Chu de che / Je suis d'ici / Sono di qui / Ich bin von hier ! Notre liberté ne nous a pas été donnée, mais combattue et priée par nos ancêtres plus d'une fois! Aujourd'hui, comme autrefois, notre existence en tant que peuple libre dépend du fait que nous nous battions pour cela chaque jour. Restez inébranlable et soyez un gardien de la patrie pour que nous puissions remettre une Suisse libre telle que nous la connaissions à la génération suivante. Nous n'avons qu'une seule patrie!

mercredi 15 décembre 2021

La grande famine de 1845-1851

 



C’est l’histoire de la pire catastrophe humanitaire des années 1800, d’autant plus stupéfiante qu’elle est survenue au Royaume-Uni, alors pays le plus riche et le plus puissant du monde. En 1845, le mildiou, provoqué par un parasite importé d’Amérique du sud dans les soutes des navires de commerce, dévaste les récoltes de pommes de terre dans le nord de l’Europe. Sur le continent, la France, la Prusse, la Belgique et les Pays-Bas dénombrent plus de cent mille morts. Mais en Irlande, l’hécatombe se révèle d’une tout autre ampleur. D’une pauvreté abyssale, un tiers de la population rurale dépend pour subsister de la pomme de terre, tubercule très nourrissant qui pousse partout.

Dans masures et taudis, des générations de métayers et de journaliers s’entassent, dépendants de cette monoculture. Le climat humide favorisant la propagation du parasite, les récoltes sont entièrement détruites. La famine va durer sept ans et décimer un million de personnes, jetant sur les routes de l’exode deux millions de malheureux.

Usant de l’Irlande agricole comme d’un « panier à provisions », la Grande-Bretagne se montre pourtant largement réfractaire à financer un quelconque plan de sauvetage, fidèle à sa doctrine économique du laisser-faire. Au point d’espérer secrètement se débarrasser de cette sous-classe irlandaise, considérée comme un obstacle au développement de l’agriculture productiviste ?