux fois moins cher. Le fabricant chinois livre une concurrence agressive à l’international en inondant les marchés de véhicules abordables pour moyens et bas revenus. 

Ses modèles d’entrée de gamme, comme le Qin L, se vendent pour environ 17'000 dollars, la moitié de ce que coûte le Modèle 3 de Tesla. Ceci, pour une autonomie de 545 km, contre 634 km pour Tesla, et des possibilités d’autopilote et interfaces digitaux comparables. Autre exemple, la BYD Seal (570 km d'autonomie) est souvent 20 à 30% moins chère qu'une Tesla Model 3 (629 km). Avec de tels prix, l’implantation de BYD en Suisse et en Europe préfigure une conquête rapide du Vieux Continent.

Charge deux fois plus rapide

La concurrence se joue aussi sur le plan technologique. BYD a récemment lancé un nouveau système de charge ultrarapide qui a fait sensation, grâce à une batterie pouvant atteindre jusqu’à 1000 kW à son pic, contre 500 kW pour Tesla. 

Cette charge superpuissante permettrait aux voitures, après 5 minutes d’alimentation, de regagner jusqu’à 470 km d’autonomie, ce qui est quatre fois plus rapide que les systèmes les plus performants du marché. Toutefois, ces 470 km seraient en réalité plutôt 260 km, si l’on en croit un article du «Temps», qui rectifie en utilisant le système de mesure en vigueur en Occident. La prouesse n’en reste pas moins grande. 

Une des forces de BYD est que le fabricant produit ses propres batteries et maîtrise toute la chaîne de valeur, ce qui n’est pas le cas de Tesla. Ces charges ultrarapides feront leur apparition au cours de ces prochaines années en Europe. Mais rien n’est encore fait. Alors que Tesla possède son propre réseau mondial de Superchargeurs, fiable et bien implanté, BYD mettra du temps à développer son réseau et, dans l’intervalle, dépendra des réseaux publics, souvent plus lents ou moins bien répartis selon les pays.

Sur le plan de l’autonomie, Tesla reste en tête de course. Le Model S Plaid, par exemple, atteint 652 km, ce qui est au-dessus des modèles BYD. Si l’on cherche un bon rapport autonomie/prix, BYD fait mieux.

Gamme plus diversifiée

Une des forces de BYD par rapport à Tesla, qui s’est traduite en succès commercial, est le plus grand choix dans la gamme de véhicules qu’elle offre (berlines, SUV, citadines, utilitaires). BYD propose BYD Seal et Han EV en berlines, BYD Atto 3 et Tang en SUV, et BYD Dolphin en citadines. Mais surtout, elle a une gamme de véhicules hybrides rechargeables, que Tesla n'a pas. 

Cette dernière, de son côté, se concentre sur 4 modèles principaux (Model 3, Y, S, X), ainsi que Cybertruck. Une sélectivité qui a néanmoins profité à Tesla, créditée pour ses modèles iconiques et révolutionnaires au niveau du design, alors que BYD se limite à des modèles «grand public». 

L’action a plus de potentiel

Du point de vue de l’investisseur, le moment est intéressant. La première chose qui vient à l’esprit est le potentiel de hausse que recèle l’action de BYD en bourse (elle est cotée à Shenzen et à Hong Kong). 

En effet, il existe un écart difficile à justifier, désormais, entre la capitalisation très élevée de Tesla, et celle, cinq fois plus petite, de BYD. Tesla vaut encore, même après sa forte correction en bourse, 834 milliards de dollars. Tandis que BYD, bien que plus performante, ne vaut que 165 milliards de dollars. 

Les perspectives de croissance de BYD étant plus élevées et son volume d’affaires supérieur, cela devrait se refléter tôt ou tard sur la valeur boursière du groupe. Avec à la clé, pour l'investisseur, des opportunités de hausse du cours. Au cours du seul mois de mars 2025, l'action BYD a reçu 22 recommandations d'achat d'analystes de Wall Street. 

Myret Zaki

blick.ch

Des produits chimiques issus des pneus dans les légumes


Emissions de gaz à effet de serre, particules fines et bruit sont souvent au centre des préoccupations environnementales liées aux véhicules. Toutefois, un autre problème qui touche aussi bien les véhicules à combustion que les véhicules électriques fait frémir les scientifiques, les parlementaires et la Confédération: l’usure des pneus. Comme le montrent les études du Laboratoire fédéral d'essai des matériaux et de recherche (EMPA), cette usure est à l’origine de près de 90% du microplastique présent dans l’environnement.

Légumes fortement touchés

Les effets des microplastiques sur le corps humain sont encore largement inconnus. Le caoutchouc contient un grand danger: les nombreux produits chimiques dangereux, qui sont mélangés pour sa fabrication. Ces derniers finissent rapidement dans nos assiettes, comme le montrent de nouvelles études.

Des chercheurs de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) ont récemment démontré que les produits chimiques s’accumulent dans de nombreuses variétés de légumes. Pour leur étude, ils ont acheté des variétés fréquemment consommées en Suisse, en Italie, en Espagne et en France. Résultat: environ un tiers des produits étaient contaminés. L’étude a été réalisée pour le compte de l’Office fédéral des denrées alimentaires et de la médecine vétérinaire (OSAV) et confirme les résultats obtenus dans d’autres pays comme l’Autriche.

La Confédération attend l’UE

La Confédération connaît depuis longtemps le problème de l’usure des pneus. Pour protéger l'environnement, elle a mis en place des systèmes de drainage sur les routes. En 2023, le Conseil fédéral a adopté les mesures d’un rapport visant à mettre fin aux microplastiques issus de la circulation routière, sur proposition de l’ancienne conseillère nationale du Parti socialiste (PS) Ursula Schneider Schüttel.

Dans le contexte des nouvelles études, ces mesures sont insuffisantes, selon la conseillère nationale PS Gabriela Suter. «Les additifs toxiques dans les pneus sont un problème supplémentaire que la Confédération n’avait pas suffisamment à l’esprit au moment de la rédaction du rapport», déclare la parlementaire argovienne. Toutefois, la Confédération prévoit quelques mesures qui devraient réduire l’exposition aux produits chimiques. Ainsi, les étiquettes des pneus devront indiquer la quantité d’abrasion, tandis que les fabricants devraient être tenus de produire des pneus plus robustes. Par ailleurs, le Conseil fédéral espère que la norme Euro 7 de l’Union européenne (UE), qui vise à réduire les émissions polluantes des véhicules, entrera en vigueur en 2026. Il espère ainsi une clarification des valeurs limites en ce qui concerne l’abrasion des pneus.

Vers une interdiction de certains pneus?

Le Conseil fédéral a reporté l’adoption de certaines mesures que Gabriela Suter juge pourtant nécessaires. Le Conseil fédéral ne souhaite pas intervenir pour nettoyer les routes communales et cantonales à cause, entre autres, du «budget fédéral serré». La Confédération ne prévoit pas non plus de réglementation pour les pneus déjà produits.

La conseillère nationale souhaite donc savoir comment le Conseil fédéral entend intensifier ses efforts au vu des nouvelles études sur le sujet. «Pour les pneus contenant des substances toxiques et cancérigènes, il faut rapidement une interdiction ou au moins des valeurs limites», demande Gabriela Suter. «La Suisse n’a pas à attendre l’UE. A la différence des microplastiques, la science peut clairement évaluer la nocivité des substances toxiques, dans la plupart des cas, on connaît leurs effets sur la population.»

 Joschka Schaffner

blick.ch

Quand la fondue augmente la sécurité du portail cartographique


Pour accéder au portail cartographique, cliquez sur l'image


La sécurité du portail cartographique a été augmentée avec une nouvelle technologie

Dans un contexte où les cyberattaques se multiplient, en provenance du monde entier, l’Etat de Fribourg a décidé de renforcer la sécurité du portail cartographique en intégrant des tests de type CAPTCHA. Ces outils permettent normalement de différencier les utilisateurs humains des robots malveillants. Mais grâce à une technologie novatrice, qui couple l’informatique à la culture du patrimoine du canton, il sera aussi possible d’empêcher l’accès au portail aux espions étrangers.

Les tests que nous avons mis en place, et qui mettent en avant les spécificités fribourgeoises, seront faciles à passer pour la population du canton, et des cantons voisins. Le défi est ainsi relevé : augmenter la sécurité, tout en garantissant l’accès à cet outil indispensable qu’est le portail cartographique aux fribourgeois et fribourgeoises, ainsi qu’à leurs ami-es. 

Les données précieuses qu’il contient (par ex : cercles scolaires, dangers naturels, système de chauffage ou bathymétrie des lacs) sont ainsi bien protégées.

fr.ch

jeudi 27 mars 2025

Grâce aux citoyens, la police fribourgeoise a pu arrêter cinq faux agents

 

La Police cantonale fribourgeoise a arrêté cinq faux policiers ces derniers jours. Grâce à une campagne de prévention, de nombreux citoyens ont alerté les forces de l'ordre à temps.

La semaine dernière, plusieurs annonces pour des appels de faux policiers à Gruyères et à Fribourg ont été rapportées à la Police cantonale, indique mercredi cette dernière dans un communiqué. La réactivité d'une victime a par exemple permis d'interpeller un suspect alors qu'il effectuait un retrait frauduleux à un distributeur de billets.

Campagne de prévention

Dans un autre cas, une personne a alerté les forces de l'ordre après avoir remis plusieurs milliers de francs à des escrocs prétendant être des policiers. Cette somme a pu être récupérée et remise à la victime in extremis. La Police cantonale fribourgeoise a mené début mars une campagne de prévention, après le signalement de nombreuses escroqueries faisant étant de faux policiers. Entre janvier et fin février, plus de 70'000 francs ont ainsi été volés.

Les mesures d'enquête et les dispositifs policiers mis en place ont mené à l'interpellation de cinq individus (tous d'origine étrangère) et ont permis d'éviter de nombreux autres cas d'escroquerie, souligne la Police cantonale. Les auteurs présumés ont été dénoncés à l'autorité compétente des cantons respectifs. Plusieurs enquêtes ont été ouvertes.

ATS

mardi 25 mars 2025

A Fribourg, la belle saison est au menu

 

Votre printemps, vous l'aimez comment ? Bien frais, à déguster dans les grottes de la Madeleine; au naturel, à savourer dans la région des Paccots; en cocktail panoramique, à siroter depuis le Moléson; lacustre, à pêcher lors d'une croisière sur le lac de Morat ou en bonne compagnie, à travers la Grande Cariçaie ? Picoreur de bons plans ou ogre à sensations, pas de stress, on vous déroule la carte.


1. Au cœur de la Grande Cariçaie

La faune et la flore de la Grande Cariçaie se révèlent grâce à la passion de votre guide. © UFT/FTV

Si je vous dis zone humide, vous n'aurez qu'une minuscule idée de la richesse naturelle de la Grande Cariçaie. Ici, sur les rives fribourgeoises du lac de Neuchâtel, vivent cormorans, grèbes, nettes rousses, mais aussi rainettes et crapauds sonneurs, pour ne citer que quelques-uns des habitants du plus grand ensemble de hauts-fonds lacustres de Suisse.

Pour les voir, on peut compter sur la chance... ou profiter d'une sortie accompagné d'un guide-biologiste. On se lancera alors à pied, en vélo, sur la piste des castors, dans une équipée nocturne ou même en canoë dans une chasse toute pacifique aux merveilles de la faune et de la flore de ces lieux préservés.
 



2. Fondue au naturel aux Paccots

Aux Paccots, la fondue c'est où je veux et quand je veux ! © UFT / FTV

Le bonheur est chose légère : une balade dans les paysages d'une beauté presque irréelle ceignant Les Paccots, une pause lorsque les yeux sont ravis mais les pieds moins légers et une fondue dégustée en pleine nature...

Seul passage imposé, une halte au Point Info des Paccots pour récupérer le kit que vous aurez commandé au moins 48 h à l'avance. A l'intérieur - du fromage au caquelon et du saucisson au vin - tout ce qu'il faut pour une fondue sauvage. En prime, des conseils avisés sur les plus beaux itinéraires à arpenter.



3. Le printemps vu du Moléson

Le Moléson offre des vues plus photogéniques les unes que les autres
© UFT/FTV / Yannick Romagnoli


Oui, on peut résumer la Suisse en une seule excursion au Moléson : la forêt, les alpages, la montagne, les antiques chalets et le Gruyère AOP fabriqué sur place avec le lait des vaches proches... tout est visible en chemin, comme un concentré de traditions helvètes.

Bonus émotionnel, une fois le sommet atteint, des vues saisissantes sur les Alpes, La Gruyère ou le Léman s'offrent au marcheur. Si les plus hardis redescendront à Moléson-Village à pied, dès le 18 avril, le téléphérique mettra tout le monde d'accord.
 


 

4. Un sentier parsemé de sens, de sons et de grottes

Les grottes de la Madeleine, un autre monde à seulement quelques minutes de la vieille-ville de Fribourg
© Dragonfly


Cloches, gongs, échos mystérieux et installations insolites parsèment ce chemin facile entre Guin et Fribourg (ou dans l'autre sens) le long du lac de Schiffenen. On touche, on frappe, on écoute et... on ne voit pas passer les 2h50 de balade sur cet original Sentier des sens et des sons.

Alors qu'on longe la falaise au-dessus du lac, apparait l'ermitage de la Madeleine. Aucun bâtiment, mais une dizaine de salles creusées dans la molasse créant un réseau de grottes tortueuses remontant au XVe siècle. On y percevra même l'ombre des dunes de sable qui ont donné naissance à la roche.


 

5. Croisière sur le lac de Morat

Depuis un bateau de la LNM, c'est tout le Vully qu'on découvre
© Pierre Cuony Photographies


Dès le 18 avril, au départ de Morat, installé sur le pont d'un bateau de la LNM, on voit défiler le Mont Vully, les vignobles de la région et le sable de la plage de Salavaux sans que cela nous coûte une goutte de sueur.   

Après un peu plus d'une heure, revoilà les tours du château de Morat. En chemin, on aura mangé (selon la croisière) et surtout découvert Praz, Môtier, Vallamand et Faoug côté lac.
 



La Gustav Academy, la pépinière de talents de Fribourg

 

Chaque année, à Fribourg, la Gustav Academy permet à une vingtaine de jeunes musiciens et musiciennes de toute la Suisse, âgés de 18 à 25 ans, de bénéficier d'une formation en vue de créer, produire et interpréter leurs propres chansons. Zoë Më, candidate de la Suisse à l'Eurovision 2025, en est issue.

La Gustav Academy a été fondée en 2018 par le chanteur fribourgeois Pascal Vonlanthen, alias Gustav. Depuis, deux talents issus de cette école ont déjà été choisis pour représenter la Suisse à l'Eurovision: Gjon's Tears qui a obtenu une très belle troisième place en 2021 et Zoë Më, sélectionnée pour le concours qui se tient à Bâle cette année après la victoire de Nemo en 2024.

Cette école, au départ uniquement fribourgeoise, s'ouvre désormais à toute la Suisse et a même mis sur pied un CFC de musicien l'an passé. Elle a pour objectif de promouvoir, accompagner et former les jeunes dans le monde de la musique actuelle.

Chaque année, la Gustav Academy soutient une vingtaine de musiciens suisses confirmés, sélectionnés pour leur capacité à travailler en groupe. "C'est très pratique de travailler ensemble: décharger une remorque, monter une scène, faire des soundcheck, organiser des concerts, créer une chanson", indique Pascal Vonlanthen dans le 19h30 du 16 mars. La Gustav Academy donne naissance à des groupes de musique qui perdurent souvent bien au-delà de l'année de formation. 

Un projet unique en Suisse

Grâce à la Gustav, les jeunes artistes ont accès à du matériel et des opportunités, mais aussi à des conseils, un réseau de professionnels et un encadrement. Le but de l'académie est de former des musiciennes et des musiciens capables de gérer leur carrière de manière autonome.

La Gustav est le seul et unique projet extra-scolaire et professionnel de Suisse visant à encourager les jeunes talents musicaux dans le domaine des musiques actuelles. La participation est gratuite. Le financement du projet est en effet assuré par des partenaires, des fondations ainsi que par diverses subventions.

Carlos De La Iglesia

Maurice Doucas

rts.ch

Le dégazage d'une fusée Falcon 9 a provoqué hier soir un magnifique spectacle

 

Le dégazage d'une fusée Falcon 9 de Space X a provoqué a de grandes spéculations totalement loufoques
Capture écran YouTube


Lundi soir vers 21h, un phénomène spatial étonnant a été observé en Suisse et en Europe. Une sorte de tourbillon lumineux, plutôt joli d'ailleurs, s'est dessiné dans la nuit.

Captivant et interpellant, le phénomène n'avait rien de réellement mystérieux: il s'agissait du dégazage d'une fusée Falcon 9 de Space X, lancée quelques minutes plus tôt depuis Cap Canaveral, en Floride.

C'est donc une purge de deux réservoirs d'oxygène et de kérosène dans l'espace qui a dessiné ce captivant tourbillon luminescent, dû à la rotation de la fusée sur elle-même, selon Ciel & Espace.

Un exemple de dégazage de fusée, filmé en 2022
YouTube

Egger Ph.