"Il y a des victoires qui font honte aux vainqueurs" (Marion Maréchal-Le Pen)
Le 7 Décembre 2015 le parti socialiste, renonçant à lui-même, a massacré la démocratie française.
Éternel complice, le centre-droit, était là, plein d’arrière-pensées ; unis comme le 10 Juillet 1940, comme le 4 février 2008.
O tempora o mores, oh médiocrité funeste des gouvernants de ce temps, oh haine du peuple, morgue des aristocrates sans noblesse, pouvoir des conseillers sans morale, nuisances des puceaux introvertis des cabinets ! L’Humanité attend de la France une parole nouvelle et elle se dérobe, guidée par des nains sinistres contaminant tout de la puanteur du cloaque de leur pensée fourbe.
Cette gauche pourtant fit naître la démocratie en France, mais se défiant de la voix du Peuple, voici maintenant qu’elle la défait. Depuis une vingtaine d’années on voit des forces obscures manœuvrant, triturant, sapant là, maçonnant ici ; le compas perdu, le cercle des frères s’agrandit sans travail.
Évolution, progrès, pente naturelle proclame-t-on ; mais rien d’éclatant, rien de pur, en sous-main la manipulation est constante et massive. Un viol insidieux comme un voile persuasif, entraîne une distorsion de la conscience collective ; l'âme nationale est meurtrie, l'histoire distordue, le sacré souillé.
Des milliardaires « de gauche » portent à bout de bras une presse militante, une multitude d’associations, souvent indigentes au plan dogmatique, sans soutien populaire réel, mais perfusées de subventions publiques prétendent dicter les actes et l'intime cheminement. Sans vergogne des dirigeants abusifs déversent des milliards d’aides injustes sur ces tam-tams de propagande.
Sans cesse, pérorent et agissent les traitres, au nom du Peuple français, qu’ils méconnaissent ou méprisent, alors même que, représentants félons, ils contrefont sa volonté. Partout l’outrage à la raison se double de la déraison vénale. Cette artificialité permanente établi une démocratie totalitaire.
Mais quel peut être cet intérêt supérieur qui nécessite des mariages contre nature, des orgies eschatologiques d’arguments viciés, quelle urgence absolue impose l’alliance de la carpe et du lapin ? De l’eau et du feu ?
Ou plutôt quels avantages, quels passe-droits, quels privilèges sont à ce point en cause, à ce point contrariés, à ce point en danger. De quoi, de qui, la France est-elle le frein ?
Il est des moments de l‘Histoire ou l’essor collectif fracasse des sorts individuels, ainsi est la marche du Monde ; le moment est venu de dire aux ennemis intérieurs que la volonté de rétablissement moral d’un Peuple est toujours légitime, et ce qui s’y oppose toujours oppresseur.
Faudra-t-il donc le retour des rasées, des rafales vengeresses dans les encoignures des porches, pour que vous compreniez le désir de vie de la nation française ?
Prenez garde à la colère du Peuple Français,
Ultima ratio regum était écrit sur les canons de Louis XIV
sur nos armes nous graverons :
Ultima ratio populorum
Le FN c'est 6,8 millions de voix
Le FN c'est 6,8 millions de voix
La dynamique électorale frontiste n’a pas subi de coup d’arrêt
Le parti de Marine Le Pen obtient aussi un record de conseillers régionaux: 358, contre 275 en 1998.
La droite avait perdu le premier tour avec un score très faible au niveau national. En recul de près de 10 points par rapport aux élections précédentes.
En apparence, elle se redresse au second tour en gagnant 7 des 13 régions métropolitaines en compétition. Mais c’est une victoire en trompe l’œil. Dans trois de ces régions, Nord-Pas de Calais, Champagne-Ardenne-Alsace et Provence-Alpes-Côte d’Azur, cette victoire a été conquise avec l’appoint des voix de la gauche qui a appelé à voter pour la droite, parfois même contre le candidat de gauche. En Île-de-France, Valérie Pécresse doit sa victoire tendue au comportement irresponsable de Claude Bartolone qui, en la désignant comme raciste, a certainement convaincu des électeurs du FN de voter pour elle. En témoigne la chute de 4 points du score de Saint-Just entre les deux tours. Seules 3 régions gagnées par la droite le doivent à la dynamique propre de ses candidats : Pays de la Loire, Auvergne-Rhône Alpes, et Normandie, même si dans cette dernière le résultat est plus que serré.
La gauche conserve 5 régions. Ce résultat était inespéré il y a encore trois semaines. Sans la bourde monumentale de Bartolone et sa drague des islamo-gauchistes, elle aurait même pu faire jeu égal avec la droite 6 contre 6, si on met la Corse à part. Pour autant, c’est là encore le maintien d’un candidat FN au second tour qui permet au PS de conserver bon nombre de ses régions. Hormis la Bretagne et l’Aquitaine qui doivent le succès du PS à l’attachement des électeurs à Le Drian et à Rousset, les autres régions gagnées l’ont été à cause d’un FN très fort qui bloque la dynamique des Républicains : dans toutes ces autres régions, le FN dépasse 30% des voix et bloque l’alternance gauche-droite.
Dans notre commentaire des résultats du premier tour, nous imaginions deux scénarios possibles pour 2017 compte tenu de la puissance du FN et de l’incapacité des Républicains à capter les mécontents de la politique de Hollande et Valls. Le scénario « conservateur », dans lequel la majorité des caciques de LR et du PS prennent conscience que peu de choses les séparent et décident de gouverner ensemble sur un programme libéral au plan économique, sécuritaire au plan intérieur, interventionniste et atlantiste au plan extérieur ; Le scénario « populiste » à la Berlusconi est le second scénario possible : droite et extrême droite s’entendent sur un programme protectionniste (mais euro-compatible) au plan économique, identitaire (plus que sécuritaire) au plan intérieur et plus en phase avec la « realpolitik » au plan extérieur.
La dynamique électorale du FN n’a pas subi de coup d’arrêt malgré le plafond de verre que constitue le second tour. Les arrangements de l’entre deux tours ont même apporté de l’eau au moulin du FN qui peut désormais prouver que, d’une certaine manière, l’UMPS existe. S’appuyant sur la conviction que PS et LR, « c’est la même chose » (Daniel Cohn-Bendit) , il est à craindre que le FN va continuer à monter dans l’opinion d’ici 2017. Et les élections législatives qui succèderont à la présidentielle verront entrer un nombre important de députés FN qui interdiront mathématiquement que se forme une majorité à droite ou à gauche. Si c’est un président de gauche (Hollande) qui est confronté à cette situation, il optera pour le scénario « conservateur » en essayant de rallier la frange la plus centriste de LR à sa majorité en prenant Juppé ou Bayrou comme Premier ministre. Et les plus droitiers des Républicains rejoindront le FN. Si c’est un président de droite (Sarkozy) qui gagne les élections, il ne pourra pas rallier suffisamment de députés PS qui réadopteront une posture « gauchiste ». Il optera pour le scénario « populiste » en s’alliant avec le FN. Et les députés centristes de LR feront scission pour rejoindre l’opposition au côté du PS. Si c’est un président centriste qui gagne (Juppé), il est évident qu’il ne pourra choisir comme Hollande que le scénario «conservateur ».
Les résultats du second tour renforcent encore la probabilité de ces deux scénarios. Mais on voit que de toutes les hypothèses qui vont recomposer le paysage politique français, c’est l’hypothèse Sarkozy qui favorise le plus l’arrivée du FN au pouvoir dès 2017. Les hypothèses Juppé et Hollande en retardent l’arrivée au moins jusqu’en 2022.
« Beaucoup de tabous, l’immigration, la sécurité, l’islam… sont tombés. Mais le Saint-euro –priez pour nous–, ça, ça effraie beaucoup les électeurs. Au lendemain des régionales se posera sans doute ce sujet crucial pour 2017 »
Xavier Théry
Gérard Couvert

