Seules trois minérales, sur dix testées, ne contenaient aucun corps étranger. Deux étaient peu contaminées.
Dans les pubs, les marques vantent souvent la pureté de leur eau. (photo: AFP)
Des analyses effectuées pour le compte de Médecins en faveur de l’Environnement (MfE) montrent que la moitié des eaux en bouteille contiennent des corps étrangers indésirables. C’est la Badoit qui était la plus fortement souillée lors des tests. Les chimistes y ont détecté 16 299 nanogrammes du perturbateur hormonal BHT par litre, ce qui correspond à plus de trois fois la tolérance admise en Suisse.
De fortes contaminations ont aussi été relevées dans la Valser et l’Henniez. «Ce qui peut être étonnant, c’est que ce sont les bouteilles en verre les plus mal notées», relève le Dr Peter Kälin, président de MfE. Une des explications viendrait du fait que ces flacons sont recyclés et que leur nettoyage peut laisser des résidus. Des contaminations par les couvercles ou, pour les bouteilles en PET, lors de l’impression des étiquettes sont aussi des pistes émises par MfE.
En revanche, l’analyse de l’eau du robinet de Berne a montré qu’elle était propre. Tout comme l’étaient les eaux des marques Coop Prix Garantie, Migros M-Budget et San Pellegrino.
Les producteurs qui ont répondu ont contesté ces résultats, certains par le biais de contre-analyses. Seul Adelbodner a pris des mesures immédiates, changeant de fournisseur de PET et renonçant aux bouchons imprimés.
Tous les résultats du test
Retrouvez les analyses en détail sur le site de Médecins en faveur de l'Environnement, en cliquant ici.
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