Chu de che / Je suis d'ici / Sono di qui / Ich bin von hier ! Notre liberté ne nous a pas été donnée, mais combattue et priée par nos ancêtres plus d'une fois! Aujourd'hui, comme autrefois, notre existence en tant que peuple libre dépend du fait que nous nous battions pour cela chaque jour. Restez inébranlable et soyez un gardien de la patrie pour que nous puissions remettre une Suisse libre telle que nous la connaissions à la génération suivante. Nous n'avons qu'une seule patrie!

mercredi 9 décembre 2015

Le PS supprime la démocratie locale aux cris de « sauvons la république ! »




En refusant de retirer sa liste dans le Grand-Est, Jean-Pierre Masseret, bien qu’aux antipodes de mes idées, serait-il le seul véritable républicain des partis au pouvoir ? Sa position inspire le respect bien plus que le ni-ni de LR et dévoile surtout l’imposture d’une décentralisation qui consiste à reporter les dettes nationales sur les régions. L’État se désengage des régions mais les régions restent serviles à l’État. C’est ce qu’il faut retenir des décisions post premier tour des régionales. Il démontre un nouveau principe :celui qui ne paie plus commande encore…

Les régions et leurs conseils ont vu l’engagement financier de l’État diminuer. En revanche, il sera difficile de contester que les échecs et l’entêtement du gouvernement et du PS au niveau national ont contribué à l’échec des listes PS ou de gauche en France dans 70 % des régions. Les Républicains qui se frottaient les mains de l’échec du gouvernement se voient en partie désavoués eux aussi. Mais le démon centralisateur des appareils des partis est incapable de se taire et prend les rênes par-dessus la volonté des électeurs.

Le Premier ministre et les chefs de partis montrent que la proportionnelle n’est pas pour demain, puisqu’ils empêchent des candidats de représenter et défendre les intérêts d’une sensibilité même minoritaire. L’État est bien totalitaire et supprime donc la démocratie locale aux cris de « sauvons la république ».

Car faire front contre le FN est vital, pour Valls. Il pourra, par ambition personnelle, gagner à se présenter comme le rempart de la « république » lors d’échéances suivantes ayant fait campagne sur un seul argument « tout sauf le FN ». La tactique est à double tranchant car l’absence de représentation de gauche dans les instances régionales peut supprimer nombre de grands électeurs.

Voilà pourquoi il entretient en douce un débat sur la suppression du Sénat. Non, Valls a compris que le nouveau système permettra de faire définitivement de la Ve république l’anti-démocratie car l’élection de l’Assemblée nationale la même année que la présidentielle assure une majorité de députés pour le mandat présidentiel et que, pour tenir, il suffit de quelques remaniements cosmétiques qui crament quelques fusibles.

Si le PS arrive à tromper tout le monde et conserve plus de trois régions, parions sur le départ de ceux qui sont cramés, Fabius en tête. Mais Valls restera, rassembleur et autoritaire, manœuvrier et propagandiste, ostracisant d’un ton péremptoire tous ceux qui ne pensent pas comme lui. Faire taire un parti qui a réuni 30 % des suffrages, en essayant de le disqualifier par des slogans minables, sonne douloureusement à ceux qui ont connu la propagande du Dr Goebbels. À quand le portrait placardé du facho comploteur cause de tous les maux que l’on a causés ou amplifiés par idéologie ou incompétence, et même les deux. Stratégie du bouc-émissaire ?

Socialisme National ou l’inverse ? Le totalitarisme ne semble pas être là où il est annoncé…

Philippe Bonnet