Chu de che / Je suis d'ici / Sono di qui / Ich bin von hier ! Notre liberté ne nous a pas été donnée, mais combattue et priée par nos ancêtres plus d'une fois! Aujourd'hui, comme autrefois, notre existence en tant que peuple libre dépend du fait que nous nous battions pour cela chaque jour. Restez inébranlable et soyez un gardien de la patrie pour que nous puissions remettre une Suisse libre telle que nous la connaissions à la génération suivante. Nous n'avons qu'une seule patrie!

dimanche 18 janvier 2026

Deux requérants d'asile provoquent une bagarre en gare de Fribourg


Une bagarre provoquée par deux requérants d’asile a eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche, aux alentours de 23 h 58 à la gare de Fribourg, a appris La Liberté. L’altercation s’est déroulée entre un ressortissant marocain âgé de 27 ans et un ressortissant algérien de 24 ans, indique le sergent-major Philippe Droux, porte-parole de permanence de la police cantonale fribourgeoise.

Enquête ouverte

«Le ressortissant marocain a été blessé vraisemblablement par une arme blanche. L’enquête doit déterminer les circonstances de la bagarre raison pour laquelle nous ne pouvons pas employer le terme «poignarder», ni expliquer la raison qui a déclenché cette altercation», poursuit-il. La victime a été conduite en ambulance dans un hôpital de la région où elle a été soignée. Elle présente une blessure «sans conséquence grave», précise le porte-parole.

Le ressortissant algérien a été interpellé, identifié et placé en arrestation provisoire pour les besoins de l’enquête. Philippe Droux précise que la centrale de police a été avisée de cet événement à 23 h 59 par un agent de sécurité en gare de Fribourg. Plusieurs patrouilles ont été mobilisées.

Delphine Francey

laliberte.ch

samedi 17 janvier 2026

Politique, business en Valais: comment le couple Clivaz est devenu central à Crans-Montana

 

Jusque-là, la tragédie de Crans-Montana avait braqué les projecteurs sur les personnages principaux. A commencer par le président de la commune, le maire de Crans-Montana Nicolas Féraud (PLR). Ce dernier, après une conférence de presse qualifiée de fiasco le 6 janvier, semble désormais en retrait. Le 16 janvier, on apprenait en outre qu’il avait démissionné du comité directeur des championnats du monde de ski 2027, et qu’il était remplacé par le PLR Sébastien Rey. 

C’est désormais la vice-présidente de Crans-Montana, Nicole Bonvin Clivaz (du parti MDC, allié au PLR), qui semble propulsée au devant de la scène, même si elle aussi s’avère peu accessible aux médias. Les excuses de la commune aux familles des victimes, c’est elle qui les a présentées le 9 janvier sur la RTS. 

Information parvenue à la commune?

Mais ce sont les liens familiaux de Nicole Bonvin Clivaz qui ont également reçu un coup de projecteur, à la faveur de la prise de parole de son mari, le restaurateur Jean-Daniel Clivaz. Ce dernier dirige depuis 2014 l’organisation faîtière du tourisme, Crans-Montana Tourisme & Congrès (CMTC), qui inclut le maire Nicolas Féraud dans son comité. 

Jean-Daniel Clivaz, qui est par ailleurs vice-président du Ski Club de Crans-Montana, a dénoncé le 13 janvier les circonstances de l’incendie du «Constellation». Il a déclaré sur une chaîne italienne, puis à «24 Heures», qu'il aurait prévenu le propriétaire du bar incendié Jacques Moretti, lors des travaux en 2015 déjà, que la mousse fixée au plafond pouvait présenter un danger. 

«C'était courageux de sa part d’avoir abordé ce sujet», commente un de nos interlocuteurs. Décrit comme étant «100% engagé dans la vie de la station, parfaitement aligné avec ce qu’il dit dans cette séquence», Jean-Daniel Clivaz est très apprécié. Ce professeur de ski et de parapente est jugé intègre et engagé pour la sécurité.

De nombreuses casquettes

Mais à partir de là, d’autres parmi nos interlocuteurs, qui s’expriment eux aussi sous couvert d’anonymat, se sont interrogés: Jean-Daniel Clivaz a-t-il discuté avec son épouse des dangers de la mousse, et de ce qu’en aurait su Jacques Moretti? Nicole Bonvin Clivaz est devenue conseillère communale en octobre 2016

La fusion des communes de Chermignon, Mollens, Montana et Randogne en Crans-Montana était effective au 1er janvier 2017. Dans l’hypothèse où la numéro 2 de Crans-Montana était au courant, pourquoi la commune n’aurait-elle pas effectué dès ce moment les contrôles du «Constellation» qui s’imposaient? 

Le couple Clivaz, à travers ses multiples activités et casquettes dans la restauration, le tourisme, l’hôtellerie, le sport et la politique, suscite à la fois une grande admiration, et quelques interrogations quant à divers liens d’intérêts. Nicole Bonvin Clivaz siège au comité directeur de l’Association des Communes de Crans-Montana (ACCM), qui décide entre autres des budgets du tourisme qui sont attribués à la faîtière présidée par son mari. Elle-même n’est pas directement en charge du tourisme, mais elle est en charge des sports et loisirs. 

Poids lourds dans la restauration

Si la vice-présidente a un pied dans la politique communale, elle a aussi l’autre pied bien implanté dans le commerce et l’hôtellerie-restauration de par son propre héritage familial. D’après le registre du commerce, Jean-Daniel Clivaz et son épouse sont copropriétaires du magasin et bar Amadeus et restaurant d’altitude Amadeus 2006, et de l’hôtel Olympic et de son restaurant Le Mayen, situés à la même adresse. Ils sont, ou ont été, actionnaires de la société Saveur des Alpes, sise sur la même rue, et des Pizzerias du Rhône

Jean-Daniel Clivaz aurait en outre acquis l’Arnouva, situé à l’arrivée des télécabines Montana-Arnouva. Depuis quelques années, le Valaisan est incontournable dans les services de traiteur, ayant candidaté et directement été choisi par l’Omega European Masters de golf, qui se déroule au Golf-Club Crans-sur-Sierre, dont la commune possède le terrain et qui a reçu un demi-million de francs de l'ACCM en 2024. Jean-Daniel Clivaz a également agi comme traiteur pour les dernières Coupes du monde de ski. «Les mandats de catering de la commune sont, pour l’essentiel, attribués en direct», d’après une source. 

Par ailleurs, Jean-Daniel Clivaz a vendu en octobre 2018 à la commune les parcelles de l'ancien hôtel Cisalpin, que l’hoirie de sa famille détenait aux Barzettes, dans l’aire d’arrivée des Championnats du monde de ski alpin, qui ont lieu en février 2027. Cette décision figure dans un extrait de PV de la commune. Un montant de transaction de 2 millions de francs est indiqué dans les comptes 2018 de celle-ci. Nicole Bonvin Clivaz était vice-présidente quand la commune a acheté l’hôtel de son mari. Elle se serait récusée, mais en toute fin de processus, selon nos sources. «La question, c’est jusqu’à quel moment elle a participé aux discussions.» 

PLR et MDC contre un Conseil général

Pour le restaurateur et homme fort du tourisme de Crans-Montana, «la présence de son épouse au Conseil communal n’est pas pour le desservir», indiquent nos sources. «La position de pivot qu’occupe Nicole Bonvin Clivaz à l’Exécutif confère à cette dernière un certain pouvoir car sa voix permet d’apporter une majorité au PLR», poursuit notre source.

Les liens entre politique et business sont une pratique courante en Valais. En juin 2020, les citoyens de Crans-Montana ont voté contre l’instauration d’un Conseil général dans la commune. Les partis de Nicole Bonvin Clivaz et de Nicolas Féraud, le MDC et le PLR, étaient opposés à la mise en place d’une telle structure, que soutenaient en revanche le Centre et le PS. 

Cette entité aurait servi à contrôler le Conseil communal, par des questions, des motions, des interpellations. «Ils ne voulaient pas devoir rendre des comptes sur d’éventuels conflits d’intérêts», estime une source. «Sans Conseil général, pas de contrôle effectif de l’administration». 

Interrogations sur Vitek et CMA

Autre affaire évoquée, le refus en 2018, par la commune de Crans-Montana, de la convention proposée par l’investisseur tchèque Radovan Vitek, pour sauver CMA, la société des remontées mécaniques, qui risquait l’insolvabilité. Ce refus aboutira à la fermeture, en avril 2018, du domaine skiable de Crans-Montana. Les communes d’Icogne et de Lens avaient signé la convention. 

Nos sources s’interrogent sur le rôle joué dans cet épisode par Nicole Bonvin Clivaz, sachant que sur le plan privé, le restaurant du couple, l’Amadeus 2006, l’un des huit derniers restaurants de montagne qui étaient restés indépendants de Radovan Vitek, était en bisbille avec ce dernier et avec CMA. 

La «NZZ am Sonntag» a raconté l’affaire: le 5 février 2018, Jean-Daniel Clivaz reçoit un appel d’un ami: «Le directeur de CMA veut te couper l'eau», lui a-t-il annoncé. Il vérifie les canalisations, et effectivement, il n'y avait pas d'eau. La situation a perduré pendant deux mois. Interrogé à ce sujet par la NZZ, il a déclaré n’avoir pas su pourquoi l'eau avait été coupée. Heureusement, la cuve du restaurant était pleine. «Le fait qu'un milliardaire investisse ici est très positif», avait-il répondu au média alémanique. «Cependant, exercer une telle pression sur l'économie locale est inacceptable.»

Interviewé en novembre 2018 par «Le Temps», Radovan Vitek a déclaré qu'au sein de la mairie de Crans, les deux seuls à s’opposer à lui étaient Nicolas Féraud et Nicole Bonvin Clivaz. Le milliardaire déclarait: «La raison d’être du président de Crans-Montana, Nicolas Féraud, et de sa vice-présidente, Nicole Bonvin Clivaz, c’est la guerre avec CMA.»

Une revanche pour le Centre?

Nous avons contacté la vice-présidente afin de savoir si elle savait que son mari avait averti Moretti des dangers de la mousse, et pourquoi la commune n'a pas agi. Nous avons également voulu savoir si elle s’était révoquée durant les discussions liées à CMA, et durant celles liées au Cisalpin, mais n’avons pas obtenu de réponse. Notre interlocutrice nous a renvoyés au communiqué que la commune a publié au sujet de l’instruction en cours liée à la tragédie du «Constellation».

De façon plus générale, nos sources semblent vouloir questionner le rôle d’un PLR devenu tout puissant ces dernières années à Crans-Montana, avec l'aide du MDC, et aux dépens d’un Centre clairement frustré. 

Au final, quel que soit le parti, aucun de nos interlocuteurs ne s’étonne de ces situations constamment à la limite du conflit d’intérêt. «C’est le Haut plateau, nous résume un interlocuteur. L’ensemble de la station fonctionne ainsi. Des conflits d’intérêt, vous en trouverez des centaines. Ce qui est sûr, c’est que la station a besoin de ce couple Clivaz. D’elle, pour suppléer à Féraud dans cette crise, et de lui, qui porte le tourisme et passe bien à l’international. Et croyez-moi, dans cette station, on a vu pire.»

Myret Zaki

blick.ch

Malley: Un rapport pointe les défaillances de l'échafaudage

 

L’effondrement d’un échafaudage et d’un monte-charge sur le chantier de la Tour Malley Phare, à Prilly, avait coûté la vie à trois personnes et fait une dizaine de blessés en juillet 2024. Un rapport d’expertise, révélé jeudi 15 janvier par la RTS, met aujourd’hui en cause l’entreprise responsable des échafaudages et pointe des contrôles défaillants, incapables de prévenir les risques.

Le bureau Petignat Cordoba Engineering conclut à de graves manquements. «L'échafaudage qui s'est effondré ne respectait absolument pas les normes en vigueur, ni les règles de l'art, ni encore les prescriptions des fournisseurs», concluent les experts, ciblant directement l’entreprise d’échafaudage.

Effondrement inévitable

Selon le rapport, la cause principale de l’effondrement réside dans un sous-dimensionnement de la structure, incapable de supporter les poids annoncées sur les panneaux d’information. Fragilisée par des défauts de conception, elle était «vulnérable à toute perturbation, même minime». Pour les experts, l’effondrement était inévitable, la question n’étant pas de savoir «si», mais «quand».

Problèmes ignorés

L’expertise pointe aussi de sérieuses lacunes dans les contrôles effectués. Bien que plusieurs contrôles aient eu lieu, ils se seraient concentrés sur des non-conformités mineures, sans évaluer la résistance globales de l’ouvrage. Le risque d’effondrement aurait été tout bonnement ignoré.

Après l’accident, un nouvel échafaudage a été installé sur le chantier. D’après les mêmes experts, il respecte désormais les normes en vigueur.

Solène Monney

blick.ch

lundi 5 janvier 2026

La Confédération ouvre un livre de condoléances en ligne


Ce drame a provoqué un choc et une grande tristesse dans le monde entier, souligne la page d'accueil de ce livre de condoléances, en français, allemand, italien et anglais. On y trouve notamment des messages du président de la Confédération Guy Parmelin, des conseillers fédéraux Ignazio Cassis et Beat Jans, ainsi que du président du gouvernement valaisan Mathias Reynard.

Il est destiné aux personnes souhaitant exprimer leur tristesse et leur sympathie aux victimes, écrit le Conseil fédéral sur le réseau social X.

ATS

La piste de luge éphémère de retour dans les rues historiques

 


La piste de luge géante est bientôt de retour dans les rues historiques de Fribourg. Du 16 au 18 janvier, les rues de Stalden et de la Samaritaine seront dédiées à la glisse et à la convivialité: petits et grands pourront y amener leurs bobs et dévaler 150 mètres recouverts de neige, gratuitement. Comme chaque année, l'attraction a été affublée d'un nom décalé: après la «Manneken'Piste» en 2025, clin d'œil à la Belgique, voici la «Prosciutto e Sprunghi», référence à la pizza italienne prosciutto e funghi, mais surtout hommage à Julien Sprunger, légende du hockey fribourgeois qui a pris sa retraite fin 2025. Le joueur, dont le surnom était «Sprungi», a porté durant 23 saisons les couleurs du HC Fribourg-Gottéron.

La Piste de luge de Fribourg est portée par les résidents du quartier de l'Auge, réunis au sein du Comité d'animation de la place du Petit-Saint-Jean. Au fil des ans, la manifestation a débordé le cadre du quartier. Elle attire désormais des habitants de toute la ville, des visiteurs et des touristes, avec toujours la même volonté: favoriser les échanges entre générations, voisins, familles et personnes de passage, explique le comité d'organisation. «Ce qui nous motive, c'est avant tout de créer des moments conviviaux, accessibles à toutes et à tous, où les gens prennent plaisir à se retrouver.» L'événement, qui nécessite l'implication de plus de 40 bénévoles, propose un bar en sus de la piste de bob (qui ne sont pas fournis, chacun doit amener le sien).

20min.ch

dimanche 4 janvier 2026

Le Sherif de Mar-a-Lago au Venezuela

 


Et maintenant, qui sur la liste? Le régime des ayatollahs en Iran? Le régime castriste finissant à Cuba? Le régime sandiniste au Nicaragua? À coup sûr, dans les capitales de ces trois pays, connues pour être dans le viseur de Donald Trump de la «Delta force» et des «Navy Seals», l’ambiance doit être sinistre dans les cercles du pouvoir. Tous ces régimes, il faut le dire, sont aussi décrédibilisés que celui de Nicolas Maduro, le président vénézuélien capturé par les forces spéciales américaines pour être déféré devant la justice. Certains sont coupables de crimes de masse. Tous broient leur population et accaparent la richesse de leurs pays respectifs. Ils sont donc à la portée du shérif Trump. Au moins en théorie…

Cette manière de penser le monde et les changements de régime comme une succession d’opérations militaires rondement menées par les forces spéciales de la première puissance militaire mondiale a de quoi plaire à l’opinion. Combien d’entre nous ont pensé, un jour, qu’il suffirait de capturer Poutine pour mettre fin à l’agression de la Russie contre l’Ukraine ? Combien, au sein des générations précédentes, s’étaient accoutumés aux coups d’État organisés par la France en Afrique, ou par les États-Unis en Amérique latine? Ce qui s’est passé au Venezuela peut dès lors apparaître comme un juste retour des choses. Trump, après tout, fonctionne en empereur. Il déboulonne ceux qui s’opposent à lui et posent problème à son pays dans son pré carré sud-américain, voire au-delà. Du lourd. Du chirurgical. Du bon usage de la force, à partir d'une armada navale, pour éliminer les «bad guys».

Le problème est que le monde ne tourne pas comme ça. Il ne suffit pas d’une frappe, aussi bien menée et spectaculaire soit-elle, pour défaire un système, ou d’un enlèvement réussi pour faire tomber un régime. Plus grave: la loi du plus fort, et du plus puissant du moment, a toujours attisé dans l’histoire les jalousies et les rivalités de ses concurrents. La Chine, qui soutenait Maduro, va sans doute en déduire que la route de Taïwan est ouverte. La Russie se trouve confortée dans sa volonté de mettre l’Ukraine au pas. Ainsi va la tectonique des plaques géopolitiques. D’autant que, dans trois ans, le shérif Trump quittera la Maison-Blanche (normalement).

La deuxième raison de se méfier du shérif de Mar-a-Lago est que son ordre imposé à coups de revolver (en réalité, à coups de missiles et de forces spéciales) a pour seul but de faire triompher les intérêts des États-Unis. Personne, bien sûr, ne contestera l’utilité d’un grand coup porté aux narcotrafiquants latino-américains. Mais qui peut oublier que l’argent des cartels prospère à Miami et dans d’autres places financières? Qui peut oublier, dans le passé, la proximité entre la CIA et certains trafiquants de drogue ou dictateurs latino-américains? Qui peut croire que Trump ne fermera pas les yeux sur les agissements d’autres autocrates, si ces derniers sont favorables à son pays et à ses intérêts? A l'évidence, son choix est d'ailleurs fait sur qui doit diriger le futur Venezuela...

Bravo, shérif Trump? La bonne réponse est plutôt: «Attention, danger». Un dictateur va se retrouver devant la justice et il faut sans doute s’en féliciter, eu égard à ses crimes. Mais cette justice est exclusivement américaine. Ne l’oublions pas. Surtout lorsque, comme nous, Européens, avons des intérêts stratégiques et économiques divergents…

Egger Ph.