Chu de che / Je suis d'ici / Sono di qui / Ich bin von hier ! Notre liberté ne nous a pas été donnée, mais combattue et priée par nos ancêtres plus d'une fois! Aujourd'hui, comme autrefois, notre existence en tant que peuple libre dépend du fait que nous nous battions pour cela chaque jour. Restez inébranlable et soyez un gardien de la patrie pour que nous puissions remettre une Suisse libre telle que nous la connaissions à la génération suivante. Nous n'avons qu'une seule patrie!

lundi 9 mars 2026

Bye-bye, le Winkelried antibagnole

 

L'éviction de Pierre-Olivier Nobs a comme un air de déjà-vu à Fribourg. En 2011, le conseiller communal Charles de Reyff, lui aussi en charge de la mobilité, n’avait pas été réélu. Le passage de l’avenue de la Gare à sens unique avait pesé sur son bilan. L’ironie de l’histoire, c’est que le démocrate-chrétien avait dû laisser sa place à la libérale-radicale Antoinette de Weck. Or, ce dimanche, Le Centre (ex-Parti démocrate chrétien) retrouve ses deux sièges à l’exécutif alors que le PLR échoue une deuxième fois à y revenir.

«L’homme du 30 à l’heure», ainsi que l’a baptisé la presse helvétique, n’est donc pas le premier à être victime de la guéguerre entre les automobilistes et les cyclistes ou les piétons en ville de Fribourg. Au-delà du système de scrutin proportionnel qui aura handicapé le Centre gauche, Pierre-Olivier Nobs paie aussi l’addition d’un style de gouvernance très personnel, qui laissait peu de place à la nuance ou au consensus.

La gauche peut néanmoins être reconnaissante à ce «Winkelried» qui aura foncé en première ligne et accepté de prendre des coups pour rendre les transports plus conformes à sa doxa environnementale.

Elus à la faveur d’une alliance, les deux nouveaux venus centristes se proposent de tempérer les ardeurs idéologiques de la gauche. Reste à savoir si leurs alliés de droite accepteront longtemps de faire la courte échelle au parti historiquement hégémonique de Fribourg pour lui permettre de revenir au pouvoir.

Patrick Chuard

laliberte.ch