Chu de che / Je suis d'ici / Sono di qui / Ich bin von hier ! Notre liberté ne nous a pas été donnée, mais combattue et priée par nos ancêtres plus d'une fois! Aujourd'hui, comme autrefois, notre existence en tant que peuple libre dépend du fait que nous nous battions pour cela chaque jour. Restez inébranlable et soyez un gardien de la patrie pour que nous puissions remettre une Suisse libre telle que nous la connaissions à la génération suivante. Nous n'avons qu'une seule patrie!

lundi 5 janvier 2026

La Confédération ouvre un livre de condoléances en ligne


Ce drame a provoqué un choc et une grande tristesse dans le monde entier, souligne la page d'accueil de ce livre de condoléances, en français, allemand, italien et anglais. On y trouve notamment des messages du président de la Confédération Guy Parmelin, des conseillers fédéraux Ignazio Cassis et Beat Jans, ainsi que du président du gouvernement valaisan Mathias Reynard.

Il est destiné aux personnes souhaitant exprimer leur tristesse et leur sympathie aux victimes, écrit le Conseil fédéral sur le réseau social X.

ATS

La piste de luge éphémère de retour dans les rues historiques

 


La piste de luge géante est bientôt de retour dans les rues historiques de Fribourg. Du 16 au 18 janvier, les rues de Stalden et de la Samaritaine seront dédiées à la glisse et à la convivialité: petits et grands pourront y amener leurs bobs et dévaler 150 mètres recouverts de neige, gratuitement. Comme chaque année, l'attraction a été affublée d'un nom décalé: après la «Manneken'Piste» en 2025, clin d'œil à la Belgique, voici la «Prosciutto e Sprunghi», référence à la pizza italienne prosciutto e funghi, mais surtout hommage à Julien Sprunger, légende du hockey fribourgeois qui a pris sa retraite fin 2025. Le joueur, dont le surnom était «Sprungi», a porté durant 23 saisons les couleurs du HC Fribourg-Gottéron.

La Piste de luge de Fribourg est portée par les résidents du quartier de l'Auge, réunis au sein du Comité d'animation de la place du Petit-Saint-Jean. Au fil des ans, la manifestation a débordé le cadre du quartier. Elle attire désormais des habitants de toute la ville, des visiteurs et des touristes, avec toujours la même volonté: favoriser les échanges entre générations, voisins, familles et personnes de passage, explique le comité d'organisation. «Ce qui nous motive, c'est avant tout de créer des moments conviviaux, accessibles à toutes et à tous, où les gens prennent plaisir à se retrouver.» L'événement, qui nécessite l'implication de plus de 40 bénévoles, propose un bar en sus de la piste de bob (qui ne sont pas fournis, chacun doit amener le sien).

20min.ch

dimanche 4 janvier 2026

Le Sherif de Mar-a-Lago au Venezuela

 


Et maintenant, qui sur la liste? Le régime des ayatollahs en Iran? Le régime castriste finissant à Cuba? Le régime sandiniste au Nicaragua? À coup sûr, dans les capitales de ces trois pays, connues pour être dans le viseur de Donald Trump de la «Delta force» et des «Navy Seals», l’ambiance doit être sinistre dans les cercles du pouvoir. Tous ces régimes, il faut le dire, sont aussi décrédibilisés que celui de Nicolas Maduro, le président vénézuélien capturé par les forces spéciales américaines pour être déféré devant la justice. Certains sont coupables de crimes de masse. Tous broient leur population et accaparent la richesse de leurs pays respectifs. Ils sont donc à la portée du shérif Trump. Au moins en théorie…

Cette manière de penser le monde et les changements de régime comme une succession d’opérations militaires rondement menées par les forces spéciales de la première puissance militaire mondiale a de quoi plaire à l’opinion. Combien d’entre nous ont pensé, un jour, qu’il suffirait de capturer Poutine pour mettre fin à l’agression de la Russie contre l’Ukraine ? Combien, au sein des générations précédentes, s’étaient accoutumés aux coups d’État organisés par la France en Afrique, ou par les États-Unis en Amérique latine? Ce qui s’est passé au Venezuela peut dès lors apparaître comme un juste retour des choses. Trump, après tout, fonctionne en empereur. Il déboulonne ceux qui s’opposent à lui et posent problème à son pays dans son pré carré sud-américain, voire au-delà. Du lourd. Du chirurgical. Du bon usage de la force, à partir d'une armada navale, pour éliminer les «bad guys».

Le problème est que le monde ne tourne pas comme ça. Il ne suffit pas d’une frappe, aussi bien menée et spectaculaire soit-elle, pour défaire un système, ou d’un enlèvement réussi pour faire tomber un régime. Plus grave: la loi du plus fort, et du plus puissant du moment, a toujours attisé dans l’histoire les jalousies et les rivalités de ses concurrents. La Chine, qui soutenait Maduro, va sans doute en déduire que la route de Taïwan est ouverte. La Russie se trouve confortée dans sa volonté de mettre l’Ukraine au pas. Ainsi va la tectonique des plaques géopolitiques. D’autant que, dans trois ans, le shérif Trump quittera la Maison-Blanche (normalement).

La deuxième raison de se méfier du shérif de Mar-a-Lago est que son ordre imposé à coups de revolver (en réalité, à coups de missiles et de forces spéciales) a pour seul but de faire triompher les intérêts des États-Unis. Personne, bien sûr, ne contestera l’utilité d’un grand coup porté aux narcotrafiquants latino-américains. Mais qui peut oublier que l’argent des cartels prospère à Miami et dans d’autres places financières? Qui peut oublier, dans le passé, la proximité entre la CIA et certains trafiquants de drogue ou dictateurs latino-américains? Qui peut croire que Trump ne fermera pas les yeux sur les agissements d’autres autocrates, si ces derniers sont favorables à son pays et à ses intérêts? A l'évidence, son choix est d'ailleurs fait sur qui doit diriger le futur Venezuela...

Bravo, shérif Trump? La bonne réponse est plutôt: «Attention, danger». Un dictateur va se retrouver devant la justice et il faut sans doute s’en féliciter, eu égard à ses crimes. Mais cette justice est exclusivement américaine. Ne l’oublions pas. Surtout lorsque, comme nous, Européens, avons des intérêts stratégiques et économiques divergents…

Egger Ph.

Les baleines - Golden Tour - Julien Doré

 


Egger Ph.

Dès février, on pourra vous surveiller via Teams

 

Le travail hybride mêlant présentiel et télétravail est devenu très répandu chez de nombreux employeurs suisses. Toutefois, certains patrons ne font pas toujours confiance à leurs collaborateurs. C'est pourquoi la dernière mise à jour de Microsoft Teams devrait leur faire plaisir. Le plus grand fournisseur de logiciels de bureau annonce le lancement d'une reconnaissance automatique de localisation dès février 2026.

Voilà comment ça fonctionne: lorsque vous vous connectez, Microsoft Teams transmet automatiquement votre position. Si votre employeur active cette fonction, il peut enregistrer votre lieu de travail que vous soyez au bureau ou ailleurs.

Avec cette nouvelle mise à jour, l'entreprise américaine veut faciliter le travail hybride. Par exemple, si vous êtes plusieurs collègues à vous connecter à une séance en ligne en télétravail et que vous constatez que vous êtes tous localisés au même endroit, vous pourrez faire directement votre séance en présentiel. Mais l'inconvénient de cette nouvelle fonctionnalité, ce qu'elle permet aussi à votre patron de vous démasquer si vous n'êtes pas à votre poste de travail.

Pas sans l'accord de l'employé

A noter que cette surveillance de votre lieu de travail est désactivée dans MS Teams, en principe, et chaque employeur peut décider individuellement de l'activer, mais uniquement avec votre accord. Il vous faut accepter la reconnaissance de l'emplacement sur votre appareil, votre patron ou un administrateur ne peut pas le faire de l'extérieur. De plus, cette fonctionnalité peut être limitée aux heures de bureau.

En dehors des heures de travail, légalement, une entreprise n'a pas le droit de surveiller la localisation de ses collaborateurs. En revanche, elle a le droit de le faire pendant les heures de travail pour des questions d'organisation. Pour la surveillance d'autres supports, comme votre temps d'écran ou votre saisie sur clavier, c'est une zone grise. Au début, Microsoft voulait déployer cette nouvelle fonctionnalité en décembre, mais le lancement mondial est prévu pour le mois prochain.

Milena Kälin

Martin Schmidt

blick.ch

vendredi 2 janvier 2026

Le Rollot de Picardie ; fromage royal

 


Ce fromage porte le nom d’une petite commune de Picardie. Lors d’un déplacement dans la région, Louis XIV eut l’occasion de déguster ce fromage et de faire son renom. Il l’apprécia tant qu’il le nomma “fromage royal”.

Issu de lait de vache, le Rollot est un fromage à pâte molle, proche cousin du Maroilles : ce sont des moines de l’abbaye de Maroilles, aujourd’hui disparue, qui auraient adapté la recette en s’installant dans la Somme et créant un fromage plus petit. 

Comme son modèle, sa croûte est régulièrement lavée à l’eau salée, ce qui le rend plus souple et plus goûteux, en encourageant le développement du « ferment du rouge ». Sa croûte est ainsi orangée. Des réflexions et des démarches ont été engagées depuis le début des années 2000 pour tenter de décrocher une appellation d’origine.

Le Rollot est le cousin du Maroilles. Grâce à son petit format, il est idéal sur un plateau de fromages régionaux. Il est une spécialité fromagère de Thiérache et a traversé les siècles.

Le fromage Rollot est soit rond, soit en forme de cœur. Sa croûte lavée est de couleur orangée et son odeur est puissante.

 




C'est du XVIe siècle que la première mention écrite du fromage de Rollot apparaît dans les baux et fermages à payer en espèces qui se complétaient d’une fourniture régulière en rollots.

« Louis XIV ayant entendu parler de l’excellence de ces fromages, demanda un jour, en passant à Orvillers pour ses belles conquêtes de 1670, 1671, et 1672 à Monsieur de Bourges de Sorel, qui se trouvait dans ce moment sur le chemin ce qu’il en était. Monsieur de Bourges qui avait un air distingué, des façons et de l’esprit plut infiniment au Roi par ses réponses. Il l’entretint par la portière de son carrosse, assez loin, et lui fit un détail si favorable des fromages qui se faisaient dans ce canton, que le Roi lui dit de les lui envoyer lorsqu’il serait dans leur bonté, on sait que c’est ordinairement depuis Noël jusqu’à Carême. Monsieur de Bourges ne manqua pas d’exécuter un ordre si glorieux pour lui et partit le premier de l’année avec douze douzaines de ces fromages et les présenta au Roi qui les reçut avec plaisir et fit grand accueil à M. de Bourges. Ils furent trouvés si fins et d’une si bonne pâte, que le Roi lui fit dire le lendemain qu’il en voulait avoir tous les ans, et en même temps lui fit une pension de 600 livres sur sa cassette». »

Louis XIV institua la charge de « Fromagier royal » qu'il confia à Rhené Jean de Bourges, receveur de la seigneurie d’Orvillers. On trouve trace de plusieurs baux, du XVIIIe siècle qui mentionnent le fromage de Rollot. On fabriquait également ce fromage dans d'autres villages des environs : Ressons-sur-Matz, Boulogne-la-Grasse, Le Frestoy-Vaux, Le Tronquoy, Le Ployron, Conchy-les-Pots, Beuvraignes, Arvillers, Guerbigny...

La Première Guerre mondiale paralysa la production et le commerce du rollot. Le bourg fut détruit lors du conflit. Pour la relance du fromage, en 1920, une fromagère, Marie Louvin, lui donna une forme de cœur, peut-être par sa proximité géographique avec le neufchâtel. Une laiterie-fromagerie fut créée en 1928, à Rollot, en face des anciennes caves à fromages mais la production du fromage déclina inexorablement jusqu'à la quasi extinction.

En 2019, le rollot est produit par trois fermiers et trois industriels mais il n'est plus fabriqué sur la commune de Rollot. 

La production traditionnelle du fromage fermier « rollot » est située à :

Grébault-Mesnil, dans le Vimeu (ouest du département de la Somme) par trois familles vivant d'élevage
Marchélepot, dans le Santerre (est de la Somme),
Grémévillers, dans le Beauvaisis (nord-ouest du département de l'Oise),
Fruges, dans le Pas-de-Calais,
Étroeungt, à la ferme des Bahardes, dans le Nord.
Industriellement, il est élaboré de nos jours à Mondrepuis, en Thiérache (nord du département de l'Aisne) et dans la fromagerie du bourg de Guiscard (nord-est de l'Oise).


Aspect physique

La croûte du Rollot est rose orangée claire lorsqu’elle est jeune et devient progressivement rouge brique en s’affinant.

Sa pâte est de couleur crème avec un noyau crayeux.

Le poids moyen d'un fromage « rollot » est de 300 grammes. Il est de forme ronde de 8 à 9 cm de diamètre pour 3 à 4 cm d'épaisseur, ou en forme de cœur. Le rollot a une odeur assez développée aux arômes frais et acides. En bouche, c'est un fromage souple et fondant, qui offre un goût, légèrement salé et acidulé, avec l'apparition d'arômes fruités et épicés après un affinage prolongé.

Saveur

Souple et fondant en bouche, le Rollot révèle une odeur relevée, une saveur acidulée qui s’atténue avec le temps et son goût devient plus rustique et puissant après un affinage prolongé.

La période de consommation idéale s'étale de mai à octobre après un affinage d'un mois, mais aussi de mars à novembre. Il peut acquérir un goût très fort si l'affinage est bien fait (6 semaines).

Egger Ph.