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vendredi 2 mars 2018

Pour la Migros, la saison des fraises a débuté, Coop suit et les 2 font croire qu'ils font du durable...


«Qui doit avoir le plus honte? 
Migros & Coop qui vendent des fraises blanches qui n'ont aucun goût et ne donnent pas envie, ou les abrutis qui les achètent stupidement?»

Une campagne de pub suscite l’agacement chez les consommateurs


«De qui se moque-t-on? La saison des fraises au mois de février?» Comme cet utilisateur de Facebook dans un post partagé plus de 700 fois en deux jours, nombreux sont ceux qui ont été surpris par la publicité de Migros, qui annonce que «la saison des fraises est ouverte». Il y a dix jours, une Genevoise s’agaçait de voir, sur les étals, une action sur les barquettes venues d’Espagne avec la mention «De saison».

La publicité est d’autant plus surprenante que le site web de la coopérative propose un tableau qui «aide à acheter des produits de saison». Pour les fraises, celle-ci commence en mai.

A noter que chez Coop, les mêmes fruits sont vendus, en action. «Nous souhaitons offrir un assortiment aussi varié que possible tout au long de l’année. Les fraises d’Espagne peuvent être récoltées dès l’hiver grâce à la douceur du climat et offrent un changement bienvenu durant cette période», répond Lisa Asticher, porte-parole de Migros.

Mais certains pointent aussi la responsabilité du consommateur. «Qui doit avoir le plus honte? Migros qui vend ces fraises blanches qui ne donnent pas envie, ou ceux qui les achètent?», se demande un internaute. «Nous souhaitons laisser la possibilité aux clients de consommer des produits variés, même en hiver. Pour ceux qui préfèrent attendre, nous ne manquerons pas d’annoncer l’arrivée des premières fraises suisses dans nos rayons», poursuit Lisa Asticher.

Pommes plastifiées 


Un autre point suscite l'ire des clients au rayon fruits. Des pommes sont vendues dans des tubes en plastique, à raison de quatre fruits par tube, dans les cantons de Neuchâtel et Fribourg. «Afin d'évaluer l'impact de nos emballages sur la nature, nous réalisons des bilans écologiques, qui démontrent que, sur le cycle de vie complet d'un produit, l'emballage n'a qu'une influence moindre sur l'impact écologique, à raison de 2 à 5%», relativise la porte-parole. «Le zéro déchet, ce n'est pas pour demain», regrette néanmoins une internaute.

Yannick Weber