L'absence de marrons durant l'hiver 2016-2017 avait crée l'émoi parmi la population fribourgeoise.
© Les dessins d'Alex
Voilà une nouvelle qui devrait faire plaisir aux gourmands: absents l’an dernier des rues de la capitale, les vendeurs de marrons sont à nouveau autorisés. Deux marchands se relaient dès ce début octobre pour en vendre au centre-ville.
Depuis une semaine, les effluves de marrons chauds flottent de nouveau dans l’air fribourgeois. L’année dernière à la même période, la disparition des marchands de châtaignes n’avait pas laissé les habitants de la ville indifférents. Cet été, la ville avait lancé un appel d’offres pour l’exploitation d’un «stand à caractère saisonnier en hiver» situé au bout de la rue de Romont, du côté de la place Georges-Python, et c’est un vendeur de marrons qui a décroché ce mandat. Plus précisément deux marchands, qui se relaient pour proposer aux passants des délices à décortiquer tout au long de la semaine. Et ce jusqu’à la fin février.
Cet hiver 2016-2017 orphelin de marrons s’explique par la réglementation sur les food trucks, ces petits camions qui proposent des plats à l’emporter directement dans la rue. Adoptée par la ville de Fribourg en 2015, celle-ci fixe les conditions-cadres pour ces camionnettes, mais aussi pour tout autre stand culinaire, dont les marrons. Six emplacements sont ainsi disponibles pour ce type d’activité. Initialement, parmi les vendeurs choisis après un appel d’offres, il n’y avait pas de marchand de châtaignes.
«Nous étions un peu des pionniers»
La ville a donc partiellement revu son concept pour les food trucks, en ajoutant un espace pour une activité saisonnière, d’octobre à février. «L’emplacement du stand des glaces Equey, au bénéfice d’une autorisation spéciale car il est installé là depuis des décennies, n’est pas utilisé durant l’hiver. Après la mise au concours cet été, nous avons choisi deux vendeurs de marrons», indique Pierre-Olivier Nobs, directeur de la police locale et de la mobilité pour la ville de Fribourg.
En vigueur depuis près de deux ans, la réglementation sur les food trucks a fait ses preuves dans l’ensemble, même si le «concept est appelé à évoluer», selon Pierre-Olivier Nobs. «Nous étions un peu des pionniers avec cette directive, nous sommes encore en phase de réglages», ajoute le directeur de la police locale et de la mobilité de la ville.
Actuellement, six camions proposant des plats à l’emporter bénéficient d’une autorisation annuelle délivrée par la commune, dont cinq régalaient déjà les Fribourgeois l’année dernière. Ils occupent chacun leur tour l’un des cinq emplacements en ville, selon un système de rotation.
