Chu de che / Je suis d'ici / Sono di qui / Ich bin von hier ! Les statistiques de pannes automobile pour l'année 2026 sont arrivées ; https://fiabiliteautomobile.blogspot.com/ Notre liberté ne nous a pas été donnée, mais combattue et priée par nos ancêtres plus d'une fois! Aujourd'hui, comme autrefois, notre existence en tant que peuple libre dépend du fait que nous nous battions pour cela chaque jour. Restez inébranlable et soyez un gardien de la patrie pour que nous puissions remettre une Suisse libre telle que nous la connaissions à la génération suivante. Nous n'avons qu'une seule patrie!

mercredi 22 juillet 2026

Mondial 2026: David Lemos et son indignation tardive

 

Voilà une chronique qui ne va certainement pas plaire à tout le monde.

Mais voilà: le commentaire de David Lemos au terme de la finale de la Coupe du monde, et qui fait depuis le tour des réseaux sociaux, je l’ai trouvé bien moralisateur.

Qu’il critique la FIFA, très bien. Il y a de quoi faire. Cette édition 2026 nous a énervés à plus d’un titre. Son gigantisme, son mercantilisme, ses excès, sa manière de transformer le football en produit premium destiné aux sponsors, aux diffuseurs et aux spectateurs les plus fortunés: rien de tout cela n’est très défendable.

Mais enfin, David Lemos n’a pas découvert la FIFA au coup de sifflet final.

Pour être un héros à la RTS, il vaut d’ailleurs mieux s’appeler David Lemos que Stefan Renna. Le premier a vu le service public republier sur les réseaux sociaux son commentaire oral fustigeant la politique mercantiliste de la FIFA. Le second a vu la RTS retirer la séquence de son site et désavouer un commentaire pourtant qualifié de factuel, dans lequel il questionnait la politique du CIO lors du passage du bobeur israélien Adam Edelman à Cortina.

Il faudrait donc comprendre pourquoi certaines indignations sont élevées au rang de courage journalistique, tandis que d’autres deviennent soudainement trop embarrassantes pour rester en ligne.

Sur le fond, personne ne contestera que la FIFA dérive. Mais elle dérive depuis des décennies.

En 1934, Mussolini utilise le Mondial italien comme vitrine du fascisme. Quatre ans plus tard, après l’Anschluss, l’Autriche disparaît de la compétition et plusieurs de ses internationaux sont intégrés à la sélection du IIIe Reich.

En 1978, la junte argentine transforme la compétition en opération de propagande, tandis que le 6-0 contre le Pérou alimente immédiatement les soupçons. En 1982, l’Allemagne de l’Ouest et l’Autriche offrent au monde la «honte de Gijón» et éliminent l’Algérie au terme d’un match arrangé par le calcul.

En 1986, Maradona marque de la main. En 2002, le parcours de la Corée du Sud est accompagné de décisions arbitrales si contestées que Sepp Blatter lui-même reconnaît que l’arbitrage constitue le grand point noir du tournoi. En 2010, le but évident de Frank Lampard n’est pas accordé et Carlos Tévez marque en position de hors-jeu manifeste.

Puis viennent le FIFAgate, les accusations de corruption, la Russie en 2018, le Qatar en 2022, les travailleurs migrants, les droits humains, les interdictions de dernière minute et les indignations soigneusement encadrées.

La FIFA n’est donc pas devenue mercantile en 2026. Elle n’a pas découvert cette année le goût de l’argent, des arrangements politiques, de la démesure et du double discours.

Voilà pourquoi la tirade de David Lemos me laisse perplexe.

Non parce qu’elle serait entièrement fausse. Mais parce qu’elle intervient une fois le spectacle terminé, les audiences encaissées, les matchs commentés et les images diffusées. Une fois que tout le monde a profité de la machine, il devient assez confortable de monter sur la caisse à savon pour expliquer à quel point cette machine est indécente.

Le problème n’est pas qu’un journaliste critique l’événement qu’il couvre. C’est même son droit, et parfois son devoir.

Le problème commence lorsque cette critique est présentée comme un acte héroïque, alors qu’elle est prononcée depuis l’intérieur même du dispositif: depuis les meilleures places dans les stades et les cabines réservées aux diffuseurs participant au grand spectacle.

Si David Lemos ne veut plus commenter un football devenu trop commercial, trop compromis ou trop éloigné de ses valeurs, qu’il le dise à son employeur. Ce serait une position cohérente.

On me rétorquera que David Lemos ne commente pas seulement le football. Il commente aussi la natation, une discipline dont les champions évoluent loin du confort financier des vedettes du ballon rond.

Très bien. Cela montre justement que le sport ne se résume pas à la machine FIFA et que le service public dispose d’autres terrains pour raconter l’effort, la compétition et l’excellence.

Dès le 31 juillet, par exemple, se disputent à Varèse les Championnats d’Europe d’aviron. Là-bas non plus, pas de milliardaires en crampons: les moyens, les audiences et les récompenses financières n’ont évidemment rien de comparable avec ceux d’une Coupe du monde de football. Un médaillé d'or suisse recevra par exemple 5000 francs.

Le décor est moins clinquant. Les audiences seront sans doute plus modestes. Les hôtels peut-être aussi.

Mais il faut savoir ce que l’on veut.

Rameur ou footballeur, il faut choisir.

Claude Ansermoz

blick.ch

Le plus belles gorges de Suisse


La vallée du Gottéron
(FR)


Les gorges de la Viamala (GR)


Bien que «Via mala» signifie «mauvais chemin» en romanche, les gorges de la Viamala comptent parmi les plus impressionnantes de Suisse. Leurs falaises, hautes de jusqu'à 300 mètres, se situent entre Thusis et Andeer, dans les Grisons. De nombreux écrivains, parmi lesquels Friedrich Nietzsche (1844-1900) et Theodor Fontane (1819-1898), sont venus admirer ce site naturel exceptionnel. Aujourd'hui, les visiteurs peuvent découvrir un centre d'accueil, des sentiers aménagés et une plateforme d'observation au cœur des gorges.



Les gorges de l'Uina (GR)


Dans le Val d'Uina, dans les Grisons, se trouvent les magnifiques gorges de l'Uina. Les passionnés de randonnée apprécient particulièrement le sentier Il Quar, creusé dans la roche. Au cours de la randonnée, on peut contempler la rivière Uina qui serpente plusieurs dizaines de mètres plus bas. Les randonneurs qui osent traverser les gorges sont récompensés à leur sortie par les vastes pâturages de l'alpage de Sursass. Les gorges ont également servi de décor au film suisse «Schellen-Ursli» (2015).



Les gorges de la Tamina (SG)


Au fond des gorges de la Tamina jaillit une eau réputée pour ses vertus curatives: la célèbre eau thermale de Pfäfers. Les gorges mesurent environ 750 mètres de long et leurs parois atteignent 70 mètres de hauteur. Elles sont accessibles au public grâce à un chemin qui passe en partie par un tunnel creusé dans la falaise. En remontant vers la source, les visiteurs sont accompagnés par un tourbillon d'eau à environ 36,5 °C, dont le débit atteint près de 8000 litres par minute.



Les gorges glaciaires de Rosenlaui (BE)


Les gorges glaciaires de Rosenlaui se trouvent dans la romantique vallée de Rosenlaui, près de Meiringen. Au fil des siècles, le torrent Weissenbach a creusé son chemin dans la roche glaciaire, formant une gorge longue de 573 mètres et profonde de 155 mètres. Aujourd'hui, les visiteurs peuvent emprunter les passerelles, traverser des tunnels et admirer les cascades qui se succèdent tout au long du parcours.



Les gorges de l'Aar (BE)


Les gorges de l'Aar offrent une randonnée particulièrement spectaculaire. Situées entre Meiringen et Innertkirchen, elles s'étendent sur 1,4 kilomètre. Environ 40 minutes suffisent pour parcourir ce chemin longeant l'Aar, entre des falaises de 200 mètres de haut, dont certains passages ne dépassent guère un mètre de largeur. La partie ouest des gorges est également accessible aux personnes en fauteuil roulant.



Les gorges du Taubenloch (BE)


Les gorges du Taubenloch, entre Bienne et Frinvillier, figurent parmi les destinations d'excursion les plus populaires de la région. Longues d'environ deux kilomètres, elles offrent un spectacle en toute saison. Le sentier longe la rivière Suze et traverse une nature riche en flore et en faune.



Les gorges de Sainte-Vérène (SO)


Les gorges de Sainte-Vérène sont un lieu paisible, chargé de légendes et de récits. On raconte qu'un ermite y vit encore aujourd'hui. Il n'est pas rare d'y apercevoir des bougies allumées entre les rochers. Grâce à leur sentier facile d'accès, les gorges constituent une destination idéale pour les visiteurs de tous âges.


Les gorges de l'Areuse (NE)


Entre Noiraigue et Boudry, dans le canton de Neuchâtel, s'étendent les magnifiques gorges de l'Areuse. La paisible rivière y devient tumultueuse en traversant un paysage de falaises sauvages. Un sentier de randonnée franchit les passages étroits grâce à des ponts de pierre et des escaliers, offrant une promenade spectaculaire au cœur des gorges.



Les gorges du Chauderon (VD)


A quelques pas de Montreux, un sentier ombragé permet de découvrir de paisibles gorges au cœur d'un environnement naturel et sauvage. Le parcours longe la rivière et traverse les passages escarpés grâce à de nombreux escaliers, offrant une randonnée aussi immersive que dépaysante. Cette balade est idéale pour s'évader en pleine nature tout en profitant de paysages impressionnants à deux pas de la ville.



Les gorges du Triège (VS)


Au cœur de la vallée du Trient, les gorges du Triège offrent une balade impressionnante entre passerelles suspendues et ponts historiques. Le sentier traverse les gorges en suivant un parcours accessible à tous, alternant escaliers, passerelles et passages en forêt dans un décor naturel impressionnant. Facilement accessible depuis le village du Trétien, cette randonnée permet de découvrir un site sauvage tout en retraçant l'histoire des anciennes voies de communication de la vallée.


 Milena Gähwiler 

Emy-Nella Cartier

blick.ch

mardi 21 juillet 2026

Toujours des oppositions à la liaison routière Marly-Matran

 

Vue aérienne de la zone du projet de construction de la route Marly-Matran
Charly Rappo-archives


La mise à l’enquête complémentaire de la liaison routière Marly-Matran s’est récemment achevée et a récolté plusieurs oppositions, selon Guido Balmer, porte-parole de la Direction du développement territorial, des infrastructures, de la mobilité et de l’environnement. Parmi les opposants, le WWF, l’ATE et Pro Natura Fribourg se sont fendus d’un communiqué. Les trois associations ont déjà fait opposition lors de la première mise à l’enquête et estiment que le projet «reste fondamentalement le même aujourd’hui». Soit, selon elles, «surdimensionné, destructeur pour la nature, incompatible avec une politique de mobilité durable et les objectifs climatiques de la Suisse».

Entre autres éléments, les associations estiment qu'«aucune analyse sérieuse des alternatives n’a été réalisée, notamment des solutions privilégiant les transports publics, la mobilité douce et une réduction des déplacements motorisés». Elles s’inquiètent pour la biodiversité, étant donné que le tracé prévu traverse la zone alluviale d’importance nationale de la Sarine. «Les effets du futur pont sur la faune des gorges de la Sarine n’ont fait l’objet d’aucune étude approfondie», assurent-elles.

Les associations jugent que les mesures de compensation, renforcées par rapport au projet initial, ne permettent «toujours pas de compenser les atteintes importantes et durables que cette infrastructure entraînerait». Elles invitent les autorités à renoncer au projet et à «privilégier des solutions réellement tournées vers l’avenir, conciliant mobilité, protection du climat et préservation de la biodiversité».

Rappelons que la liaison routière vise à soulager la traversée Marly-Fribourg en direction de la sortie autoroutière Fribourg Sud/Centre d’une partie du trafic, pour donner la priorité aux transports publics et à la mobilité douce dans ce secteur. Une première mouture du projet avait été présentée en 2020 et engendré 110 oppositions et cinq prises de position. Sur cette base, le Service des ponts et chaussées avait revu sa copie.

Pour sa part, Guido Balmer relève que le projet a fait l’objet de nombreuses études spécialisées menées sur plusieurs années: «Celles-ci ont notamment porté sur la biodiversité, les habitats naturels ainsi que les différentes espèces de faune présentes dans le périmètre concerné, y compris dans le secteur des gorges de la Sarine. Les mesures d’évitement, d’accompagnement et de compensation ont été définies sur cette base, conformément aux exigences légales applicables.» Le porte-parole ajoute que des séances de conciliation auront lieu avec les opposants.

Lise-Marie Piller

laliberte.ch

lundi 20 juillet 2026

Construire de nouvelles centrales nucléaires en Suisse menacerait jusqu'à 16'000 emplois


Le ministre de l'Energie Albert Rösti souhaite construire de nouvelles centrales nucléaires en Suisse. Pour y parvenir, l'interdiction de construire de nouveaux réacteurs, pourtant votée par le peuple, doit être levée. Face à ce projet, les Vert-e-s, les Vert'libéraux le PS et une partie du Centre veulent faire barrage en lançant un référendum. Ils considèrent l'atome comme dangereux et trop coûteux. A ce jour, la ministre des Finances Karin Keller-Sutter n’a pas encore présenté de plan sur la manière dont ces nouveaux réacteurs seraient financés.

Dans ce contexte brûlant, la Fondation suisse de l'énergie, fermement opposée au nucléaire, a commandé une étude à Jürg Rohrer. Ce professeur dirige le groupe de recherche sur les énergies renouvelables à la Haute école des sciences appliquées de Zurich (ZHAW). Et ses conclusions sont alarmantes pour l'emploi en Suisse: le simple fait de lever l'interdiction de construire de nouvelles centrales pourrait menacer des milliers de postes dans le secteur du solaire et de la construction. Selon les auteurs, le danger est bien réel, même si aucun nouveau réacteur ne sort de terre.

10'000 à 16'000 emplois menacés

L'argument central de l'étude est le suivant: si Albert Rösti obtient gain de cause, un climat hostile aux investissements va s'installer au détriment des énergies renouvelables. Les secteurs de l’énergie solaire et de la construction recevraient moins de commandes, ce qui entraînerait des pertes d’emplois: «La simple possibilité de la construction d’une nouvelle centrale nucléaire suffit à retarder ou à empêcher les décisions d’investissement dans les énergies renouvelables – avec des conséquences immédiates sur l’emploi en Suisse», met en garde l’étude.

L’étude conclut que cette variante d’ouverture technologique pourrait menacer entre 5800 et 9500 emplois au cours des cinq prochaines années, et jusqu’à 10'600 sur une période de dix ans. Si une centrale nucléaire supplémentaire est prévue ou construite, ce sont même 10'000 à 16'000 emplois qui seraient menacés d’ici dix ans.

Valeur ajoutée provenant de l’étranger

Les auteurs en sont convaincus: «Les emplois qui seraient créés par un projet de centrale nucléaire ne compenseraient ni quantitativement ni qualitativement ceux qui ne seraient pas créés dans le secteur photovoltaïque et qui seraient supprimés dans le secteur du bâtiment.»

Dans le cas des centrales nucléaires, la technologie et le savoir-faire seraient en grande partie importés de l’étranger, ce qui limiterait d’autant la valeur ajoutée nationale. Le secteur solaire, en revanche, répartit ses emplois au niveau régional, s’appuie fortement sur les PME et crée des emplois durables plutôt que de simples emplois temporaires sur les chantiers.

Emplois pas garantis en Suisse

De plus, l’étude prévoit des conséquences négatives pour le programme de rénovation des bâtiments. Les auteurs partent du principe que le débat sur les centrales nucléaires accroît la pression politique sur les subventions destinées aux rénovations et aux mesures d’efficacité énergétique. 

Selon le scénario, d’autres emplois pourraient disparaître dans le secteur de la construction, car moins de rénovations énergétiques seraient réalisées. L’étude s’attaque ainsi de front à un argument central des partisans du nucléaire: celui selon lequel la construction de nouveaux réacteurs garantirait des emplois en Suisse.

 Raphael Rauch

blick.ch

Où sont les loyers les plus chers dans le canton?

 



Où sont les appartements à louer les plus chers dans le canton? Combien y a-t-il de logements disponibles à Fribourg? Et à Bulle? C'est pour répondre à ce genre de questions que l'Observatoire du logement a été mis en place en 2018 par la Haute école de gestion de Fribourg (HEG-FR). L'observatoire a présenté vendredi ses chiffres sur les dix communes du canton proposant le plus de logements en location.

Des données qui sont récoltés directement auprès d'une trentaine de régies fribourgeoises, qui gèrent environ 40'000 logements et couvrent ainsi plus de 45% du parc locatif du canton. Les données sont collectées quatre fois par an et se concentrent sur Fribourg, Bulle, Villars-sur-Glâne, Estavayer, Morat, Châtel-St-Denis, Marly, Guin, Tavel et Romont.

"Il n'y a pas qu'un seul marché locatif pour Fribourg", explique Marilyne Pasquier, professeure de stratégie et de gestion immobilière à la HEG. "Derrière les moyennes cantonales, on retrouve d'importantes différences entre les communes. L'intérêt est donc d'avoir des chiffres conformes avec ce qu'on retrouve sur le terrain."

Variations entre districts

Les différences entre les communes peuvent en effet aller jusqu'à quelques centaines de francs par mois pour des logements ayant le même nombre de pièces. Ainsi, pour un appartement de 3 pièces en 2026, le loyer net moyen le plus élevé est à Morat (1'510.- par mois) et le plus bas à Marly (1'256.-).


L'intérêt de récolter régulièrement ces données est que le marché évolue rapidement. En 2024 par exemple, le loyer net moyen dans la Broye était le plus bas des sept districts, à 1'250.- par mois. Pour le premier trimestre 2026, il est passé à 1'313.-, s'approchant des districts aux loyers les plus élevés, comme la Gruyère (1'316.-), le Lac (1'333.-) et la Veveyse (1'354.-).

Les nouveaux locataires péjorés

Si ces différences peuvent s'expliquer par l'attractivité du marché locatif, elles peuvent aussi être dues à des types de constructions et des surfaces différentes. "Vous pouvez avoir un trois pièces de 80m2 ou un trois pièces de 120m2", note Marilyne Pasquier.

L'observatoire s'est donc penché également sur les prix au mètre carré dans les communes de Bulle, Fribourg, et Estavayer. S'il y a de légères différences entre les trois villes (202.- le m2 par année à Bulle, 198.- à Fribourg et 195.- à Estavayer), là où les prix divergent le plus, c'est entre les anciens et les nouveaux contrats de bail. Ainsi, pour des baux établis il y a douze mois ou moins, les prix peuvent aller de "13 à 20 francs de plus par m2 par année", constate Marilyne Pasquier.

Logements disponibles

Les données récoltées par l'Observatoire du logement permettent également de faire le point sur la disponibilité des logements locatifs dans les villes du canton. Une situation encore plus volatile que la question des loyers. À Marly par exemple, le taux de vacance locative était à moins de 2% en 2024, mais a grimpé jusqu'à 10% au début de 2025, notamment en raison du développement du quartier de l'Ancienne Papeterie.

Dans les faits, les taux de vacance les plus élevés sont à Romont (2,82%), Guin (2,62%) et Marly (2,12%), tandis que les plus bas sont à Châtel-Saint-Denis (0,61%) et Bulle (0,81%).

Une information crédible et détaillée

"L'intérêt de l'Observatoire est de pouvoir suivre ces mouvements, pas simplement en suivant les annonces immobilières comme c'est fait habituellement, mais basé directement sur les baux", note Marilyne Pasquier. Selon elle, avoir une information fiable et régulière est une base de dialogue nécessaire pour les différents partenaires, donc le canton, les communes mais aussi les régies et les propriétaires.

"Ces informations détaillées nous permettent de demander par exemple: pourquoi construire des petits logements en ville de Fribourg alors qu'on voit selon les données qu'il y en a déjà assez", détaille la professeure. "L'Observatoire est là pour présenter les résultats, mais la suite du dialogue doit se faire entre les différents acteurs."

Et pour les curieux, le site de l'Observatoire du logement propose ces données en détail sur le site de la HEG. 

Mattia Pillonel

Frapp.ch

Le trading en ligne est «une arnaque morale» qui ruine les particuliers

 

Patrick Gruhn est un entrepreneur du secteur des technologies, ancien directeur de FTX Europe et milliardaire. Sa société, Perpetuals, a récemment lancé une plateforme de trading sans risque. Il estime que pratiquement tous les investisseurs particuliers perdent de l'argent. On aurait même plus de chances de gagner au casino



StefanGruhn, vous venez de lancer votre nouvelle plateforme de trading, UpsideOnly. Vous affirmez que sur les marchés financiers, presque tous les investisseurs particuliers perdent de l’argent. N’est-ce pas exagéré?

Pas du tout. C’est statistiquement prouvé depuis des décennies. Une vaste étude menée par la State Bank of India a récemment démontré une nouvelle fois que plus de 90% des clients qui utilisent des produits dérivés ne font que subir des pertes. Les fournisseurs de CFD comme eToro ou les plateformes de cryptomonnaies comme Kraken en tirent profit. «Utilisez notre plateforme, vous pouvez devenir riches très rapidement, vous pouvez résoudre tous vos problèmes», promettent-ils. En réalité, statistiquement, les gens n’ont pratiquement aucune chance.

Comme au casino?

Vous avez même plus de chances de gagner au casino! A la roulette, la probabilité statistique de gagner est de 47%. Et puis les gens vont au casino pour se divertir. A l’inverse, dans le trading, beaucoup de personnes démissionnent parce qu’elles croient pouvoir devenir riches rapidement. En réalité, le système est conçu pour que le client n’ait statistiquement aucune chance. Je considère cela comme une arnaque moralement répréhensible.

Pourquoi est-il si difficile d’être rentable en tant que trader lambda?

C’est une combinaison de facteurs mathématiques et de psychologie humaine. Par peur de la douleur psychologique, on ne réalise pas la perte, on espère un revirement de situation. Par crainte, on prend ses bénéfices bien trop tôt. D’autre part, les frais élevés grignotent rapidement tous les bénéfices. Je n’utilise pas seulement l’effet de levier sur ma position, mais aussi sur les coûts. Les fournisseurs de CFD répercutent le risque sur le client. Lorsque la volatilité augmente, l’écart entre le cours acheteur et le cours vendeur s’élargit. A cela s’ajoute la manipulation du marché, qui constitue un problème systémique.

Comment cela se passe-t-il?

Dans le domaine des cryptomonnaies, c’est un secret de polichinelle. Les grands acteurs et les teneurs de marché exploitent sans pitié l’absence de réglementation. C’est notamment le cas avec les cascades de liquidations. Comme le courtier connaît précisément le prix auquel se situent les ordres stop-loss des clients pour les positions à effet de levier, il peut faire évoluer le marché de manière ciblée vers ce niveau. Lorsque ces seuils sont atteints, une cascade de ventes forcées automatiques se déclenche. Les teneurs de marché encaissent les bénéfices, tandis que les investisseurs particuliers sont liquidés en masse. Il s’agit d’une importante redistribution.

La situation est-elle différente sur le marché boursier réglementé?

Sur le marché traditionnel, il existe des règles strictes contre la manipulation de marché et le délit d’initié. Mais dès que l’effet de levier entre en jeu, la situation est catastrophique partout.

Erich Gerbl

vendredi 17 juillet 2026

De nombreux retraités suisses laissent filer des aides qui leur revient de droit

 

Des milliers de personnes ont droit à des prestations complémentaires (PC) sans en avoir conscience. Destinées aux retraités et aux personnes invalides, ces aides financières permettent de couvrir les dépenses du quotidien. Pourtant, de nombreux bénéficiaires potentiels ne les demandent jamais, laissant chaque année des millions de francs inutilisés.

Pour Patrick Hofer, 51 ans, cette situation est inacceptable: «Les personnes concernées dépendent de ces aides complémentaires pour joindre les deux bouts.» Ce Zurichois a donc développé l'application «We+» afin de faciliter l'accès aux prestations complémentaires. L'outil aide les utilisateurs à réunir les documents nécessaires, remplit automatiquement le formulaire de demande et indique ensuite à quelle autorité l'envoyer.

Quand l'administration décourage

Selon un rapport de l'Observatoire suisse de la santé (Obsan), environ un tiers des personnes ayant droit aux prestations complémentaires ne les demandent pas. Pro Senectute estime leur nombre entre 30'000 et 200'000.

Plusieurs facteurs expliquent cette situation. Beaucoup ignorent l'existence même des prestations complémentaires ou en connaissent mal le fonctionnement. Dans une enquête en ligne, 23% des nouveaux retraités de l'AVS confrontés à des difficultés financières ont ainsi indiqué n'en avoir jamais entendu parler. Par ailleurs, 57% ont déclaré n'en savoir que peu, voire rien du tout.

D'autres renoncent face à la complexité des démarches administratives. Parmi les bénéficiaires déjà au bénéfice de prestations complémentaires interrogés dans le cadre de l'étude, 93% – soit la quasi-totalité – ont affirmé avoir reçu de l'aide pour effectuer leur demande. Ce soutien provenait de leur entourage, des services cantonaux compétents ou encore d'organisations telles que Pro Infirmis et Pro Senectute.

La peur d'être un poids

Pro Senectute propose non seulement un simulateur de prestations complémentaires, mais aussi des conseils personnalisés. Son porte-parole, Peter Burri Follath, a déclaré à Blick: «Nous nous félicitons de l'existence de ces nouveaux services qui sensibilisent le public à cette problématique.» Il souligne toutefois que l'utilisation d'une application peut représenter un vrai défi pour certaines personnes âgées et qu'un service numérique ne peut pas remplacer un entretien en personne.

L'Office fédéral des assurances sociales insiste lui aussi sur l'importance d'informer les personnes concernées de leurs droits aux prestations complémentaires. «Les prestations complémentaires ne sont pas de la charité. Les personnes potentiellement éligibles doivent percevoir ce qui leur est dû», écrit un porte-parole. L'office relève cependant que certaines personnes renoncent volontairement à ces aides afin de ne pas représenter une charge pour la société.

Pour Patrick Hofer, le fait qu'un si grand nombre de bénéficiaires potentiels ne touchent pas les prestations auxquelles ils ont droit constitue «un échec du système». Selon lui, il devrait revenir à l'Etat d'informer les personnes éligibles de leurs droits et de simplifier les démarches administratives.

«Bâle-Ville fait figure de pionnière en la matière», souligne le Zurichois. En début d'année, le canton a, pour la première fois, envoyé des courriers aux personnes susceptibles d'avoir droit aux prestations complémentaires. A l'échelle fédérale, le Canton du Jura a lancé une initiative cantonale visant à faciliter l'accès à ces aides, mais le Parlement a finalement rejeté la proposition.

Prestations pour les proches aidants

L'application «We+» ne se contente pas de faciliter les demandes de prestations complémentaires. Elle permet également de solliciter des allocations destinées aux proches aidants. En Suisse, entre 1,4 et 1,7 million de personnes s'occupent régulièrement d'un membre de leur famille ou d'un proche. Selon l'Observatoire suisse de la santé (Obsan), ce nombre devrait toutefois reculer de 19% au cours des quinze prochaines années en raison de l'évolution démographique.

«Ces chiffres sont alarmants», estime Patrick Hofer. Alors que le secteur des soins souffre déjà d'une pénurie de personnel qualifié, il juge essentiel de mieux faire connaître les possibilités de rémunération des proches aidants. Selon lui, leur travail reste bien moins coûteux qu'une hospitalisation ou qu'un placement en établissement médico-social.

Patrick Hofer a développé seul l'application «We+», avec le seul soutien de l'intelligence artificielle. Ce consultant en management affirme avoir pu programmer l'outil en seulement trois mois grâce à cette technologie. Les services proposés par l'application sont payants, à l'exception de l'aide apportée aux demandes de prestations complémentaires. «Ceux qui demandent des aides complémentaires ont déjà très peu d'argent», explique Patrick Hofer.

Simone Steiner

blick.ch