Chu de che / Je suis d'ici / Sono di qui / Ich bin von hier ! Champions Tour Fribourg Gottéron: Samedi 12 septembre 2026 : Cathédrale Saint-Nicolas, 15h30-19h Notre liberté ne nous a pas été donnée, mais combattue et priée par nos ancêtres plus d'une fois! Aujourd'hui, comme autrefois, notre existence en tant que peuple libre dépend du fait que nous nous battions pour cela chaque jour. Restez inébranlable et soyez un gardien de la patrie pour que nous puissions remettre une Suisse libre telle que nous la connaissions à la génération suivante. Nous n'avons qu'une seule patrie!

lundi 5 novembre 2012

Dix nouveaux petits Saint-Bernard à admirer à Martigny


La jeune famille de chiens pourra être observée du 8 novembre au 13 décembre 2012 au Musée et Chiens du Saint-Bernard.© Fondation Barry




Dès jeudi prochain, 10 petits Saint-Bernard seront observables dans le musée éponyme de Martigny. Les chiots (six femelles et quatre mâles), nés il y a un mois, seront visibles par le public pour une durée de cinq semaines.

Une portée de dix chiots, six femelles et quatre mâles, a vu le jour le 4 octobre dernier au chenil de la fondation Barry à Martigny (VS). C'est la deuxième fois que la fondation recense une nichée aussi importante.

Les chiots seront visibles par le public dès le 8 novembre pour une durée de cinq semaines (jusqu'au 13 décembre), communique lundi la fondation. Ce contact avec les humains est destiné à socialiser les chiots avant qu'ils ne soient confiés à leurs nouveaux maîtres.

Les chiots sont en principe tous vendus à des propriétaires inscrits sur une liste d'attente. Ils devront se rendre au chenil pour faire leur connaissance. La rencontre permet de voir si le chiot accepte ses futurs maîtres et si ces derniers ont de l'aisance avec les chiens, explique Anja Ebener, porte-parole de la fondation.

Une portée inhabituelle

Les dix nouveaux chiots, tous à poils longs, ce qui est inhabituel précise Mme Ebener, portent tous un nom débutant un G, une lettre différente étant attribuée à chaque portée. Ils sont nés d'une chienne que le chenil a accueilli, les propriétaires ayant dû s'en séparer pour des raisons privées.

Sur cette portée, le chenil devrait garder une femelle pour la reproduction. Ce chenil, géré par la fondation Barry depuis 2005, est le plus ancien et le plus important de Suisse. En moyenne 20 à 25 chiots naissent chaque année.

Voir la galerie photo de la Liberté: Des chiots Saint-Bernard en vedettes à Martigny


ATS

Les Suisses comptent dépenser davantage pour Noël


Selon un sondage, les Suisses achèteront des cadeaux Noël pour en moyenne 271 francs soit 13 francs de plus que l'an précédent.

«Les résultats projetés sur les ventes de Noël 2012 constituent une lueur d'espoir pour le commerce de détail, qui bataille ferme contre la vigueur du franc suisse et la mutation structurelle du comportement de consommation», relève Ernst & Young dans son sondage publié lundi et réalisé auprès de 500 personnes.

Les consommateurs de la région lémanique se montrent particulièrement généreux avec une moyenne de 303 francs. En Suisse centrale, les personnes sont en revanche plus regardantes (202 francs). Sans surprise, les livres sont le premier choix de cadeaux (54%), devant l'argent et les bons d'achat cadeaux (53%), et les vêtements (46%).

Dans leurs achats, les consommateurs prêtent avant tout attention à la qualité et à la fonctionnalité des produits. Ils accordent en outre davantage d'importance à la protection de l'environnement et à l'origine plutôt qu'à la valeur et à la marque, relève l'étude.

Centres commerciaux à la peine

Les Suisses prévoient de faire leurs emplettes de préférence dans les boutiques spécialisées. Plus de la moitié du budget de Noël y est dépensée (60%). Si les revendeurs en ligne peuvent s'attendre à une croissance de leurs chiffres d'affaires, les ventes dans les centres commerciaux devraient par contre reculer, anticipe Ernst & Young.

La force du franc continue du reste de peser sur les ventes de Noël. Compte tenu de la vigueur de la devise helvétique, 33% des personnes interrogées projettent de faire une partie de leurs achats à l'étranger.


dimanche 4 novembre 2012

Le Ranz des vaches fribourgeois






Le Ranz des vaches est une chanson d'armaillis sans aucun accompagnement. Les vachers des Alpes avaient l'habitude de la chanter pour appeler le bétail des pâturages lorsque le moment de la traite était venu. Elle a la même fonction que le cor des Alpes. A l'instar du destin de cet instrument, la pratique du Ranz des vaches avait quasiment disparu après 1800.


Dans les Alpes de Berne et de Lucerne, (on dit plutôt lobe : ho ! lobe, ha ! lobe, et l’on emploie aussi fréquemment le diminutif Löberli. Or le patois gruyérien, qui affectionne les ll mouillées, a prononcé liauba, qu’il faudrait écrire lhoba, avec le lh des provençaux. Enfin ce mot lhoba, loba ou lobe n’a pas de racine dans les langues romanes, et il ne peut être qu’allémanique.



Cela dit, il n’en demeure pas moins que le ranz des Colombettes a son caractère propre, et qu’il diffère foncièrement des Kühreihen du reste de la Suisse. Ceux-ci, en effet, ont plus de bonhomie et de naïveté, outre cette fleur de sentiment qui va si bien à la poésie allemande : le nôtre, au contraire, a toute la malice d’un fabliau, et l’on sent dès l’abord qu’il est d’inspiration romande.


Le Ranz des vaches comporte trois éléments distincts: le mot «lyoba» souvent répété qui signifie «appeler le bétail» en celtique; l'énumération des noms des vaches; enfin des vers improvisés dans lesquels l'armailli chante sa vie, loue la beauté de la vie alpestre et sa liberté dans les montagnes, mais se plaint quelquefois de sa condition malheureuse de pauvre ouvrier agricole.

Aux étrangers qui ne comprennent pas qu’un chant si simple puisse produire de tels effets, nous répondons que le ranz des vaches a pour nous des charmes secrets qu’il ne révélera jamais à des profanes, qu’il nous dit des choses ineffables dans un langage mystérieux que l’on n’apprend que dans nos Alpes. « Tout vrai Suisse a un ranz éternel au fond du cœur », a dit Sainte-Beuve.

Au 16e siècle, il est déjà fait mention de cette tradition d'appeler le bétail avec cette chanson. Des touristes cultivés ont décrit le Ranz des vaches au 18e siècle, tel un Léopold comte de Stolberg qui a transcrit la marche des vaches d'Appenzell en 1794 alors qu'il voyageait en Suisse en compagnie de Johann Wolfgang Goethe.

En 1805, la première collection de huit Ranz des vaches est parue sous le titre «Acht Schweizer Kühreihen». Cette petite édition a été rééditée et complétée en 1812, 1818 et 1826.

Pourquoi donc cette grossière chanson d'armaillis a-t-elle suscité l'intérêt de gens cultivés? Jean-Jacques Rousseau raconte dans son «Dictionnaire de la musique» (1768) qu'il était interdit de chanter le Ranz des vaches en présence de soldats suisses embrigadés dans les gardes étrangères parce qu'ils attrapaient le «mal du pays» et risquaient de mourir. Cette légende a sans doute contribué à attirer l'attention sur une chanson qui n'était probablement pas très douce à l'oreille.



En 1921, un jeune professeur de musique, Joseph Bovet, a arrangé le traditionnel Ranz des vaches gruérien en un chant pour chœur d'hommes. Il est devenu célèbre et a valeur d'hymne «national» officieux pour les Suisses francophones. Cette mélodie est au cœur de chaque «Fête des Vignerons» qui se déroule une fois par génération à Vevey dans le canton de Vaud.

«Lyôba, lyô-ô-ba…». Scandées au bon moment, ces quelques syllabes fédéreront comme un seul homme les « vrais Suisses » présents dans la salle. Au café ou sous le chapiteau d’une fête, il n’en faudra pas plus pour que l’on se mette à faire tinter verres et cuillères, reprenant le refrain selon lequel «lè chenayirè van lè premirè»… Comprenez ici que, dans un cortège de vaches, « les sonnaillères (celles qui portent une cloche) vont les premières », et que cela coule de source. Même beuglé, le ranz des vaches reste en effet le chant le plus populaire des Helvètes. Hymne de bergers dont l’existence est attestée dès le XVIe siècle, il avait sans doute pour vocation initiale d’annoncer l’heure de la traite, le retour à l’étable ou le départ à l’alpage dans bon nombre de régions rurales.

Repris dans les grandes fêtes populaires, il est associé à la Fête des Vignerons de Vevey dès 1819, et s’impose bientôt comme le clou de la fête. Le vibrant patriotisme qu’il suscite lui ouvre ainsi les portes du patrimoine suisse, subtilisé qu’il fut aux bergers pour devenir un chant citoyen placé au rang des mythes fondateurs de la Confédération.

Il inspira aussi de nombreux compositeurs pressés d’évoquer l’univers pastoral, comme Beethoven, Liszt ou Wagner… Et l’on doit même à Rousseau d’avoir propagé l’idée selon laquelle il aurait le pouvoir de faire déserter les soldats suisses à l’étranger, les frappant de « delirium melancholicum… » C’est dire toute la magie qu’il exerce sur nos concitoyens !

Le ranz des vaches est attesté comme air instrumental en 1545, puis surtout comme mélodie (Har Chueli, ho Lobe) chantée sur les pâturages pour faire rentrer les vaches (parfois appelées Lobe en Suisse alémanique) en file à l'étable et pour les calmer durant la traite. L'expression de ranz des vaches (dans le sens d'alignement) est une traduction de l'allemand Kuhreihen provenant du verbe kuoreien qui apparaît pour la première fois dans une chanson populaire en 1531.

Jusqu'à 1800 environ, des documents attestent son utilisation pour des mélodies et des textes notamment dans l'Emmental, l'Oberhasli, l'Entlebuch et le Simmental ainsi que, dans sa forme française, dans le Jorat (1810) et aux Ormonts (1812). Le ranz des vaches de Fribourg ou de Gruyère est, selon l'ancien usage, encore chanté à la Fête des vignerons par un armailli entonnant le Liauba. Une première variante à deux voix de l'Appenzeller Kureien Lobe lobe apparaît en 1545 dans l'ouvrage Bicinia Gallica, Latina et Germanica du compositeur allemand Georg Rhau. La plus ancienne version écrite de ce ranz des vaches appenzellois figure dans le recueil de chants de Maria Josepha Barbara Broger (1730).

Dans sa thèse en médecine De Nostalgia vulgo Heimwehe oder Heimsehnsucht (1688) consacrée au mal du pays, Johannes Hofer rapporte qu'en entendant le ranz des vaches les Suisses au service étranger étaient frappés de delirium melancholicum et poussés à la désertion: par conséquent, le soldat qui le jouait ou le chantait était passible de la peine de mort.

En 1710, Theodor Zwinger fit rééditer la thèse sous le titre De Pothopatridalgia, augmentée des textes Cantilena Helvetica et Kühe-Reyen. Johann Jakob Bodmer se documenta sur le sujet par intérêt littéraire, supputant, vers 1724 encore, que ce "couplet d'armailli" n'était qu'un air sans paroles. Ce chant inspira de nombreux compositeurs, désireux d'introduire dans leur œuvre une touche pastorale. Avec le Guillaume Tell d'André Ernest Modeste Grétry (1791) et celui de Friedrich Schiller (1804), le ranz des vaches fit son entrée dans certaines compositions de Beethoven, Berlioz, Schumann, Mendelssohn, Rossini, Liszt, Wagner et d'autres. Au début du XXIe s., le ranz des vaches n'est chanté que pour appeler le bétail (Chuereiheli, parfois sous la forme d'un yodel) ou joué sur des instruments tels que le cor des Alpes ou le Büchel (petit cor des Alpes, Frutt-Chuereihe).


Bernard Romanens chantant le Ranz des Vaches


Egger Ph.

Le vacherin fribourgeois AOC





Egger Ph.

vendredi 2 novembre 2012

La thèse selon laquelle il existe un lien étroit entre langue utilisée et manière de penser s'affirme



Les chercheurs ont mené des tests auprès d'environ 60 étudiants des universités de Fribourg et Sussex en Grande-Bretagne parlant aussi bien français qu'anglais.
Image: Keystone




Une équipe de chercheurs s'est réunie autour de Pascal Gygax du département de psychologie de l'Université de Fribourg afin de découvrir quel élément entre la langue parlée et le bagage du locuteur était vecteur des stéréotypes de genre. Ils ont mené des tests auprès d'environ 60 étudiants des universités de Fribourg et Sussex en Grande-Bretagne parlant aussi bien français qu'anglais.

La façon d'assigner des concepts au genre masculin ou féminin s'est révélée différente selon la langue utilisée. En français, c'est la grammaire qui désigne le sexe féminin, par exemple par le rajout d'un -e au mot masculin (étudiant/étudiante).

En anglais, la plupart des mots sont neutres. Le lecteur interprète le sexe à partir du contexte ou de sa connaissance du monde. On considère par exemple que le nom «nurse» (infirmière) désigne une femme, car davantage de femmes que d'hommes exercent ce métier.

Les stéréotypes dépendent de la langue

Pascal Gygax et ses collègues de Fribourg et Norvège ont confronté les étudiants à différentes phrases contenant des noms de métiers soit neutres, soit faisant référence à un sexe précis, telles que: «Les musiciens sont sortis de la salle.»

Ils ont ensuite demandé aux jeunes testés: «Les assertions suivantes peuvent-elles être ajoutées après la première phrase: «L'un des hommes portait un parapluie» ou «L'une des filles portait un parapluie». La réponse «oui» est correcte dans les deux cas, car la forme masculine au pluriel (les musiciens) est valable pour les hommes comme pour les femmes.

Or l'étude relève que les participants avaient tendance à moins facilement considérer la deuxième assertion comme correcte, si celle- ci s'opposait aux associations automatiques liées au sexe présentes dans la langue utilisée.

C'était le cas en anglais quand l'assertion suivant la première phrase contenait des contre-stéréotypes, le nom de métier étant alors attribué au sexe opposé. En français, c'était le cas quand la phrase faisait référence à des femmes, malgré les stéréotypes liés au métier.

L'étude relève aussi que plus les étudiants dominent leur deuxième langue, plus ils sont capables de se représenter le genre de façon similaire aux personnes qui ont cette même langue comme langue maternelle. Les résultats de l'étude ont été publiés mercredi dans le journal spécialisé Bilingualism: Language & Cognition.

Le langage influence la pensée

D'après les chercheurs, la manière selon laquelle les concepts sont assimilés cognitivement influence ainsi la langue. «Nous constatons que le langage n'est pas quelque chose d'anodin», précise Pascal Gygax, cité sur le site de l'Université de Fribourg. «La manière de parler une langue dans un contexte donné a une influence sur la manière de penser.»

Ce point de vue fait écho à des hypothèses déjà soulevées par des anthropologues au début du XXe siècle, poursuit-il. «Georges Orwell a aussi formulé cette hypothèse dans son roman 1984, à peu près en ces termes: une idée ne peut pas exister si les mots nécessaires à sa formulation n'existent pas.»



jeudi 1 novembre 2012

L'Alpstein





Embarquez  pour un vol en altitude très particulier au-dessus du massif alpin et de ses auberges de montagne typiques. Les films vous montrent de magnifiques paysages de montagne et de vallée, des maisons paysannes appenzelloises, des lacs de montagne et d'autres attractions. Plongez dans un voyage virtuel dans l'Alpstein!

Film complet

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Le projet «L'Alpstein vu du ciel» a pu être réalisé grâce à la collaboration du Club des restaurateurs d'altitude du massif alpin (Bergwirteverein Alpstein), des six téléphériques et d'Appenzellerland Tourismus AI.


Auberge Aescher-Wildkirchli


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Informations de la musique

Doppelquartett Pfiifestier - Ruggusseli, traditionell



Nous serions heureux de vous accueillir – virtuellement ou physiquement – dans l'Alpstein. «Chönd zonis!» (Soyez les bienvenus!)

Les Sagas Islandaises Légendaires


"Récits des temps anciens", les sagas légendaires (fornaldarsögur), composées en Islande aux XIIIe et XIVe siècles, brodent sur le passé mythique de l’ère viking. 

Elles donnent forme, dans un style plein de vigueur, à ces mondes magiques dont Richard Wagner ou J. R. R. Tolkien surent s’inspirer pour bâtir leurs propres univers littéraires et poétiques.

Surgissant des âges héroïques ces textes constituent le fleuron d’une littérature de fantaisie sans équivalent.

Avec Régis Boyer et Jean Renaud, qui ont préfacé et établi l’édition de Sagas légendaires islandaises aux éditions Anacharsis