JE SUIS D'ICI !

lundi 10 octobre 2016

La génération baskets formée aux rangers


Lorsqu'il faut troquer baskets contre souliers militaires, les petons souffrent. (photo: Keystone)



Troquer ses godasses de tous les jours pour de lourdes chaussures montantes n’est pas donné à tout le monde. Si, par dessus le marché, il faut encore se coltiner ces pompes neuves pour des marches qui n’en finissent plus avec des kilos de matériel sur le dos, c’est souvent synonyme de cloques à l’arrivée. Le dur quotidien des nouvelles recrues pourrait toutefois s’améliorer ces prochaines années.

Un passage pas toujours sans douleurs

L’état-major de l’armée s’est rendu compte que le changement était parfois abrupt pour les petons de ses nouveaux appelés. Si l’armée ne tient pas de statistiques de ces bobos, elle a commandé une étude sur le sujet en 2013.

Conséquence de ce rapport, un essai pilote est en cours actuellement au sein de l’école de recrues d’infanterie 5, indique Caspar Zimmermann, porte-parole de l’armée. L’idée est que le changement se fasse de manière plus progressive. «Les marches des premiers jours sont plus courtes. A l’aller, ils mettent les chaussures militaires, au retour, ils enfilent des pantoufles de gym.» En caserne, les futurs soldats ne sont plus obligatoirement tenus de marcher avec les gros souliers, les baskets sont tolérées. «Dans la vie courante, on ne porte pas tout le temps les mêmes chaussures» justifie Carl Zimmermann.

Nouveautés prévues en 2020

Les godillots actuels datent de 1990, d’après un modèle de 1950. «Des essais sont en cours pour proposer des nouvelles chaussures de marche. Mais ces godasses miracles ne chausseront pas les troupes avant 2020.



ATS