Chu de che / Je suis d'ici / Sono di qui / Ich bin von hier ! Champions Tour Fribourg Gottéron: Samedi 12 septembre 2026 : Cathédrale Saint-Nicolas, 15h30-19h Notre liberté ne nous a pas été donnée, mais combattue et priée par nos ancêtres plus d'une fois! Aujourd'hui, comme autrefois, notre existence en tant que peuple libre dépend du fait que nous nous battions pour cela chaque jour. Restez inébranlable et soyez un gardien de la patrie pour que nous puissions remettre une Suisse libre telle que nous la connaissions à la génération suivante. Nous n'avons qu'une seule patrie!

vendredi 6 novembre 2026

Faute de moyens pour rénover leur parc, 12 daims risquent d'être abattus à Charmey

 

Les daims du parc de Charmey


Tous les habitants de la région le connaissent, ont battu ses sentiers dans l'enfance et en conservent de précieux souvenirs: le «Parc aux biches» de Charmey (FR), qui abrite une douzaine de daims, se trouve au coeur d'un feuilleton hautement émotionnel. Car ainsi que l'annonçaient «La Gruyère» et Frapp début novembre, ce lieu bien connu requiert d'importantes rénovations et, faute de moyens, risque de devoir fermer ses portes à la fin de l'année. Selon les médias fribourgeois, les quatre bénévoles s'étant toujours occupés des cervidés du parc «auront la douloureuse tâche d'abattre eux-mêmes les daims, qui seront ensuite vendus pour être mangés».

Ainsi que le précise Frapp, le coût des réonovations s'éléverait à 130'000 francs, une somme que Val-de-Charmey ne souhaite pas «imposer à ses citoyens». Soit. Mais pourquoi n'est-il pas concevable de simplement relocaliser les douze daims, pour leur sauver la vie? Pourquoi obliger les bénévoles à abattre ces animaux? Et pourquoi l'aménagement d'un enclos pour une dizaine de cervidés nécessite-t-il une somme pareille?

Un risque sécuritaire pour les habitants

Mikaël Allaman, conseiller communal UDC à Val-de-Charmey, partage la vive émotion qu'a suscité la nouvelle, notamment sur les réseaux sociaux: «Ce parc fait partie du patrimoine charmeysan: enfant, je passais chaque jour devant en descendant à pied à l'école. Ce lieu est chargé de souvenirs pour une grande partie de la population. Mais il faut aussi comprendre qu'il pose d'importants problèmes de sécurité.»

En mangeant les jeunes pousses, les daims empêcheraient la forêt protectrice de se renouveler: «Ils passent aussi dans les pare-pierres situés sous le parc, les endommagent et les remplissent de pierres, poursuit le conseiller communal en charge des dangers naturels et cours d'eau. Or ces ouvrages protègent les habitations situées juste en dessous. Il faudrait donc vider les pare-pierres et installer une clôture de deux mètres de haut pour séparer la pâture de la forêt. Cette clôture ne servirait pas seulement à protéger la population, mais aussi les animaux, puisque des daims ont été retrouvés morts dans ces filets. Assurer la sécurité de la population est une responsabilité de la Commune, et la situation ne peut pas rester ainsi.»

«Le Conseil communal n’a jamais ordonné l’abattage de ces animaux»

Alors, d'où viennent les 130'000 francs évoqués dans la presse fribourgeoise? Selon la Commune, 100'000 francs correspondent à une estimation du coût de la clôture. «Les 30'000 francs supplémentaires sont une demande des amis du parc, pour installer des miradors afin d'abattre les animaux en toute sécurité, ajoute Mikaël Allaman. Je tiens à souligner que le Conseil communal n'a jamais ordonné l'abattage de ces animaux. La commune met le terrain à disposition, mais les daims ne lui appartiennent pas: la décision de les abattre revient à leur propriétaire.»

Le conseiller communal affirme également que la décision de ne pas s'occuper du parc avait initialement été prise par ses prédécesseurs: «Nous avons suivi la ligne de l'ancien Conseil communal, souligne-t-il. Nous ne souhaitons ni investir dans le parc, ni en reprendre la gestion, ni faire porter ce coût à la collectivité. Des solutions ont été cherchées: nous avons eu plusieurs échanges avec les amis du parc et publié à la mi-octobre une annonce dans L'Écho de la vallée de la Jogne [le bulletin d'information des communes de la région, ndrl] pour trouver un repreneur. Personne ne s'est annoncé.»

«Ces animaux appartiennent à la commune»

Contacté, Michel Mooser, un bénévole qui s'occupe des daims depuis de nombreuses années, observe que la situation est basée sur un immense malentendu. «Nous avons appris que l'ancien conseiller communal Pascal Niquille avait déclaré au Service des affaires vétérinaires que les daims nous appartenaient, déplore-t-il. Mais il s'agit d'une hérésie. Ces animaux appartiennent à la commune. Nous sommes des bénévoles, et non pas des propriétaires d'animaux. C'est précisément ce quiproquo qui a mené à cette situation. Nous gérons ce parc depuis de nombreuses années, alors que les conseillers communaux se sont succédé et que certaines informations ont dû se perdre en route.»

Quant à la question de les déplacer, Michel Mooser explique que c'est possible, mais que cela nécessite d'importants moyens financiers, au vu de l'étendue du parc: «Il faut en effet les endormir, avant de les déplacer, ce qui requiert l'intervention de spécialistes, comme les garde-faunes, pointe-t-il. Mais lorsque nous avons demandé à la commune ce que nous devions faire des daims à la fermeture du parc, elle n'a pas proposé de les déplacer, mais a affirmé qu'il fallait les tuer. Le fait est qu'en l'état, soit les daims restent sur place, soit on nous aide à les déplacer, soit on doit les abattre.»

«Nous ne faisons pas de commerce avec ces daims»

Mikaël Allaman tempère: «Il faut aussi comprendre que les daims du parc ont toujours été des animaux d’élevage destinés à l’abattage. C’est la vente de leur viande qui permet de faire tourner le parc et d’acheter du fourrage.»

Néanmoins, selon Mikaël Mooser, les bénévoles «ne font pas de commerce avec de la viande de cervidé» mais gèrent ce parc et veillent à maintenir l'équilibre dans le nombre d'animaux présents: «Comme la vie se nourrit de la vie, cela nécessite parfois d'en abattre certains, dans le respect de l'animal, en veillant à ce que cela se fasse en-dehors des périodes de reproduction, soulève-t-il. Et donc, au lieu de jeter cette viande de qualité 100% bio, nous la vendons.» Tous les animaux ne seraient donc pas d'office destinés à l'abattage.

«Ce parc aura bel et bien un avenir»

Si le sort des daims semble malheureusement incertain, l'espoir est toutefois encore permis pour le parc en lui-même: «Rien n'est encore décidé quant à l'avenir du site, rassure Mikaël Allaman. Plusieurs agriculteurs se sont déjà proposés pour reprendre ce terrain, qui pourrait accueillir d'autres animaux une fois les travaux nécessaires réalisés. Par ailleurs, les responsables d'une grande entreprise de la région m'ont contacté pour réaliser des travaux dans le cadre de leurs journées de bénévolat d'entreprise, et je leur ai proposé un projet au parc aux biches.»

Après avoir consulté la Commission agricole, le Conseil communal et le Conseil général prendront des décisions concernant l'avenir du parc. Des séances de discussions entre la Commune et les bénévoles devraient avoir lieu prochainement, afin d'éclaircir tout malentendu.

Ellen De Meester

blick.ch

lundi 26 octobre 2026

La meilleure cuchaule du canton se trouve à Jaun

 

La cuchaule est un pain au safran typiquement fribourgeois. © Frapp

Les entreprises certifiées AOP doivent soumettre chaque année leur cuchaule à une évaluation. Le but est de contrôler la qualité et de garantir le respect des exigences du label.

Cette année, une cinquantaine de boulangeries sont passées devant le jury le mois passé. Après plusieurs semaines de délibération, 5 producteurs ont été récompensés. 

La Boulangerie Buchs s'est hissée en tête du classement pour la troisième fois, comme en 2022 et 2024.

Résultats

1er prix: Bächeri Buchs GmbH, à Jaun (97 points)

2e prix: Jonin Pâtisserie Sàrl, à Mézières (96 points)

3e prix : Boulangerie R.C. Audergon à Charmey ; Boulangerie de Grandvillard Sàrl, Grandvillard ; Bäckerei Fontana AF, à Planffeien (à exæquo, 95 points)

Camille Berset

Frapp.ch

vendredi 23 octobre 2026

La justice approuve la piétonisation de l'avenue de la Gare

 

Ce à quoi ressemblera la place de la Gare, à Fribourg, après sa piétonnisation
Stratus/Image de synthèse


La Ville de Fribourg remporte une victoire dans le long dossier du réaménagement de la place de la Gare. Comme le rapporte «La Liberté», le Tribunal cantonal a rejeté les recours déposés contre la fermeture de l’avenue de la Gare au trafic automobile. Des sociétés immobilières estimaient que la suppression de places de stationnement et l’interdiction des voitures compromettaient un projet de parking souterrain privé de 296 places, reliant Fribourg Centre aux Grand-Places.

Pour les juges, la réalisation de ce parking de liaison ne peut toutefois pas conditionner indéfiniment un chantier public majeur. Ils relèvent que les parkings existants proposent déjà 704 places et que le secteur restera accessible. La Cour administrative invoque l’intérêt public: fluidifier la zone, favoriser les transports publics et la mobilité douce, réduire le bruit et la pollution. Le projet n’est cependant pas encore bouclé: d’autres oppositions doivent être levées et le crédit des travaux voté. Un premier coup de pioche est visé en 2032.

20min.ch

lundi 19 octobre 2026

Comment le tourisme exploite les animaux

 

Découvrir une culture étrangère, goûter aux spécialités locales, observer la faune de près: pour beaucoup de voyageurs, ce sont les plus beaux souvenirs d’un séjour. Mais quand des animaux sauvages deviennent la star d’une attraction touristique, une souffrance bien réelle se cache souvent derrière.

Par nature, ces animaux craignent l’humain. Pour les rendre dociles, on les arrache le plus souvent à leur mère dès la naissance, puis on les dresse par la force. Certains sont sédatés pour la sécurité des visiteurs, d’autres se font retirer dents et griffes.

Des méthodes cruelles pour un selfie parfait

L’ampleur du phénomène donne le vertige: la Thaïlande compterait à elle seule 2000 tigres en captivité. En Afrique du Sud, environ 10'000 lions et plus de 600 tigres vivent répartis dans plus de 300 établissements commerciaux. Beaucoup se parent de noms trompeurs, «rescue center», «sanctuary» ou centre d’accueil, pour faire croire aux visiteurs que leurs animaux sont orphelins ou secourus. En réalité, un élevage intensif tourne en coulisses pour alimenter le tourisme. Une fois adultes, ces animaux finissent souvent entre les mains de chasseurs de trophées ou dans le commerce illégal.

Face à ces promesses trompeuses, difficile pour un voyageur de faire la différence entre un vrai soutien et une exploitation déguisée. Un centre de protection digne de ce nom place toujours le bien-être animal avant tout, sans jamais monnayer le contact direct: pas de caresses, pas de nourrissage, pas de promenades, pas de photos au plus près.

Autre signe qui ne trompe pas: un vrai centre ne fait jamais d’élevage. Son but est d’offrir une retraite paisible aux animaux sauvés, pas d’en produire de nouveaux pour la captivité. Même les enclos racontent une histoire: les animaux doivent toujours pouvoir se retirer dans un espace protégé, quitte à rester invisibles aux yeux des visiteurs ce jour-là. Ici, pas de spectacle, mais une vraie démarche de sensibilisation à la protection des espèces et à l’origine des pensionnaires.

D’Arosa à l’Afrique du Sud: le vrai visage de la protection animale

Arosa Terre des Ours prouve que tourisme et protection animale peuvent cohabiter. Né d’une collaboration avec Quatre Pattes, ce refuge offre à des ours qui étaient détenus dans des conditions inadaptées un nouveau foyer, au cœur d’un vaste terrain montagneux des Alpes grisonnes. Les visiteurs y observent les animaux dans un cadre naturel, à bonne distance.

Autre exemple marquant: le refuge Lionsrock, en Afrique du Sud, dédié aux grands félins rescapés de la souffrance, de la violence et de l’exploitation. Quatre Pattes a repris le site il y a 20 ans, l’a entièrement rénové et mis aux normes les plus strictes en matière de protection animale. Une station de soins spécialisée y accueille les animaux marqués, physiquement ou psychologiquement, par des années de maltraitance. Ils y trouvent enfin le calme, des soins médicaux et des refuges sécurisés.

Aujourd’hui, une centaine de grands félins, lions, tigres, léopards venus du monde entier, vivent à Lionsrock. Beaucoup ont été sauvés de cirques, de détentions privées ou d’établissements illégaux.

Pour vos prochaines vacances

Pour voyager dans le respect des animaux, privilégiez l’observation en milieu naturel, à bonne distance, ou la visite de centres de protection certifiés, qui garantissent la sécurité des animaux sauvés et misent sur la sensibilisation.

Dès la réservation, choisissez des voyagistes qui inscrivent des critères clairs de protection animale dans leur offre. Et évitez tout souvenir en fourrure, dents ou griffes: ces achats ne font qu’encourager le braconnage.


blick.ch

dimanche 18 octobre 2026

Et pendant ce temps, Macron…

 

Et pendant ce temps, Emmanuel Macron assistait au concert de Céline Dion avec la Première dame, la veille d’une mobilisation populaire qui s’annonçait périlleuse. Dis comme ça, ça fait désordre !

À l’heure où une partie de la France s’embrase avec le retour des Gilets jaunes dans la rue, précédés de casseurs abêtis pour souffler sur les braises, le Président de la République donne l’impression d’être spectateur d’une situation qui lui échappe. Ce n’est pas le fait qu’il aille voir la star québécoise qui dérange, c’est le timing qui interpelle. Et ça fait un petit moment que son agenda personnel ne semble plus coller avec celui du pays qu’il dirige.

Vous me direz, il n’est pas le seul en France à « la jouer perso ». Kylian Mbappé, aperçu dans une boîte de nuit parisienne avec sa dulcinée alors qu’il était censé soigner une blessure au genou, ce n’est pas le genre de signal qu’affectionnent les socios du Real Madrid. Dans le registre maladresse, Omar Sy qui trouve « lamentable » la réponse des autorités face à la mobilisation lycéenne alors qu’il réside une grande partie de l’année sous le soleil de Californie, ignorant les violences en marge du mouvement, ce n’est pas très malin non plus.

Mais quand on occupe la plus haute fonction de l’État, on peut difficilement ignorer l’importance des signaux qu’on renvoie. Ce n’est pas la première fois que les critiques reprochent au chef de l’État une indifférence face aux difficultés concrètes des Français. Réformes impopulaires, déclarations péremptoires, interventions télévisées hors sol, Macron semble coupé de la réalité, isolé dans sa tour d’ivoire, alors que se profile à l’horizon une élection présidentielle à haut risque, promise aux extrêmes. On aimerait juste qu’il en prenne conscience pour terminer honorablement son mandat. En pleine responsabilité !

 Stéphane Pulze 

ledauphine.com

mardi 13 octobre 2026

Le véganisme modifie le métabolisme du foie

 

Suivre un régime purement végétalien, soit sans viande, sans poisson, sans produits laitiers, sans oeufs et même sans miel, n'est pas sans conséquence sur le fonctionnement du foie. C'est ce que montre une étude menée sur des souris par une équipe de l'Université de Genève (UNIGE), publiée mardi.

Selon ces travaux, passer d'un régime alimentaire contenant des protéines animales et végétales à un régime composé exclusivement de protéines végétales modifie le métabolisme du foie «en quelques jours seulement». Il réduit aussi «significativement» la capacité à fournir un effort physique, note l'UNIGE dans un communiqué.

Les effets sur la santé d'une alimentation composée uniquement de plantes ne sont pas encore totalement identifiés et compris. Pour y voir plus clair, le professeur de l'UNIGE Pierre Maechler et son équipe ont comparé deux groupes de souris, l'un suivant un régime lacto-végétarien, l'autre un régime végétalien.

«En deux jours seulement, les souris nourries avec une alimentation exclusivement végétale présentaient une production de glucose moins efficace», souligne le professeur Maechler, cité dans le communiqué de l'UNIGE. En outre, le foie des souris végétaliennes éliminait moins efficacement l'ammoniaque, qui est une substance toxique.

Moins actives

Les chercheurs ont également constaté «une baisse notable» de l'activité physique chez les souris privées de produits d'origine animale. Ceci «semble montrer qu'un tel régime a également des répercussions sur l'organisme entier», fait encore remarquer le professeur Maechler.

Si devenir végétalien modifie rapidement le métabolisme du foie, l'effet inverse est également vrai. Le changement est tout aussi soudain lorsque l'on se remet à manger des protéines animales. «L'organisme s'ajuste en un à deux jours à des variations, même subtiles, de la composition alimentaire», indique le diabétologue.

Ces travaux rappellent qu'un changement de régime alimentaire n'est pas anodin pour l'organisme, notent les chercheurs. Un régime végan strict devrait s'accompagner non seulement d'un apport spécifique en vitamines, mais aussi privilégier des sources de protéines riches en acides aminés ramifiés, comme les noix, le tofu ou les lentilles. Cette étude fait l'objet d'une publication dans la revue spécialisée «Molecular Metabolisme».

blick.ch