Chu de che / Je suis d'ici / Sono di qui / Ich bin von hier ! Notre liberté ne nous a pas été donnée, mais combattue et priée par nos ancêtres plus d'une fois! Aujourd'hui, comme autrefois, notre existence en tant que peuple libre dépend du fait que nous nous battions pour cela chaque jour. Restez inébranlable et soyez un gardien de la patrie pour que nous puissions remettre une Suisse libre telle que nous la connaissions à la génération suivante. Nous n'avons qu'une seule patrie!

jeudi 3 avril 2025

Une startup chinoise lance la production d'une batterie nucléaire de la taille d’une pièce, fonctionnant 50 ans sans être chargée

 


L’autonomie est depuis toujours un défi pour les appareils électroniques. Alors que les batteries lithium-ion sont devenues la norme, leur durée de vie reste limitée et nécessite des cycles de recharge fréquents. De nouvelles approches émergent pour dépasser ces contraintes, notamment du côté des batteries nucléaires miniatures. Ce concept longtemps réservé à l’aérospatial revient sur le devant de la scène, sous une forme bien plus compacte et sécurisée.

En Chine, l’entreprise Betavolt annonce le début de la production de masse de la BV100, une batterie nucléaire de la taille d’une petite pièce, capable de fonctionner sans recharge ni maintenance pendant 50 ans. Elle fonctionne grâce à un isotope du nickel, le nickel-63, qui se désintègre progressivement en cuivre stable tout en générant de l’électricité. Bien que sa puissance soit faible (100 microwatts à 3 volts), sa structure modulaire permet d’assembler plusieurs cellules pour des usages plus énergivores.


La batterie nucléaire BV100 fonctionne pendant 50 ans et résiste à des conditions extrêmes

La BV100 est conçue pour être fiable dans des environnements extrêmes, entre -60°C et +120°C, sans risque d’incendie ni d’explosion. Sa densité énergétique atteint 3 300 milliwattheures par gramme, soit dix fois plus que les batteries au lithium ternaires. Elle ne présente pas de risque de fuite ni d’autodécharge. L’impact environnemental est annoncé comme minimal, le matériau radioactif se transformant naturellement en cuivre sans traitement supplémentaire. Betavolt prévoit déjà une version plus puissante, capable d’atteindre 1 watt, prévue pour cette année.

Ce type de batterie attire de plus en plus d’acteurs dans le monde. En Californie, la société Infinity Power développe une batterie nucléaire utilisant elle aussi le nickel-63, avec une nouvelle méthode électrochimique qui permettrait un taux de conversion de plus de 60 %. Soutenue par le Department of Defense, cette technologie pourrait alimenter des appareils pendant un siècle.

De son côté, l’Institut des sciences et des technologies de Daegu Gyeongbuk, en Corée du Sud, a mis au point une batterie nucléaire à base de carbone 14, plus petite qu’un cachet, capable de fonctionner pendant plusieurs milliers d’années. Elle pourrait être utilisée dans des dispositifs médicaux, des microcapteurs ou des balises intelligentes, avec un risque radiologique quasi nul selon ses concepteurs.

 Alexandre Mathiot

phonandroid.com

Les comptes 2024 de l’Etat de Fribourg affichent un petit bénéfice

 


Le canton de Fribourg boucle ses comptes 2024 sur un solde positif d'un million de francs. Dans un contexte financier délicat, l'excédent a été obtenu via des prélèvements sur provisions, dont la BNS, et une progression de certains revenus et recettes fiscales.

La copie, avec des revenus et charges de 4,34 milliards, a été présentée mercredi par le grand argentier Jean-Pierre Siggen. L'exécutif a réussi à équilibrer l'exercice, en vertu du principe constitutionnel, "grâce à sa politique financière prudente et prévoyante, tout en faisant face aux besoins actuels".

Pour la deuxième année consécutive, les revenus courants ne couvrent pas les charges courantes. Le volume des investissements a atteint 253,8 millions de francs, soit un montant historique et légèrement supérieur à l’année précédente.

Les perspectives négatives, auxquelles s’ajoute le programme d’allégement des finances fédérales, confortent le Conseil d’Etat dans ses anticipations et sa décision d’établir un programme d’assainissement. Celui-ci est attendu dans quelques semaines.

ATS

Plus de 9 millions d'habitants en Suisse, toujours moins d'enfants

 


La population résidant en Suisse dépasse désormais les neuf millions d'habitants, malgré une fécondité historiquement basse. L'espérance de vie continue d'augmenter, alors que l'immigration a fortement diminué après une année record en 2023.

Au 31 décembre 2024, la population résidente permanente de la Suisse s'élevait à 9'048'900 personnes, contre 8'962'300 fin 2023 (+86'600 personnes, soit +1%), indique jeudi l'Office fédéral de la statistique (OFS). Cet accroissement démographique est inférieur à celui enregistré en 2023 (+1,7%), année qui avait été marquée par un solde migratoire très élevé. Ceci était principalement dû à la prise en compte des personnes détentrices du statut de protection S en provenance d'Ukraine dans la population résidente permanente.

Forte croissance à Fribourg et en Valais

La population a augmenté dans tous les cantons. La croissance la plus forte est enregistrée à Schaffhouse (+1,8%), à Fribourg et en Valais (respectivement +1,5%), la plus faible dans les cantons du Tessin et d'Appenzell Rhodes-Extérieures (respectivement +0,3%) ainsi que dans celui du Jura (+0,4%).

La Suisse a enregistré 78'000 naissances vivantes en 2024, soit 2000 ou 2,5% de moins qu'en 2023. Le nombre de naissances diminue ainsi pour la troisième année consécutive.

La baisse s'atténue toutefois en comparaison à l'année précédente: entre 2022 et 2023, on avait observé une diminution de 2300 naissances (-2,8%). En 2024, le nombre moyen d'enfants par femme s'est établi provisoirement à 1,28, contre 1,33 en 2023. Ceci constitue la valeur la plus basse jamais enregistrée en Suisse.

Décès en hausse dans 11 cantons

La Suisse a en outre compté 71'800 décès, un chiffre provisoire équivalent à celui enregistré en 2023. Le nombre de décès progresse dans onze cantons. L'augmentation la plus marquée s'observe à Appenzell Rhodes-Extérieures (+6,4%), à Zoug (+5,3%) et à Schwyz (+5,2%). Au contraire, les cantons de Nidwald (-13,5%), d'Obwald (-7,9%) et de Schaffhouse (-4,8%) affichent une diminution particulièrement prononcée.

Le nombre de naissances étant bas et celui des décès se maintenant à un niveau élevé, l'accroissement naturel - soit la différence entre les naissances et les décès - s'est établi à 6200 personnes en 2024. Il s'agit du niveau le plus bas observé depuis 1918, année durant laquelle l'accroissement naturel était négatif en raison de la grippe espagnole et de la Première Guerre mondiale.

Onze cantons enregistrent plus de décès que de naissances en 2024 à savoir Berne, le Tessin, les deux Bâle, les Grisons, Soleure, le Jura, Neuchâtel, Schaffhouse, Appenzell Rhodes-Extérieures et Glaris.

Le nombre élevé de décès est principalement dû au vieillissement de la population - 88% de ces décès concernent des personnes de 65 ans ou plus. L'espérance de vie à la naissance a continué d'augmenter en 2024 pour atteindre 86 ans chez les femmes (2023: 85,8 ans) et 82,5 ans chez les hommes (2023: 82,2 ans).

Immigration en baisse

L'immigration a nettement baissé, après avoir atteint un niveau historiquement élevé en 2023. A la fin de l'année, on comptait 212'700 immigrations, cumulant celles des Suisses (22'600) et des personnes de nationalité étrangère (190'100), soit une diminution de 50'300 (-19,1%) par rapport à l'année précédente.

Le nombre d'immigrants était particulièrement important en 2023 du fait de l'immigration économique en provenance de l'UE et de la comptabilisation des personnes en provenance d'Ukraine - 9600, soit 4,5% de l'immigration totale. En 2023, cela concernait 50'600 personnes, soit 19,2% des immigrations.

A l'inverse, les émigrations ont augmenté légèrement (+1600, soit +1,3%) par rapport à l'année précédente. On en a enregistré 125'600, dont 30'100 de Suisses et 95'500 d'étrangers.

Fin 2024, le nombre de ressortissants étrangers séjournant de manière permanente en Suisse s'élevait à 2'478 700 personnes, soit 27,4% de la population. La population étrangère évolue plus rapidement que celle des Suisses (+2,5% contre +0,4%).

ATS

mardi 1 avril 2025

Le géant BYD se lance en Suisse

 

Ce 1er avril, à l’Umwelt Arena de Spreitenbach (AG), près de Zurich, BYD a décidé d’en mettre plein la vue «à la chinoise». Un sens du spectacle qui vaut bien celui d’Elon Musk, patron du concurrent Tesla, désormais relégué en deuxième place depuis que BYD est devenu, l’an dernier, numéro un mondial des véhicules électriques.

Arrivées à l’Arena, ma collègue et moi entrons dans un vaste hall teinté de lumière bleue et de musique de podiums, où nous rencontrons nos collègues alémaniques au milieu d’une foule de journalistes, mais aussi de jeunes influenceurs stylés et de marketeurs lifestyle, qui se bousculent pour découvrir les modèles exposés de BYD, dont la YangWang, un massif SUV de luxe. Il flotte comme un air de Tesla des débuts.

L’évènement se veut 0 carbone, pour symboliser l’accent mis par la marque sur la transition énergétique. En outre, les deux principales dirigeantes sur place sont des femmes. L’ambiance a de quoi parler aux nostalgiques de l’ère californienne progressiste, à laquelle le patron de Tesla a fait beaucoup de dégâts, s’aliénant une partie de ses clients. En 2024, les achats de véhicules électriques étaient en baisse de 10% sur le marché suisse.

«La Suisse est un marché premium»

Ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Pour conquérir la Suisse, BYD a sorti le grand jeu. Déploiement de sa gamme de voitures électriques et hybrides premium, exposition de ses moteurs high-tech, présentation, par ses cadres, de ses innovations sur écran géant. Effet «waouh» garanti. Comme pour les BYD de course, vrombissant sur un circuit, le tout en conduite autonome et avec contrôle précis. Ou le drone BYD incorporé à la voiture, qu’on peut libérer pour prendre des photos en roulant. Ou encore le «smart parking» autopiloté. Applaudissements du public après chaque démonstration. Sans compter le fameux superchargeur à 1000 volts qu’annonce BYD, et qui confère 400km d’autonomie en 5 minutes. Mais aussi, la capacité d’autonomie du modèle hybride, qui atteint 1080 km.

Pour aujourd’hui, la vice-présidente pour l’Europe et l’Amérique du Nord, Stella Li, ne parlera pas des modèles bon marché de BYD, ceux qui, ailleurs dans le monde, ont incontestablement permis au groupe de conquérir la place de numéro un. «La Suisse est un marché premium», nous dit-elle. Elle met donc l’accent, en interview, sur les modèles haut de gamme de la marque, qui s’achètent entre 42'000 et 60'000 francs, soulignant qu’ils ne sont pas moins chers que leurs équivalents chez Tesla. C’est bien cette stratégie premium que suivra la marque pour l’instant en Suisse.

Amour de l’innovation et de la belle technologie

Nous testons pendant une petite heure l’un de ces modèles luxueux, le SUV Sealion, dans les rues de Spreitenbach. Le véhicule 100% électrique, qui se compare au Tesla Model Y, s’achète entre 50'000 et 60’000 francs, un prix compétitif et offre 456 km d’autonomie, ce qui est raisonnable mais inférieur à Tesla. Son design élégant, sa conduite feutrée, son écran intuitif et son intérieur spacieux en font une valeur sûre. BYD ne semble pas vouloir concurrencer Tesla en maximisant l’autonomie pour l’instant. L’approche est plus pragmatique. «L’autonomie actuelle est jugée suffisante pour les besoins des consommateurs d’ici.»

Surtout, Stella Li mise sur les «valeurs communes» que partagent BYD et le consommateur suisse: l’amour de l’innovation et de la belle technologie, ainsi que le souci écologique. «La Suisse est un partenaire idéal», disent les représentants de la marque. «Les clients suisses cherchent de nouveaux véhicules électriques qui offrent des valeurs authentiques. BYD est parfaitement positionnée pour revitaliser la demande en Suisse.» En creux de ce goodwill exprimé, c’est tout le badwill laissé par l’impopularité de l’idéologie du patron de Tesla auprès de ses clients de la première heure qui est ici visé.

Recharge ultrarapide «d’ici quelques années»

Il sera difficile ces prochains mois d’ignorer BYD en Suisse. Stella Li annonce que, «tous les 2 mois, la marque introduira un nouveau modèle en Suisse, ce qui totalisera 13 modèles en 2 ans, dont certains seront plus accessibles au niveau du prix». Pour rapprocher la marque du public, une large couverture territoriale sera assurée en termes de concessionnaires, de même qu’une forte présence dans les centres commerciaux, où le public pourra tester les modèles dans un cadre high-tech.

Quant à la possibilité d’accéder à la recharge ultrarapide promise par la marque, ce n’est pas pour tout de suite. BYD comptera pour l’instant sur des partenariats avec d’autres fournisseurs de systèmes de recharge, comme Shell, avant de déployer son propre système ultra-performant «d’ici quelques années».

BYD écrasent Tesla sur ces 5 plans

Leader mondial

Au moment où BYD débarque en Suisse, la marque chinoise cartonne. En 2024, elle a détrôné Tesla pour devenir numéro un mondial, au moment où le géant californien perdait du terrain pour cause d’impopularité croissante de son patron, Elon Musk. 

Désormais, BYD vend plus de voitures que Tesla et la coiffe au poteau en termes de chiffre d’affaires, reléguant le groupe de Musk au deuxième rang mondial. L’avantage, pour BYD, étant qu'il est leader du marché chinois, le plus grand marché mondial de l’électrique. D’où un vaste potentiel de ventes et l’opportunité de produire en masse. 

Deux fois moins cher

C’est une véritable gifle pour Tesla (et pour la tech américaine). Tout comme le Chinois DeepSeek a récemment créé une IA aussi performante que celle de ChatGPT pour un coût nettement moindre, BYD fait aussi bien que Tesla, pour deux fois moins cher. Le fabricant chinois livre une concurrence agressive à l’international en inondant les marchés de véhicules abordables pour moyens et bas revenus. 

Ses modèles d’entrée de gamme, comme le Qin L, se vendent pour environ 17'000 dollars, la moitié de ce que coûte le Modèle 3 de Tesla. Ceci, pour une autonomie de 545 km, contre 634 km pour Tesla, et des possibilités d’autopilote et interfaces digitaux comparables. Autre exemple, la BYD Seal (570 km d'autonomie) est souvent 20 à 30% moins chère qu'une Tesla Model 3 (629 km). Avec de tels prix, l’implantation de BYD en Suisse et en Europe préfigure une conquête rapide du Vieux Continent.

Charge deux fois plus rapide

La concurrence se joue aussi sur le plan technologique. BYD a récemment lancé un nouveau système de charge ultrarapide qui a fait sensation, grâce à une batterie pouvant atteindre jusqu’à 1000 kW à son pic, contre 500 kW pour Tesla. 

Cette charge superpuissante permettrait aux voitures, après 5 minutes d’alimentation, de regagner jusqu’à 470 km d’autonomie, ce qui est quatre fois plus rapide que les systèmes les plus performants du marché. Toutefois, ces 470 km seraient en réalité plutôt 260 km, si l’on en croit un article du «Temps», qui rectifie en utilisant le système de mesure en vigueur en Occident. La prouesse n’en reste pas moins grande. 

Une des forces de BYD est que le fabricant produit ses propres batteries et maîtrise toute la chaîne de valeur, ce qui n’est pas le cas de Tesla. Ces charges ultrarapides feront leur apparition au cours de ces prochaines années en Europe. Mais rien n’est encore fait. Alors que Tesla possède son propre réseau mondial de Superchargeurs, fiable et bien implanté, BYD mettra du temps à développer son réseau et, dans l’intervalle, dépendra des réseaux publics, souvent plus lents ou moins bien répartis selon les pays.

Sur le plan de l’autonomie, Tesla reste en tête de course. Le Model S Plaid, par exemple, atteint 652 km, ce qui est au-dessus des modèles BYD. Si l’on cherche un bon rapport autonomie/prix, BYD fait mieux.

Gamme plus diversifiée

Une des forces de BYD par rapport à Tesla, qui s’est traduite en succès commercial, est le plus grand choix dans la gamme de véhicules qu’elle offre (berlines, SUV, citadines, utilitaires). BYD propose BYD Seal et Han EV en berlines, BYD Atto 3 et Tang en SUV, et BYD Dolphin en citadines. Mais surtout, elle a une gamme de véhicules hybrides rechargeables, que Tesla n'a pas. 

Cette dernière, de son côté, se concentre sur 4 modèles principaux (Model 3, Y, S, X), ainsi que Cybertruck. Une sélectivité qui a néanmoins profité à Tesla, créditée pour ses modèles iconiques et révolutionnaires au niveau du design, alors que BYD se limite à des modèles «grand public». 

L’action a plus de potentiel

Du point de vue de l’investisseur, le moment est intéressant. La première chose qui vient à l’esprit est le potentiel de hausse que recèle l’action de BYD en bourse (elle est cotée à Shenzen et à Hong Kong). 

En effet, il existe un écart difficile à justifier, désormais, entre la capitalisation très élevée de Tesla, et celle, cinq fois plus petite, de BYD. Tesla vaut encore, même après sa forte correction en bourse, 834 milliards de dollars. Tandis que BYD, bien que plus performante, ne vaut que 165 milliards de dollars. 

Les perspectives de croissance de BYD étant plus élevées et son volume d’affaires supérieur, cela devrait se refléter tôt ou tard sur la valeur boursière du groupe. Avec à la clé, pour l'investisseur, des opportunités de hausse du cours. Au cours du seul mois de mars 2025, l'action BYD a reçu 22 recommandations d'achat d'analystes de Wall Street. 

Myret Zaki

blick.ch

Des produits chimiques issus des pneus dans les légumes


Emissions de gaz à effet de serre, particules fines et bruit sont souvent au centre des préoccupations environnementales liées aux véhicules. Toutefois, un autre problème qui touche aussi bien les véhicules à combustion que les véhicules électriques fait frémir les scientifiques, les parlementaires et la Confédération: l’usure des pneus. Comme le montrent les études du Laboratoire fédéral d'essai des matériaux et de recherche (EMPA), cette usure est à l’origine de près de 90% du microplastique présent dans l’environnement.

Légumes fortement touchés

Les effets des microplastiques sur le corps humain sont encore largement inconnus. Le caoutchouc contient un grand danger: les nombreux produits chimiques dangereux, qui sont mélangés pour sa fabrication. Ces derniers finissent rapidement dans nos assiettes, comme le montrent de nouvelles études.

Des chercheurs de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) ont récemment démontré que les produits chimiques s’accumulent dans de nombreuses variétés de légumes. Pour leur étude, ils ont acheté des variétés fréquemment consommées en Suisse, en Italie, en Espagne et en France. Résultat: environ un tiers des produits étaient contaminés. L’étude a été réalisée pour le compte de l’Office fédéral des denrées alimentaires et de la médecine vétérinaire (OSAV) et confirme les résultats obtenus dans d’autres pays comme l’Autriche.

La Confédération attend l’UE

La Confédération connaît depuis longtemps le problème de l’usure des pneus. Pour protéger l'environnement, elle a mis en place des systèmes de drainage sur les routes. En 2023, le Conseil fédéral a adopté les mesures d’un rapport visant à mettre fin aux microplastiques issus de la circulation routière, sur proposition de l’ancienne conseillère nationale du Parti socialiste (PS) Ursula Schneider Schüttel.

Dans le contexte des nouvelles études, ces mesures sont insuffisantes, selon la conseillère nationale PS Gabriela Suter. «Les additifs toxiques dans les pneus sont un problème supplémentaire que la Confédération n’avait pas suffisamment à l’esprit au moment de la rédaction du rapport», déclare la parlementaire argovienne. Toutefois, la Confédération prévoit quelques mesures qui devraient réduire l’exposition aux produits chimiques. Ainsi, les étiquettes des pneus devront indiquer la quantité d’abrasion, tandis que les fabricants devraient être tenus de produire des pneus plus robustes. Par ailleurs, le Conseil fédéral espère que la norme Euro 7 de l’Union européenne (UE), qui vise à réduire les émissions polluantes des véhicules, entrera en vigueur en 2026. Il espère ainsi une clarification des valeurs limites en ce qui concerne l’abrasion des pneus.

Vers une interdiction de certains pneus?

Le Conseil fédéral a reporté l’adoption de certaines mesures que Gabriela Suter juge pourtant nécessaires. Le Conseil fédéral ne souhaite pas intervenir pour nettoyer les routes communales et cantonales à cause, entre autres, du «budget fédéral serré». La Confédération ne prévoit pas non plus de réglementation pour les pneus déjà produits.

La conseillère nationale souhaite donc savoir comment le Conseil fédéral entend intensifier ses efforts au vu des nouvelles études sur le sujet. «Pour les pneus contenant des substances toxiques et cancérigènes, il faut rapidement une interdiction ou au moins des valeurs limites», demande Gabriela Suter. «La Suisse n’a pas à attendre l’UE. A la différence des microplastiques, la science peut clairement évaluer la nocivité des substances toxiques, dans la plupart des cas, on connaît leurs effets sur la population.»

 Joschka Schaffner

blick.ch

Quand la fondue augmente la sécurité du portail cartographique


Pour accéder au portail cartographique, cliquez sur l'image


La sécurité du portail cartographique a été augmentée avec une nouvelle technologie

Dans un contexte où les cyberattaques se multiplient, en provenance du monde entier, l’Etat de Fribourg a décidé de renforcer la sécurité du portail cartographique en intégrant des tests de type CAPTCHA. Ces outils permettent normalement de différencier les utilisateurs humains des robots malveillants. Mais grâce à une technologie novatrice, qui couple l’informatique à la culture du patrimoine du canton, il sera aussi possible d’empêcher l’accès au portail aux espions étrangers.

Les tests que nous avons mis en place, et qui mettent en avant les spécificités fribourgeoises, seront faciles à passer pour la population du canton, et des cantons voisins. Le défi est ainsi relevé : augmenter la sécurité, tout en garantissant l’accès à cet outil indispensable qu’est le portail cartographique aux fribourgeois et fribourgeoises, ainsi qu’à leurs ami-es. 

Les données précieuses qu’il contient (par ex : cercles scolaires, dangers naturels, système de chauffage ou bathymétrie des lacs) sont ainsi bien protégées.

fr.ch

jeudi 27 mars 2025

Grâce aux citoyens, la police fribourgeoise a pu arrêter cinq faux agents

 

La Police cantonale fribourgeoise a arrêté cinq faux policiers ces derniers jours. Grâce à une campagne de prévention, de nombreux citoyens ont alerté les forces de l'ordre à temps.

La semaine dernière, plusieurs annonces pour des appels de faux policiers à Gruyères et à Fribourg ont été rapportées à la Police cantonale, indique mercredi cette dernière dans un communiqué. La réactivité d'une victime a par exemple permis d'interpeller un suspect alors qu'il effectuait un retrait frauduleux à un distributeur de billets.

Campagne de prévention

Dans un autre cas, une personne a alerté les forces de l'ordre après avoir remis plusieurs milliers de francs à des escrocs prétendant être des policiers. Cette somme a pu être récupérée et remise à la victime in extremis. La Police cantonale fribourgeoise a mené début mars une campagne de prévention, après le signalement de nombreuses escroqueries faisant étant de faux policiers. Entre janvier et fin février, plus de 70'000 francs ont ainsi été volés.

Les mesures d'enquête et les dispositifs policiers mis en place ont mené à l'interpellation de cinq individus (tous d'origine étrangère) et ont permis d'éviter de nombreux autres cas d'escroquerie, souligne la Police cantonale. Les auteurs présumés ont été dénoncés à l'autorité compétente des cantons respectifs. Plusieurs enquêtes ont été ouvertes.

ATS