Chu de che / Je suis d'ici / Sono di qui / Ich bin von hier ! Champions Tour Fribourg Gottéron: Samedi 12 septembre 2026 : Cathédrale Saint-Nicolas, 15h30-19h Notre liberté ne nous a pas été donnée, mais combattue et priée par nos ancêtres plus d'une fois! Aujourd'hui, comme autrefois, notre existence en tant que peuple libre dépend du fait que nous nous battions pour cela chaque jour. Restez inébranlable et soyez un gardien de la patrie pour que nous puissions remettre une Suisse libre telle que nous la connaissions à la génération suivante. Nous n'avons qu'une seule patrie!

jeudi 11 octobre 2012

Malala, blogueuse de 14 ans, prise pour cible par les Taliban pakistanais




Une adolescente pakistanaise connue pour son combat en faveur des femmes et des enfants a été grièvement blessée par des Taliban, mardi, à la sortie de son école au Pakistan. La jeune fille raconte son quotidien sur un blog depuis 2009.

C'est presque un miracle. L'adolescente blogueuse pakistanaise de 14 ans Malala Yousafzai a survécu, mardi 9 octobre, à une tentative d'assassinat revendiquée par les Taliban. Son crime ? Avoir dénoncé leurs atrocités et fait campagne pour le droit des femmes à l'éducation dans le nord-ouest du pays.

"C'est une fille à la mentalité occidentale qui passe son temps à nous dénoncer. Quiconque critiquera les Taliban subira le même sort", a expliqué Ehsanullah Ehsan, le porte-parole du Mouvement des Taliban du Pakistan (TTP), principal groupe rebelle du pays et allié d'Al-Qaïda.

"Nous l'avions prévenue plusieurs fois qu'il fallait qu'elle cesse de parler contre les Taliban, qu'elle arrête de soutenir les ONG occidentales et qu'elle prenne le chemin de l'islam", a-t-il ajouté.

Prise pour cible à la sortie de l'école

L'attaque avait eu lieu mardi, à la sortie de son école de Mingora, la principale ville de la région de Swat, au nord-ouest du Pakistan. Malala Yousafzai a été blessée au crâne et à l'épaule. "Malala montait dans l'autobus scolaire après sa journée de classe lorsque deux hommes armés ont ouvert le feu sur elle. Elle a été blessée", a déclaré à l'AFP un responsable de la police locale, Rasool Shah.

"Une balle a heurté son crâne, mais son cerveau n'a pas été touché. Elle est hors de danger", a d'abord affirmé le docteur Taj Mohammed, de l'hôpital Saidu Sharif de Mingora. Mais les nouvelles étaient moins rassurantes en début de soirée, un médecin de l'hôpital militaire de Peshawar, où la jeune blogueuse a été transférée, estimant qu'elle se trouvait dans un état "critique".

Malala Yousafzai s'est fait connaître du public en 2009, grâce à son blog "Le Journal d'une écolière pakistanaise", hébergé sur le site en langue ourdou de la chaîne britannique BBC. Âgée d'à peine 11 ans, la fillette racontait, sous le pseudonyme de Gul Makai, son quotidien dans la vallée de Swat, tombée brièvement entre les mains des Taliban.

"Aujourd'hui, c'était notre dernier jour d'école. Nous avons décidé de jouer un peu plus longtemps dans la cour de récréation", avait raconté la fillette dans l'un des billets de blog, lorsque les Taliban avait banni l'éducation pour les filles, précise la BBC. "Je suis persuadée que l'école rouvrira un jour, mais, en quittant les lieux, j'ai regardé le bâtiment comme si je n'allais jamais y revenir."

Figure de proue du droit des enfants

En 2011, Malala Yousafzai a reçu le premier prix national pour la paix créé par le gouvernement pakistanais. L'adolescente avait également fait partie des nominés pour le prix international des enfants pour la paix, attribué par la fondation néerlandaise Kids Rights.

"Les habitants de la vallée de Swat ne sont pas des terroristes", avait déclaré Malala Yousafzai à la chaîne Al-Jazira, en 2010, alors que les Taliban s'étaient retirés de la région. "Si on ne donne pas de stylos à cette jeune génération, les terroristes leur donneront des armes".

L'an dernier, deux autres militants pour l'éducation des femmes ont été tués par des activistes pakistanais, d'après Amnesty International. Pour l'ONG, citée par le magazine américain "Time", le gouvernement pakistanais doit démontrer par ses actions sa détermination à fournir aux filles, mais aussi aux femmes, les mêmes chances qu'aux garçons et aux hommes, malgré les menaces".

Condamnée par le président pakistanais, Asif Ali Zardari, cette tentative d’assassinat a suscité un vif émoi à l’échelle internationale. "Nous condamnons fermement l'attaque contre Malala (Yousafzai]. La violence dirigée contre les enfants est barbare, c'est un acte de lâcheté", a pour sa part commenté la porte-parole du département d'État américain, Victoria Nuland.

France 24

Les Suisses jettent chaque jour un repas à la poubelle


Une étude sur le gaspillage alimentaire révèle que la Suisse jette chaque année deux millions de tonnes de nourriture aux ordures. Soit l'équivalent par personne d'un repas complet quotidien.

Les chiffres sont effarants: à l'échelle de la planète, un tiers de la nourriture mondiale disponible est gaspillée! Et la Suisse ne fait pas mieux puisqu'un tiers des aliments produits finit également à la poubelle chaque année. Soit deux millions de tonnes de nourriture ou un repas entier par personne et par jour. 

C'est ce que révèle une étude menée par Claudio Beretta et Joao Almeida, des chercheurs de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich et de l'Université de Bâle, dont les travaux ont été repris conjointement par le WWF et la fondation Foodwaste.ch. Ceci dans le cadre de la Journée mondiale de l'alimentation qui aura lieu le 16 octobre prochain.

Consommateurs les plus gaspilleurs

Au vu des résultats basés notamment sur des chiffres émanant des Offices fédéraux de la statistique, de l'agriculture ou de la santé publique, Coop ou Migros s'en sortent bien. Contrairement aux idées reçues, ce n'est en effet pas le commerce de détail qui a le plus de progrès à faire en la matière, avec un taux de seulement 5%. Car les principaux gaspilleurs sont les consommateurs eux-mêmes, avec un taux de 45%! 

Derrière eux, l'industrie alimentaire gaspille elle aussi énormément avec 30% d'aliments qui passent à la poubelle. Un gaspillage dû surtout au tri visant à éliminer les marchandises de moindre valeur. L'agriculture est également mauvaise élève avec un taux de 13%. En cause: les fruits et légumes non récoltés en raison de leur mauvaise mine ou leur mauvaise taille, selon le communiqué du WWF. 

Mais que faire pour lutter contre cet énorme gaspillage alors qu'un être humain sur huit ne mange pas à sa faim, selon un rapport de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentaire et l'agriculture (FAO) publié mardi. Et que la planète dispose de suffisamment d'aliments pour nourrir tout le monde, selon son président. 

Enjeu écologique 

«Le problème est très complexe et il n'y pas de solution simple», soupire Pierrette Rey, porte-parole du WWF. Or l'enjeu est de taille sur le plan écologique. «D'autant que jeter des haricots produits dans son jardin n'a pas le même impact sur l'environnement que jeter ceux qui viennent par avion du Kenya», explique-t-elle.

Mais si tous les niveaux de la chaîne alimentaire jouaient le jeu, un tiers des déchets actuels pourrait être évité et nous n'aurions pas besoin d'importer autant d'aliments de l'étranger. Il serait alors possible d'économiser chaque année autant de CO2 qu'en émettent 500'000 voitures, selon elle. 

La conseillère nationale vert'libérale vaudoise Isabelle Chevalley s'inquiète elle aussi du gaspillage en Suisse. «C'est insultant pour les paysans à qui l'on fait produire des aliments qui finissent à la poubelle!» s'exclame-t-elle. La politicienne a déposé un postulat sur ce sujet en mars dernier. Il demande au Conseil fédéral quelle est sa politique pour lutter contre le gaspillage. 

Dans sa réponse, le gouvernement a indiqué qu'un groupe de travail planchait sur le sujet. «C'est donc qu'il prend cette thématique au sérieux», note Isabelle Chevalley. Il se dit en effet conscient du potentiel écologique et économique de la réduction des déchets. 

Interdire de brûler les déchets?

Mais Isabelle Chevalley a beau retourner dans sa tête toutes les pistes à envisager pour lutter contre le gaspillage sur le plan politique, il n'existe pas de solution miracle. Néanmoins, la Vaudoise s'est penchée sur ce que faisaient les pays voisins pour lutter contre le gaspillage. «Par exemple, la France interdit depuis cette année aux supermarchés et aux grands restaurants d'incinérer leurs déchets. Ils sont donc obligés de les donner aux œuvres d'entraide, aux animaux, ou des les recycler en compost ou en biogaz. On pourrait faire pareil en Suisse», propose-t-elle. 

Mais la classe politique ne peut pas faire grand chose, se désole-t-elle. «Prenez l'exemple des dates de péremption des aliments, fixés dans des ordonnances fédérales. On pourrait les prolonger, ce serait une piste, car la plupart des produits sont consommables bien au-delà de la date de vente fixée. Mais la loi n'oblige pas les commerçants à inscrire des dates maximales. Et ils préfèrent, pour des raisons de marketing, noter des dates minimales», explique-t-elle. 

Consommateurs trop riches

Pour Isabelle Chevalley, le gros problème, c'est les consommateurs. Aujourd'hui, la nourriture représente à peine 10% du budget des ménages, alors qu'il y a 50 ans, elle représentait 50 à 80% de l'argent dépensé. «Aujourd'hui, manger ne coûte rien! Comment inciter dans ces conditions les gens à faire des économies?»

Elle rejoint ainsi le WWF et toutes les associations et organisations concernées par cette thématique, dans leur volonté d'informer et de mieux sensibiliser les consommateurs sur leur comportement. Gageons que 2013, qui sera l'année de la lutte contre le gaspillage en Europe, verra éclore nombre d'actions sur ce thème en Suisse aussi. 


Les conseils du WWF pour moins gaspiller

- Vérifier le contenu de son réfrigérateur, planifier et établir ses menus avant de faire ses courses.

- Se servir des restes pour préparer un repas, tout en plaçant les aliments dans des récipients hermétiques ou au réfrigérateur afin d’accroître leur durée de conservation.

- Acheter des produits frais plus souvent, de façon plus ciblée, au lieu de faire des provisions hebdomadaires qui seront gaspillées ensuite.

- Goûter les produits périmés pour vérifier qu’ils ne sont réellement plus propres à la consommation.

- Rapporter les déchets verts dans des unités de production de biogaz ou au compost de la commune et jeter les déchets alimentaires dans des sacs et non avec les eaux usées, le tri à la station d’épuration nécessitant un surcroît d’énergie.


La Suisse à la pointe des nanotechnologies


Les nanotechnologies arrivent dans les produits de grande consommation. Un gigantesque marché qui pourrait profiter à la Suisse, tant le pays est bien positionné.

Les nanotechnologies? Il y en a un peu partout et ça ne fait que commencer! «Elles sont présentes dans tous les domaines d’activités, du textile à la peinture en passant par l’électronique et les cosmétiques, explique Marc Pauchard, responsable du transfert de technologies à l’Institut Adolphe Merkle à Fribourg. Et elles seront de plus en plus intégrées dans de nouveaux matériaux et pour de nouvelles applications.»

De quoi s’agit-il? Les nanotechnologies sont des matériaux dont la taille avoisine le nanomètre (généralement inférieure à 100 nanomètres), soit un millionième de millimètre. En 2007, le projet Emerging Nanotechnologies identifiait déjà plus de 500 produits de consommation fondés sur des nanotechnologies. «Jusqu’à présent, les nanos sont surtout des nanomatériaux utilisés dans le sport, les gadgets, le textile, l’informatique ou encore les revêtements autonettoyants de l’électroménager, explique Philippe Fischer, directeur de la Fondation suisse pour la recherche en microtechnique (FSRM) et organisateur de la Swiss Nanoconvention du printemps 2012 à Lausanne. L’avenir sera dans les sciences de la vie avec des tests diagnostiques, l’énergie avec des cellules solaires plus performantes et l’environnement notamment dans la purification de l’eau.»

Bien sûr, on reste loin des promesses vertigineuses faites par les futurologues anticipant la création de nano-robots. «Entre les promesses et leur réalisation, il se passe toujours beaucoup de temps, sourit Marc Pauchard. Les nano-machines sont extrêmement complexes. Il faudra être patient avant de les voir arriver sur le marché.» En attendant, les nanos offrent déjà de nombreuses applications à court terme. Selon les estimations de l’OCDE, le marché global des produits issus des nanotechnologies atteindra 1’000 milliards de dollars dès 2015.

«Sur ce marché en devenir, je pense que la Suisse est extrêmement bien placée. Il faut se souvenir que le pays est pionnier dans ce domaine avec le centre de recherche IBM/EPFZ à Rüschlikon», raconte Philippe Fischer. Avec ses nombreux instituts de recherche (EPFL, EPFZ, Adolphe Merkle Institute, CSEM, EMPA, etc.), la Suisse est à la pointe de la recherche fondamentale. La forte implication des HES lui permet désormais de monétiser cette avance en favorisant le transfert de technologies.

A Bâle, la plateforme i-net Basel Nano a développé une méthodologie pour identifier de manière systématique les PME susceptibles d’être intéressées par ces nouvelles technologies. Idem à Fribourg, avec le réseau nano-net.ch. «Notre objectif est de permettre aux entreprises d’avoir accès aux nanotechnologies, explique Marc Pauchard. Certaines sont au courant des avancées scientifiques et viennent directement nous voir. D’autres, au contraire, pourraient bénéficier de cette technologie mais ne se rendent pas compte du potentiel. Notre challenge est d’approcher ces sociétés. Mais ce n’est pas évident. Il y a des réticences. Pourtant, nos études de marché ont montré que pratiquement tous les secteurs d’activités peuvent profiter des nanotechnologies.»

Avec des résultats probants. Par exemple, depuis avril 2011, une ligne de vêtement de la marque Levi’s intègre Nanosphere, une technologie propriétaire du fabricant de tissus helvétique Schoeller (à Sevelen, SG) qui renforce l’imperméabilité du tissu. Dans d’autres domaines, Spirig Pharma (à Egerkingen, SO) vend des crèmes solaires contenant des nanoparticules d’oxyde de titane et Frewitt (FR) commercialise des machines de fabrication de nanoparticules. «Il est difficile de recenser les entreprises qui utilisent les nanotechnologies, car ce terme regroupe tout et n’importe quoi, prévient toutefois Marc Pauchard. La plupart du temps, les nanotechnologies ne concernent qu’une petite partie d’un procédé industriel complexe et ne se retrouvent pas dans le produit final, comme c’est le cas des polymères renforcés avec des nanoparticules.»

«Jusqu’à présent, l’utilisation des nanotechnologies par les entreprises demeure assez confidentielle, estime d’ailleurs Philippe Fischer. Et il est difficile de savoir quand l’industrialisation va exploser.» D’autant que les consommateurs commencent à s’inquiéter de l’arrivée des nanos dans les produits de grande consommation. «Les chercheurs ont conscience du risque toxicologique, rassure Marc Pauchard. A Fribourg, nous nous intéressons à l’interaction entre nanoparticules et poumon. Mais cette interaction ne dit rien a priori de la dangerosité. Cela dépend du type de nanoparticules. Certaines provoquent des inflammations similaires au tabac, quand d’autres ont un effet bénéfique en diminuant l’asthme, par exemple.


«Créer de nouvelles propriétés»

Grâce aux nanotechnologies, les scientifiques parviennent à conférer de nouvelles propriétés et fonctions aux matériaux. Explications du spécialiste Mirko Croci*.

Que sont les nanotechnologies?

C’est un terme très à la mode et il est bon d’en préciser à nouveau le sens. Le préfixe «nano» indique simplement qu’il s’agit de technologies à l’échelle du milliardième de mètre, que l’on qualifie également d’échelle mésoscopique. Pour faire simple, on peut diviser (par la pensée!) le monde en trois domaines dimensionnels différents. Il y a d’abord le monde macroscopique qui désigne les grands objets, ceux qui sont à échelle humaine. Puis le monde microscopique, celui des petits objets tels que les atomes et les molécules. Le monde mésoscopique est, quant à lui, à une échelle intermédiaire, comprise entre les échelles microscopique et macroscopique. Les objets qui le peuplent sont constitués de quelques milliers d’atomes et sont donc caractérisés par des diamètres de l’ordre du nanomètre justement. C’est ce que l’on désigne sous le terme de nanotechnologies.

A quoi sert cette miniaturisation? Après les nanotechnologies, les ingénieurs travailleront-ils à des échelles encore plus petites, à l’échelle microscopique, par exemple?

L’intérêt des nanotechnologies n’est pas tant dans leur taille, que dans les propriétés différentes que les matériaux acquièrent à ces dimensions. Par exemple, si vous augmentez régulièrement la tension électrique appliquée aux deux extrémités d’un câble en cuivre traditionnel (macroscopique), vous allez également observer un accroissement régulier du courant qui le traverse. En revanche, dans un fil mince, dont le diamètre serait de l’ordre de quelques nanomètres, cet accroissement se fera brutalement et par paliers: c’est typiquement un effet mésoscopique, dû à l’émergence des propriétés quantiques de la matière.

Les ingénieurs et scientifiques travaillent déjà depuis des décennies dans le domaine microscopique afin d’exploiter les propriétés de la matière à cette échelle. L’ingénierie chimique, par exemple, met en jeu depuis longtemps des processus qui se déroulent à une échelle de l’ordre du dixième de nanomètre. Un autre exemple est l’énergie nucléaire. Les réactions qui la caractérisent ont lieu à une échelle 1 million de fois plus petite que celle des nanotechnologies.

A quoi peuvent servir ces propriétés mésoscopiques?

Les applications sont fort nombreuses, il suffit de parcourir le web pour s’en rendre compte (produits cosmétiques, matériaux d’emballage, alimentation, médecine, générateurs thermo­électriques, etc.). Je me limiterai à citer un exemple que je considère particulièrement significatif du point de vue de la césure technologique que peuvent apporter les propriétés mésoscopiques des matériaux nanostructurés. Il s’agit de la conception d’une nouvelle génération de tubes à rayons X dont les prix défieront toute concurrence lorsqu’ils seront au point. Les tubes RX sont à la base des appareils de radiographie utilisés aussi bien en médecine que pour la sécurité, notamment dans les aéroports. Le principal défaut des tubes RX actuels réside dans l’utilisation d’un filament très chaud pour produire le faisceau d’électrons indispensable à la génération des rayons X. Ce filament ressemble à celui de nos anciennes ampoules à incandescence: il finit par «brûler» tôt ou tard. La substitution d’un tel organe coûte actuellement environ le quart du prix du tube RX complet (environ 20’000 francs). La nanotechnologie permet de résoudre ce problème. En exploitant les propriétés mésoscopiques de petites particules de fer ou de nickel, on peut faire croître sur le filament des nanotubes de carbone, sorte de petits «poils» longs de quelques micromètres et dont le diamètre est de quelques dizaines de nanomètres. Or, ces objets possèdent la remarquable propriété d’émettre des électrons sans avoir besoin d’élever leur température. Le filament n’a donc plus besoin d’être chauffé et par conséquent il ne brûlera jamais. Ainsi, le remplacement du filament n’est plus nécessaire et la durée de vie du tube à rayons X s’en trouve de ce fait considérablement allongée.

Les nanotechnologies sont-elles dangereuses pour notre santé?

Beaucoup de produits, que nous employons au quotidien, sont potentiellement dangereux. Cela ne nous empêche pas de les utiliser, car nous avons appris à prendre les précautions qui s’imposent. Prenons le cas de l’essence: c’est un produit toxique, volatile et hautement inflammable. Aucun de nous n’a cependant de problèmes à faire le plein dans une station-service.

Il en est de même avec les nanotechnologies: si elles sont bien utilisées, avec toutes les précautions nécessaires, elles ne sont pas plus dangereuses qu’autre chose. Comme le disait François Rabelais: «Science sans conscience n’est que ruine de l’âme.» Il est bon, me semble-t-il, d’appliquer cet adage non seulement aux nanotechnologies mais également, et je ne cite là que deux exemples emblématiques, à l’énergie nucléaire et aux expériences de manipulation génétique.

* Directeur du Laboratoire d’application de la physique pour les technologies émergentes au Centre d’études et de transferts technologiques de la HEIG-VD.

La ville de Fribourg choisira le festival qui succédera à la Jazz Parade


La ville de Fribourg souhaite reprendre la main sur l'animation du centre-ville en été. Elle a mis au concours dès 2014 l'organisation d'une manifestation culturelle qui succédera au festival Jazz Parade.

Le conseil communal de la ville de Fribourg met au concours l'organisation, à partir de 2014, d'une manifestation culturelle durant le mois de juillet. Les organisateurs intéressés ont jusqu'au 11 janvier 2013 pour soumettre un projet culturel de qualité accessible à un large public.

L'Exécutif de la ville a pris la décision de délivrer une autorisation valable pour l'année 2013 à l'organisateur de la Jazz Parade, pour autant qu'il en fasse la demande et sous réserve que les conditions soient remplies, a indiqué mardi la ville dans un communiqué de presse. Pour mémoire, la Jazz Parade devrait fêter sa 25e édition l'année prochaine. Elle se tient traditionnellement en juillet.

Comité de sélection des projets

Les projets seront sélectionnés par un jury constitué de sept membres, dont trois représentants de la ville, Daniel Rossellat, directeur du Paléo Festival de Nyon (VD) et Christophe Valley, directeur de Charmey Tourisme et fondateur de Festi'Neuch.

Le prix d'un montant de 5000 francs sera réparti entre les trois meilleurs projets. Une communication au public aura lieu au plus tard au printemps 2013, précise la ville.


Les jeux vidéo violents rendent de plus en plus agressifs


Les jeux vidéo violents rendent agressifs et leurs effets sur le comportement augmentent avec le temps. C'est le constat d'une étude réalisée en laboratoire par des chercheurs de l'Université de Grenoble.

Menée en collaboration avec les Université de Hohenheim (D) et de l'Etat de l'Ohio (USA), cette étude doit être publiée dans le prochain "Journal of Experimental Social Psychology". "C'est la première au monde qui étudie de manière expérimentale les effets à long terme des jeux vidéo violents", a indiqué Laurent Bègue, professeur à l'Université Pierre Mendès-France de Grenoble.

Des études antérieures avaient déjà montré que les jeux vidéo violents causaient une augmentation immédiate et de courte durée de l'agressivité. Les expériences menées à l'Université de Grenoble ont permis de montrer que ces effets étaient "cumulatifs" et qu'ils pouvaient être "relativement durables".

Chaque jour pendant trois jours, 70 étudiants des deux sexes ont joué pendant 20 minutes à des jeux vidéo, qui étaient soit violents soit non violents. Pour mesurer leurs pensées hostiles, on leur demandait ensuite de lire une histoire, mettant en scène une situation de conflit potentiel et d'imaginer la réaction des protagonistes de cette histoire.

Plus agressifs

Les étudiants ayant joué à un jeu vidéo violent s'attendaient alors à ce que les protagonistes adoptent un comportement plus hostile et agressif que ceux ayant joué à un jeu non violent.

Les mêmes étudiants étaient ensuite amenés à participer à une compétition les opposant à un autre candidat, qu'ils pouvaient punir en lui infligeant un choc sonore. Lorsqu'ils avaient joué à un jeu violent, les étudiants faisaient plus de mal à leur adversaire.

Dans les deux cas, la tendance constatée le premier jour s'accentuait par la suite.

Les jeux vidéos sont "un facteur de violence avéré qui ne peut pas être négligé, même s'il ne faut pas s'en servir pour masquer d'autres sources de violence plus importantes", affirme Laurent Bègue.


mercredi 10 octobre 2012

Alain Berset veut combattre l'initiative de la gauche pour une caisse maladie unique avec un contre-projet indirect


Alain Berset veut soumettre un contre-projet à la Caisse unique. (photo: Keystone)


Le Conseil fédéral a décidé mercredi de rejeter l'initiative. Il a chargé le ministre de la santé d'élaborer des propositions qui devront encore être mises en consultation avant que le Parlement ne se prononce.

«Le modèle actuel repose sur une concurrence régulée, ne connaît pas de contingent de prestations et n'a pas de dettes», a relevé Alain Berset en conférence de presse. Mais il pêche surtout par la sélection des risques qui mine la confiance des assurés dans le système. «Dans certaines régions, les primes pour adulte peuvent varier du simple au double», a-t-il rappelé.

Trois mesures

Le contre-projet sera décliné en trois points. Le Département fédéral de l'intérieur (DFI) souhaite créer une réassurance pour les très hauts coûts sous la forme juridique d'une fondation. Cette réassurance sera obligatoire et uniforme pour tous les assureurs. Elle se chargera, à partir d'un certain seuil, des coûts élevés d'un assuré.

Un montant fixe prélevé sur les primes financerait la réassurance. Vu les différences de coûts entre régions, ce montant varierait d'un canton à l'autre.

Interrogé sur le seuil à partir duquel le fonds de réassurance prendra le relais de l'assurance de base, Alain Berset a indiqué que ses service planchaient sur une fourchette allant de 5000 à 20'000 francs. «4% des assurés génèrent des coûts annuels de plus de 15'000 francs, ce qui représente 52% des coûts de la santé, 1% dépasse les 35'000 francs et constitue 21% des coûts globaux», a-t-il rappelé.

Le chef du DFI a souligné que cette réforme, tout comme l'initiative pour une caisse unique, ne visait pas à endiguer la hausse des coûts de la santé. D'autres pistes sont à l'étude après le «non» aux réseaux de soins et la fin du moratoire sur les cabinets.

«Pour l'assuré, la seule conséquence visible sera de ne plus se voir offrir d'aussi grosses différences de primes dans sa région», a dit le conseiller fédéral. Il n'a pas à craindre d'être transféré dans une autre caisse, un éventuel dépassement de ses coûts étant entièrement géré par son assureur.

Séparer les activités

Deuxième mesure: les assurances de base et complémentaires devront à l'avenir être offertes par des entités juridiques distinctes qui ne pourront pas échanger d'informations entre elles ou procéder à des financements croisés. Il a rappelé qu'actuellement 46 assureurs sur 64 ne pratiquent que l'assurance de base.

L'idée de séparer l'assurance maladie de base et les complémentaires n'est pas nouvelle. Elle était même portée par une initiative populaire des médecins, qui se voulait une alternative à la caisse unique. Ce texte n'a toutefois pas abouti.

La troisième mesure envisagée réside dans le renforcement de la compensation des risques. Le gouvernement veut ajouter un nouveau critère: les coûts des médicaments.

Concurrence sur la qualité

Pour le socialiste, ces trois mesures inciteront les caisses à se réorienter sur la qualité de leurs prestations plutôt que de privilégier la chasse au «bon risque». La nécessité de constituer réserves sera aussi moins importante.

L'initiative populaire «pour une caisse maladie publique» prévoit la création d'une institution nationale d'assurance maladie unique avec des agences cantonales qui établiront les primes et les encaisseront.

La gauche, les syndicats, des associations de défense des patients et de consommateurs l'ont lancée pour mettre fin à ce qu'ils estiment une fausse concurrence entre les 80 caisses privées actuelles.

La coalition se dit satisfaite, mais ne retire pas son initiative 

La coalition soutenant l'initiative populaire «pour une caisse maladie publique» se dit «satisfaite du signal positif» que constitue le contre-projet du Conseil fédéral. Elle refuse cependant de retirer son initiative, car celle-ci permet de mieux résoudre les problèmes actuels, écrit la coalition.
Avec son contre-projet, le Conseil fédéral reconnaît l'urgence d'agir dans le domaine des assurances maladie, se réjouissent les initiants une prise de position mercredi. Ils sont par contre déçu de cette «demi-mesure» et continueront donc de se battre pour la caisse maladie unique.
Ils estiment cependant «positive» la volonté du Conseil fédéral de séparer l'assurance maladie de base et les complémentaires: «ça va rendre le modèle des assurances plus transparent», jugent-ils dans leur communiqué. Cette séparation n'empêchera pas pour autant la chasse aux bons risques, selon eux. 

«Oui, mais...» de santésuisse 

Santésuisse se dit favorable «à toute amélioration du système de santé» en général et n'est pas opposé en principe au contre-rpjet du Conseil fédéral. La faîtière des assureurs-maladie critique cependant le principe d'une séparation entre l'assurance de base et les complémentaires.
«Cette mesure contribuerait avant tout à renchérir tout le système» en créant une double administration, écrit Christoph Meier, direction de santésuisse, dans un éditorial du magazine «infosantésuisse» datant du 4 septembre 2012. Les assurés se retrouveraient, eux, face à deux assurances, «pris entre marteau et enclume».
Il juge également «contestable» la création d'un pool de hauts risques. Les assureurs ont déjà créé un organe comparable, explique- t-il. De plus, ce pool de haut risque ne réduirait pas la chasse aux bons risques, mais plutôt l'impact des mesures de suivi. Et de citer l'exemple de l'Allemagne, qui, après avoir introduit ce système en 2000, y a renoncé en 2009.
Santésuisse se dit par contre favorable à la compensation des risques. Son conseil d'administration avait d'ailleurs annoncé le 29 août dernier vouloir soutenir toute initiative politique allant dans ce sens.




Le robot Curiosity a découvert un «objet brillant» sur le sol rouge de la planète. Mais il pourrait s’agir d’une partie de l’engin.





«L'équipe qui s'occupe de Curiosity a décidé de ne pas utiliser le bras robotique lundi 8 octobre après avoir détecté la présence d'un objet brillant sur le sol, qui pourrait être une pièce du robot», a déclaré l'agence spatiale lundi dans un communiqué.

«Curiosity est en train de prendre d'autres images de l'objet afin d'aider l'équipe à l'identifier et évaluer son impact éventuel sur les activités de prélèvement.»

Le robot s'est arrêté sur un tas de sable en fin de semaine dernière pour prélever de la terre afin de nettoyer et tester son matériel de prélèvement géologique.

D'une durée de deux ans, la mission de Curiosity a pour but d'explorer la Planète rouge et d'essayer de vérifier si les conditions ont pu dans le passé y être propices ou non à la vie.

L'engin spatial, d'une valeur de 2,35 milliards de francs, a atterri le 6 août dans le cratère Gale, marquant un nouveau chapitre dans l'histoire de l'exploration interplanétaire.