L’électrique, les batteries, la voiture autonome, les aides à la conduite… Les constructeurs chinois sont sur tous les fronts et les marques dites « traditionnelles » que nous connaissons chez nous commencent sérieusement à souffrir de cet écart technologique.
En Chine, la messe est déjà dite depuis plusieurs années. Les constructeurs locaux ont déjà surpassé les marques européennes, à tel point qu’elles choisissent soit de se retirer du marché (comme DS Automobiles par exemple), soit de s’associer à des constructeurs locaux, comme c’est le cas de Volkswagen avec Xpeng, dans l’optique de redevenir compétitif en Chine.
Comme vous n’êtes pas sans savoir, tout va vite en Chine, très vite même, et en matière d’aides à la conduite, une nouvelle étape vient d’être franchie. Le 9 février 2026, dans la ville de Chongqing, l’institut China Merchants Testing Vehicle Technology Research Institute (CMVR) a mis en service ce qu’il présente comme le premier laboratoire « trois-en-un » au monde, capable de tester simultanément le véhicule, le trafic routier dynamique et les conditions climatiques extrêmes.
Sur le papier, c’est impressionnant. Dans les faits ? La Changan Nevo A06, une berline électrique vendue en Chine et première cobaye de ce dispositif, semble valider le concept.
Ce qui frappe d’abord, c’est l’échelle : 5 000 m2 permettant d’atteindre 130 km/h, là où la plupart des laboratoires plafonnent à 100 km/h. Le directeur général du CMVR, Fan Hailong, insiste particulièrement sur la capacité à moduler la visibilité dans le brouillard artificiel, de 10 mètres à un kilomètre, en seulement 30 minutes. Un atout non négligeable quand on sait que les systèmes ADAS peinent encore à interpréter correctement les environnements dégradés.
Quand la technologie rencontre le chaos du quotidien
L’approche du laboratoire ne se limite pas au climat. Les ingénieurs peuvent recréer des scénarios de trafic complexes : piétons surgissant dans les angles morts, véhicules effectuant des manœuvres imprévisibles, variations d’éclairage mimant l’aube, le crépuscule ou les ciels dégagés.
Sur le papier, encore une fois, tout semble parfait. Dans la réalité, les routes chinoises (et pas seulement) restent imprévisibles d’une manière que même le meilleur algorithme peine à anticiper.