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mercredi 30 août 2017

"Tenue correcte et un visage découvert" pour les élèves


Image: Keystone


La loi sur la scolarité obligatoire indique que les élèves doivent "fréquenter l'école dans une tenue correcte et à visage découvert". La tâche de fixer des règles internes plus détaillées revient ensuite aux directeurs d'établissements.

L'école de Vallorbe fait parler d'elle avec ses consignes sur les tenues vestimentaires différentes en fonction des genres. A Fribourg, les règlements internes des cycles d'orientation (CO) affichent des directives plutôt générales quant à ce qui est permis ou non au sein de chaque établissement. Si la loi cantonale sur la scolarité obligatoire évoque une "tenue correcte et un visage découvert" pour les élèves, c'est ensuite aux directeurs d'établissement qu'incombe la tâche de fixer des règles plus détaillées.

Propreté, décence et couvre-chefs interdits reviennent très régulièrement dans ces documents, même si ceux-ci affichent quelques nuances.

Enseignants formés à la lutte contre le radicalisme

C'est une première en Suisse. Dès l'an prochain, le personnel des écoles genevoises - du primaire au cycle d'orientation ou encore dans les centres de formation professionnelle - sera formé à détecter et accompagner les élèves à risque en matière de radicalisation, islamiste ou autre.

Une première phase verra la formation d'un enseignant de référence pour chaque établissement scolaire, révèle la «Tribune de Genève». Ceux-ci vont apprendre à évaluer l’extrémisme violent, l'extrémisme islamique et la propagande du groupe Etat islamique.

Dans un deuxième temps, une sensibilisation se fera dans les écoles, auprès de tout le personnel, pour reconnaître les signes avant-coureurs d'une radicalisation: changement de comportement, d'apparence physique, vestimentaire, pratiques religieuses très ritualisées, provocations verbales.

Pour la conseillère d'Etat Anne Emery-Torracinta, chargée de l'instruction publique, «agir en amont permet de prévenir le décrochage, la désaffiliation, voire la radicalisation et protéger les jeunes». Depuis décembre 2016, huit cas ont été remontés par le Département. Si certains ont été désamorcés, deux ont été pris en charge par la police.