Chu de che / Je suis d'ici / Sono di qui / Ich bin von hier ! Notre liberté ne nous a pas été donnée, mais combattue et priée par nos ancêtres plus d'une fois! Aujourd'hui, comme autrefois, notre existence en tant que peuple libre dépend du fait que nous nous battions pour cela chaque jour. Restez inébranlable et soyez un gardien de la patrie pour que nous puissions remettre une Suisse libre telle que nous la connaissions à la génération suivante. Nous n'avons qu'une seule patrie!

dimanche 15 mars 2026

«Cette arnaque sur les prix de l’essence doit cesser!»


La guerre en Iran provoque de grosses turbulences sur les marchés pétroliers qui se ressentent jusque dans nos stations-services. Les prix de l’essence et du diesel ont en effet augmenté de façon considérable ces derniers jours.

Selon le TCS, le prix moyen de l’essence sans plomb 95 était de 1,61 franc le litre début février, contre 1,79 franc aujourd’hui. Le prix du diesel s'est quant à lui envolé, passant de 1,73 à 1,99 franc.

Dans les jours à venir, les prix des carburants devraient continuer à grimper et pourraient même bientôt franchir la barre des 2 francs. Dans certaines stations-service, la barre des 2 francs le litre de diésel a d'ores et déjà été franchie.

Un phénomène connu des automobilistes

«De nombreux automobilistes qui font la navette quotidiennement sont choqués par cette hausse des prix», déclare à Blick le conseiller national du Parti socialiste (PS) Benoît Gaillard. «L’augmentation des coûts réduit le pouvoir d’achat, nous devons donc examiner de près si ces hausses sont justifiées», ajoute l'élu vaudois.

Benoît Gaillard soupçonne les compagnies pétrolières et les intermédiaires de vouloir profiter de la crise pour gonfler leurs marges. «Ces chocs tarifaires sur les marchés mondiaux sont souvent utilisés pour accroître les marges», explique-t-il.

En économie, ce phénomène est connu sous le nom d'effet «Rockets and Feathers». Autrement dit: les prix s'envolent comme des fusées, mais chutent aussi lentement que des plumes, une fois la crise. «Cela leur permet de réaliser des bénéfices excessifs», s'insurge Benoît Gaillard. «Cette arnaque sur les prix de l’essence doit cesser.»

Le Conseil fédéral sommé d'agir

L'élu socialiste a donc décidé de demander au Conseil fédéral d’observer attentivement, par l'intermédiaire de la surveillance des prix et de la loi sur les cartels, si des bénéfices excessifs étaient réalisés au détriment des consommateurs.

Il se réfère notamment à la France et à l’Allemagne, où les autorités ont d'ores et déjà prévu de mener des contrôles ciblés. «Il faut maintenant une task force sur les prix de l’essence pour prévenir les abus», propose Benoît Gaillard. «La guerre en Iran ne doit pas être utilisée pour exploiter les consommateurs suisses.»

Le Conseil fédéral doit agir

Pour inciter le Conseil fédéral à agir vite, le Vaudois a déposé deux interventions. Dès lundi, l'exécutif devra répondre à l'une de ses questions orales et expliquer comment il compte empêcher les bénéfices excessifs au détriment des consommateurs et s’il prévoit des contrôles renforcés.

Par le biais d’une interpellation, il exige également du Conseil fédéral qu'il apporte des précisions au sujet de son analyse de l’évolution asymétrique des prix. L'élu vaudois souhaite aussi savoir comment le gouvernement compte empêcher que les consommateurs financent une hausse des bénéfices des compagnies pétrolières. Enfin, il réclame des mesures pour assurer une plus grande transparence au niveau de la fixation des prix.

L'Union démocratique du Centre (UDC) propose une autre approche en suggérant de réduire les prix de l’essence en renonçant à une partie de la taxe sur les huiles minérales. Une idée que rejette Benoît Gaillard: «Cela signifierait que l'Etat – donc les contribuables – subventionnerait des prix de carburant plus bas, tandis que les compagnies augmenteraient leurs marges», explique le Vaudois. Je préfère m’attaquer aux profits des compagnies pétrolières.»

 Ruedi Studer

blick.ch

Qui perd et qui gagne de l'argent avec la guerre en Iran?

 

En général, les perdants sont plus nombreux que les gagnants dans une guerre. A cet égard, les indices boursiers ne mentent pas: depuis le début des frappes israélo-américaines le 28 février contre l'Iran, le Swiss Market Index, l'indice des grandes entreprises suisses cotées, perd 8%. D'une part, les entreprises sont généralement en mauvaise posture avec la flambée des prix de l'énergie, et d'autre part, des établissements implantés au Moyen-Orient, dont les banques, pourraient être pris pour cible. 


Gains spéculatifs sur les matières premières

La volatilité des prix du pétrole et du gaz n'avait plus été aussi forte depuis la guerre en Ukraine. Avec les frappes contre l'Iran, le baril de Brent, qui était encore autour des 70 dollars en février, a frôlé les 120 dollars dans les premiers jours, avant de redescendre sous la barre des 100 dollars. Cette volatilité a offert des occasions de gains élevés aux spéculateurs. Parmi les hedge funds, ou fonds spéculatifs, certains se spécialisent dans les paris sur la volatilité, et engrangent des profits sur l'instabilité des matières premières, selon l'agence Bloomberg

Exemples: entre le 1er et le 6 mars, le fonds de matières premières géré par le trader londonien Doug King, de RCMA Capital, s'est envolé de 9,5%. Sur l'année, il gagne 20% grâce à des paris sur le pétrole, le gaz européen, les métaux de base, le charbon ou encore l'agriculture.

Le fonds du trader Ron Ozer, de Statar Capital en Floride, a gagné 6,25% la première semaine du conflit, grâce à ses paris sur le gaz naturel. De son côté, le fonds Saber Capital de la banque britannique Barclays, orienté sur l'énergie, a gagné 6,7% aussi la première semaine. D'autres ont gagné grâce à des paris haussiers sur l'or, l'argent, le cuivre, l'étain. Les commentateurs du marché anticipent que les gains vont perdurer car la volatilité des matières premières n'est pas près de se calmer.


Superprofits pour les compagnies pétrolières

«Un baril à 100 dollars, c’est le jackpot», lance un commentateur au journal Le Monde, s'agissant des gains attendus cette année pour TotalEnergies. Et en effet, tout comme lors de la guerre en Ukraine, les compagnies pétrolières comme le géant français ou le britannique BP s'apprêtent à bénéficier grandement des prix élevés du pétrole. 

Avec la hausse du prix du baril, la marge de rentabilité de ces groupes augmente. Mais aussi leur marge dans le raffinage, qui suit les prix du diesel et du kérosène.

TotalEnergies et BP sont aussi des géants du gaz, qui a lui aussi flambé. Le cours de l'action TotalEnergies est en hausse de 28% cette année en Bourse, et celui de BP de 22%. Les cours d'Exxon, Chevron et Shell augmentent également et enrichissent les portefeuilles des investisseurs qui ont misé sur ces titres dès le départ. 


Gains sur l'armement

Sinistre constat, comme à chaque guerre: les titres de l'armement sont parmi les grands gagnants. L'entreprise israélienne d'armement, Elbit Systems, dont l'action avait gagné deux fois plus, en 2,5 ans de guerre à Gaza, que sur les 5 années précédentes, prend encore 20% depuis le début des frappes contre l'Iran.


Aux Etats-Unis, Lockheed Martin, fabricant des F-35, est en hausse de 30% depuis janvier. L'envolée précède le début du conflit en Iran mais se poursuit depuis. Northrop Grumman, connu pour ses systèmes de défense antimissiles, gagne 26% cette année. 

Sur le Vieux Continent, le groupe italien Leonardo gagne 27%, Dassault en France s'envole de 25%. En revanche, le grand gagnant de la guerre en Ukraine, l'Allemand Rheinmetall, dont la valeur boursière était passée de 4,5 à 104 milliards de dollars entre octobre 2021 et octobre 2025, ne profite pas, cette fois, du conflit extra-continental. 

Cryptos perçues comme refuge

Le bitcoin est l'un des gagnants de la guerre en Iran: après une longue tendance baissière, qui l'avait vu perdre 50% sur un an, la principale cryptomonnaie a pu inverser la tendance depuis le début des frappes israélo-américaines, et gagner 18%. 

Ethereum, l'autre grande cryptomonnaie, bénéficie aussi de la guerre: après une chute depuis janvier, le voilà qui rebondit de 22% depuis le début des frappes. 

Un rôle de valeur refuge que la communauté crypto a toujours promu. «La crise iranienne n’a pas créé la thèse du Bitcoin comme valeur refuge, mais elle en offre le test réel le plus clair dans le cycle actuel.», a souligné James Butterfill, sur le site de CoinShares.

En outre, d'importants volumes de fonds en cryptomonnaies auraient été transférés depuis des plateformes iraniennes comme Nobitex, pour aller se réfugier ailleurs dans le monde, dès les premiers instants du conflit, le samedi 28 février, selon Reuters. Le gouvernement iranien ne peut pas contrôler les cryptoactifs au même titre que l'argent classique, ce qui permet une fuite de capitaux sécurisée, même si les volumes – de quelques millions de dollars – sont restés modestes. 

Le consommateur, grand perdant

Les consommateurs suisses et européens risquent d’être les grands perdants du retour de l’inflation qui fera suite aux frappes contre l’Iran. Déjà, les prix de l'essence n'ont pas attendu pour grimper en Suisse, affichant une hausse de 10 à 20 centimes par litre.

Dès lors, le coût de la vie pourrait s'en ressentir. Avec un carburant plus cher, le transport se renchérit, et avec lui les produits alimentaires et les biens courants en général. Les factures d’électricité et de chauffage pourraient grimper, de même que le prix des courses alimentaires.

Elément rassurant, «l’inflation suisse fait face à des forces opposées, modère Nadia Gharbi, économiste senior chez Pictet Wealth Management: une pression à la hausse due à la hausse des prix de l’énergie, et une pression à la baisse liée à l’appréciation du franc suisse». L'économiste de Pictet anticipe que l'inflation ne dépassera pas 0,8% d’ici fin 2028.

Entreprises plombées par l'énergie

Nombre d'entreprises sensibles à la hausse des prix de l’énergie sont pénalisées, estime Arthur Jurus, chef stratège chez Oddo BHF (Switzerland). En Europe en particulier, les entreprises sont davantage dépendantes des importations d’énergie. 

Parmi les grandes perdantes, citons les compagnies aériennes: pour des groupes comme Lufthansa (propriétaire de Swiss), ou Air France-KLM, le carburant représente souvent 20–35% des coûts à lui seul. Le prix du carburant est aussi crucial pour des entreprises de transport maritime comme le géant genevois MSC, présidé par le milliardaire Diego Aponte. 

Les entreprises industrielles suisses, comme Holcim (qui perd 20% depuis le début du conflit), et les secteurs fortement consommateurs d’énergie, comme les groupes de chimie helvétiques (Clariant, DSM-Firmenich, Sika, Lonza), sont aussi très exposés à la hausse des coûts énergétiques.


Traders perdants sur l'inflation

Les traders n'ont pas tous été gagnants. Certains étaient du mauvais côté des paris, notamment ceux qui misaient sur une baisse de l'inflation qui devait se matérialiser cette année. 

Ces derniers ont été pris de court par la guerre en Iran. Parmi eux, des vedettes de l'univers des hedge funds comme les fonds américains Citadel et Millenium, qui ont perdu de l'argent pour le compte de leurs investisseurs pour n'avoir pas anticipé le retour de l'inflation. De même, le fonds d'investissement américain Pimco, dont le fonds Commodity Alpha n'a pas fait les bons paris sur le carburant d'aviation, a enregistré de grosses pertes ce mois-ci. 

Myret Zaki

blick.ch

vendredi 13 mars 2026

Roger Federer penserait à deux choses: l'argent et lui-même

 

Le masque de Roger Federer commencerait-il à tomber? Durant sa carrière de tennisman, le Bâlois a veillé à se construire une image de gendre idéal, une sorte d'apôtre de l'élégance. Mais il semblerait que le vernis craque depuis la fin de son parcours sportif. 

Les polémiques liées à «On» n'ont pas fait du bien à cette image à laquelle il tient plus que tout et les langues commencent visiblement à se délier. Ainsi, la récente biographie consacrée à Rafael Nadal, signée du journaliste Christopher Clarey, contient un témoignage de première main. Il émane de Gilles Jourdan, directeur des travaux et du projet de la modernisation de Roland-Garros. Et visiblement, les dirigeants du grand tournoi français n'ont pas gardé de très bons souvenirs du Bâlois et de son attitude en dehors des courts.

Il n'était ainsi «pas tenu en aussi bonne estime par la direction de Roland-Garros» que Rafael Nadal, assure le responsable, avant de dire le fond de sa pensée.

«Federer était seulement préoccupé par lui-même»

«Nadal était plus sympathique que Federer. Notre sentiment était que Federer était seulement préoccupé par lui-même. Il ne donnait rien. Il ne donnait pas de son temps. Il était poli, mais rien de plus», commence-t-il par dire, avant de se montrer encore plus explicite.»

«Il pensait beaucoup à l'argent, beaucoup. Il n'y avait pas d'interaction. Il n'était pas méchant ni grossier. Mais nous avions l'habitude de dire qu'il n'était finalement pas le gendre idéal. Nadal était authentique», enchaîne Gilles Jourdan, sans visiblement avoir peur de dire ce qu'il pense. 

L'auteur, Christopher Clarey, rajoute qu'il s'agit simplement d'une «opinion» et que lui ne la partage pas forcément.

blick.ch

lundi 9 mars 2026

Bye-bye, le Winkelried antibagnole

 

L'éviction de Pierre-Olivier Nobs a comme un air de déjà-vu à Fribourg. En 2011, le conseiller communal Charles de Reyff, lui aussi en charge de la mobilité, n’avait pas été réélu. Le passage de l’avenue de la Gare à sens unique avait pesé sur son bilan. L’ironie de l’histoire, c’est que le démocrate-chrétien avait dû laisser sa place à la libérale-radicale Antoinette de Weck. Or, ce dimanche, Le Centre (ex-Parti démocrate chrétien) retrouve ses deux sièges à l’exécutif alors que le PLR échoue une deuxième fois à y revenir.

«L’homme du 30 à l’heure», ainsi que l’a baptisé la presse helvétique, n’est donc pas le premier à être victime de la guéguerre entre les automobilistes et les cyclistes ou les piétons en ville de Fribourg. Au-delà du système de scrutin proportionnel qui aura handicapé le Centre gauche, Pierre-Olivier Nobs paie aussi l’addition d’un style de gouvernance très personnel, qui laissait peu de place à la nuance ou au consensus.

La gauche peut néanmoins être reconnaissante à ce «Winkelried» qui aura foncé en première ligne et accepté de prendre des coups pour rendre les transports plus conformes à sa doxa environnementale.

Elus à la faveur d’une alliance, les deux nouveaux venus centristes se proposent de tempérer les ardeurs idéologiques de la gauche. Reste à savoir si leurs alliés de droite accepteront longtemps de faire la courte échelle au parti historiquement hégémonique de Fribourg pour lui permettre de revenir au pouvoir.

Patrick Chuard

laliberte.ch

dimanche 8 mars 2026

En Suisse, les résiliations de comptes bancaires explosent


L’ancien agent des services secrets suisses Jacques Baud a vu ses comptes bancaires bloqués. La raison? Il figure sur une liste de sanctions de l’Union européenne. Ses prises de position sur la guerre en Ukraine n’ont pas plu à la Commission, qui lui reproche de diffuser de la «propagande prorusse» et des «théories du complot». Cette seule accusation a suffi pour que le citoyen suisse, résidant à Bruxelles, fasse l’objet de mesures restrictives.

L’UBS, dont Jacques Baud est client, a alors bloqué ses comptes – bien que la Suisse ne l’ait pas sanctionné, alors qu’elle applique habituellement les sanctions de l’UE. Son cas est d’autant plus notable que l’UBS a immédiatement pris la mesure la plus dure: comme l’explique Jacques Baud aux médias, la banque a bloqué non seulement ses comptes, mais également sa carte de débit et de crédit. Sa pension ne peut donc plus lui être transférée à Bruxelles.

La grande banque aurait pu simplement l’informer qu’en raison des sanctions, il devait chercher un autre établissement et lui accorder, par exemple, 30 jours pour solder son compte. L’UBS ne justifie pas sa décision – la banque ne communique généralement pas sur ces dossiers. Blick a contacté Jacques Baud via LinkedIn pour savoir si les blocages étaient toujours en vigueur, mais n’a reçu aucune réponse.

Des blocages de comptes devenus plus fréquents

Les blocages de comptes sans préavis restent très rares. En revanche, les résiliations involontaires et autres «restrictions bancaires» se multiplient. Elles constituent désormais la troisième cause de recours des clients auprès du médiateur des banques. Les transactions bloquées ou la fin forcée des relations avec les clients arrivent déjà en troisième position des plaintes, après les cas de fraude et les problèmes de traitement, tels que les virements erronés.

Depuis 2019, le médiateur recense les incidents de «refus de service de la part des banques». Alors que 35 restrictions avaient été signalées la première année, elles étaient 145 en 2024, soit une augmentation de plus de 300%. Les plaintes portent surtout sur les comptes, les transactions et les cartes de débit ou de crédit, passant de 25 cas en 2019 à 105 en 2024.

Les statistiques du médiateur ne donnent toutefois qu’un aperçu partiel: de nombreux clients concernés ignorent l’existence de ce point de contact. Une chose est sûre cependant: les cas sont en augmentation. Les banques contrôlent désormais plus strictement avec qui elles établissent une relation, et avec qui elles choisissent de ne pas le faire. Les réglementations en matière de conformité ont été considérablement renforcées ces dernières années.

Pour limiter les risques, les banques préfèrent parfois mettre fin à une relation plutôt que de prendre le risque de la conserver. L’attention récente portée aux fermetures de comptes en Suisse s’explique également par la reprise du Credit Suisse par l’UBS. Dans ce cadre, de nombreuses relations clients ont été passées en revue, et certaines ont été résiliées.

L’infâme article 18

Des clients de longue date de l’UBS en ont fait les frais. Blick rapporte le cas d’un ancien cadre de l’UBS, aujourd’hui à la retraite. Sa rente de la caisse de pension UBS était versée sur son compte en Suisse, puis transférée vers une banque dans un autre pays de l’UE, où il vit désormais.

Dans une lettre recommandée envoyée depuis le siège de Zurich, la banque lui a notifié la résiliation en invoquant l’article 18 des Conditions générales (CG) – un article que l’on retrouve sous des formes similaires dans de nombreuses CG bancaires. Celui-ci donne à l’établissement le droit de mettre fin à une relation commerciale à tout moment et sans avoir à en justifier la raison.

En principe, une banque n’est pas obligée de maintenir durablement une relation avec un client et peut se prévaloir de la liberté contractuelle. Des exceptions existent toutefois, notamment pour des contrats à échéances fixes, comme des hypothèques, qui ne peuvent généralement pas être résiliés unilatéralement avant leur terme.

La situation est différente pour Postfinance. En Suisse, la filiale de la Poste dispose d’un mandat légal de service universel pour les opérations de paiement. Sa marge de manœuvre est donc limitée: les particuliers doivent avoir accès à un compte de base, et les clients ne peuvent être exclus sans raison valable.

 Beat Schmid

blick.ch

L'IA ne réduit pas la charge de travail, mais augmente le stress


L'intelligence artificielle (IA) ne réduit pas la charge de travail, elle l'augmente. Telle est la conclusion de deux chercheuses de l'université de Berkeley, en Californie. Les scientifiques ont étudié durant huit mois l'impact des outils d'IA sur le quotidien au bureau d'une entreprise technologique américaine comptant environ 200 employés. «Vous pensiez que grâce à l'IA, vous seriez plus productif et gagneriez du temps? Mais vous travaillez autant, voire plus», résume un ingénieur.

Les collaborateurs utilisant l'IA travaillaient certes plus vite et assumaient un plus large éventail de tâches, mais ils étendaient leurs heures de travail sur leurs pauses et continuaient à bosser après leurs heures réglementaires. Non pas parce que leur chef le leur demandait, mais parce que l'IA le rendait possible.

Une pression constante

Dans leur étude, les chercheuses, la professeure Aruna Ranganathan et la doctorante Xingqi Maggie Ye, ont remarqué que l'IA permettait désormais à tout le monde de se lancer dans des domaines spécialisés qui ne sont pas les leurs. Par exemple, des personnes non formées cherchaient à faire des tâches de programmation. Le hic? Le codage était souvent à moitié fini ou erroné. Les ingénieurs spécialisés devaient le corriger, en plus de leur propre travail, et généralement sans que cela ne soit pris en compte dans leurs heures de boulot, écrivent les chercheuses.

Avec l'IA, la frontière entre entre loisirs et travail devient floue. Comme envoyer une requête à l'IA ne donne pas vraiment l'impression de travailler, beaucoup continuent avant d'éteindre leur ordinateur. Ou durant la pause. Ou lors d'une discussion informelle. Cela conduit à une journée sans véritables pauses, avec davantage de tâches en suspens et, par conséquent, une pression croissante.

Le développeur Simon Willison, qui utilise quotidiennement différents outils d'IA, en fait régulièrement l'expérience. C'est d'ailleurs ce dont il témoigne dans son blog: il connait des personnes qui ne trouvent pas le sommeil la nuit parce qu'elles «ne peuvent pas s'empêcher d'envoyer des requêtes à l'IA».

Vers un épuisement silencieux

Dans leur recherche, les scientifiques se sont rendues sur place deux fois par semaine, ont suivi les canaux de communication internes de l'entreprise et mené plus de 40 entretiens. L'étude a été publiée dans le magazine «Harvard Business Review». Mais la recherche se poursuit. Les chercheuses précisent que prendre en compte une seule entreprise technologique de 200 employés ne constitue pas un échantillon représentatif. Les résultats sont à prendre comme une tendance.

Les chercheuses mettent néanmoins en garde: ce qui semble être un gain de productivité à court terme peut conduire à long terme à l'épuisement professionnel, à de mauvaises décisions et à des problèmes de gestion du personnel. Elles recommandent aux entreprises d'établir des règles claires pour l'utilisation de l'IA: pauses déconnectées, séquençage conscient des tâches et espace protégé pour les échanges humains. Sans ces mesures, estiment les chercheuses, le travail assisté par l'IA ne se traduira pas par un allègement de la charge de travail, mais par un épuisement silencieux.

 Tobias Bolzern

blick.ch

«La Suisse et ses altitudes» à l'honneur sur nos futurs billets

 


Mercredi, la Banque nationale suisse (BNS) a présenté la nouvelle série de billets de banque. C'est le studio valdo-bernois Emphase qui a remporté le concours. «Le projet J a obtenu le meilleur résultat global lors du concours de design en plusieurs étapes», a annoncé l'institution financière lors d'une conférence de presse, ce mercredi matin.

La nouvelle série de billets de banque a pour thème «La Suisse et ses altitudes». Selon la BNS, elle rend hommage à la topographie unique du pays, du Jura au Plateau et aux Alpes, illustrant sa diversité. Le design n'est pas définitif. Les deux créateurs, Fabienne Kilchör et Sébastien Fasel, vont collaborer avec la BNS, notamment pour intégrer des éléments de sécurité.

Le concept gagnant a été sélectionné parmi quelque 300 projets par un comité composé de spécialistes du graphisme, de l'industrie et du développement de billets de banque. Ce n'était pas le favori du public. Sondé, il avait préféré le concept K (qui avait aussi été élu par les lecteurs de 20 Minutes). Le projet finalement retenu (le concept J) était arrivé 3e.

Pas avant 2030

Les billets de la nouvelle série, la 10e, ne devraient pas être mis en circulation avant le début de la prochaine décennie. On y retrouvera les coupures de 10, 20, 50, 100, 200 et 1000 francs, comme actuellement, même si cette dernière reste controversée. Ses détracteurs l'accusent de servir au blanchiment. Pour Sébastien Kraenzlin, membre du directoire de la BNS, le billet remplit parfaitement son rôle de moyen de paiement et restera indispensable.

Daniel Graf

Jan Janssen

20min.ch