Chu de che / Je suis d'ici / Sono di qui / Ich bin von hier ! Les statistiques de pannes automobile pour l'année 2026 sont arrivées ; https://fiabiliteautomobile.blogspot.com/ Notre liberté ne nous a pas été donnée, mais combattue et priée par nos ancêtres plus d'une fois! Aujourd'hui, comme autrefois, notre existence en tant que peuple libre dépend du fait que nous nous battions pour cela chaque jour. Restez inébranlable et soyez un gardien de la patrie pour que nous puissions remettre une Suisse libre telle que nous la connaissions à la génération suivante. Nous n'avons qu'une seule patrie!

mercredi 21 avril 2010

Un module solaire pour purifier l’eau

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SwissINSO a installé son premier module de purification d’eau à partir d’énergie solaire. Grâce à un procédé de membranes révolutionnaires à faible consommation énergétique, ces modules peuvent transformer chaque jour jusqu’à 100'000 litres d’eau salée ou impropre en eau potable.

Les membranes à osmose inversée utilisées ici fonctionnent avec moins de différence de pression que dans les installations traditionnelles d’où une moindre consommation et sont donc tout indiquées pour une source d’énergie photovoltaïque.

Nouvo

La meilleure défense contre les cyber-agressions : l’attaque ?

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Pour lutter contre les attaques informatiques, l’université de Cincinnati en appelle à une stratégie offensive. Elle préconise trois approches en réponse à trois types d’agressions d’ampleur et de portée différentes.

"Les systèmes de défense doivent être en mesure d’émousser les attaques informatiques, plutôt que les dissuader", précisent des chercheurs de l’université de Cincinnati, qui appellent à la mise en place d’une stratégie adaptée à ces évolutions. Dans un rapport*, ils expliquent que les dispositifs actuels, aux Etats-Unis, sont fondés sur une erreur d’appréciation originelle : ils partent du principe qu’il est possible de retrouver la trace de l’agresseur, pour mener une contre-attaque, ce qui est loin d’être évident avec les logiciels malveillants actuels. Résultat : ils sont moins opérationnels. "Les virus informatiques ne révèlent pas toujours leur source, ni - ce qui est pis encore - leur intention", alertent-ils. Ils proposent ainsi d’adopter une approche offensive.

Combiner une logique défensive et une logique offensive

Le principal objectif étant d’atténuer l’ampleur des dégâts causés par un pirate en dégradant autant que possible la structure du programme malveillant qui est à l’œuvre. Le tout, en ayant bien conscience que les techniques utilisées aujourd’hui par les pirates informatiques permettent à ceux-ci de modifier en cours de route leurs tactiques. Et qu’il est donc essentiel de rester sur le qui-vive aussi longtemps que l’attaque n’est pas totalement avortée. Par ailleurs, les chercheurs préconisent la mise en place de règles qui seraient spécifiques aux différents types d’agression possibles. Et établissent ainsi une typologie des attaques, en fonction de leur degré de gravité. Avec en premier lieu le cyber-crime : une attaque menée par des individus ou des organisations, qui ne produisent que des effets mitigés.

Une typologie des cyber-agressions

La suppression ou l’altération de données, par exemple. Et toujours à des fins personnelles ou corporatives. Ce type d’actions n’implique en aucune façon le lancement d’un processus de défense nationale. Le second palier concerne les actes de cyber-espionnage, qui consistent à récupérer des informations de manière systématiques en infiltrant la faille d’une infrastructure ou d’un réseau. Cela peut toucher à la fois au secteur des entreprises et à celui de la sécurité nationale. Le plus haut niveau de cyber-agression doit être considéré comme un acte de guerre à part entière. De telles attaques visent à détruire des grilles informatiques, par exemple, pour déstabiliser le pays. Et peuvent passer par des dommages matériels, comme ceux causés sur des serveurs.

* "Leaving Deterrence Behind : War-Fighting and National Cybersecurity"

L’Atelier BNP Paribas

jeudi 15 avril 2010

Les Egger célèbres dans le monde

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Auguste-Émile Egger
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né le 18 juillet 1813 à Paris et mort le 30 août 1885 à Royat,
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est un helléniste français.
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D’une famille originaire de Carinthie, docteur ès lettres à vingt ans, Egger enseigne d’abord dans plusieurs lycées parisiens, puis à l’École normale supérieure en tant que maître de conférences de grammaire. Il est admis à l’Académie des inscriptions et belles-lettres en 1854, et devient titulaire de la chaire de littérature grecque de la faculté des lettres de Paris, fonction qu’il exerce de 1855 à 1884.

Agrégé des lettres (1834). Docteur ès-lettres (1833). Répétiteur à Paris (1831-36). Agrégé suppléant au lycée Saint-Louis (1834). Chargé de rhétorique au lycée Henri IV, puis de la seconde au lycée Charlemagne (1838). Chargé de conférence à l’ENS (1839). Suppléant de littérature grecque à la Faculté des lettres de Paris (1840-55) et maître de conférences de grammaire à l’École normale supérieure (1843-62). Professeur de littérature grecque (1855-74) puis d’éloquence grecque (1874-85).

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Tombe d'Emile Egger au cimetière Montparnasse à Paris


Sans énumérer son œuvre abondante, on peut citer des éditions d’auteurs latins, un Examen critique des historiens anciens de la vie et du règne d’Auguste, un Essai sur l’histoire de la critique chez les Grecs, des Mémoires de littérature ancienne, une Histoire du livre des origines jusqu’à nos jours, la Tradition et les Réformes dans l’enseignement universitaire, et un recueil posthume sur la Littérature grecque (1890).

Oeuvre

Essai sur l’histoire de la critique chez les Grecs, 1849
Notions élémentaires de grammaire comparée, 1852
Apollonius Dyscole, essai sur l’histoire des théories grammaticales dans l’Antiquité, 1854
Mémoires de Littérature ancienne, 1862
Mémoires d’histoire ancienne et philologie, 1863
Les Papyrus grecs du Musée du Louvre et de la Bibliothèque Impériale, 1865
Études sur les traits publics chez les Grecs et les Romains, 1866
L’Hellénisme en France, 1869
Les Substantifs verbaux formés par apocope de l’infinitif, 1875
Observations et réflexions sur le développement de l’intelligence et du langage chez les enfants, 1879.



A ne pas confondre avec :

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Emile EGGER

né en 1891 ; Soldat au 37ème RI ; Mort en 1914.

Cimetière Montparnasse, 6ème div. (Paris 14ème).

Photo de la tombe.



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Victor Egger

(14 février 1848 à Paris - 19 février 1909)

était un psychologue et épistémologue français.

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Il est le fils du professeur de littérature grecque Émile Egger. Il entre à l'École normale supérieure en 1867, obtient l'agrégation de philosophie en 1872 et un doctorat de lettre en 1881. Après avoir été professeur au lycée d’Angers de 1872 à 1877, puis maître de conférence à la faculté de Bordeaux, et enfin professeur à la faculté de Nancy entre 1882 et 1904, il enseigna la philosophie et la psychologie à la Faculté des lettres de Paris à partir de 1904, .

En 1975, le psychiatre américain Raymond Moody décrit les premières "expériences de mort imminente" répertoriées, sous le nom de Near Death Experience (NDE), en reprenant une expression déjà proposée par Victor Egger en 1895 dans Le moi des mourants.


Oeuvre

1877 : La physiologie cérébrale et la psychologie
1877 : Le principe psychologique de la certitude scientifique
1880 : La naissance des habitudes
1881 : La parole intérieure : essai de psychologie descriptive: thèse présentée à la Faculté des lettres de Paris
1896 : Le moi des mourants, Revue Philosophique 1896, XLI : 26-38
1890 : Science ancienne et science moderne

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Eggert Olafsen

est un naturaliste et un explorateur danois,

né en 1721 et mort en 1768.



Il est commissionné par l’Académie des sciences de Copenhague pour conduire une mission scientifique en Islande et fait paraître en 1772 un compte rendu de celle-ci (il est traduit en français en 1802).

Oeuvre

Vice-Lavmand Eggert Olafsens og Land-Physici Biarne Povelsens Reise igiennem Island, foranstaltet af Videnskabernes Sælskab i Kiøbenhavn, med dertil hørende 51 Kobberstøkker og et nyt forfærdiget Kart over Island (1772)


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Eggert Magnússon

(né le 20 février 1947)

est un homme d´affaire islandais, président de la Fédération d'Islande de football

et membre du comité de l´UEFA.


Le 21 novembre 2006, il acquiert le club de football anglais de West Ham (dans la banlieue de Londres) pour la somme de 97 millions de livres.

Egger Ph.

Le jeu vidéo "Eggerland"





Eggerland est un jeu vidéo de réflexion sorti en 1987 sur Famicom Disk System. Le jeu a été édité par HAL Laboratory.

Vous jouez le rôle du Prince Lolo qui doit sauver la princesse Lala. Le but du jeu est de résoudre les énigmes de chaque écran afin de passer au niveau suivant.

Certaines pièces contiennent un trésor dans une boîte, ainsi que de multiples blocs en forme de cœur. Afin d'ouvrir l'accès à la prochaine porte, il convient de collecter tous les trésors de la pièce. Toutefois, dans la plupart des pièces, il est nécessaire de déplacer certains blocs pour évoluer, rendant impossible de récupérer l'ensemble des blocs en forme de cœur qui font face à l'ennemi dans ladite pièce.

Ce jeu est un portage du jeu Meikyū Shinwa sorti sur MSX. Les principales différences sont que le gameplay est légèrement plus rapide sur Famicom Disk System, les graphiques sont améliorés, la musique est différente, les sons ont été modifiés et il y a environ 20 pièces de plus.




Egger Ph.

mercredi 14 avril 2010

Les Egger célèbres de l'histoire Suisse

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Egger, Abraham
9.5.1791 à Aarwangen, 5.12.1869 à Aarwangen, prot., d'Aarwangen. Fils d'Abraham, chaussetier. ∞ 1828 Anna Schmid, fille de Peter, petit paysan et tisserand, d'Affoltern im Emmental. Fabricant de bas salarié et tisserand, E. devint marchand-fabricant de toile (selon le Verlagssystem) à la Riedgasse à Aarwangen (1823). En 1865, il transféra cette affaire florissante dans le faubourg d'Aarwangen. Après sa mort, la maison passa aux mains de ses fils Johann et Gottlieb. Ce dernier en devint l'unique propriétaire en 1893. Les activités de l'entreprise comprenaient le tissage à la main, la fabrication du lin et le commerce des toiles de lin et de coton. En 1911, Hans E.-Kellerhals, le petit-fils, se sépara de la maison mère et fonda une fabrique de textiles à Langenthal.


Egger, August
27.6.1875 à Waldkirch, 16.12.1954 à Zurich, prot., de Tablat (auj. comm. Saint-Gall). Fils de Johann August, commerçant. ∞ 1915 Sophie Looser, artiste peintre. Etudes de droit à Munich, Leipzig, Berlin et Berne, doctorat en 1900. Elève d'Eugen Huber et d'Otto Gierke. Privat-docent à Berlin (1903), professeur extraordinaire (1904), puis ordinaire (1905-1944) de droit civil à Zurich, recteur (1912-1914). Juge suppléant et membre de la cour de cassation de Zurich (1905-1923). Favorable à la SdN. Auteur de commentaires fondamentaux sur le Code civil, en particulier sur le droit des personnes et de la famille.


Egger, Augustin
5.8.1833 à Kirchberg (SG), 12.3.1906 à Saint-Gall, cath., de Kirchberg. Fils de Josef Anton, agriculteur, et de Maria Theresia Stadler. Gymnase et classe de philosophie à Fischingen et Saint-Gall, études de théologie à Tübingen, grand séminaire de Sankt Georgen (Saint-Gall), ordination en 1856. Maître et proviseur au petit séminaire de Sankt Georgen (1857-1862). Curé d'Oberriet (SG, 1862-1865). Chanoine et catéchiste de la cathédrale de Saint-Gall (1865-1872), doyen et official (1872-1882). Evêque de Saint-Gall (1882-1906). Rédacteur du Neues Tagblatt aus der östlichen Schweiz (1867-1869), auteur de nombreuses brochures apologétiques. Après les luttes du Kulturkampf, E. fut pour les deux camps un intermédiaire important et apprécié lors de la réconciliation entre l'Eglise catholique et l'Etat fédéral. Il contribua à régler la question du diocèse de Lugano (1883-1888) et joua un rôle dans la fondation de l'université de Fribourg en 1889. Il fut la personnalité marquante de la Conférence des évêques suisses dès les années 1890. Il soutint des actions sociales comme le mouvement catholique contre l'alcoolisme, le mouvement ouvrier chrétien social de Johann Baptist Jung, l'assurance maladie accident (lex Forrer 1900). Il négocia avec succès la reconnaissance par le pape de l'œuvre d'Henry Dunant en 1896 et défendit la conception catholique de la confession des péchés dans l'"affaire Grassmann", vers 1901. Son opuscule Zur Stellung des Katholizismus im 20. Jahrhundert (1902) est une critique orthodoxe, mais modérée, du mouvement catholique réformiste du tournant du siècle (Hermann Schell, Albert Ehrhard). Docteur honoris causa de l'université de Fribourg en 1900.


Egger, Carl
29.2.1872 (Karl Otto) à Bâle, 20.2.1952 à Bâle, prot., d'Aarwangen et de Bâle (1887). Fils de Johann Friedrich, marchand de charbon, et de Bertha Kummer. ∞ 1915 Renée Emma Morel. Commerçant. Alpiniste, passionné de ski en haute montagne, membre du Club alpin suisse (CAS) en 1894, E. participa en 1904 à la fondation du ski-club de Bâle. Président central de la Fédération suisse de ski (auj. Swiss Ski, 1911), dont il rédigea l'annuaire Ski de 1908 à 1917. Depuis 1897, il fit trente-six premières ascensions dans les Alpes suisses et neuf dans le Caucase en 1914, lors d'une expédition avec Guido Miescher, qui permit de corriger des erreurs topographiques et de réaliser des esquisses orographiques. On retrouve l'alpinisme comme thème de son œuvre de peintre et d'écrivain. Membre d'honneur du CAS, section de Bâle, en 1931.


Egger, Emil
18.12.1912 à Saint-Gall, cath., de Tablat et Rotmonten (auj. tous deux comm. Saint-Gall). Fils de Johann, agriculteur, marchand de bois et de charbon à Saint-Gall. ∞ Idamarie Ledergerber, fille d'Anton, brodeur à la navette. Collaborateur dans le commerce paternel. Cofondateur en 1933 et seul propriétaire en 1942 de l'entreprise de transports Egger frères. En 1965, E. en fit la société anonyme Emil Egger, dont il était principal actionnaire et président du conseil d'administration, qui comptera cent véhicules et cent employés en 1996. Il fonda une filiale (Halag) à Sankt Margrethen en 1956 et des succursales à Härkingen en 1975 et à Crissier en 1995. Fondateur du Schweizerischer Ferntransportverband (association suisse de transport international) en 1944, il participa à la création des sociétés anonymes Transport-Union (1951) et Lagerhaus à Muttenz. Président de la commune bourgeoise de Rotmonten (1954-1980).


Egger, Eugen
7.1.1920 à Schaffhouse, cath., de Gossau (SG). Fils d'Urban Jakob et de Marie Fauland. ∞ 1949 Tullia Nicola. Ecoles à Gossau, collège Saint-Michel à Fribourg, études de lettres à Fribourg (doctorat en 1943). Chef de la section du catalogue général de la Bibliothèque nationale à Berne (1945-1962). Directeur du Centre suisse de documentation en matière d'enseignement et d'éducation (Genève, 1962-1983). Chargé de cours (1964), puis professeur de pédagogie à l'université de Genève et temporairement à Neuchâtel (dès 1968). Secrétaire général de la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l'instruction publique (1968-1985) à Genève, puis dès 1983 à Berne. E. encouragea la coordination scolaire (concordat intercantonal en 1970), la coopération internationale en matière d'éducation et les réflexions prospectives sur le développement de l'école. Auteur de publications sur le père Grégoire Girard, sur Johann Heinrich Pestalozzi ainsi que sur les questions pédagogiques actuelles.


Egger, Franz
20.1.1899 à Saint-Gall, 8.5.1971 à Wetzikon (ZH), prot., d'Eggersriet et de Wetzikon. Fils de Mathäus, d'un milieu modeste. ∞ 1927 Gertrud Bergmann, fille de Christian, de Meikirch. Ecoles à Rorschach, diplôme d'instituteur en 1920. E. poursuivit sa formation en pédagogie thérapeutique. Educateur dans un établissement à Berthoud, instituteur à Hérisau et à Saint-Gall, E. fut directeur du home Pestalozzi à Schönenwerd près d'Aathal de 1931 à 1950. Membre du PS. Conseiller communal (exécutif) à partir de 1934, président de la commune de Seegräben (1938-1950), député au Grand Conseil zurichois (1947-1950), conseiller d'Etat (1950-1967, Intérieur et Justice, Economie publique dès 1954), conseiller national (1955-1959). Président de la Conférence des chefs de départements cantonaux de l'économie publique, son souci principal fut d'assurer la paix du travail. E. prépara la nouvelle loi cantonale sur les Eglises, mena à bien la révision de la loi agricole et promut l'école professionnelle.


Egger, Gottfried
6.6.1830 à Aarwangen, 13.10.1913 à Worb, prot., d'Aarwangen et Worb. Fils de Friedrich, chapelier. ∞ Elisabeth Bürki, fille de Niklaus. Ecole secondaire à Worb, séjour en Suisse romande, école cantonale d'Aarau (1845), inachevée à cause de problèmes de vue. Apprentissage de brasseur de bière chez son frère August à Aarwangen. Après un voyage en Europe en 1851-1852 (notamment à Londres, Paris, Munich et Prague), E. travailla dans la brasserie de son frère. En 1855, il émigra aux Etats-Unis et créa une brasserie florissante à Aurora près de Chicago. Après avoir regagné la Suisse en 1862 pour raisons familiales, il y introduisit la lampe à pétrole, inconnue jusqu'alors. Avec son beau-frère Fritz Bürki, il fonda à Worb un atelier de mécanique voué à la fabrication de ces lampes, qu'il vendit bientôt. En 1863, il installa une brasserie et une auberge à Worb dans la propriété Büren appartenant à sa belle-mère. Reconstruite après un incendie (1874), la brasserie est aujourd'hui encore aux mains de la famille. E. fut conseiller communal (exécutif) à Worb et président du Conseil communal de quartier durant onze ans.


Egger [-von Moos], Hedwig
20.11.1880 à Sachseln, 19.1.1965 à Lucerne, cath., de Kerns. Fille de Paul von Moos . ∞ 1907 Othmar E., hôtelier à Kerns. Ecole normale à Menzingen, apprentissage des langues étrangères. Gérante d'une agence bancaire, E. dirigeait l'été avec son mari l'hôtel de Frutt (comm. Kerns). Auteur de poèmes contemplatifs en dialecte d'Obwald (Ds Härz voll Sunnä, 1940; Machids der Sunne nah, 1955; 'S will Abig wärde, 1961), E. se fit connaître par des causeries radiophoniques dans les années 1950. Prix de la Coopérative radiophonique de Berne (1955), distinction littéraire du canton d'Obwald.


Egger, Jakob
7.5.1821 à Aarwangen, 12.3.1904 à Aarwangen, prot., d'Aarwangen. Fils de Johann Jakob, polisseur. ∞ Rosina Emilie E., fille de Friedrich. Orphelin, E. fut placé en 1835 à l'institut de Hofwil. Instituteur à Aarwangen (1837-1841). Il poursuivit sa formation et enseigna à l'école piétiste des frères Paulus dans le Wurtemberg. Maître secondaire et agriculteur à Aarberg (1846-1852), commissaire scolaire du cercle de Seedorf. Maître à l'école normale de Münchenbuchsee (1852-1856). Inspecteur de l'enseignement primaire (1856-1895), il influença la réforme scolaire bernoise. Auteur de manuels et de méthodes, d'une Geschichte des Primarschulwesens des Kantons Bern (1879) et d'ouvrages édifiants d'esprit piétiste.


Egger, Karl
3.11.1881 à Langenthal, 31.7.1950 à Zurich, prot., de Langenthal et Aarwangen. Fils d'Hektor Eugen, architecte. ∞ Olga Bucher, famille d'hôteliers lucernois. Baccalauréat à Berthoud (1900), études de droit à Berne et Leipzig (doctorat en 1907). Dès 1907, E. fut diplomate à Vienne, Buenos Aires, Paris, Berlin et Berne. Ministre de Suisse à Buenos Aires de 1922 à 1932 (accrédité en Argentine, Chili, Paraguay et Uruguay), puis à Madrid. En vacances au début de la guerre civile espagnole (juillet 1936), en accord avec les autorités fédérales, il ne retourna à Madrid qu'en mai 1937, ce qui alimenta les débats sur la politique de neutralité de la Suisse. Ministre à Helsinki de 1939 à 1946 (accrédité en Finlande et dans les Etats baltes), il fut confronté aux invasions russes, alors même qu'il n'existait pas de relations diplomatiques de la Suisse avec l'URSS. Instructeur de cavalerie (1906-1907).


Egger, Pius
21.5.1905 (Franz Johann) à Tablat (auj. comm. Saint-Gall), 10.9.1944 à Massa (Toscane), cath., de Tablat. Fils de Peter Julius, agent d'assurances, président de la commune locale (Ortsgemeinde) de Tablat, et d'Albertina Hug. Gymnase à Engelberg, études de théologie à Fribourg. Il entra à la chartreuse de La Valsainte en 1927, y fut ordonné prêtre en 1931, profès en 1932. Dès 1936, il séjourna dans divers couvents italiens, en dernier lieu dans la chartreuse de Farneta, près de Lucques, où il fut maître des novices dès 1940. Lors du retrait des troupes allemandes, les SS prirent d'assaut la chartreuse dans la nuit du 2 septembre 1944, les moines ayant caché des réfugiés, dont des juifs et des membres de la résistance antifasciste. Huit jours plus tard, il fut exécuté dans les carrières de Massa. Avec ses confrères Martin Binz et Adrian Clerc, fusillés dans les mêmes circonstances, il est l'un des trois religieux suisses assassinés par les nazis.


Egger, Samuel Rudolf Hector
19.1.1821 à Aarwangen, 6.2.1884 à Langenthal, prot., d'Aarwangen. Fils de Jakob, aubergiste, facteur des sels à Aarwangen. ∞ 1850 Anna Barbara Eggimann, fille de Johannes, aubergiste à Kleindietwil, de Trachselwald. Formation d'architecte et d'expert en bâtiment à Stuttgart. En 1848, E. fonda une charpenterie à Aarwangen, transférée près de la nouvelle gare de Langenthal en 1859. Mandaté pour des projets tels que le barrage de Rapperswil et le chemin de fer du Gothard. Député radical au Grand Conseil bernois (1847-1851, 1861-1874). Organisateur de la fête des corps francs de Langenthal (1870). Colonel d'artillerie. Devenue entreprise de construction, la firme d'Egger Samuel Rudolf hector ne prit son essor qu'avec ses descendants: son fils Eugen Hector (1901), son petit-fils Hector (1956) et les actuels propriétaires Oskar Richner et fils se virent confier des contrats importants (fabrique de viscose d'Emmenbrücke, draperies Gugelmann et fabrique de papier de Balsthal); dès 1945, elle se spécialisa dans la construction d'éléments préfabriqués (cantines, pavillons pour bureaux, écoles, entrepôts). Filiale à Oberriet (SG).


Egger, Walter
23.12.1880 (Gottlieb Walter) à Aarwangen, 26.8.1959 à Aarwangen, prot., d'Aarwangen. Fils de Gottlieb, fabricant de tissus, et de Maria Grossenbacher. ∞ 1906 Rosa Olga Schneeberger, d'Aarwangen. Ecoles de commerce à La Neuveville et Lausanne, séjour à Londres. Il entra en 1901 dans l'usine paternelle Gottlieb Egger-Grossenbacher (fabrication, commerce), qui se scinda en 1911 pour devenir G. & W. Egger Aarwangen, aux mains de Walter et de son père, et Egger & Cie Langenthal, dirigé par son frère Hans. Après l'arrivée de Konrad Eisenhut (1927), futur gendre d'Egger Walter, la firme commença à fabriquer des gants de sport. En 1943, elle se transforma en une société en commandite, la Egger, Eisenhut & Cie. E. fut conseiller communal (exécutif) à Aarwangen (président 1914-1924) et député agrarien au Grand Conseil bernois (président 1932-1933).


Egger, Walter
30.12.1895 à Lengnau (BE), 21.11.1991 à Berne, prot., de Lengnau. Fils de Bendicht, horloger. ∞ Antonia Kündig, fille de Friedrich, industriel. Elevé par des parents nourriciers. Ecoles à Büren an der Aare, apprentissage chez un notaire et au greffe municipal de Mühleberg, diplôme d'employé administratif (1911). Maturité (1918), puis études de droit à l'université de Berne, doctorat en 1922. Journaliste au Bund , à la rubrique économique (1922-1932), à la rubrique nationale (1932-1941) puis rédacteur en chef (1941-1964) et président du conseil d'administration dès 1950. Membre du Conseil de ville (législatif) de Berne (1932-1935), député radical au Grand Conseil (1934-1948), président du parti cantonal (1944-1948), conseiller national (1951-1955). Durant sa longue activité au Bund, il mena le journal dans la tradition libérale; combat et polémique lui étaient étrangers. Outre l'économie et les questions de droit, il s'intéressa particulièrement aux limites de compétences entre Confédération, canton et commune. Son histoire de la Banque cantonale de Berne est un ouvrage de référence en histoire économique suisse.


Eggerling, Carl
25.8.1889 à Zurich, 1.1.1964 à Coire, prot., d'origine allemande, de Zurich, de Coire (1938). Fils de Carl et d'Anna Senti, de Coire. ∞ Barbara Jäger, de Peist. Commerçant. Copropriétaire dès 1916 de l'imprimerie Sprecher, Eggerling & Co. à Coire (Gasser & Eggerling en 1956), il réalisa et imprima des livres dans les trois langues du canton et édita la Neue Bündner Zeitung . Membre démocrate du Conseil de ville de Coire (législatif, 1935-1946; président en 1939). Président de la section Rhätia du Club alpin suisse (CAS, 1932-1937), auteur de plusieurs guides du CAS consacrés aux Alpes grisonnes.


Eggert, John
1.8.1891 à Berlin, 29.9.1973 à Bâle, prot., Allemand, de Zollikon en 1960. Fils d'Emil Hans, expert-comptable, et de Martha Johanna Zwingmann. ∞ 1921 Margarethe Ettisch, chimiste, fille de Louis. Etudes de chimie, mathématique et physique à Berlin (1909-1912, docteur ès sciences en 1914). Privat-docent à l'université technique de Berlin (1921-1924), professeur extraordinaire (1924-1937), il fut interdit d'enseignement en raison des origines juives de sa femme. Directeur du laboratoire de photochimie Agfa à Berlin (1921-1928). Fondateur et directeur du laboratoire scientifique central d'Agfa à Wolfen (D, 1928-1945). Professeur extraordinaire (1946-1947), puis ordinaire (1947-1961) de photographie à l'EPF de Zurich, dont l'institut photographique devint grâce à lui un centre international de recherche et d'enseignement. Il entreprit des recherches novatrices en thermodynamique, cinétique chimique, photochimie, photophysique et photographie scientifique. Il publia les manuels Introduction à la radiographie (1953, all. 1922, 71951) et Traité de chimie physique (1943-1945, all. 1926, 91968) qui connurent de nombreuses traductions. Président du Comité international sur la science de la photographie (1963), docteur honoris causa de l'université technique de Karlsruhe (1950) et de l'université libre de Berlin (1964), E. fonda en 1971 le prix John Eggert pour les sciences de l'image.

Egger Ph.

Les communes de Suisse avec le patronyme Egger

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Eggerberg

Comm. VS, distr. de Brigue. Composée des hameaux de Mühlackern, Wirmschland, Berg, Eggen et Finnen , habité en été seulement. Habitat dispersé sur la rive droite de la vallée du Rhône, près de Viège. 1307 Eccun. 153 hab. en 1802, 217 en 1850, 241 en 1860, 197 en 1870, 224 en 1900, 622 en 1910 (construction du chemin de fer du Lötschberg), 262 en 1920, 344 en 1950, 382 en 2000. A la fin du Moyen Age, la justice fut quelque temps aux mains des familles d'Ornavasso et de Rarogne. En 1312, E. apparaît comme une communitas appartenant au Gumper (sorte d'arrondissement militaire) de Rischinen du dizain de Brigue. En 1658, la maison communale est édifiée à Berg. E. fit partie de la paroisse de Naters en 1221 au plus tard, puis de celle de Glis depuis 1642. Les hameaux se trouvant sous le bisse de Laldneri furent attribués dès 1329 à la paroisse de Viège. En 1789, E. forma un rectorat. L'église Saint-Joseph fut bâtie en 1863 et la paroisse autonome érigée en 1902. En 1854, Finnen intégra la commune. Le désenclavement par le chemin de fer (gare du BLS en 1926) et par la route (1961-1976) intervint assez tard. Commune essentiellement agricole, E. commença en 1957 son remaniement parcellaire. En 2000, les navetteurs constituaient les trois quarts de la population active. On comptait parmi eux de nombreux paysans-ouvriers qui travaillaient à la fabrique Lonza à Viège, toute proche, et élevaient en outre des moutons.


Eggersriet

Comm. SG, région de Rorschach. Village-rue situé sur le versant méridional du Rorschacherberg, longeant la route de Heiden à Saint-Gall et comprenant les hameaux de Dorf, Wisen et Egg à Eggersriet, de même que Grub . 1260 Egglinsriet. 1635 hab. en 1850, 1465 en 1900, 1165 en 1950, 929 en 1970, 1741 en 1980, 2079 en 2000. L'abbaye de Saint-Gall acquit à E. les biens et les droits des seigneurs de Rorschach en 1431, puis ceux de l'évêque de Constance en 1474. Sous le prince-abbé de Saint-Gall, le village forma jusqu'en 1798 une capitainerie relevant de la juridiction de Rorschach. Il obtint en 1560 un coutumier et un règlement d'établissement. Avant de former une paroisse indépendante, E. fit partie jusqu'en 1663 de celle de Goldach. En 1654, la chapelle Sainte-Anne fut aménagée en église paroissiale, reconstruite en 1738 et agrandie en 1812. En 1803, E. s'allia avec Grub et Untereggen pour former une seule commune, dont Untereggen se détacha en 1827 mais qui comprend toujours Grub, malgré une demande de séparation refusée par le gouvernement cantonal en 1850. Les habitants vécurent de l'agriculture et de l'extraction de la molasse d'Unterbilchen, de la production laitière et du travail à domicile à partir du XIXe s. Ils restèrent pauvres longtemps et souffrirent d'indigence jusqu'au début du XXe s. En 1874, la commune reprit en charge l'assistance publique, assumée jusque là par les communautés locales de Grub et d'E. La maison des pauvres et orphelins fut construite en 1881. Egg fut totalement détruit par un incendie en 1847, de même que le hameau de Dorf en 1861. La construction de la route Saint-Gall-Martinstobel-Grub, devenue cantonale en 1859, plongea E. dans les dettes. La diligence reliant Saint-Gall à Heiden depuis 1871 fut supprimée en 1874 à cause du chemin de fer de montagne Rorschach-Heiden. Rétablie en 1896 à la demande d'E. et de Grub (AR), elle fut remplacée par un service de cars postaux en 1920. Une caisse Raiffeisen fut ouverte en 1908. Le syndicat pour l'alimentation électrique se constitua en 1912 et celui pour l'alimentation en eau en 1950-1951. En raison de sa topographie et de la structure de son habitat, la commune doit supporter d'importants coûts d'infrastructure. Depuis 1960, elle a connu un essor économique qui la transforma rapidement en cité-dortoir dans les années 1970. En 2000, plus des deux tiers de la population active travaillait à l'extérieur, à Saint-Gall surtout.


Eggerstanden

Hameau à l'habitat dispersé de la comm. de Rüte AI, sur la route Appenzell-Oberriet (SG). Mentionné pour la première fois en 1459 dans une chronique, 1524 in Eggerstainen (plus ancienne mention officielle), 1535 in Ergerstanden. Près d'une ancienne stèle oratoire signalée en 1515 apparurent d'abord une simple chapelle, puis une petite église baroque dédiée à saint Joseph, édifiée en 1722-1732. L'architecte August Hardegger construisit à sa place un édifice néoroman en 1901-1903, remplacé en 1971 par un bâtiment de Ferdinand Filippi. E. est depuis 1727 filiale d'Appenzell, avec sa propre administration paroissiale (droit baptismal en 1750, cimetière en 1951). L'école (comm. scolaire fondée au XIXe s.) comptait 116 enfants en 1998. Des exploitations industrielles se sont installées dès les années 1970 dans ce hameau où l'agriculture est dominante.

Egger Ph.

lundi 12 avril 2010

Le Général Henri Guisan (21.10.1874 - 07.04.1960)

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Origine
On trouve la famille Guisan dès le XVème siècle dans le canton de Vaud. Les Guisan, châtelains d’Avenches, seigneurs de Donatyre et d’Oleyres durent céder leurs biens et leurs charges à Leurs Excellences de Berne au moment de l’occupation du Pays de Vaud. Par sa mère, Henri Guisan descend des châtelains de Beaufort en France, famille huguenote émigrée en Suisse à la Révocation de l’Edit de Nantes en 1685. Devise de la famille de Henri Guisan, bourgeois d’Avenches : « It recte nihil timet » (Le juste n’a rien à craindre).

Jeunesse
Henri Guisan voit le jour le 21 octobre 1874 à Mézières, Vaud où son père exerce la profession de médecin de campagne.

En 1893, il obtient le baccalauréat ès lettres après avoir fréquenté le collège classique cantonal et le gymnase à Lausanne. Membre de la Société d’étudiant de Zofingue, il entreprend des études de médecine qu’il abandonne bien vite pour s’orienter vers l’agronomie qu'il étudie à Hohenheim, en Allemagne, et à Lyon. En 1896, il achète le domaine de Bellevue, à Chesalles-sur-Oron.Dès 1897, il exploite un domaine agricole situé à Chesalles sur Oron et fonde un foyer en épousant Mary Doelker.

Carrière militaire
1894 Ecole de recrues à Bière dans l’artillerie hippomobile (arme dans laquelle il pouvait assouvir sa passion pour le cheval).

1894 Lieutenant

1898 Premier-lieutenant

1904 Capitaine, commandant de la batterie de campagne 6.

1908 Capitaine à l’état-major général (EMG)

1909 Major EMG

1913 Major d’infanterie, commandant du bataillon de fusiliers 2

1916 Lieutenant-colonel EMG puis

1919 Commandant ad interim du régiment d’infanterie 9

1920 Colonel d’infanterie, commandant de la brigade d’infanterie 5

1926 Colonel divisionnaire*, commandant de la 2e division puis

1931 Colonel divisionnaire, commandant de la 1ère division

1932 Colonel commandant de corps d’armée, commandant du 2e corps d’armée puis

1933 Colonel commandant de corps, commandant du 1er corps d’armée

1939 Général, élu par l’Assemblée fédérale le 30 août, commandant en chef de l’armée.

Le 30 août 1939, l'Assemblée fédérale le désigne comme général, commandant en chef de l'armée suisse par 204 voix contre 21, responsabilité qu'il assume durant toute la Seconde Guerre mondiale (1939-1945). Il est l'auteur du concept du Réduit national, visant à replier l'armée dans l'arc alpin en cas d'invasion. (46° 28' 33.00"N, 7° 39' 54.00"E = «Führungsanlage K20»/Gorges de Schöllenen, entre Andermatt et Göschenen = bunker en activité T.W. / 46° 38' 59" N 8° 25' 59" E coordonnées bunker )

Le 25 juillet 1940, il tient au Grütli un rapport d'armée qui eut un grand retentissement tant dans le pays qu'à l'étranger. Henri Guisan est aussi aimé et respecté en Suisse alémanique, où il s'exprime dans une sorte de dialecte de synthèse, qu'en Suisse romande.

Jusqu’à sa nomination au grade de colonel divisionnaire, Henri Guisan conserve son statut d’officier de milice tout en accomplissant de nombreux services comme officier instructeur volontaire.

*Les officiers généraux portaient alors le grade de colonel brigadier, colonel divisionnaire et colonel commandant de corps. La mention " colonel " a été supprimée dans les années 1960.

La mission donnée à l’armée et à son chef pour la période de la Deuxième Guerre Mondiale 1939 - 1945 peut se résumer en une phrase " Sauvegarder l’indépendance du pays et maintenir l’intégrité du territoire ".

Cette mission a amené le Général Guisan à prendre les décisions stratégiques dictées par la situation et son évolution tout au long de son temps de commandement. D’un dispositif d’attente dicté par le statut de neutralité du pays après la mobilisation, l’armée a gagné le dispositif de combat du Réduit dans le secteur alpin alors que la Suisse était encerclée par les Forces de l’Axe pour revenir, dans la dernière phase de la guerre, à un dispositif de couverture des frontières.

Le 20 août 1945, le Général Henri Guisan pouvait quitter son commandement avec le sentiment d’avoir rempli la mission qui lui avait été confiée.

Jusqu’à sa mort, le 7 avril 1960, le Général Henri Guisan a pu mesurer sa popularité à travers les innombrables témoignages de reconnaissance exprimés par le peuple suisse.






Au lendemain de sa mort, plusieurs quotidiens lui rendent hommage. La Suisse écrit : « Il incarnait le citoyen suisse et par-dessus tout le citoyen soldat. Il a été l'homme et le chef de la situation dans une période troublée de notre histoire, où tant de forces contraires agissaient à l'intérieur du pays. » Dans La Liberté, on peut lire : « qu'il nous a quittés sans qu'une ombre, ni une défaillance ne vienne ternir la netteté. Henri Guisan fut de ces hommes que la Providence place sur le chemin des peuples qu'elle veut conduire, et qui s'incorporent si totalement à leur mission qu'ils paraissent avoir été de tout temps faits pour elle. » Quant au quotidien socialiste La Sentinelle, il note : « ce que les travailleurs et les soldats aimaient dans le général, c'était sa simplicité et son naturel. Sa justice était la même pour tous. En raison de ses qualités d'homme, le général Guisan avait su créer entre l'armée et le peuple un esprit nouveau. »

Avec la levée du secret sur les archives, les historiens ont pu revoir, à la lumière des sources écrites de cette période, la trajectoire d’Henri Guisan. De l’historien Edgar Bonjour à la biographie de Willi Gautschi, ils ont été amenés à apporter quelques retouches à l’image un peu figée d’un général synonyme de résistance et d’unité inébranlables.

Egger Ph.

dimanche 11 avril 2010

La pierre d'alun

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L'alun (du grec als, alos, « le sel ») ou alun de potassium est un sel, que l'on nomme sulfate double d'aluminium et de potassium ayant pour formule chimique KAl(SO4)2, 12 H2O extrait dans diverses régions du monde, notamment en Asie Mineure et en Amérique du Sud.

L'alun est un antiseptique et un astringent. Il est donc utilisé comme déodorant (pierre d'alun) : il régule la transpiration en resserrant les pores de la peau et lutte contre les odeurs. Il est aussi utilisé comme après-rasage pour apaiser le feu du rasoir : son action astringente permet d'éviter les effets de poils incarnés et son action coagulante évite les saignements après les petites coupures de rasage. La pierre d'alun s'utilise humidifiée à l'eau froide en la passant lentement sur les zones à raser avant ou après le rasage. Les propriétés cicatrisantes, antiseptiques, déodorantes ou imputrescibles de la pierre d'alun sont dues aux qualités bactériostatiques de l'alun.

L'alun peut par exemple rentrer dans la composition d'un cuir. Il est d'autre part utilisé comme coagulant dans le traitement de l'eau potable. On l'emploie entre autres comme mordant pour la teinture du tissu. Il a aussi été utilisé comme adjuvant immunologique.

On peut obtenir l'alun à partir d'un minéral naturel appelé kalunite. Dans le cas de la formation de l'alun de potassium synthétique à usage industriel, l'hydroxyde d'aluminium plus l'acide sulfurique ajouté au sulfate de potassium permet la formation de sels double d'aluminium et de potassium. Cet alun synthétique a une apparence franchement opaque alors que l'alun naturel est translucide.

Il est aussi possible de l'obtenir en mélangeant des solutions concentrées de sulfates de potassium K2SO4 et de sulfate d'aluminium Al2(SO4)3 que l'on laisse s'évaporer.

Dès le Moyen-Age, la pierre d ’alun est employé entre autres comme “mordant” pour la teinture du tissu. Au XVIIème siècle, on revêtait les maisons à pan de bois d'un crépi composé de chaux additionnée de lait et d'alun, formant ainsi une couche durable et imperméable.

Jusqu'au XVI ieme siècle, l'alun était essentiellement d'origine naturelle et provenait principalement de carrières en Syrie. Son usage a pu se démocratiser quand l'alun a pu être fabriqué à partir de substances minérales connues sous le nom d'alunites, qui renferment les éléments constitutifs de l'alun.

Utilisé en assez grande quantité dans les conserveries de morues (séchage du poisson), il est aussi employé pour clarifier l’eau potable boueuse.

Antitranspirant :

La pierre d alun laisse une fine couche saline sur la peau et combat les bactéries qui causent les odeurs. Elle limite la sudation, neutralise la transpiration (mais ne bouche pas les pores) tout en assurant fraicheur et propreté toute la journée.

La pierre d’alun est facile d’emploi : il suffit de l'appliquer en sortant de la douche, après s'être séché et avoir légèrement humidifié le cristal. Rien à voir avec les déodorants habituels qui souvent laissent des traces sur les vêtements, et parfois bloquent tout le processus de transpiration !

Astringent et antiseptique :

Hémostatique, la pierre d’alun est utile pour stopper les petits saignement des coupures ou encore pour guérir un aphte. Elle est aussi d'une efficacité extraordinaire contre les irritations et les boutons après le rasage.

La pierre d alun est particulièrement recommandée pour les personnes ayant la peau sensible, après épilation par exemple.

On l’utilise avec succès sur les piqûres d'insectes pour éviter les démangeaisons.


La pierre d'alun naturelle est directement extraite du sol, mais il existe aussi des pierres synthétiques: comment différencier l'une de l'autre?

L'aluminium qu'elles contiennent est-il dangereux, existe-t-il un risque de cancer?

Un cristal naturel… ou de synthèse

A l'origine, la pierre d'alun est 100% naturelle et provient de mines d'alunites (Syrie), ou d'affleurements de surface : la roche est à découvert comme c'est le cas en Egypte, Bohême et Saxe, ou sur les sols volcaniques (région de Naples, Grèce, Guadeloupe).

Mais on trouve aussi des pierres d'alun synthétiques, qui ont la même apparence que les pierres naturelles. Elles sont fabriquées par l'industrie chimique, à partir de sel d'ammonium synthétique. Le potassium de la pierre naturelle est donc remplacé, dans ce cas, par de l'ammonium.

A savoir avant d'acheter : lisez bien l'étiquette.

La mention «Ammonium Alun» dans la composition indique une pierre synthétique, alors que «Potassium Alun» vous donne la certitude que la pierre est naturelle.
Egger Ph.

Le sel

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Le sel de table ou sel alimentaire ou sel de cuisine, est composé essentiellement de chlorure de sodium. Il se présente sous différentes formes : gros sel, sel fin, fleur de sel.

Le sel est connu depuis la Préhistoire pour ses caractéristiques d'assaisonnement et de conservation des aliments.

Il fut probablement précocement utilisé dans les rites religieux. On connait de tels usages chez les Hébreux, les Grecs et les Romains de l'Antiquité. Cet élément naturel a revêtu une grande importance stratégique et économique et a fait l'objet d'un commerce important, parfois sur de grandes distances.

Les routes du sel furent les grandes voies de communications et d'échanges depuis l'Antiquité pour l'acheminement du sel, transporté depuis les régions productrices vers les régions qui en étaient dépourvues.

Le contrôle de l'approvisionnement en sel fut l'une des clefs de l'expansion militaire de l'empire romain qui s'en est attribué le monopole. Les armées de conquête de César emportaient avec elles des salaisons qui assuraient une partie de leur approvisionnement. Sans ces salaisons, les armées n'auraient pu avoir recours qu'au pillage des territoires conquis. Cette stratégie limita les résistances et assura une implantation durable de la civilisation romaine.

Le rôle du sel comme clef de l'approvisionnement militaire perdura jusqu'à l'invention, à la fin du XVIIIe siècle, de nouvelles techniques de conservation des aliments. Il joua donc un rôle crucial dans les grandes conquêtes maritimes, autorisant le transport de vivres pour des voyages d'exploration aux escales aléatoires.

Il a aussi été un moyen d'échange une monnaie ou un impôt, dont en Chine et en Europe comme en témoigne l'étymologie commune des mots « sel » et « salaire » (en latin salarium, somme donnée aux soldats pour l'achat du sel). Le sel sous le nom de « salignon » fut une monnaie d'échange au Tibet et en Éthiopie. Le sel était en France stocké dans des greniers à sel puis des « Dépôts des sels » définis par l'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers comme « chambres où le sel est mis en dépôt, dans les pays où il est marchand. La chambre des dépôts est aussi une jurisdiction établie pour connoître des contestations qui peuvent s'élever par rapport à la vente & distribution du sel. Le premier juge de cette chambre s'appelle le président des dépôts ».

En France, le sel a été exploité dans des marais salants sur les littoraux méditerranéen et atlantique, peut-être dès la préhistoire, et à l'aide de fours à sel dans les sauneries gauloises puis gallo-romaines des rivages de la Gaule du nord (ce pourrait être une des origines du nom des saliens) d'où il était acheminé sous forme de pains de sel jusqu'à Rome par les voies romaines, ainsi qu'un jambon ménapien salé ou fumé, fort réputé chez les romains.

Il a été taxé pendant plusieurs siècles via un impôt spécifique appelé gabelle apparue sous Louis IX. Son impopularité a participé au déclenchement de la Révolution française. Une route du sel avec l'Italie est encore dans la géographie de la Provence. Les contrebandiers en sel étaient appelés « faux sau(l)niers » et les agents chargés de les traquer, les « gabelous ». Les litiges liés au sel et aux « greniers à sel » pouvaient relever des « cas royaux » (causes juridiques relevant de la seule souveraineté royale et donc «réservées à la connaissance des seuls juges royaux, privativement à tous autres juges» (seigneuriaux ou ecclésiastiques, et parfois prévosts qui n'étaient des « juges royaux inférieurs »).

Le sel naturel n'est pas raffiné et contient encore tous ses minéraux naturels. Les sels naturels ont donc des propriétés gustatives et un aspect différent suivant la quantité de minéraux qu'ils contiennent. Ainsi, la fleur de sel ou le sel de mer récolté à la main ont une saveur unique qui change d'une région à une autre.

La fleur de sel ou le sel des marais salants ou le sel gemme non raffinés rentrent dans cette catégorie.

Le sel non raffiné de mer est plus sain car plus riche en magnésium (sous forme de chlorure de magnésium) ainsi qu'en oligo-éléments.

Cependant, les sels naturels peuvent ne pas contenir suffisamment d'iode pour empêcher les maladies dues à des insuffisance d'iode comme le goitre.

Le raffinage permet d'obtenir un sel de la couleur blanche préférée par le consommateur, composé de NaCl pratiquement pur (99,9%), ceci, au détriment de ses qualités alimentaires. Des adjuvants, tels des anti-agglomérants ou des composés fluorés ou iodés peuvent se retrouver dans le sel raffiné.

Le sel raffiné est le plus employé dans l'alimentation. Environ 7 % du sel raffiné est aussi employé comme additif, mais la majorité est vendue pour l'usage industriel, pour la fabrication du papier, pour le réglage de la teinte des textiles et des tissus, pour produire des savons et des détergents. Le sel a une grande valeur marchande.

Aujourd'hui, la majeure partie du sel raffiné est préparée à partir du sel gemme extrait des mines de sel. Après que le sel brut a été remonté des mines, il est raffiné pour l'épurer et pour améliorer son stockage. La purification comporte habituellement une phase de recristallisation.

Durant cette phase, une solution de saumure est traitée avec des produits chimiques qui précipitent les impuretés (en grande partie des sels de magnésium et de calcium). Des étapes multiples d'évaporation sont alors employées pour rassembler les cristaux purs de chlorure de sodium, qui sont séchés au four ou en autoclave.

Des agents anti-agglomérants et de l'iodure de potassium, parce que le sel est iodé, sont généralement ajoutés au moment de la phase de séchage. Ces agents sont des produits chimiques hygroscopiques qui absorbent l'humidité évitant le colmatage des cristaux de sel. Les agents anti-agglomérants utilisés sont le phosphate, les carbonates de calcium ou de magnésium, les sels d'acide gras (sels acides), l'oxyde de magnésium, le bioxyde de silicium, l'aluminosilicate de sodium et le silicate tricalciques d'alumino-calcium. Des inquiétudes ont été soulevées concernant les effets toxiques possibles de l'aluminium dans les deux derniers composés, toutefois l'union européenne et les États-Unis permettent leur utilisation en quantités limitées. Le sel de raffinage est alors prêt pour l'emballage et la distribution.

Le sel de table est un sel raffiné contenant à 95% ou plus du chlorure de sodium presque pur. Il contient habituellement des substances qui empêchent le colmatage des cristaux (des agents anti-agglomérants) comme le silicoaluminate de sodium (le nom commun est Tixolex) et une quantité infime de sucre inverti pour empêcher le sel de tourner en une couleur jaune une fois exposé à la lumière du soleil, et pour empêcher une perte d'iode par vaporisation. Il est habituel de mettre quelques grains de riz cru dans les salières pour absorber l'humidité quand les agents anti-agglomérants ne sont pas assez efficaces.

Le sel de table est principalement utilisé en cuisine et à table comme condiment, souvent associé au poivre. Le sel iodé de table a permis de réduire les insuffisances d'iode dans les pays où il est employé. L'iode est important pour empêcher la production insuffisante des hormones thyroïdiennes (hypothyroïdisme), qui peuvent causer le goitre, le crétinisme chez les enfants, et le myxœdème chez les adultes.

Le sel de table est maintenant employé partout dans le monde
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Le sel de qualité alimentaire est un produit cristallin se composant principalement de chlorure de sodium, provenant de marais salants, de sel gemme ou de saumures provenant de la dissolution de sel gemme et répondant aux spécifications suivantes :

chlorure de sodium : pas moins de 97 % de l'extrait sec, non compris les additifs ;
cuivre : pas plus de 2 mg/kg ;
plomb : pas plus de 2 mg/kg ;
arsenic : pas plus de 0,5 mg/kg ;
cadmium : pas plus de 0,5 mg/kg ;
mercure : pas plus de 0,1 mg/kg.

En France, la dénomination de vente du sel de qualité alimentaire est « sel alimentaire », « sel de table » ou « sel de cuisine ».

Les sels de table du Québec sont composés différemment. Les ingrédients sont chlorure de sodium, thiosulfate de sodium, iodure de potassium et ferrocyanure de sodium. Parfois le terme chlorure de sodium est remplacé par le mot sel.

La fabrication et l'utilisation du sel sont l'une des industries chimiques les plus anciennes. Plusieurs sources de production sont possibles.

Le sel gemme est un dépôt de minerai contenant une grosse concentration de sel comestible. Ces gisements de sel ont été constitués par l'évaporation ancienne de lacs ou de mers intérieures. Ce type de dépôts est appelé évaporite. Chaque gisement a une composition particulière. On peut y trouver de la halite presque pure (NaCl), mais également de la sylvite (KCl) ou du gypse (CaSO4). Ces dépôts peuvent être extraits traditionnellement dans une mine ou par injection d'eau. L'eau injectée dissout le sel, et la solution de saumure peut être pompée à la surface où le sel est récolté.

Les gisements particulièrement purs de sel gemme exploités aujourd'hui par esco se sont créés il y a des millions d'années. La « théorie des barres » ou la « théorie d'Ochsenius » du géologue suédois Carl Ochsenius expliquent la façon dont ils se sont formés.

Selon ces théories, il y a quelque 250 millions d'années, à l'époque du trias, une mer s'étendait des îles britanniques à l'actuelle Pologne, séparée du Grand Océan par des hauts-fonds, appelés « barres ». Au cours des différentes périodes, soulèvements et enfoncements successifs de la croûte terrestre ont totalement isolé ces zones marginales de l'océan ou les ont inondées.

Sous nos latitudes, régnait à l'époque un climat chaud et sec et l'ensoleillement important a eu pour effet, comme de nos jours sur la Mer Morte, une évaporation plus importante que l'apport d'eau. Résultat : la quantité d'eau de mer allait en diminuant tandis que la concentration en sels augmentait. Ces sels, parmi lesquels de l'anhydrite (sulfate de calcium), du sel gemme (chlorure de sodium), des sels de potassium et de magnésium, ont cristallisé l'un après l'autre en fonction de leur solubilité. La répétition fréquente de ce processus, sur plusieurs millions d'années, a généré de gigantesques gisements de sel que l'on retrouve de nos jours en Europe un peu partout, à des profondeurs et à des degrés de pureté variables.

Il y a 230 à 250 millions d'années, à l'ère paléolithique, lorsque la mer s'est retirée, le sel s'est déposé en couches successives jusqu'à assèchement complet de l'eau.

Aujourd'hui le sel est extrait de la terre en Allemagne, en France ou, en Pologne, jusqu'à des profondeurs de plus de 400m.

Ce sel cristallisé, appelé sel gemme, à 2 caractéristiques principales:
Selon la nature du dépôt, les teintes peuvent varier du blanc à l'orangé et selon la "thérapie des couleurs", il a été prêté des vertus relaxantes à la couleur orangée.

Il a été démonté qu'un air chargé en ions négatifs (on retrouve cet air en bord de mer ou en montagne) était bon pour la santé. Télévision, ordinateurs, fumées de cigarettes,... sont autant de sources d'ions positifs qui perturbent vos pièces fermées.

Grâce au sel gemme, vous allez redécouvrir au fils des jours le bien être d'un air équilibré. (Il n'est pas nécessaire d'allumer la lampe pour avoir une action bienfaisante.)

La légende du sel gemme

Selon la légende polonaise du XVe siècle, un jeune seigneur chassait dans une clairière et rencontra une très jolie jeune fille. Il tomba amoureux de cette bergère et revint la voir chaque jour.

Un soir, pour se protéger d'un terrible orage, il se réfugièrent dans une grotte recouverte de sel. Au petit matin, le père du jeune homme, furieux, les découvrir. Il tua accidentellement la bergère.

Depuis, à chaque pluie, lorsque le sel "pleure", les habitants racontent que ce sont les larmes de la jeune fille qui s'écoulent du sel.

Depuis cette légende, un grand nombre de jeunes polonaises qui désirent se marier ont toujours sur elles un morceau de cristal de sel orangé.

Les propriétés antistatiques du sel préservent les lampes de la poussière.

Du sel est également obtenu par évaporation de l'eau de mer, habituellement en bassins peu profonds chauffés par la lumière du soleil ; du sel ainsi obtenu s'est autrefois appelé le sel de compartiment, et s'appelle maintenant souvent sel de mer.

A noter que les changements climatiques pourraient affecter certains producteurs de sel de mer en raison de l'augmentation de la nébulosité et de la pluviométrie dans certaines régions. À titre d'exemple d'influence de la météorologie, l'été 2007 ayant été très pluvieux, les salines de l'île de Ré n'ont pu récolter que 50 tonnes de sel, soit 2 % de la production moyenne.

Le sel, d'origine marine, peut être extrait directement de la mer, via la saumure, c’est-à-dire d'eau marine évaporée et chargée en sel ou de gisements fossiles (gemme de sel).

Le sel marin est récolté (cueilli) dans des marais salants, comme à Guérande, à Aigues Mortes ou à Salin-de-Giraud ou bien encore sur l'ile d'Oléron.

Le sel fossile ou sel gemme est extrait des mines de sel, comme à Bex en Suisse, Varangéville en France, ou Wieliczka en Pologne.

L'évaporation de l'eau de la saumure peut-être naturelle ou provoquée par l'homme qui chauffe l'eau salée. C'est une activité que les Gaulois pratiquaient déjà sur plusieurs sites du nord-ouest de la France, 400 ans avant Jules César et qui dans ce cas a probablement contribué à la déforestation de ces régions. Ce sel est dit « sel ignigène ».

En cuisine, le sel permet d'assaisonner les plats. Les Italiens préfèrent le gros sel avec lequel ils relèvent leurs pâtes ; les Belges utilisent plus volontiers le sel fin emballé dans des sachets.

Le sel permet aussi la conservation des aliments. Au Moyen Âge, c'était le principal moyen de conserver les viandes et poissons. Aujourd'hui encore, certaines régions africaines dépourvues d'appareils frigorifiques utilisent le sel pour conserver viandes et poissons, tout comme les consommateurs des pays dits développés trouvent dans le commerce des produits salés : navet salé, hareng saur, morue, etc.

Le sel raffiné est aussi utilisé pour assurer le fonctionnement (régénération en ions positifs) des adoucisseurs d'eau, présents dans les lave-vaisselles ou dans le circuit d'aduction d'eau domestique. On parle alors de « sel régénérant ». Plusieurs expériences récentes ont prouvé que l'utilisation de gros sel (sel de cuisine) était parfaitement valide à la place du sel régénérant et ne posait aucun problème aux appareils.

Le sel non raffiné est également utilisé pour déneiger ou dégeler les routes (fusion dite « eutectique »).

Selon la théorie des saveurs fondamentales, chez l'humain le sens du goût (au travers de la langue) est sensible à cinq saveurs : sucré, salé, acide, amer et umami. Le sel possède ainsi une fonction d'exhausteur de goût qui explique largement son utilisation en cuisine.

Les aliments contenant le plus de sel sont les charcuteries et les fromages, ainsi que les préparations cuisinées (plats cuisinés, soupes préparées) des aliments industriels.

Le sel de table peut être « iodé » par addition d'un sel d'iode, cet élément étant nécessaire à la glande thyroïde pour la sécrétion des hormones thyroïdiennes et servant aussi au développement intellectuel. La vente de sel iodé est imposée par la règlementation dans plusieurs pays. Les ions chlorures et sodium contenus dans le sel sont aussi très importants pour le fonctionnement de l'organisme. En effet, ces ions jouent un rôle dans la conduction de l'influx nerveux, dans la contraction des muscles et dans la rétention d'eau dans le corps.

En France et dans beaucoup de pays industrialisés, la consommation de sel est trop importante. Cette surconsommation, due également au sel se trouvant dans les préparations industrielles, entrainerait de graves problèmes de santé, comme l'hypertension ou l'obésité et serait la cause de plusieurs dizaines de milliers de morts prématurées chaque année. Il existe d'autres sels (comme le chlorure de potassium KCl, présent dans le sel de table non raffiné), moins nuisibles, mais peu répandus et plus coûteux.

Chez les animaux, le sel est aussi essentiel puisqu'il assure les mêmes fonctions organiques que chez l'homme. Souvent, les animaux sauvages, surtout les herbivores, lèchent les pierres salées ou les salantes naturelles sources de sel. En agriculture, les bovidés, ovidés et autres herbivores ont à disposition des pierres à lécher.

Ce besoin est dû à la consommation élevée de calcium à cause de leur régime végétarien. De plus, les bovidés perdent encore plus de sel lors de la traite. C’est pourquoi on leur donne des pierres à sel à lécher pour couvrir leurs besoins.

La question de l'excès de consommation de sel par les habitants des pays développés a donné lieu à une controverse entre certains chercheurs et des associations de consommateurs d'un côté et les producteurs de sel de l'autre. Le milieu médical et scientifique (OMS, Inserm, etc.) considère que la consommation de sel dans les pays développés est excessive (pour la France, deux fois supérieure aux recommandations de l'OMS) et donc cause de maladies cardiovasculaires et rénales. L'excès de sel ne viendrait pas du sel de table mais, à hauteur de 80% selon le professeur Pierre Méneton de l'Inserm, des plats cuisinés, soupes et autres produits industrialisés. Des stratégies d'accoutumance des nourrsissons au sel auraient été menées, selon lui, par le biais des petits pots et plats pour bébés.

La quantité de sel absorbée quotidiennement peut être estimée par un interrogatoire diététique précis, mais peut être facilement objectivée par la mesure de la quantité de sodium excrété dans les urines, en l'absence de certaines prises médicamenteuses (notamment les diurétiques) : en situation stable la quantité excrétée est proche de la quantitée ingérée.

En nous mettant en garde contre le risque d'hypertension que fait courir une consommation importante de sel, la Médecine et les organismes de santé publique font référence au sel de table, peu onéreux et dont l'utilisation est la plus répandue. Le sel marin non raffiné, en plus d'autres minéraux non présents dans le sel de table, contient quant à lui une proportion de magnésium qui tel un antidote, inverse et compense l'effet notoirement hypertenseur du sodium. De manière générale, les ingrédients alimentaires raffinés sont ainsi implicitement concernés par les mises en gardes des médecins, et ce à l'avantage des aliments dits "complets".

Les effets néfastes de l'excès de sel sont connus depuis 1969 selon l'avocat Bernard Fau. Le sel, ou chlorure de sodium, agit sur la tension en l'augmentant. « Le sel n'est pas l'unique facteur, mais il augmente les risques. Il agit sur le coeur en augmentant la pression artérielle, car il retient l'eau », explique en 2008 le professeur Michel Desnos, chef du service de cardiologie du Pôle du cœur à l'hôpital Georges Pompidou à Paris. L'élévation de la pression artérielle augmente le risque d'accident cardiovasculaire, dont principalement l'infarctus. L'abus de sel est donc particulièrement déconseillé aux personnes souffrant d'hypertension artérielle, mais aussi, aux autres personnes. Au contraire, la réduction de l'apport sodé permet la diminution des chiffres tensionnels.

L'excès de sel est également mauvais pour les reins.

Selon l'UFC-Que Choisir, « en juin 2005, l'Agence européenne de sécurité alimentaire a rappelé que « les niveaux actuels de consommation de sodium sont associés directement à une augmentation de la tension artérielle, facteur de risque de maladies cardio-vasculaires et rénales qui sont les principales causes de morbidité et de mortalité en Europe ».

Selon UFC-Que Choisir en juillet 2007, « une étude scientifique vient de prouver que les personnes réduisant leur consommation de sel sont moins sujettes aux affections cardiovasculaires. » Sur une période de 10-15 ans, les sujets ayant réduit jusqu'à 25-30 % leur consommation de sel ont souffert d'un quart d'événements cardiovasculaires en moins.

Le sel a des effets bénéfiques à petite dose. Il freinerait notamment la déshydratation.Il est utile en cas d'hypotension.

Selon l'Afssa, "l’ensemble des scientifiques s’accorde sur un besoin minimal physiologique autour de 2 g /jour".

De plus, depuis quelques années les industriels du secteur enrichissent ou complètent leur sel avec de l'iode et du fluor. L'iode sert à combattre les goitres et à diminuer le crétinisme, le fluor contribue à prémunir des caries en renforçant l'émail. Toutefois, l'excès d'iode et de fluor conduit aussi à de graves maladies.

En mars 2003, l'OMS (Organisation mondiale de la santé) publie un rapport sur « l’alimentation et les maladies chroniques » concluant que « la quantité de sel absorbée doit être inférieure à 5 grammes par jour ».

En février 2007, l'OMS rappelle les manières de réduire le risque de maladie cardiovasculaire, notamment « en consommant le moins possible de denrées riches en graisses, en sucre et en sel. ».

Selon l'UFC-Que Choisir, l'Académie de médecine estime que les besoins nutritionnels n'excèdent pas 3 grammes de sel par jour.

L'habitude d'une consommation excessive de sel proviendrait de son usage intensif pour conserver viandes et salaisons. Pierre-François Plouin, chef de l'unité de pression artérielle à l'hôpital Georges-Pompidou, explique ainsi : « On mangeait beaucoup plus salé qu'aujourd'hui, jusqu'à 30 grammes par jour, et les accidents vasculaires hémorragiques étaient très fréquents. ». Mais, malgré l'invention de nouvelles techniques de conservation sans sel (« la chaîne du froid »), l'habitude de manger très salé est restée et la consommation de sel reste excessive au regard des recommandations des organismes de santé.

Selon un rapport de l'INSERM, les Français consomment en moyenne 10 g de sel par jour, alors qu'il faudrait se contenter de 6 à 7 g, soit une baisse moyenne d'au moins 30 à 40 % de nos apports quotidiens. Une consommation de 2 g par jour semble suffisante.

Le chercheur Pierre Meneton (INSERM) rend le sel responsable de plus de 75 000 accidents cardiovasculaires et de 25 000 morts chaque année en France. Il estime que la consommation de sel est deux à trois fois supérieure à la normale : au moins 10 à 12 grammes par jour.

Cependant, selon certains, les données scientifiques objectives seraient peu nombreuses et discordantes. Une étude a même conclu à une relation inverse entre sel et mortalité, après analyse chez 20.729 individus de 25 à 75 ans entre 1971 et 1975.

L'industrie agroalimentaire serait responsable de la surconsommation de sel. Depuis de nombreuses années, les industriels ajoutent beaucoup de sel dans les aliments industriels (plats cuisinés, viandes panées, charcuteries, chips, pains, fromages, sauces, etc.). Pierre Meneton (chercheur à l'INSERM) estimait le 15 février 2001 que « 80 % du chlorure de sodium que nous absorbons chaque jour est déjà contenu dans les plats préparés comme les soupes, les sodas, le pain... ». Le docteur Laurent Chevallier, médecin nutritionniste au CHU de Montpellier, estime également en 2008 que « le sel préincorporé représente 80% de notre apport journalier ». Les raisons de l'utilisation massive de sel dans les aliments industriels sont explicitées par le professeur Pierre Meneton, le docteur Laurent Chevallier et plusieurs articles de presse : le sel rehausse le goût, masque certaines saveurs, alourdit la viande en retenant l’eau et augmente la soif et donc la consommation de boissons alors que les fabricants d'aliments industriels sont souvent également producteurs de boissons (eaux minérales, boissons sucrées, bières, etc.).

Le professeur Meneton estime même que « Le goût du sel n'est pas inné chez le nourrisson. Mais l'agroalimentaire crée cette dépendance dès le plus jeune âge en salant les produits pour enfants. » Certaines marques de produits pour bébés ont réagi en proposant des produits sans sel.

Une polémique oppose depuis 2001 le Comité des salines de France au professeur Pierre Meneton qui évoque le « lobby du sel ». Un terme repris par un membre de la Direction générale de la Santé du ministère de la Santé dans le Nouvel Observateur en 2008. Le professeur Michel Desnos, chef du service de cardiologie de l'hôpital Georges-Pompidou estime à propos de ces lobbys : « C'est leur argument favori : affirmer qu'il existe une controverse scientifique sur l'excès de sel. ».

Les principaux producteurs mondiaux de sel sont, (2009) en capacité de millions:

n°1 : K+S et Morton : 29,8 millions de tonnes,
n°2 : China National Salt : 18,7 millions,
ex-n°3 : K+S (seul) (Allemagne) : 16,7 millions,
n°3 : Compass Minerals : 14,4 millions,
n°4 : Cargill : 14 millions,
ex-n°4 : Morton Salt (seul) (Etats-Unis) : 13,1 millions,
n°5 : Dampier Salt : 9 millions,
n°6 : Artyomsol (Russie) : 7,5 millions.

En Europe, offrir du sel, avec le pain, était un signe de bienvenue. Sur les table de restaurant, on trouve encore en général une salière.

Expressions

C'est comme une soupe sans sel : activité sans intérêt lorsque l'on en enlève un élément
Mettre son grain de sel : apporter son point de vue à une discussion
Mettre du sel sur la plaie : ajouter aux tourments que subit déjà une personne
Un petit peu de sel dans l'assiette vaut mieux que beaucoup de sel dans la casserole
Une note salée : une facture élevée
Une blague salée : une blague grasse ou vulgaire à forte connotation sexuelle
Poivre et sel : se dit en général d'une chevelure contenant des cheveux noirs et blancs
Le sel de la vie : l'attrait de la vie.
Avec un grain de sel (de l'expression latine cum grano salis) : avec un doute, avec prudence
Faire le sel : quelqu'un qui fait le sel est quelqu'un qui fait le malin car il sait qu'on a besoin de lui et qu'on ne peut s'en passer
Vous êtes le sel de la terre : parole de Jésus à ses disciples
(Evangile de Matthieu 5/13)

Egger Ph.

samedi 10 avril 2010

Le premier animal anaérobie découvert

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Une équipe de chercheurs italiens ont découvert dans la Méditerranée un animal microscopique vivant sans oxygène. Le Spinoloricus Cinzia provient du bassin de l’Atalante, une zone morte aux conditions extrêmes de salinité et sans oxygène située à 3400 mètres de profondeur au large de la Crête.

Jusqu’ici, on pensait que seules les bactéries étaient capables de se passer d’oxygène pour vivre et se reproduire.
Nouvo

mercredi 7 avril 2010

La fête des mères et la fête des pères

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Fête des Mères

La fête des Mères est une fête annuelle célébrée par les enfants en l'honneur de leur mère dans de nombreux pays. À cette occasion, les enfants offrent des cadeaux à leur mère, des gâteaux ou des objets qu'ils ont confectionnés à l'école, comme un collier de nouilles par exemple.

Compte tenu de la longévité humaine, cette fête est marquée également par les adultes de tous âges pour honorer leur mère.

Les premières traces de célébration en l'honneur des mères sont présentes dans la Grèce antique lors des cérémonies printanières en l'honneur de Rhéa (ou Cybèle), la Grande Mère des dieux et notamment de Zeus. Ce culte était célébré aux Ides de Mars dans toute l'Asie mineure. Une fête religieuse romaine célébrait les matrones le 1er mars, lors des Matronalia.

Au XVe siècle, les Anglais fêtaient le Mothering Sunday, d'abord au début du carême puis le quatrième dimanche du printemps. En 1908, les États-Unis développent la Fête des mères moderne telle qu'on la fête de nos jours, en instaurant le Mother's Day, en souvenir de la mère de l'institutrice Anna Jarvis. Le Royaume-Uni adopte à son tour cette fête en 1914, puis l'Allemagne l'officialise en 1923. D'autres pays suivent comme la Belgique, le Danemark, la Finlande, l'Italie, la Turquie ou l'Australie.

En 1806, Napoléon tente de relancer la fécondité et prône les vertus de la famille lors de fêtes. En 1918, la ville de Lyon célèbre la journée des Mères en hommage aux mères et aux épouses qui ont perdu leurs fils et leur mari pendant la Première Guerre mondiale. En 1920, est élaborée une fête des Mères de familles nombreuses puis le gouvernement officialise une journée des Mères en 1929.

En 1941, le régime de Vichy s'en empare en inscrivant la fête des Mères au calendrier, dans le cadre de sa politique nataliste.

Après-guerre, la loi du 24 mai 1950 dispose que « la République française rend officiellement hommage chaque année aux mères françaises au cours d'une journée consacrée à la célébration de la « Fête des mères » », organisée par le ministre chargé de la Santé avec le concours de l'UNAF. Elle en fixe la date au dernier dimanche de mai (sauf si cette date coïncide avec celle de la Pentecôte, auquel cas elle est repoussée au premier dimanche de juin), et prévoit l'inscription des crédits nécessaires sur le budget du ministère. Ces dispositions sont intégrées au Code de l'action sociale et des familles depuis sa création en 1956, l'organisation de la fête étant assignée au ministre chargé de la Famille depuis 2004.

Dates

Deuxième dimanche de février Norvège
30 Shevat (selon le calendrier hébraïque, entre le 30 janvier et le 1er mars) Israël
3 mars Géorgie
8 mars (Journée internationale des femmes) Albanie, Roumanie, Bulgarie
Quatrième dimanche de Carême (Mothering Sunday) Irlande, Royaume-Uni, Nigeria
Équinoxe de mars Arabie saoudite, Bahreïn, Égypte, Émirats arabes unis, Liban, Syrie, Palestine, Qatar, Jordanie, Irak, Koweït, Soudan, Yémen.
25 mars Slovénie
7 avril Arménie
Premier dimanche de mai Espagne, Hongrie, Lituanie, Portugal
8 mai Corée du Sud (Fête des parents : les Coréens célèbrent les deux parents le même jour)
10 mai Guatemala, Mexique, Salvador (Día de la Madre ou Día de las Madres)
Deuxième dimanche de mai Afrique du Sud, Allemagne (Muttertag), Anguilla, Aruba, Australie, Autriche, Bahamas, Barbade, Bangladesh, Belgique, Belize, Bénin, Bermudes, Bonaire, Brésil, Brunei, Canada, Chili, Chine, Chypre, Colombie, Croatie, Cuba, Curaçao, Danemark, Équateur, États-Unis, Estonie, Finlande, Ghana, Grèce, Grenade, Honduras, Hong Kong, Inde, Islande, Italie, Jamaïque, Japon, Lettonie, Malaisie, Malte, Myanmar, Nouvelle-Zélande, Pakistan, Pays-Bas, Pérou, Philippines, Porto Rico, République tchèque, Sainte-Lucie, Singapour, Slovaquie, Suisse, Suriname, Taïwan, Trinité-et-Tobago, Turquie, Ukraine, Uruguay, Venezuela, Zimbabwe, Hongrie
Deuxième dimanche de juin. Si ce jour tombe le même jour que la Pentecôte, la fête est reportée au premier dimanche de juin. Luxembourg (Mammendag)
14 mai Samoa
15 mai Paraguay (Día de la Madre ou Día de las Madres)
26 mai Pologne
27 mai Bolivie
Dernier dimanche de mai Algérie, Haïti, Maroc, Maurice, République dominicaine, Sénégal, Suède, Tunisie, Côte d'Ivoire,
Dernier dimanche de mai, sauf si elle coïncide avec le jour de la Pentecôte. Dans ce cas, elle a lieu le premier dimanche de juin France, Madagascar, Monaco
1er juin Mongolie, où la fête des Mères est célébrée le même jour que la fête des enfants
12 août Thaïlande, le même jour que l'anniversaire de la Reine Sirikit Kitiyakara
15 août jour de l'Assomption Costa Rica
Deuxième lundi d'octobre Malawi
Troisième dimanche d'octobre Argentine (Día de la Madre ou Día de las Madres)
Dernier dimanche de novembre Russie
8 décembre Panamá (Día de la Madre ou Día de las Madres)
22 décembre Indonésie


Fête des Pères

La fête des Pères est une fête annuelle célébrée en l'honneur des pères dans de nombreux pays

Dans les pays , on a célébré les pères de famille dès le moyen-âge le 19 mars, jour de la Saint-Joseph, ce dernier étant le père putatif de Jésus. En revanche, il était beaucoup plus difficile de célébrer religieusement les mères, les fêtes dédiées à la mère de Jésus étant aussi des célébrations de la virginité. L'une des premières fêtes des pères non religieuses fut créée en 1912 aux États-Unis. En France, c'est le fabriquant de briquets Flaminaire qui eut l'idée, le premier, de créer la fête des pères, en donnant l'occasion d'offrir à cette occasion un briquet à son papa. La fête fut fixée par un décret de 1952 au troisième dimanche de juin ; ceci pour faire écho à la Fête des Mères, instituée par Vichy et confirmée par un décret de 1950.

Dates

19 mars Espagne (le 19 mars correspond à la Saint Joseph), Italie, Portugal
8 mai Corée du Sud (어버이날 = littéralement, fête des parents : les Coréens célèbrent les deux parents le même jour)
Le jeudi de l'Ascension Allemagne
Premier dimanche de juin Lituanie,
Deuxième dimanche de juin Autriche, Belgique, Colombie
17 juin Guatemala,
Troisième dimanche de juin Algérie, Argentine, Canada, Chili, Côte d'Ivoire, Cuba, États-Unis, France, Haïti, Hong Kong, Maurice, Inde, Irlande, Japon, Malaisie, Malte, Mexique, Pays-Bas, Pérou, Philippines, Royaume-Uni, Singapour, Slovaquie, Suisse, Tunisie, Turquie, Venezuela
21 juin Égypte, Liban, Syrie
23 juin Nicaragua, Pologne
Quatrième dimanche de juillet République dominicaine
8 août Taïwan (en raison de l'homophonie entre « 8/8 » et « papa »)
Deuxième dimanche d'août Brésil
Premier dimanche de septembre Australie
3 octobre Luxembourg
Deuxième dimanche de novembre Estonie, Norvège, Suède, Finlande
5 décembre Thaïlande (anniversaire du roi Bhumibol Adulyadej, né en 1927)


Egger Ph.

lundi 5 avril 2010

Soubey, village sans antenne

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Le maire veut repeupler son village jurassien avec des personnes sensibles aux ondes. Pour y parvenir, il doit supprimer la téléphonie mobile.




«C'est mon dernier téléphone portable. Je ne le remplacerai pas», explique Samuel Oberli. Le maire de Soubey (JU) a répondu au coup de fil du «Matin», mais ce n'est pas un accro du téléphone portable. «Ma facture trimestrielle ne dépasse pas 20 francs.» Pourquoi vouloir supprimer l'antenne fixée sur l'ancienne école quand on n'est pas électrosensible? «Pour attirer une nouvelle population.»

L'idée d'une zone blanche certifiée sans ondes est née chez un collègue du maire, le conseiller municipal Nicolas Barth, qui se définit comme un «électron libre». Pendant six mois, ce fermier aux idées fleuries a hébergé une réfugiée de l'électrosmog qui fuyait les antennes françaises: «Elles sont dix fois plus puissantes que les nôtres», indique Christian Neuhaus, porte-parole de Swisscom.

«Cette dame a retrouvé le sommeil chez nous», rapporte Nicolas Barth. Philosophe mais pas intégriste, ce fermier n'est pas arrosé par l'antenne du village, dans cette vallée encaissée. Mais Nicolas Barth ne boude pas son téléphone fixe et son ordinateur, sans wi-fi mais avec l'ADSL. «C'est parce que je branchais l'électricité de 8 h à 12 h que mon hôte est partie au Maroc.»

4% d'électrosensibles

La dame est partie, mais l'idée a germé: pourquoi ne pas repeupler le village avec les naufragés de la technologie? «Selon les statistiques, 4% de la population suisse sont électrosensibles», s'enthousiasme le maire. C'est plus qu'il n'en faut pour une commune rurale de 158 habitants, dont un tiers de retraités. Village «analogique mais pas numérique» selon son maire, Soubey est pauvre en maisons à vendre mais riche en terrains à bâtir.

Un village sans électrosmog, c'est le rêve pour l'Association romande pour la non-prolifération d'antennes émettrices, dont le téléphone mobile. Les électrosensibles mettront-ils le cap sur Soubey? Contacté par e-mail, leur président, Philippe Hug, refuse de parler à un interlocuteur muni d'un téléphone portable. Il se dit «très gravement affecté» dans sa santé et refuse les appareils sans fil qui lui valent «tant de maux que je ne suis pas près d'en composer un quelconque numéro».

Les autorités ne veulent pas transformer leur commune en sanatorium. Nicolas Barth a d'autres rêves: «On retrouvera le temps de jouer à la pétanque et de boire l'apéro.» Soubey peut devenir un village labélisé, mais la population le veut-elle? Réaction du maire: «C'est justement ce qu'on se disait avec ma copine: les jeunes sont peut-être accros au téléphone...»

Les 13 écoliers font 40 minutes de minibus et l'exode des jeunes n'est pas total. Convaincre des familles qui ont jusqu'à huit enfants ne sera pas une tâche facile. Au final, c'est l'assemblée communale qui décidera du sort de l'antenne. Sauf que les professionnels décèlent déjà des failles...

«Soubey ne pourra pas bloquer les ondes de France Télécom», constate Christian Neuhaus. «Et un privé peut prendre l'antenne Swisscom chez lui», avertit Caroline Sauser, porte-parole de l'Office fédéral de la communication (OFCOM). Pas de quoi décourager le maire Samuel Oberli. Employé à la gare de Glovelier, il veut remettre Soubey sur les rails. En faire un «écovillage»: «Nous ne pouvons compter que sur nous: le seul service public qu'il nous reste, c'est le facteur et la cabine téléphonique.»


Interview de Jérémie Forney, assistant à l'Institut d'ethnologie de Neuchâtel

«On peut faire d'un isolement un avantage»

Comment comprendre la démarche du maire de Soubey?

Pour une commune, c'est d'abord une stratégie de positionnement, comme un label bio. Cette réaction s'inscrit dans un contexte politique de développement régional. Chacun réagit avec ses armes pour se distinguer dans un marché.

Peut-on vivre sans natel?

Pour la population, l'enjeu sera complexe. Derrière un natel, il y a souvent une attente sociale et un enjeu économique. Pas seulement pour les opérateurs, mais pour les utilisateurs: ne pas être atteignable, c'est impensable dans certaines professions. Même à la campagne, les paysans appellent leur vétérinaire depuis leur tracteur.

C'est une utopie?

A Soubey, on ne crée pas un village en partant de zéro. C'est une utopie construite sur une population qui intègre la technologie.

Un retour à la nature est-il une réponse à une surdose de technologie?

Oui, mais ce n'est pas nouveau! Souvenez-vous des soixante-huitards et de leurs chèvres dans le Larzac.

D'autres communes suivront?

Pouvoir s'isoler n'est pas donné à toutes les communes. On ne peut pas s'enfermer dans une bulle, mais on peut tenter de faire d'un isolement un avantage...



Insomnie et cancer

Selon les médecins signataires de l'appel dit «de Freienbach», les rayonnements électromagnétiques «influencent les activités du cerveau, modifient la formule sanguine, occasionnent des dégâts sur le facteur héréditaire, modifient la barrière hématoencéphalique et peuvent accélérer le développement d'un cancer». Maux de tête? Insomnie? La Française réfugiée à Soubey pesait 38 kilos, mais la relation de cause à effet n'est pas prouvée.

Les téléphones et leurs antennes ont une puissance limitée et ces appareils ne sont pas seuls en cause. A l'OFCOM, Caroline Sauser évoque les ondes diffusées par les micro-ondes et les ampoules économiques. Mais c'est un autre combat pour le maire de Soubey...

Egger Ph.

vendredi 2 avril 2010

Jusqu’où sommes-nous prêts à aller pour obéir?

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Dans nos sociétés, les décisions capitales sont prises par 20 % de la population. Ce sont des gens éduqués pour gérer les processus économiques, politiques et culturels. Mais quels intérêts servent-ils? Les leurs? Ceux de leur communauté? Ceux de puissants conglomérats? Une chose est aussi sûre que nécessaire: il leur faut donc établir un consensus afin de mener les 80 % de la population laissés hors du circuit décisionnel, à consentir aux orientations choisies. Pour y parvenir, quoi de mieux que la propagande de masse véhiculée par les médias ? Ce sont eux qui instaurent les références, le traitement et le filtrage de l’information afin de servir les objectifs de l’élite. La population accepte généralement l’orientation donnée, sans le recul nécessaire pour se demander si ce qu’on l’incite à faire est juste. Un individu peut difficilement désobéir à l’injonction d’un groupe auquel il prête du pouvoir. C’est ce que nous montre cet article du Point, qui décrypte une nouvelle émission TV diffusée sur France 2 le mercredi 17 mars, basée sur "l’expérience de Milgram", trés bien expliquée dans le film d’Henri Verneuil I comme Icare.

En 1963, le professeur de psychosociologie Stanley Milgram inventait une expérience démontrant à quel point un individu peut obéir à un ordre contraire à ses valeurs. En l’occurrence, l’individu se voyait demander d’infliger des décharges électriques de plus en plus fortes à un prétendu cobaye. Une expérience popularisée par le film I comme Icare , d’Henri Verneuil. Le cobaye était, en fait, de mèche avec le professeur et ne recevait nullement ladite électrocution. Il était situé dans une pièce voisine et se contentait de gémir en fonction des voltages de plus en plus puissants… Tout cela n’était qu’un subterfuge de manière à examiner le comportement de celui qui, obéissant aux injonctions du professeur Milgram, était capable d’infliger la charge électrique maximale. À l’époque, 62 % des personnes avaient obéi jusqu’au bout en se mettant dans "un état agentique"*, selon l’expression du professeur… 47 ans plus tard, combien d’entre nous, placés dans des conditions identiques, sont capables d’infliger jusqu’à 460 volts ? C’est ce que France 2 a voulu tester, en s’appuyant sur l’équipe du professeur Jean-Léon Beauvois, chercheur en psychologie sociale, dans un documentaire passionnant, Le Jeu de la mort , réalisé par Christophe Nick, diffusé le 17 mars prochain en prime time.

France 2 a légèrement modifié les paramètres de Milgram. Ici, il s’agit de vérifier l’impact de l’autorité quand celle-ci, au lieu d’être incarnée par un scientifique en blouse blanche, repose entre les mains d’une simple animatrice télé, en l’espèce, Tania Young. L’équipe du professeur Beauvois a donc reproduit l’expérience de Milgram, mais en la transposant dans un faux jeu télévisé. Une petite annonce passée dans la presse a permis de sélectionner 80 candidats. Chacun d’entre eux pensait participer au pilote (non diffusé) d’un nouveau jeu télé pour le compte de France Télévisions. Leur participation est bénévole. Un public est présent, qui applaudit comme dans les vraies émissions de jeu…

Le supplice de la chaise électrique

Le jour du tournage, les personnes sélectionnées se voient expliquer la règle : elles devront questionner un autre candidat (en fait, un acteur de mèche avec les scientifiques), lequel devra retenir 27 associations de mots. À chaque mauvaise réponse, le questionneur devra, en guise de "punition", pousser un levier et ainsi soumettre le candidat fautif à une décharge électrique de plus en plus importante. Le spectre du voltage part de 20 volts pour aller jusqu’à… 460 volts, en grimpant par tranche de 20 volts… Première surprise : aucun des 80 postulants ne conteste, à ce stade, le principe même du jeu. Comme chez Milgram, l’acteur n’est pas visible du questionneur. Il entre dans une capsule où on l’attache à une chaise électrique, puis on referme la capsule. Si bien que le questionneur est entretenu dans l’illusion que les décharges sont réelles, car il entendra les réactions à la douleur du faux candidat, mais ne le verra pas gigoter sur sa chaise. Et pour cause : l’acteur sort de la capsule par un petit passage secret, dissimulé à l’arrière. Ce qui va se passer à partir de là nous plonge dans une certaine horreur…

À 80 volts, devant la douleur (feinte) de l’électrocuté, le rire du questionneur est la première réaction de décompression. "Le rire relaxe et permet au cobaye de poursuivre vers de plus hauts voltages", explique Jean-Léon Beauvois. À 180 volts, les cris de l’acteur sont plus vifs : un premier groupe de questionneurs se rebelle. "À ce moment-là, 17 % des questionneurs décident de tricher en appuyant de la voix les bonnes réponses au QCM", observe le professeur Beauvois. À 320 volts, l’acteur supplie d’arrêter le jeu, mais l’animatrice Tania Young presse le questionneur : "Ne vous laissez pas impressionner, continuez…" Comment poursuivre la torture ? 70 % de ceux qui persistent nient la victime en parlant pendant qu’elle crie. À 380 volts, l’acteur ne réagit plus. Le silence fait croire que la décharge l’a fait s’évanouir. Et malgré cela, 80 % des questionneurs vont au bout de l’horreur… C’est plus qu’en 1963 ! Sur les 80 personnes testées, trois n’ont pas souhaité que leur passage figure dans le documentaire. Sur ces trois personnes, deux font partie des désobéissants. Plus intrigant, le "champion des rebelles" a refusé de se montrer. Il s’agit d’un individu qui, non seulement, a désobéi, mais a réussi à retourner en sa faveur le public de l’émission afin que cesse le tournage.

Désobéir ? Un exploit

Désobéir ? Visiblement, c’est difficile pour un individu isolé, soumis à la pression, même d’une simple animatrice. Ils ne sont donc que 17 sur 80 à avoir osé se rebeller contre l’autorité. La situation de l’expérience est, bien entendu, artificielle et mérite d’être relativisée. "Ceci ne se produirait pas dans le cadre d’une entreprise où un individu, soumis à un ordre contraire à ses principes, pourrait toujours s’appuyer sur, par exemple, ses collègues pour refuser d’obéir." Ici, l’individu n’a aucun recours. Il passe pour la première fois à la télé. Les caméras, les lumières, le public, tout l’impressionne. Et puis, il a confiance dans la production qui, pour l’inciter à aller plus loin, lui fait savoir, par l’intermédiaire de l’animatrice, qu’elle le décharge de toutes ses responsabilités… Le cobaye subit cinq degrés d’injonction. Si, à la cinquième, il continue à résister, le jeu s’arrête. L’expérience le considère comme un désobéissant.

L’équipe de Jean-Léon Beauvois a introduit des variantes sur un petit échantillon des cobayes. Dans la première d’entre elles, l’animatrice se retire et confie la maîtrise du jeu au seul questionneur. Dès lors, sans la pression de l’autorité, le taux de désobéissance monte à 75 %. Deuxième variante : introduire un conflit entre deux autorités légitimes. Le scénario est le suivant : à 180 volts, une personne de la production fait irruption sur le plateau sur le mode "On arrête tout, ça dérape, c’est une catastrophe !" Tania Young, au contraire, insiste pour poursuivre le tournage. Le questionneur observe donc que quelque chose cloche. Il doit choisir son camp : l’animatrice ou la chargée de production…

"La télévision est mûre pour tuer"

C’est ici l’une des différences majeures avec l’expérience de Milgram, lequel avait lui aussi introduit ce conflit entre autorités : en 1963, la désobéissance était massive. Aujourd’hui, les questionneurs ont continué à pousser les décharges en se rangeant aux ordres de l’animatrice Tania Young ! "Des situations qui produisaient le désordre n’en produisent plus", constate le professeur Beauvois, tandis que Christophe Nick, l’auteur du documentaire, en déduit que "la télévision est mûre pour accueillir un jeu où le but consiste à tuer son prochain".

Conclusion sans doute un peu exagérée, non ? "Cette expérience est terrifiante parce qu’elle montre que nous obéissons davantage à la télévision qu’à n’importe quel pouvoir, conclut-il dans L’Expérience extrême , un ouvrage (aux éditions Don Quichotte) qui relate les détails de cette aventure humaine aux confins de l’horreur. C’est la dérive de la télévision commerciale vers des programmes de plus en plus violents qui a banalisé la torture sur un plateau."

* Etat agentique : selon S. Milgram, l’individu se considère comme l’agent d’une volonté extérieure (mais le sens moral de l’individu ne disparait pas : tension, états d’âme, conscience du mal. Ils se sentent engagés auprès d’une autorité extérieure.)

Egger Ph.