35 % des jeunes entre 18 et 24 ans viennent de voter Front national. C’est ce que montre l’étude IPSOS / SOPRA STERIA sur la sociologie des électeurs, ainsi qu’un sondage Harris Interactive, lequel étend la tranche d’âge aux jeunes adultes de 30 ans. Résultats régionaux qui confirment – à la hausse — la tendance observée lors des élections européennes, en 2014, quand 30 % des moins de 35 ans accordaient leur confiance au parti devenu premier de France. Qui sont-ils, que font-ils dans la vie, et pourquoi tournent-ils le dos aux autres partis ?
C’est Olivier, 19 ans, qui expliquait son choix l’an dernier par les « excellentes propositions », en général du FN sur l’Europe et la nécessité de « lutter contre le traité transatlantique ».
C’est Eugénie, future agrégée de lettres, qui ironise sur les « clichés » habituellement véhiculés sur le profil des électeurs FN, « des jeunes apprentis », « des jeunes dans des phases d’insertion professionnelle difficile » mais quasiment pas dans les universités, tel que pérorait le politologue à Sciences Po, le respectueux Pascal Perrinneau, en 2013.
C’est ce jeune de 20 ans, étudiant en Master de Finances, pour qui « l’immigration massive a entraîné un communautarisme exacerbé de millions d’individus (…) » , et « les millions de réfugiés qui vont s’ajouter à cette communauté ne feront que diviser encore plus notre pays (…) ».
C’est Clément, 20 ans, étudiant en 2e année de droit, « convaincu qu’il nous faut un retour aux frontières, que l’islamisation de la France est grimpante, et que notre pays est sous tutelle, privé totalement de sa souveraineté ».
Et puis, il y a Victoria. « Française de souche et fille de Français de souche », qui ne voit « pas ce qu’il y a de raciste à l’affirmer », Victoria confie avoir subi, dès l’âge de six ans, dans une cité des Yvelines, le « harcèlement » de la part de ses camarades qui étaient aussi ses voisins. Son souhait ? Empêcher les jeunes entreprises françaises « de ne pas être contraintes à s’expatrier ».
Des arguments qui défrisent certainement la ministre Belkacem. Interviewée par Le Parisien TV, mine défaite et lèvres pincées, sur un ton de catastrophe imminente, elle tente pathétiquement de défendre sa boutique. Vous imaginez ce qui va se passer, si le FN arrive au pouvoir ? « Il faut s’attendre à ce qu’il y ait les mêmes débats sur ce qui est servi dans les cantines des lycées (…) ». Et puis, c’est toute la politique de formation et de mise à l’emploi des jeunes qui risque d’être chamboulée, dit-elle encore. Fort efficace, depuis fort longtemps, quand 25 % d’entre eux pointent justement à Pôle emploi…
Pauvre Najat ! Des années de propagande socialo-mondialiste imposée dans tous les établissements de France et de Navarre pour en arriver là… Cherchez l’erreur !
Caroline Artus
