Chu de che / Je suis d'ici / Sono di qui / Ich bin von hier ! Notre liberté ne nous a pas été donnée, mais combattue et priée par nos ancêtres plus d'une fois! Aujourd'hui, comme autrefois, notre existence en tant que peuple libre dépend du fait que nous nous battions pour cela chaque jour. Restez inébranlable et soyez un gardien de la patrie pour que nous puissions remettre une Suisse libre telle que nous la connaissions à la génération suivante. Nous n'avons qu'une seule patrie!

vendredi 11 novembre 2016

La preuve par Trump !


Quelle brillante analyse de l’éclatante victoire démocratique de Donald Trump sur la candidate désignée vainqueur, deux jours auparavant, par François Hollande en personne Manuel Valls a livrée au Point !

Que nous dit la démocratie américaine ? s’interroge-t-il.

« Le besoin de frontières, le besoin de réguler l’immigration, la nécessité de combattre le terrorisme et de nommer le totalitarisme islamique. Le besoin de mieux redistribuer les richesses, le besoin de protection pour les classes moyennes qui vivent ce sentiment de déclassement. »

Enfin lucide et empathique, le Premier ministre ? Que nenni ! Car il ne faudrait pas que ce qui est arrivé aux États-Unis arrive à notre pays. La gauche va donc mettre les bouchées doubles afin de mettre la France à l’abri d’un « triomphe populiste ».

Mais comment va-t-il donc s’y prendre quand, aux États-Unis, 194 journaux sur 200 contre Trump n’ont pas suffi à le pulvériser ? Et s’il n’y avait eu qu’eux ! Médias, show-biz – Madonna en tête, qui promettait une gâterie aux électeurs de Hillary ! -, son propre camp, l’establishment quasiment dans son entier : tous ligués contre lui pour un résultat opposé !

Raciste, antisémite, homophobe, isolationniste et autres noms d’oiseaux plus insultants les uns que les autres, une année durant, ils ont bramé à l’unisson et rien n’y fit ! Le peuple s’est exprimé et a propulsé Donald Trump, le seul qui a su lui parler.

« Le triomphe de la démagogie s’emparant des esprits », insupportable ! N’en déplaise à Manuel Valls, c’est bien le « triomphe de la lucidité » qui l’a emporté, c’est bien « la simplicité » des problèmes dénoncés, sans fard ni circonvolutions, qui a séduit les électeurs trumpistes. Et c’est bien grâce au « triomphe de la peur » que l’Amérique dite profonde a évincé la candidate va-t-en-guerre et mondialiste.

Morgue et condescendance d’une caste politique à cent lieues des préoccupations d’un peuple qu’au fond elle méprise.

Car si le Premier ministre croit, bien sûr, « au triomphe de l’intelligence des peuples […] », c’est à la condition… de leur avoir « indiqué une voie ». Autrement dit, un peuple intelligent est un peuple « éclairé »… mais par le socialisme !
Premier ministre, grand admirateur de « l’audacieux et splendide siècle des Lumières » et de « son cher Voltaire » – se gargarisait-il lors de son discours d’hommage à Charlie Hebdo. Un Voltaire pour qui « la populace » doit être « guidée » et non « pas instruite ». Grand admirateur, aussi, de « son cher Rousseau », selon lequel il n’y avait « pas d’assujettissement si parfait que celui qui garde l’apparence de la liberté »…

Exactement la conception que son patron, si généreux de son précieux temps et grand connaisseur des sans-dents, faisait partager aux journalistes Gérard Davet et David Lhomme, selon lequel « l’électorat populaire, il faut des partis pour l’éduquer »… L’éduquer, pas l’instruire.

Il est vrai, comme l’écrivait Voltaire à son ami Damilaville, que lorsque « les gueux se mettent à raisonner, tout est perdu ». La preuve par Trump !

Caroline Artus